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Ainsi va la vie....et les souvenirs restent...

par Geneviève Cotty

publié dans Joies et peines


                                      Il y a cinq ans....

                                      A 7 h.30, quand le téléphone a sonné, nous avons compris. C'était fini ... Les bonnes nouvelles ne s'annoncent jamais le matin de bonne heure. Tu avais été le premier arrivé en 1947, et tu étais le premier parti. Depuis quelques jours, nous savions que c'était inéluctable, mais veut-on y croire ? oh non ! Moi, j'entends toujours ta voix me disant quelques jours auparavant  au téléphone :"Vous dînez ? occupes-toi bien de mon petit Papa, je te rappellerai demain".. Il n'y a pas eu de demain, tu ne t'es presque plus réveillé. Ton "petit papa" comme tu disais, malade depuis tant d'années, a trouvé que ce n'était pas juste, que ce n'était pas à toi de partir....et nous tous qui ne voulions pas y croire, nous étions anéantis... Je n'ai pas besoin de cette date pour me souvenir...Un enfant, même à  56 ans, est toujours un enfant . Et après, il faut vivre...avec des souvenirs.

                                       Parmi tous mes souvenirs, il y en a un, anodin et amusant qui me revient souvent à l'esprit. Quel âge avais-tu ? 16 ans à peu près...Tu t'étais choisi un jean (ton premier achat important !) et tu m'avais demandé d'y apporter quelques retouches...C'était un Lewis...En bonne mère, j'ai fait tout ce que tu m'avais demandé, et...mieux encore ! Quand tu es rentré, je t'ai dit "Tiens, ton pantalon est prêt..Mais qu'est-ce que j'ai eu comme mal à enlever l'étiquette qui était derrière, elle avait été cousue à l'endroit et prise dans la couture ".... Seigneur ! ce "tu n'as pas fait ça ?" m'a fait comprendre que j'avais fait une énorme bêtise ! ....Je n'étais pas moderne et je ne savais pas qu'il fallait se promener avec une marque de fabrique bien en vue sur son postérieur ! Je me demande même si tu n'avais pas acheté ce pantalon uniquement pour l'étiquette ! Tu étais déçu, mais ensuite nous avons tous ri....Et je me suis bien gardée à l'avenir de "détruire" ces marques si importantes pour des jeunes !

                                       C'est un souvenir parmi bien d'autres, bons, moins bons parfois, mais que je garde bien enfouis. Ainsi va la vie....avec ses joies, ses peines.
                                       
                                     

          

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En ce début d'année....1934...

par Geneviève Cotty

publié dans il était une fois...


                                      Crise, scandales, émeutes....

                                      J'étais encore bien jeune pour m'occuper de politique et surtout y comprendre quelque chose. De ce côté, je n'ai pas vraiment changé, seul mon âge l'a fait ! L'enfance a cela de bon que les grands sujets d'actualité lui "passent un peu au-dessus de la tête".....Mais les oreilles fonctionnent bien et même quand on ne veut pas écouter, on entend... Et moi, j'entendais ce qui se disait autour de moi, par mes parents, les adultes voisins ou amis. Tout le monde discutait ferme !

 

                                       Il y avait déjà la crise qui sévissait depuis cette grande crise aux Etats-Unis en 1929, et qui nous arrivait en Europe. Tiens, tiens, on le dit bien : "l'histoire est un éternel recommencement"... Chômage, pointage aux différents bureaux du même nom (je ne sais pas comment ils s'appelaient), ces mots, je les entendais tous les jours dans la rue et à l'école où beaucoup de mes camarades de classe disaient que leur père était au chômage et que chez eux l'argent se faisait rare, très rare même parfois. Les familles touchées et qui ne percevaient que des indemnités dérisoires à cette époque, avaient bien du mal à subvenir à leurs besoins...Le "chômeur" acceptait n'importe quoi comme travail (il ne pouvait refuser plus de deux fois un travail je crois) et était en outre "réquisitionné" pour déblayer les rues par temps de neige ... Et réquisitionné voulait dire qu'il n'y avait qu'à obtempérer...Le salaire ? non mais, on ne peut pas tout avoir ! Enfin passons...tout ça, c'est ce que j'entendais autour de moi. La vie était donc morose et même plus que ça, et en plus, elle était chère....On ne peinait pas à trouver des sujets de conversation, il y avait "la crise"...

 

                                      Nos gouvernants dans tout ça ? Là encore, je me souviens de mon père disant qu'on avait une fois de plus changé de Président du Conseil, que le gouvernement avait démissionné...ça arrivait tous les quatre matins. Je pense que personne n'avait le temps de s'installer ! Mon père ne décolérait pas, je m'en souviens...Tout y passait, "la guerre de 14, les sacrifices, qu'ils s'étaient tous battus pour rien."..Sans rien y comprendre, je me rendais bien compte que quelque chose ne marchait pas droit dans notre pauvre pays....Et pour couronner le tout, on découvrait des scandales financiers, des histoires de pots de vin, des hommes politiques et des financiers qui étaient mêlés à de drôles de petites magouilles...tout ceci nous amenant à l'affaire STAVISKY, le scandale du siècle ! Il s'est "suicidé" celui-là...bon, bon, c'est ce qui a été écrit dans les journaux, officiellement... Mon père ne décolérait toujours pas...ça ne servait à rien certainement, mais ça lui faisait du bien ! Et ce scandale nous a amenés aux émeutes de février 1934... Là, je me souviens avoir eu peur. Nous habitions en banlieue, mais mon père travaillait à PARIS et notre capitale n'était pas de tout repos....Quand il rentrait le soir, il nous donnait les dernières nouvelles : autobus renversés, émeutes dans les rues....Des mouvements divers se créaient, droite, gauche, extrême-droite, extrême-gauche...Pour moi, c'était un ron-ron de mots incompréhensibles, je savais seulement que le danger était là et que j'avais très peur de ne pas revoir mon père, qu'il soit blessé, mort peut-être, pris dans ce monde de violence. Il en passe des idées dans la tête d'un enfant qui ne comprend pas, il fait lui-même son cinéma...Et voilà pourquoi je n'ai jamais oublié ce jour du 6 février 1934.

 

                                        Soixante quatorze ans plus tard...et on reparle de crise, de scandales, de financiers qui s'enrichissent, de gens qui s'appauvrissent...L'Histoire est vraiment un éternel recommencement. Espérons que nous en resterons là...

                                       

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De la reconnaissance...à la fidélité ...

par Geneviève Cotty

publié dans ne pas oublier de se souvenir


                                      Entre deux "mots"....

                                      Ces deux mots sont différents, leur signification aussi, et pourtant je pense qu'ils vont très bien ensemble ! Peut-on être reconnaissant envers quelqu'un si la fidélité est absente ? Je laisse le soin aux amateurs de philosophie de répondre et d'étudier ce grave problème et surtout les conclusions qui en résultent ! A une époque où fidélité et reconnaissance rejoignent la conscience au rang des antiquités, j'avoue avec honte que je suis une "fidèle" de nature et que j'ai toujours de la reconnaissance envers ceux qui, d'une manière ou d'une autre, à telle ou telle occasion, m'ont rendu service ! Je ne suis pas de mon temps ? mais quel temps ? mon ancien, celui de ma jeunesse ou le temps actuel dans lequel je me promène encore et que j'apprécie ?

                                      Je suis heureuse d'être une fidèle, mes amis sont des amis de longue date. Je les aime comme ils sont tout simplement, et il m'est impossible de rester fâchée avec quelqu'un que j'aime. On peut toujours s'expliquer...mais les fâcheries en famille ou entre amis, oh là là ! quelle horreur ! Ce qui explique que je n'aime pas être déçue par quelqu'un de proche...ça ne me fâche pas, ça me peine...nuance ! Se fâcher, on le fait volontairement, avoir de la peine, c'est involontaire, ça vous tombe dessus sans crier gare !

                                       Et la reconnaissance ? encore ce mot désuet qui vous a un petit air de fin dix-neuvième, début du vingtième siècle ! Parce que j'ai de la mémoire, je n'oublie jamais ce qui m'a semblé une gentillesse, un service rendu...Et voilà pourquoi je n'oublie pas tous ceux qui m'ont aidée à me servir d'un ordinateur d'abord, et ceux qui m'ont permis de "m'exprimer" tant sur un blog ami que sur celui que j'ai créé. Quand je dis "ceux" qui m'ont permis de m'exprimer....je devrais plus exactement dire "celui" qui m'a permis d'écrire ces souvenirs de jeunesse et qui les a publiés sur son blog....dans ce coin de banlieue où j'ai vécu jadis ! Et reconnaissance envers vous qui me lisez....Et envers ces journaux qui actuellement, se "disputent" mon portrait  (ça, c'est pour rire)...Mais bon, ça fait aussi partie des bonnes choses.

                                      De la reconnaissance à la fidélité, il n'y a pas loin....Parce que je suis reconnaissante à ma banlieue (ATHIS/JUVISY ou JUVISY/ATHIS, comme on veut), de m'avoir donné tant de souvenirs, je lui suis restée fidèle....link

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31 Janvier...une page se tourne ...

par Geneviève Cotty

publié dans le temps présent


                                      A l'année prochaine....

                                      Cette fois-ci, c'est bien fini...La période des fêtes est tout à fait terminée. Pour celui ou celle qui n'a pas encore envoyé ses voeux de "bonne année", c'est trop tard ! Depuis quelques jours déjà décorations et autres scintillements ont disparu...Dans les magasins, la place est prise par les soldes et l'agitation de fin d'année est remplacée par celle de la chasse aux bonnes affaires ! Bonnes affaires...hum, pas toujours, mais l'essentiel est d'y croire. Si le facteur ne vous apporte plus de voeux, il commence à vous distribuer les "relevés" des différents organismes qui vous rappellent que très bientôt, il vous faudra "obtempérer" à l'injonction qui vous est faite d'être de bons français...et donc de déclarer vos revenus ! Ah mais, vous n'y couperez pas, que ces derniers se soient amenuisés comme peau de chagrin, ou qu'ils aient augmenté de façon confortable.... ce qui est extrêmement rare.

                                      C'est ainsi, au nom de l'équité, de l'égalité, de la solidarité, de la liberté (?), de la fraternité, et de bien d'autres raisons...il vous faut déclarer ! au centime près...ne volez pas l'état, il s'en charge ! Quand vous passez à la douane pour une raison quelconque, on vous demande "Avez-vous quelque chose à déclarer ?" On ne vous impose rien...encore que... Mais en début d'année, on vous donne un ordre : "Déclarez" ! même si vous n'avez plus rien à déclarer .... les retenues sociales, la CSG, la Mutuelle, l'Assurance maladie, les retenues sur les médicaments, sur le prix des visites de votre médecin, que sais-je encore, ont déjà diminué très nettement ce que vous pourriez avoir à déclarer....Il y avait bien jadis la gabelle, mais elle a été supprimée comme trop injuste ! J'en parle tout bas pour mémoire , en espérant qu'un grand esprit ne se dira pas "tiens, tiens...je n'y avais pas pensé".  Un " esprit financier" passant par là pourrait bien avoir de mauvaises intentions...chut...

                                        Heureusement, pour nous faire oublier provisoirement  cette période, on se dirige tout doucettement vers la fin de l'hiver. Ce n'est pas encore très perceptible, mais les jours rallongent et c'est bon signe. Il y a encore des intempéries, beaucoup trop cette année, mais nous allons vers les beaux jours . Le mimosa a déjà fait son apparition dans certains jardins et chez les fleuristes. C'est un signe qui ne trompe pas. Ce mimosa si joli, à l'odeur si agréable, oui, il annonce bien timidement le printemps...Je me souviens d'un temps où nous allions très souvent à Saint-Mandrier, dans le Var...Nous rapportions des brassées de ces petites fleurs jaunes, pour notre maison, pour celle des amis et voisins ! C'était du soleil en branches !

                                         Aujourd'hui, même pas le moindre petit rayon de soleil ici où il pleut sans arrêt depuis ce matin, ce qui arrive souvent en ce moment. C'est sans doute ce qui explique que mes idées soient plus grises....et j'ai trouvé dans ma boîte à lettres deux relevés me rappelant que j'avais quand même perçu des petites sommes au cours de l'année...Ah bon ? je me demande où c'est passé !

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Et pour l'orthographe...ça va ?

par Geneviève Cotty

publié dans humour


                                      Petit billet "à la demande"....

                                      Décidément, on va penser que j'insiste, alors que je ne fais que répondre à un voeu émis hier par une lectrice de mon blog aux termes d'un commentaire qui m'a amusée ! Voilà Véro, je m'exécute ! Ah ! oui, ces "fôtes d'ortografe" que l'on fait parfois par étourderie, parfois par ignorance, parfois par simple faute de frappe (ça, c'est la bonne excuse), j'en ai déjà parlé il n'y a pas si longtemps en évoquant mon grand-père ! pas jeune tout ça ! On ne se relit pas toujours ou on le fait trop vite, en "diagonale" et hop ! la faute reste dans le texte à votre plus grande honte quand, quelques jours plus tard vous avez l'occasion de relire ce que vous aviez écrit ... Trop tard, la faute est bien installée et diffusée sur Internet.....C'est rapide Internet, pas assez quand vous voulez vous connecter, trop quand vous aimeriez réparer une erreur...Mais c'est ainsi, c'est le progrès avec ce qu'il a de bon et de moins bon...

                                      Amis lecteurs, vous qui me faites le plaisir d'aller sur ce blog, d'avance je vous pardonne et je suis toute indulgence, en vous demandant d'en faire autant à mon égard parce que moi aussi, je laisse parfois passer "des fautes de frappe"  ou des fautes tout simplement. Nul n'est infaillible ! Mea culpa....Et pour me faire pardonner, je vais vous raconter une petite histoire vraie, innocente plus que risible, mais qui je l'espère vous fera sourire quand même !

                                      C'était il y a bien des années une jeune fille charmante que je connaissais et qui malheureusement n'avait pas trop fréquenté l'école, avait décidé de "s'élever" dans la vie et d'essayer de travailler dans un bureau en devenant dactylographe. Pour ça, il lui fallait prendre des cours de dactylographie et aussi, car elle en avait un grand besoin, des cours d'orthographe. C'était courageux et respectable. Trouvant ça très bien, je l'avais encouragée. Elle commence ses cours et revient  me voir. Bien entendu, je lui demande si ses cours marchaient bien et je lui pose cette question : "Et pour l'orthographe, ça va ?" Elle me répond en toute candeur : "Ah oui, pour l'orthographe ça va, mais c'est les fautes...." !!!  Que répondre? Que le tout était lié ? Elle aurait tant voulu ne plus faire de fautes.....mais c'était difficile.

                                       Pour terminer, histoire "fausse" racontée jadis par mon père : Une personne se présente devant le proviseur d'un lycée qui recherchait un Bon professeur de français, et s'annonce :" Bonjour M'sieur, c'est moi que j'suis le professeur de français qu'on vous a causé...." Pas besoin de commentaires, mais ne nous étonnons pas si les élèves prennent l'orthographe au second degré.... et la façon de rédiger aussi ! Que les enseignants me pardonnent, c'était pour rire !

                                       Rien de bien sérieux aujourd'hui, c'est la fin de la semaine ! Je suis en RTT ! encore un truc que je n'avais jamais connu ni utilisé. Ainsi va la vie...

                                     

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Et la radio diffusait.....

par Geneviève Cotty

publié dans il était une fois...


                                      "Elle va mourir la Mama..."

                                      C'était en Novembre 1963. Après des problèmes de santé qui laissaient tout le monde dans le doute.... me voici en vacances (si on peut dire) dans une clinique parisienne. Je ne tenais plus en l'air, j'étais vidée de toute énergie, bref pas en bon état...Ma famille était inquiète et moi encore plus... Mon moral ??? bof, pas terrible ! ma fille était revenue de l'école un jour en me disant "tu sais, une petite fille m'a dit que tu avais sûrement un cancer"....Ces petites qui ne savaient certainement pas ce qu'était cette terrible maladie, disaient tout haut ce que tout le monde pensait tout bas. Allez, pas de panique...enfin, pas trop. J'ai pris possession d'une belle chambre et moi qui avais plutôt l'habitude de m'occuper des autres (un mari et trois jeunes enfants, ça compte !)...j'ai commencé à me laisser dorloter en attendant une opération absolument obligatoire. Au point où j'en étais...le mieux était d'être confiante, je ne pouvais pas revenir en arrière...Bien installée, plus rien à faire, j'ai écouté la radio sur le petit poste que mon mari m'avait apporté. Et là, j'entends cette chanson relativement nouvelle de Charles AZNAVOUR : "Elle va mourir la Mama"... C'était pas le moment !

                                        J'aime bien Charles AZNAVOUR, mais il y a des limites...Je change de poste et j'entends "Elle va mourir la Mama" ! On a beau avoir un moral à toute épreuve et se dire que "quand faut y aller, faut y aller", ça fait un choc et vous êtes bien obligée de penser que...peut-être...la chanson est prémonitoire... J'ai entendu cette chanson plusieurs fois par jour,sur toutes les ondes et j'étais heureuse, pour en terminer, qu'on vienne me chercher pour m'emmener à la salle d'opération ! Là, pas de radio...des médecins, des piqûres, des odeurs d'éther, des blouses blanches, mais au moins je savais que j'étais "en mains"....Ouf, je reprenais confiance...

                                        Dès le lendemain, je me suis sentie tellement mieux que j'ai eu l'impression de ressusciter et c'était vraiment ce qui se produisait ! J'avais retrouvé le moral et la radio pouvait continuer à diffuser "Elle va mourir la Mama....", moi je ne me sentais plus concernée ! Enfin, que la vie me semblait belle ! Autour de moi, tout le monde semblait plus joyeux.... La Mama était toujours là . Et après trois semaines de repos à la clinique, quand j'ai eu le compte-rendu de l'intervention apportée par mon médecin, et que j'ai vu toute cette page dactylographiée, je n'ai retenu que la dernière phrase :"aucun caractère de malignité". Tout le restant était du bla, bla, bla pour moi ! La Mama s'était accrochée....et elle tient toujours !

                                         C'est pendant mon séjour à la clinique que j'ai appris un soir cette nouvelle insensée et si triste "Le président KENNEDY a été assassiné".....Ce petit poste de radio destiné à me distraire, avait ce soir-là un aspect bien triste.

                                

 

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Verdict ... et après ?

par Geneviève Cotty

publié dans ne pas oublier de se souvenir


                                      Exit la guillotine...

                                      Magnifique film hier soir sur la peine de mort...J'ai eu beaucoup de mal à regarder la fin si dramatique. Le docteur GUILLOTIN a dû se retourner dans sa tombe et mourir une seconde fois , mais de honte, en constatant les drames résultant de la peine de mort et de cet engin qui porte presque son nom....Drame pour le condamné d'abord puisque sans aucune humanité, on le fait attendre et mourir déjà un peu chaque jour avant l'exécution. Quoiqu'il ait fait, est-il bien nécessaire de se montrer encore plus cruel que lui ? Drame pour sa famille, drame pour les Jurés qui prenaient cette lourde responsabilité "en leur âme et conscience". Drame humain surtout s'il plane un doute sur la culpabilité de l'accusé...Trop tard...on ne peut pas revenir en arrière ! Révision du procès ? oui mais, c'est trop tard....Est-ce que la famille y trouvera son compte ? sûrement pas. Et les jurés, retrouveront-ils la paix intérieure ? j'en doute.....

                                       Ce film était poignant et le combat mené pour l'abolition de la peine de mort nous faisait réfléchir..."Tu ne tueras point"... Beau précepte, mais qui n'était alors pas appliqué par la justice...Robert BADINTER a mené un rude combat et il a pu voir enfin ses efforts récompensés, mais après des erreurs de jugement. de la justice..le doute est toujours là. C'est un grave problème et qui est encore sujet à discussions. Il y a des crimes atroces, enfants, vieillards, bébés comme ces jours derniers en Belgique. Comment doivent-ils être punis ? Je n'ai pas de réponse car je doute et je me pose des questions... Que les juristes se mettent au travail, avec leur savoir qu'ils appliquent la loi, mais aussi avec humanité...c'est ça qui est difficile !

                                         Ce qui m'a le plus choquée peut-être, c'était la foule ! avide de sang...Et je me souviens en 1938 ou1939 de l'affaire WEIDMANN, cet assassin de femmes qui avait caché leurs cadavres dans la forêt de Fontainebleau dans un lieu appelé "Caverne des Brigands". Il fut exécuté à VERSAILLES et ce fut la dernière exécution publique, enfin...Ce n'est tout de même pas un spectacle !Des femmes notamment, complètement hystériques étaient présentes...C'était la honte du genre humain...Pourquoi quand un dit "tues", l'autre crie "massacres" ? Toujours plus de sang....Ça, c'est horrible et on n'est pas fiers d'être "civilisés" ! Beaucoup de pays appliquent encore la peine de mort...Espérons qu'un jour enfin tout cela changera et que l'abolition sera votée partout. Si notre pays a fait quelque chose de bien, c'est bien ça !

                                          Il y aura une suite à ce film, la semaine prochaine...A voir obligatoirement.

 



                                      

 

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Une "famille" à découvrir.....

par Geneviève Cotty

publié dans le temps présent


                                      Amis blogueurs....

                                      Après cette journée de pluie d'hier, le soleil est revenu. Mais pour moi, il a montré le bout de son nez (ou de ses rayons) dès hier soir vers 23 heures alors que je m'apprêtais à faire dormir mon ordinateur et mon humble personne. Un mail m'indiquait que j'avais un nouveau commentaire sur mon blog....Curieuse comme une chouette, je suis vite allée regarder...J'avais "des" nouveaux commentaires tellement agréables à lire que déjà, j'étais comblée Puis, une petite parenthèse m'indiquait qu'une blogueuse avait fait un article sur moi sur son blog...Bien sûr, au diable l'idée du dodo et vite, je suis partie voir ça ! Et voilà, je suis restée sans voix, moi la bavarde, qui répond parfois un peu vite, la gorge serrée, je ne savais quoi dire ! Dieu, que vous êtes tous gentils...Je ne savais pas que ce que j'écrivais dans la foulée de mes pensées, pouvait être tellement apprécié...Et très franchement, le premier émoi passé, j'étais fière je l'avoue . J'aimerais ne jamais vous décevoir....Je suis comme je suis ! Je dis ce que je pense, et quand je vous dis que je vous remercie, je le pense vraiment ! Vous tous qui me lisez avec plaisir dites-vous, soyez certains que le plaisir est vraiment partagé. Moi je vous lis aussi, avec émotion, avec amusement, avec nostalgie parfois, mais pour mon plus grand bien. Quel âge avez-vous dit que j'avais ? moi, je me sens 20 ans ! Mais, ne m'idéalisez pas trop ! je suis "rouspéteuse" (parmi mes autres défauts bien entendu !) Je sais que mes enfants sont d'accord là-dessus....

 

                                        Ces amis blogueurs, mais c'est une nouvelle famille à découvrir, ce que je fais. Et j'aime tellement  les échanges d'idées que le bénéfice que j'en tire ne peut être évalué...c'est beaucoup et c'est ça qui m'aide à continuer cette vie qui, si elle n'a pas toujours été facile, me semble belle maintenant. Ma vraie famille et cette "famille à découvrir", pour moi seule, c'est pas une grande gâterie ça ?

                                        Ce matin, vu sur le "blog familial" ce petit texte mis par Michèle (amateur de poésie), et qui m'excusera j'espère de le lui avoir emprunté: (je n'en connais pas l'auteur) :

                                         "Le chat et le soleil.
                                         "Le chat ouvrit les yeux, le soleil y entra,
                                         "Le chat ferma les yeux, le soleil y resta.
                                         "Voilà pourquoi, le soir, quand le chat se réveille
                                         "J'aperçois dans le noir deux morceaux de soleil "...

                                         Hier soir, chez moi, il devait y avoir un chat, j'ai aperçu dans le noir les deux morceaux de soleil grâce à vous, Morsli, Véro et les autres...Encore merci !

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Souvenirs...vent, pluie et marée !

par Geneviève Cotty

publié dans Jadis et maintenant


                                      Quel temps !

                                      Il pleut, il pleut, il pleut....Depuis ce matin, ça n'arrête pas. Après cette tempête que nous avons ressentie jusqu'ici, dans cette région où c'est habituellement le soleil qui domine, je le répète, il pleut ! En principe, je ne déteste pas la pluie, au contraire, surtout quand elle vous permet de sortir quand même. Ce n'est pas le cas. Et je me souviens de jours de pluie qui m'ont marquée, surtout pendant cette période dont je parle rarement...la guerre ! J'en parle trop au contraire, mais bon, ça représente tout de même quelques années de ma jeunesse ! Ah, cette pluie alors, une vraie plaie; j'allais travailler en bicyclette et arriver trempée au bureau posait des problèmes de...séchage ! pas de chauffage...rien pour faire sécher ses vêtements....Sans compter que les tissus d'alors étaient constitués de tout sauf de fibres naturelles et qu'à la première averse reçue, vous vous retrouviez en mini-jupe, ce qui n'était pas la mode à l'époque. J'en ai fait l'expérience...pauvre petit ensemble que j'avais trouvé si beau et qui était devenu un vague chiffon sans forme...et nous n'allions plus ensemble ! Et quand vos pieds faisaient "floc, floc" dans les souliers! il y avait déjà le bruit des semelles de bois, si en plus on y ajoutait les gargouillements de l'eau qui les remplissait, c'était trop ! et impossible aussi de les faire sécher ces pauvres chaussures .....Et les cheveux, ceux-là étaient bien naturels mais ça ne les empêchaient pas d'être trempés comme le reste ...En résumé, en arrivant, vous aviez l'apparence de la statue de la désolation...

                                       Où étaient les bons imperméables d'antan, les cirés et autres trench-coats d'avant-guerre ?
 Au rayon des souvenirs, comme le reste...

                                        Je grogne après la pluie mais je n'oublie pas le vent ! celui-là aussi n'est pas de mes amis. Il m'a fallu venir en Provence d'abord et en Languedoc ensuite pour être confrontée à ces vents violents qui ont pour noms Mistral et Tramontane ! jolis noms, ça oui ! Mais essayez de rester bien coiffée, les jours où l'un ou l'autre se manifeste, et aussi tout simplement de vous tenir debout ! Le Mistral est toujours gagnant et peut vous envoyer n'importe où si vous ne vous cramponnez pas ! La Tramontane est un peu plus vivable; l'ennui, c'est quand elle a donné rendez-vous au Mistral : les deux font assaut de vigueur et...on verra bien qui remportera la palme ! Pas vous toujours..... Vous l'aurez compris, je ne suis pas du sud, et même si ces deux vents apportent le soleil, je préfère qu'ils restent chacun de leur côté.....Paris, la région parisienne, la Bretagne, bien qu'humides (c'est le moins qu'on puisse dire), sont plus calmes. Quoique, la Bretagne vous a quelquefois de ces petites tempêtes qui "décoiffent" et font quelques dégâts sur terre et sur mer. Quand la mer se fâche aussi, aidée par le vent, il vaut mieux être à l'intérieur.

                                          Enfin, patience, demain sera un autre jour...le soleil brillera peut-être et nous annoncera timidement que nous nous approchons du printemps et du renouveau. Pas encore maintenant, mais bientôt, après encore un peu de pluie, de vent, de giboulées....Quel temps !

                                        Je crois que tous comptes faits, le soleil est devenu mon préféré

                                       
                                     

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Petite histoire...pour un dimanche..

par Geneviève Cotty

publié dans il était une fois...


                                      Ce chat qui nous avait adoptés....


                                      Mickey...nous lui avions donné ce nom et j'ai pensé à lui hier en voyant à l'émission "30 millions d'amis" un chat qui avait choisi ceux qui seraient ses maîtres...Partis en promenade sur la route Nationale 7 avec ma mère et mes petites cousines âgées à l'époque de 3 et 4 ans environ, nous avons eu la surprise d'être suivis par un magnifique chat noir, avec juste une "médaille" en poils blancs sous le menton....Il semblait nous attendre à la sortie d'un commerce où ma mère était entrée. Nous avions au moins 1/2 heure de marche à faire pour revenir chez nous. Mickey puisque tel fut son nom, après s'être frotté aux jambes de mes cousines surtout, nous accompagna...Ma mère était un peu ennuyée, il s'agissait d'un animal qui semblait en parfaite santé et pas abandonné du tout. Arrivés à la maison, impossible de le faire repartir...on sentait bien qu'il avait l'intention de s'installer ! Après une petite tasse de lait, c'était chose faite... Le lendemain, ma mère retourne voir le commerçant chez lequel elle s'était arrêtée et lui demande si ce chat lui appartenait. Que non pas, mais il nous dit que des voisins à lui, commerçants en légumes sur le marché de JUVISY, avaient un chat noir et que ce chat était très attaché à leur fille de 5 ans qui était malheureusement décédée une semaine auparavant...Ma mère contacte ces gens qui viennent à la maison et reconnaissent leur chat et nous expliquent que depuis la mort de leur petite fille, il était très malheureux, et la cherchait partout. Nous avons alors pensé qu'il avait suivi mes petites cousines qui lui rappelaient sa petite amie disparue. Et ces gens nous l'ont laissé, voyant qu'il semblait heureux ....

                                       C'est une belle histoire qui prouve que les animaux sont fidèles et ont aussi besoin d'amour. Et envers nous, il a été d'une fidélité à toute épreuve. Il a pris possession des lieux, et de nous tous et s'était attaché en particulier à mon frère qu'il allait chercher tous les soirs au collège; il attendait devant l'école et revenait avec lui ! et il couchait aux pieds de son lit...Attachant, aimant, fidèle...pendant des années il a été notre ami. Après la disparition de mon frère, il n'a plus été dans sa chambre et a pris possession de celle de ma mère. Et comme il n'allait plus au collège, c'était devant la gare qu'il nous attendait quand nous allions à PARIS...Instinct ? je ne sais pas...comment savait-il où nous étions ? 

                                         Pauvre Mickey, sa fin a été tragique comme celle de son jeune maître...Lui est mort sous les bombes. Mais quels souvenirs il nous a laissés .

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