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Revenir à l'essentiel...pour la consommation ...

par Geneviève Cotty

publié dans Jadis et maintenant


                                      Retour en arrière pour la bonne cause....

                                      Depuis hier, j'ai entendu plusieurs fois cette phrase..."Les consommateurs semblent revenir à l'essentiel"... Et si, pour une fois, revenir en arrière constituait un progrès ? Oui, les consommateurs, et pour cause !, font marche-arrière dans leurs achats. Pour aller toujours plus vite, se créer moins de travail, profiter de tous les progrès qui ont fleuri pour l'alimentation, on a peut-être eu tendance à "forcer la note", ce qui naturellement "force les notes"  aux caisses des supermarchés....Comme toujours, je revois et mon enfance et ma vie de jeune femme et mère de famille !

                                      On n'achetait pas alors ce qu'on pouvait faire soi-même avec un peu de savoir, un peu d'amour, un peu de bonne volonté et souvent, surtout avant la guerre, beaucoup de courage . La règle d'or "Ne pas gâcher" ! Faire une nourriture saine, très bonne d'ailleurs, avec des produits frais soit du jardin pour ceux qui avaient la chance d'en avoir un, soit achetés au marché pour des prix concurrencés ! A qualité égale, on n'allait pas au plus près, mais au moins cher...Je sens encore cette bonne odeur des soupes que ma mère faisait et qui cuisaient tout doucement sur la cuisinière....Pas de supermarchés alors dont les rayons garnis jusqu'au plafond, sont tentants il faut bien l'avouer...Pas tous ces bonbons et sucreries diverses, petits pains au chocolat, pâtisseries, vendus en sachets de grande contenance...On vous force presque à acheter....Yaourts, fromages blancs, laits, tout ça aromatisés et sucrés...Non seulement c'est très cher, mais .... attention à l'obésité qui guette les enfants et leurs parents ! Attention au passage en Caisses et aux sommes qui s'inscrivent !Je ne dis pas qu'il faut les ignorer, mais comme les journalistes qui semblent avoir aimé cette phrase, je pense qu' il faut revenir à l'essentiel...Les économies seront au bout de la route. Et la satisfaction d'avoir fait soi-même tartes, gâteaux, compotes ou autres desserts , plats mijotés ou même cuits en autocuiseurs ou micro-ondes, est bien à prendre en considération aussi. Je ne me suis jamais sentie esclave parce que le dimanche, "je marquais ce jour" comme je l'avais vu faire à ma mère qui elle ne travaillait pas à l'extérieur. Moi, c'était mon plaisir le Dimanche, et ça ne me fatiguait pas...Et voir les enfants venir traîner dans la cuisine en disant "hum, ça sent bon", ça me payait du mal que j'avais pu me donner...

                                        Et si nous revenions à une vie plus simple ? Avec le matériel dont nous disposons maintenant
et qui a tout de même rendu la vie de la femme plus agréable, c'est possible et puisque ça devient nécessaire, allons-y gaiement ! Ce n'est pas régresser...c'est reprendre pieds dans un monde réel, où les difficultés sont bien réelles aussi. Osons dire aux enfants qu'il n'est pas possible d'acheter les sucreries en grands sacs, et qu'un ou deux bonbons donnés dans la journée peuvent faire autant de plaisir que le contenu d'un sac avalé en un temps record ! Et ça fait tellement moins de mal !

                                        Revenir à l'essentiel ? Non, ce n'est pas tout à fait ça, qui semble restrictif. Revenir à une vie normale...Ne pas avoir les yeux "plus gros que le ventre". Et c'est en même temps une question d'éducation...Oui, je sais, c'est un mot que j'emploie souvent....Est-il si néfaste que ça ?

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C'était une maladie terrible.....et maintenant ?

par Geneviève Cotty

publié dans Jadis..


                                      La tuberculose, jadis....

                                      Ces jours-ci j'ai entendu parler à nouveau de la tuberculose, cette maladie si grave dans mon enfance....On la croyait disparue au moins en grande partie et après avoir dit "régression",  le mot de "recrudescence" a été lancé...Mais, j'ai lu hier qu'il y aurait régression, puisque l'augmentation des cas est stable....Question de mots et d'interprétation. Pour le commun des mortels, le fait est là, la tuberculose existe toujours, même si ce n'est pas spécialement en France, mais dans le monde....Et moi je me souviens....

                                       Plusieurs camarades de classe sont parties à 20 ans...plus jeunes pour d'autres. J'ai vu des élèves devenir orphelines de père ou de mère, quand ce n'était pas des deux, parceque cette maladie qu'on craignait tant, avait frappé à leur porte et qu'elle était tellement contagieuse.... Maladie des pauvres ? non, pas seulement bien qu'ils soient alors plus touchés et que le traitement préconisé alors était surtout "suralimentation et repos, si possible au grand air.....Le sanatorium rendait de grands services de même que le Préventorium où étaient souvent envoyées les personnes à risques, pas encore bacillaires....Combien d'enfants de six ou sept ans sont ainsi partis pour quelques mois, en montagne surtout, dans un de ces établissements. C'était toujours un drame ce départ, pour diverses raisons.....Une de mes amies est morte à 20 ans...Sa famille était aisée pourtant, mais ses parents ont refusé qu'elle parte de chez eux, pensant que leur amour suffirait à la guérir....Il n'en a rien été...Elle est partie, épuisée...au début de l'occupation. Nous étions privés de tout et elle n'avait pu être soignée comme il aurait fallu. Pour celui qui travaillait, arrêter son travail pour se soigner devenait un drame familial, la Sécurité sociale étant inexistante. 

                                         Je me souviens de tous ces carnets de timbres antituberculeux qu'on nous donnait à vendre dans les écoles... Carnets de 20 timbres si je me souviens bien...C'était à celui ou celle qui en vendrait le plus, l'argent ainsi récolté servant pour essayer de prévenir ou de soigner... Mais la contagion guettait toujours et les règles d'hygiène étaient recommandées...Quelle hygiène ? Il y avait beaucoup à faire à cet égard....

                                          Et puis, les antibiotiques sont arrivés...la vaccination a été obligatoire...Et on a pensé que c'en était terminé...Les sanatoriums n'existent plus je crois....L'hygiène ? même avec tous les moyens actuels, elle est souvent...ce qu'elle est ! Les antibiotiques ne peuvent pas tout si on ne les aide pas ! Dans tous les milieux...même les hopitaux ! 

                                          Se contenter de la "stabilité" des résultats...Il y a sûrement mieux à faire !



                                      

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Comme il faut bien rire un peu......

par Geneviève Cotty

publié dans humour


                                      Rions ensemble....

                                      Je l'ai déjà dit, mon père était un "conteur" ! Il adorait raconter des histoires et surtout "il avait la manière"....Il pouvait rire ou pleurer suivant les cas....Alors, en cette époque trouble et troublée, quelques éclats de rire ne feront de mal à personne, tout au moins, je l'espère ! Quelques histoires d'enfants ou de jeunes....

 

                                      Le petit Jean, en classe de CM2, pleure tous les jours pour aller à l'école où il ne veut plus mettre les pieds. Son père s'inquiète et lui demande pourquoi ? "Le maître en a toujours après moi". Ce petit est calme et le père décide d'aller voir le maître pour lui demander ce qui se passe. Oh ! répond celui-ci, rien de grave ! il appelle Jean et lui dit "1 et 1 "...le gosse se met à hurler de peur et dit à son père "tiens tu vois, le voilà qui recommence "....

                                     Dans une classe, l'Inspecteur passe faire sa visite annuelle et demande au maître s'il est content de sa classe. Le maître répond que ce sont des bons petits, travailleurs et qu'il ne s'en plaint pas. L'Inspecteur désire alors poser quelques questions ...Le maître indique évidemment le 1er de la classe...Question de l'Inspecteur "Peux-tu me dire qui a cassé le vase de Soissons" ? Réponse de l'élève "c'est pas moi m'sieur" ! L'inspecteur lui dit : je sais bien, mais je te parle du vase de Soissons...tu connais ? L'élève pleure et redit "je vous jure que c'est pas moi m'sieur"...L'Inspecteur se tourne vers l'Instituteur, l'air interrogatif et un peu inquiet....Il pense faire peur à l'élève et dit au maître "posez-lui la question". Et le maître répond : "ah écoutez Monsieur l'Inspecteur, ce petit je le connais bien, il n'est pas menteur. S'il vous dit que ce n'est pas lui, c'est que ce n'est pas lui".....

                                     Quelques années plus tard, Gontran de........fils d'une famille BCBG.....pas très futé mais qui fait ce qu'il peut, doit passer l'oral du Bac...(C'était avant la guerre il y avait toujours un oral si vous étiez reçu à l'écrit)....Il revient chez lui et sa mère lui demande évidemment comment ça s'est passé. Assez bien dit Gontran. J'ai eu un examinateur entre autres, qui était très gentil et qui vous aurait beaucoup plu maman car  il doit  être un grand chrétien...Ah bon dit la mère, à quoi tu as vu ça ? Réponse de Gontran: "à chaque réponse que je faisais, il levait les yeux au ciel et disait Mon Dieu, Mon Dieu, Mon Dieu......"......

                                     Ce même Gontran, évidemment recalé au Bac, n'ose aborder ses parents directement....Il envoie un télégramme à sa mère : "Recalé...préparez Papa".  Il reçoit en retour ce télégramme "Papa préparé, prépares-toi...."

                                      
Toutes ces petites histoires étaient bien innocentes. Si néanmoins elles vous ont fait, ne serait-ce que sourire, mon but est atteint. Les nouvelles actuelles ne sont pas si drôles et comme jadis on s'amusait de peu, ça mettait un peu de joie dans notre ordinaire pas toujours amusant lui !

                                     

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Indécence...impudeur...et quoi d'autre ?

par Geneviève Cotty

publié dans billet d'humeur...


                                      Rien n'a changé depuis le 2 octobre 2008...

                                     Ce jour-là, écoeurée j'avais écrit un article intitulé "décence et pudeur...mots désuets". C'était à la suite de l'annonce de cette crise qui nous "tombait dessus" et dont certains profitaient pour s'enrichir sans vergogne ! Depuis, la crise a fait son oeuvre de plus en plus elle a creusé son sillon, licenciant des employés, des ouvriers obligeant des entreprises à la faillite...Nous sommes tous touchés et il ne semble pas que ça soit terminé...Bêtement, je croyais que ces mots décence et pudeur étaient devenus désuets, inemployés, incompris peut-être ? C'est pire que ça ! On les a jetés aux oubliettes, ils sont supprimés du vocabulaire et ont été remplacés par "indécence et impudeur". La simple morale est absente, la conscience n'en parlons pas (d'ailleurs, on n'en parle plus !!!).

 

                                      Alors que tant de gens souffrent et se demandent de quoi demain sera fait, des dirigeants d'entreprises en difficultés quittent le navire avec un bon petit matelas de millions d'euros "volés" à leur entreprise puisque provenant de l'Etat  qui a essayé de les renflouer....SOCIETE GENERALE, VALEO et d'autres ont en effet perçu des aides pour "limiter" les dégâts, pas pour des indemnités substantielles et absolument hors de proportion, à verser à ces dirigeants qui ont peut-être, quand même, une petite responsabilité.....Allez Messieurs, un peu de décence un peu de pudeur, même si vous ne voulez pas connaître ces deux mots ! Vous dites avoir un contrat de travail, des droits ? Et les devoirs, en avez-vous jamais entendu parler ? Non, ce qui vous intéresse c'est votre compte en banque et une bonne adresse de paradis fiscal sans doute ? Vous mangerez à votre faim, vous vous logerez, vous voyagerez, tout ça aux frais de tous ceux qui ont travaillé parfois très dur, dans l'entreprise dont vous étiez responsable et qui eux n'ont plus rien...N'êtes-vous pas honteux ? Alors, tranquillisez-vous, nous le sommes pour vous ! Vous croyez que parce que vous aviez un poste respectable, vous l'êtes aussi ? Oh ! non ... ce n'est pas indissociable.

 

                                       Jadis, aux 19ème et début du 20ème siècles, les patrons n'étaient pas tendres pour leurs employés. Mais, comme ils voulaient se les attacher, ils faisaient souvent preuve de "paternalisme", logeant les uns, nourrissant les autres, installant des écoles réservées aux enfants du personnel, et bien d'autres "bienfaits" encore. Il y a eu des abus, mais au moins, même s'ils étaient intéressés, ils s'en occupaient. Maintenant, vous marchez dessus, vous les jetez, vous vous en débarrassez quand vous les accusez d'être trop improductifs . Vous n'avez aucune considération, vous êtes minables. Et vous vous octroyez des sommes fabuleuses au prétexte que c'est votre droit. Et vos employés, quels sont les leurs ? le chômage, la rue dans le pire des cas, les restos du coeur, pas du vôtre en tous cas ! Des familles détruites très souvent. 

                                         Allez, un bon mouvement, ouvrez votre dictionnaire ! aux mots indécence, impudeur, remords, honte...vous arriverez bien à vous documenter, et qui sait ? on peut toujours rêver .....

 

                                       

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Des mots d'enfants......

par Geneviève Cotty

publié dans de tout un peu....


                                      Ils ne sont pas compliqués ces petits....

                                      Avez-vous remarqué, les enfants retiennent ce qu'ils ont entendu...phonétiquement, sans chercher de complications ! C'est ce qui fait tout le charme des mots d'enfants que parents et grands-parents essaient de se rappeler , malheureusement pas toujours ! J'ai toujours pensé qu'il faudrait noter au fur et à mesure, mais allez faire ça quand vous êtes occupés, oh combien, à préparer le repas, à mettre de l'ordre dans une chambre encombrée ou à faire la police au milieu d'une dispute....Dommage ! C'est quelquefois édifiant !

                                      Je me souviens que lorsque mon mari rentrait le soir, il posait cette question :"Il y a rien de neuf ?" C'était dit un peu vite et d'une manière tellement habituelle qu'à vrai dire, je n'y faisais plus très attention ! Un jour, ma fille, 4 ans alors, m'a dit : "Pourquoi Papa il demande toujours s'il y a un oeuf quand il rentre ?" Sur le moment, je ne comprenais pas, mais ce "y a rien de neuf" lancé à la volée, était par elle compris comme "y a rien, donc y a pas d'oeuf !!!" Phonétique. .. 

                                      Et cette leçon récitée :"on a deux intestins, le gros intestin et l'intestin gelé....!!!"Réponse du père "Comment ça gelé, ? non grêle ... " oh là là, la grêle et la gelée, c'est pareil"....

                                      Retour d'école pour mon fils aîné...le premier jour ...Question rituelle "qu'est-ce que vous avez fait avec la maîtresse ?" Réponse : "la prière"...ah bon, quelle prière  ?:"Au nom du Père, du Fils, du St Esprit, habillez-vous" ! la maîtresse devait être hyper pressée ! 

                                       Et les conversations entre mes deux derniers, assez rapprochés ! c'était un régal parfois ! Le petit s'aperçoit qu'il a deux "boutons" sur la poitrine...Il se croit malade et sa soeur lui répond d'un ton docte :"mais non mon chéri, c'est pas grave, tout le monde a ça. Seulement, pour les garçons, ça reste comme ça, et pour les filles ça devient des gros os".....Sciences naturelles revues et corrigées....

                                        Deux de mes petits-enfants discutent ferme sur la banquette arrière de la voiture. Ils ne sont pas d'accord du tout...Et tout à coup on entend le plus jeune dire à son frère "Tiens, un exemple, Patou et Magitte (nom qu'ils nous donnaient)  eux, ils n'ont jamais eu d'enfants....." Ben voyons....Dès que nous avons été de retour à la maison, mon mari leur a fait voir des photos de leur papa, de leurs tante et oncle et leur a expliqué que c'était nos enfants ! Ils n'en revenaient pas ! Je ne sais pas ce qu'ils s'imaginaient !

                                        Ces petits souvenirs me reviennent au coup par coup. L'innocence des enfants est un bien précieux  et tant qu'ils la garderont, la vie sera belle...Je suis un peu triste de constater que très souvent, on veut en faire des adultes avant l'âge....S'ils disent des bêtises étant petits, tant mieux...ça leur évitera peut-être d'en faire étant plus grands ! Laissons-les grandir par étapes....



                                        

                                      

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Moi Squirou....chien heureux !

publié dans Nostalgie...


                                      Bonjour à tous !

                                      Il fait un très beau temps aujourd'hui et je vois bien que celle qui fut ma maîtresse et surtout mon amie pendant de nombreuses années, n'a pas tellement envie de bavarder....Pas envie, ce n'est pas le mot parait-il, ses idées ont pris la clé des champs ! Alors, je vais essayer de vous tenir compagnie de loin, pendant cinq minutes....La maladie m'a fait quitter tout le monde il y a déjà longtemps, mais je continue à surveiller ce qui se passe ! Je sais que mon maître que j'aimais tant est parti lui aussi...Maladie encore....Celle-là, elle rôde un peu partout.... Moi où je suis, il fait toujours beau et je crois qu'aujourd'hui sur la terre, c'est la même chose; ça c'est une bonne nouvelle ! enfin l'hiver est terminé, ou presque.

Vous me connaissez déjà ! je suis souvent un sujet de conversation dans la famille. Personne ne m'a oublié et j'en suis très heureux. Il faut dire que j'ai été "élevé" au milieu des petits-enfants...J'étais arrivé en été, au moment des vacances et le premier qui m'a pris dans ses bras, c'est Yannick, ami des animaux....Je lui ai bien rendu son affection et je savais quand il devait venir, sans qu'on me le dise...C'est ça l'instinct ? Et moi, j'étais tellement heureux au milieu d'eux tous. Une grande famille, c'est bien agréable (surtout au moment des repas, quand on mange dehors, chacun a bien un petit quelque chose à vous faire passer sous la table...mais chut...ce n'était pas vraiment permis ! Alors, on "faisait comme  si"...pas vu...pas pris ! Et les jeux ! Dans le jardin, la piscine, les promenades, je participais à tout. La piscine, moi je restais au bord, je n'avais pas le droit d'entrer dans l'eau, mais mon maître m'emmenait tous les jours me baigner dans le canal qui passait près de la maison...Un Labrador sans eau pour faire trempette n'est pas heureux ! Pour la piscine, je n'avais pas peur pour les enfants, mais alors, pour ma maîtresse, elle me mettait en transe ! je courais tout autour et j'aboyais tellement j'avais peur ! (et entre nous, je me demande si c'était bien de son âge ce truc-là )!

J'ai été un chien très heureux, très aimé par tous ... Quant à moi, je les aimais tous. Il parait qu'avec mon maître, je ne faisais "qu'un" ! . C'est vrai que lorsqu'on en voyait un, l'autre n'était jamais loin ! Je sais qu'ils ont eu beaucoup de peine quand je suis parti, mon maître était déjà malade et ça, je le ressentais.  J'ai eu bien de la chance avec eux. J'entends dire que certains chiens sont abandonnés par leurs maîtres... Moi, on m'emmenait partout où c'était possible. Que voulez-vous, je faisais partie de la famille !

 

                                     A une autre fois peut-être ? Je vous donne la patte à tous !

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Un matin à PARIS... dans le métro...

par Geneviève Cotty

publié dans il était une fois...


                                      Fin mars 1978.....

                                      Une page de ma vie se tournait, et quelle page ! Je rejoignais cette corporation des "inactifs", je veux dire retraités...C'en était terminé, plus que quelques jours et j'avoue bien franchement que cela me rendait un peu triste ! Mais puisque la possibilité m'était donnée (grâce aux trois enfants que nous avions élevés ), de quitter ce monde du travail à 55 ans...après mûre réflexion (?) la décision fut prise ! le ler avril 1978, je quitterais mon travail et je pourrais profiter des trois petits-enfants déjà en piste ! Décision pas facile à prendre il faut le reconnaître....Mais c'était ainsi.

                                     Donc, un des derniers jours de mars, je prends le métro parisien un matin vers 8 heures. Je me posais toujours des questions sur le bien-fondé de ma décision et les autres voyageurs devaient avoir des problèmes aussi, parce que les sourires n'étaient pas vraiment présents ! Bien des raisons sans doute pour ces voyageurs pour être un peu "renfrognés", d'autant plus que la crise (déjà !) battait son plein et que le nombre de chômeurs allant croissant  chacun se demandait si le soir il serait toujours en activité .... En un mot la gaieté n'était pas présente....Et tout à coup, montent deux jeunes d'une vingtaine d'années, porteurs de guitares...Sympathiques ces jeunes...Et ils se mettent à jouer, très bien ! C'était jeune, c'était gai, c'était entraînant ! Tous les visages se sont éclairés, les idées tristes semblaient parties pour un petit moment et la journée commençait joyeusement ! Alors, quand ces jeunes sont passés pour la petite quête de rigueur, tout le monde a mis la main à sa poche ou à son porte-monnaie, de très bon coeur. On leur devait bien ça, ils nous avaient redonné l'espérance et pour un temps, la joie de vivre. Ils ne quêtaient pas pour rien, ils ne faisaient pas la manche, non, ils avaient donné en échange un article inestimable : le bonheur ! Je revois toujours ces jeunes et l'ambiance qu'ils avaient eux-mêmes créée dans le métro...Je n'ose pas dire que tout le monde s'aimait, mais au moins tous les voyageurs étaient d'accord ! pour moi, c'était une belle fin de carrière.

                                      C'était fin mars 1978, il y a déjà...oh là là, tant que ça ? Une petite précision : le 1er avril 1978 début de la retraite, le 2 avril 1978, début des regrets !!! Mon patron m'avait prévenue, il me connaissait bien ! Mais en compensation, j'ai vu grandir tous ces petits qui sont arrivés et qui m'ont évitée de m'ennuyer !  Compensation de taille ! Je pourrais chanter "Non rien de rien, non je ne regrette rien" !


                                     

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Pas si facile que ça d'arriver au bout !.....

par Geneviève Cotty

publié dans humour


                                      De la naissance à...beaucoup plus.

                                      "La vie est un long fleuve tranquille"...Pas tant que ça ! Dur, dur d'arriver à 100 ans ! Beaucoup de chemin à parcourir et chemin semé d'embûches. Je suis allée en courses ce matin, accompagnée de mon aide ménagère pourtant, et j'ai préparé au super-marché une commande qui m'a été livrée avant déjeuner ...Rien que pour ça, j'étais sur les genoux à midi, et quand je dis sur les genoux ils n'avaient pas besoin de ce traitement. Mais quand il faut y aller, il faut y aller ! Bon, après déjeuner, un repos réparateur m'a remise d'aplomb pour...jusqu'à la prochaine fois ! Mais cette fatigue passagère (j'espère), m'a fait réfléchir à ce long chemin qui se poursuit tout au long de notre vie.

                                      D'abord à la naissance. On pourrait croire que tout est facile, mais pas du tout. Le bébé, même hyper-protégé et aimé, commence à se fatiguer...Il est obligé, ne sachant pas parler, de pleurer et crier pour obtenir ce qu'il veut...Ensuite, quand il commence à comprendre et à parler, il doit commencer à obéir à des règles, se remémorer tout ce qu'un enfant sage doit faire pour faire plaisir à la famille! La liste est longue et ça le fatigue, ce qui explique qu'il ait tant besoin de dormir pour se reposer ! Puis vient l'école et tous les petits tracas qui en découlent. D'accord, on fait des connaissances, on joue, mais il y a des responsabilités. Qui apprend à lire, à compter ? C'est du travail ça et il faut, là encore, tout retenir ! Les vacances sont alors les bienvenues...elles laissent du temps pour le jeu, mais aussi pour le sport. Encore des efforts à faire ! Puis les examens arrivent à grands pas, le choix d'une profession, l'apprentissage de la vie d'adulte avec tous ses tourments...Ce n'est qu'un début ! Puis les responsabilités d'une nouvelle famille qu'on crée, qu'il faut élever et conduire à bon port.. Quand tout votre petit monde est enfin casé, vous croyez que vous ne pourrez penser qu'à vous et vous reposer ? Erreur...Et vous avez vieilli et là, il faut assumer !

                                      Assumer l'âge qui est venu, jamais seul ou rarement, plus souvent accompagné de petits inconvénients...Pas grave tout ça, on a l'habitude de travailler. Et puis, et puis, les progrès aidant, on s'éternise un peu sur cette terre. C'est formidable, mais....Tout vous paraît plus difficile que jadis. Tiens, tout est plus lourd, plus encombrant, moins facile à lire, moins facile à entendre et j'en passe ! Vous vous faites aider pour des petites choses mineures que vous auriez faites seul avant, vous faites des petites promenades à la place de marches de plusieurs heures, vous dormez moins bien la nuit, mais par contre c'est fou ce que vous avez envie de dormir en début d'après-midi ! Il paraît que bientôt on vivra jusqu'à 100 ans !!! Après tous les efforts faits depuis notre naissance, quel boulot. C'est pas si facile que ça ! il faut s'accrocher....

                                     En résumé, nous travaillons toute notre vie et notre période de travail va se trouver allongée encore plus..... Bébés, enfants, adolescents, jeunes, moins jeunes et vieux,  nous avons tous le même but : arriver au bout le mieux possible et si possible sans trop de fatigue ! Ce matin, j'avais au moins 150 ans dans les jambes. La tête et les jambes...il y a une grande différence ! Courage, tant que je peux encore tapoter sur cet engin qu'on appelle ordinateur, je me sens "jeune" ! Haut les coeurs !

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"Chewing gum" de mon enfance...........

par Geneviève Cotty

publié dans Jadis et maintenant


                                      Souvenirs du "fruit défendu"...ou presque !

                                      Entendu ce matin sur France2, que nous étions au 3ème rang des consommateurs de chewing-gum, après les Etats-Unis et le Canada ! Ce chewing-gum, quels souvenirs il me fait remonter à l'esprit !Souvenirs d'enfance, souvenirs d'école, souvenirs de 1944....

 

                                      Souvenirs d'enfance -Quand notre mère se laissait attendrir et nous donnait une petite pièce avant de repartir à l'école (pas très courant !), nous partions bien vite dans cette "papeterie, imprimerie, librairie et surtout marchande de bonbons", située tout près de nos écoles ! Je revois cette table recouverte d'une vitre au travers de laquelle on montrait d'un doigt envieux "le" bonbon à un ou deux sous qui nous tentait. Et là, le chewing-gum était roi ! De marque Wrigley. Pourquoi roi ? sans doute parce que ce n'était pas très permis ! Nous l'appelions "sem-sem gum" (orthographe non garantie), et on trouvait ça très bon, avec ce petit-arrière-goût de menthe...Délicieux...Mais les parents n'aimaient pas nous voir mâcher, alors on profitait de ce moment de liberté sur le chemin de l'école ! Liberté qui ne durait pas...c'était l'heure de l'école.

 
                                     Souvenirs d'école - On entrait dans la classe en mâchant et en essayant que ça ne se voit pas ! mais les contorsions qu'on imposait à nos mâchoires ne trompaient pas l'institutrice ! Et on avait droit à cette phrase ponctuée d'un doigt vengeur :"Va cracher dans la corbeille à papiers, ce que tu mâches"...Pas moyen d'y échapper, il fallait s'exécuter et jeter dans le fond de la corbeille, près de l'estrade, ce que nous avions tant désiré ! Il nous restait ce goût de menthe !

                                    Souvenirs de 1944 -La Libération avec l'arrivée des américains nous donnant cigarettes, chocolat et...chewing-gum toujours de marque Wrigley, et toujours à la menthe...Nous en avions été privés pendant l'occupation, les produits américains étant bannis...les autres aussi d'ailleurs ! Pour moi, je retrouvais le goût de cette sucrerie semi-autorisée seulement dans mon enfance...Et ça semblait bon avec la liberté retrouvée. J'avais un oncle qui travaillait avec les américains comme interprète et qui me "ravitaillait" en chewing-gum...Et je mâchais, jusqu'au jour où mon père m'a posé cette devinette : "Sais-tu quelle différence il y a entre quelqu'un qui mange du chewing-gum et un veau qui rumine ?......C'est que, parfois, le veau a une lueur d'intelligence dans le regard"...J'ai bien vu que mon père, pas moderne du tout, n'avait pas désarmé ! Oui, mais je n'avais plus à obéir à mon père !!!

                                     Le chewing-gum semble avoir fait son chemin, avec ou sans sucre, à la menthe ou aux fruits, en tablettes ou en dragées....pour le plaisir ou pour réduire la consommation de cigarettes....Que de rôles il joue. Et en plus, aujourd'hui, il a ravivé mes souvenirs !

                                    

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Du bon usage des mots......

par Geneviève Cotty

publié dans billet d'humeur...


                                      Au secours...vous avez dit secours ?

 

                                      J'ai cette fâcheuse habitude de "partir au quart de tour" et de répondre un peu vivement parfois, surtout quand des mots me "hérissent" ! Ce fut le cas ce matin. J'ai dû téléphoner à ma caisse de retraite (régime spécial de Sécurité sociale et de retraite), pour demander où en était le règlement de sommes que l'on me devait pour l'emploi partiel de mon aide ménagère...C'est le Service Social de ladite Caisse qui se charge de ces remboursements des sommes que j'avance bien entendu à mon aide ménagère, très régulièrement en fin de mois. Un salaire est un dû et ça ne doit pas attendre. J'avais déjà appelé la semaine dernière et une employée m'avait répondu, sans me laisser parler, qu'elle ne pouvait me renseigner sur mon dossier, qu'il y avait trois mois de retard ! En me faisant comprendre que ces quelques heures qu'on m'avait accordées étaient une largesse de la Caisse...Bon, ça m'a déjà titillée, car enfin j'ai versé pour ça (entre autre) des cotisations fortes, sur un salaire non plafonné.                                         

                                       Ce matin, toujours sans nouvelle de mes remboursements, je téléphone à nouveau....Et là, jeune femme charmante me confirmant le retard important qu'il y avait dans les règlements par suite de grippes, absences diverses, manque de personnel etc... Et pourquoi m'a-t-elle ajouté qu'il s'agissait d'un secours ! Ah non ! un secours, c'est ponctuel, pour vous dépanner. J'ai trouvé ça dévalorisant...Je ne demande pas de secours...Je demande qu'on me rembourse des sommes que j'ai avancées en accord avec ce service de ma Caisse, et que moi, je paie régulièrement ! Mon âge me contraint à prendre une aide-ménagère, soit ! Ma Caisse, en prend en charge une petite partie, c'est toujours ça, pour me permettre de rester chez moi...C'est tout ! Je n'ai demandé aucun secours. 

                                        C'est moi qui crie au secours ! au secours pour tous ces mots employés n'importe quand, à n'importe quelle occasion, qu'ils s'appliquent bien ou non à la situation ! Attention, un mot peut faire du mal, être mal interprété parce que mal utilisé... Vous tous, employés d'administration ou similaires, faites attention aux mots que vous utilisez. Si vous n'en connaissez pas le sens exact, prenez-en un autre plus anodin ! des mots passe-partout, ça existe !

                                         Je comprends mieux d'où vient le "trou de la Sécu"...Quand elle rembourse des soins, elle doit être persuadée qu'elle distribue des secours ! Et nos cotisations alors ? J'en paie toujours, sur les salaires de mon aide aussi ! Comme tout le monde. Et j'ai peur que l'on considère les retraites comme des secours, car alors, elles pourraient être versées ponctuellement, à telle ou telle occasion, suivant le bon vouloir....Quel désastre !

                                         Petit coin de ciel bleu quand même ! on vient de m'appeler (j'avais eu à nouveau un interlocuteur cet après-midi avec lequel j'avais pu discuter et qui a tenu sa promesse de voir où en était mon dossier). Ce monsieur charmant m'a tranquillisée. Ouf.....Mais le "secours" est arrivé trop vite ! il a du mal à passer !















                                     


                                     

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