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Le "grand rocher" du zoo de Vincennes.....

par Geneviève Cotty

publié dans humour


                                      Souvenir cuisant....

                                      Ce grand rocher du Zoo de Vincennes, il en attirait du monde...Il n'est plus ouvert au public je crois, pour une période de quelques années, le temps de lui redonner une jeunesse ! Il en a de la chance lui !  Enfin, passons....Je l'avais vu lorsque tous les deux, nous étions jeunes, moi née déjà depuis quelques années et lui qui venait de naître ! C'était à L'Exposition Coloniale de 1934...Il avait été construit pour cette occasion. Quel souvenir cette exposition...C'était merveilleux... Ce qui explique sans doute qu'une grande partie de ce qui avait été alors construit n'ait pas été démoli par la suite, et que tant de visiteurs aient continué à visiter et revisiter les lieux... J'y suis retournée étant jeune et nous y avons emmené nos enfants et petits-enfants plus tard.

                                       Un dimanche , tout au début des années 1950, nous voici donc partis mon mari et moi, avec notre fils aîné alors âgé de 4 ou 5 ans, pour cette visite du Zoo de Vincennes, après avoir pris le train à JUVISY, puis le métro...Belle journée....Notre fils était ravi de voir des animaux qu'il ne connaissait que  par des livres d'images, éléphants, girafes, singes, lions, ours polaires et autres.....Et nous montons au Grand Rocher, visite incontournable ! Il y avait des ascenseurs heureusement....Nous prenons donc des billets "aller et retour" pour le sommet de ce rocher d'où on pouvait contempler non seulement PARIS, mais tout le zoo ! Nous n'étions pas seuls, il y avait foule ! Mais faire l'ascension à pieds n'était pas dans mes projets immédiats... Arrivés en haut, nous admirons comme il se doit et "expliquons" du mieux possible à notre fiston... Puis, vint l'heure de redescendre...tout a une fin...et les horaires de fermeture sont stricts....Arrêtés dans notre élan par la queue devant les ascenseurs, nous décidons, au diable l'avarice, de ne pas utiliser nos billets de retour et de descendre à pieds (ce qui est plus facile que la montée tout de même !). Et j'ajoute, en toute innocence, "que nous irions plus vite" , ce qui pouvait se révéler vrai étant donné le monde qui ne pouvait être transporté en une seule fournée ! Allez, courageusement, nous entamons notre descente, moi fermant la marche...

                                       Tout va bien pendant un très court instant, puis pour une simple marche un peu abîmée, je perds l'équilibre et je "file" sur le ventre, doublant tout le monde dont mon mari et mon fils qui m'ont vue passer tel un météore. Je l'avais bien dit que nous irions plus vite ! tout au moins moi et je tiens toujours mes promesses ! Pas le temps de réfléchir, mais je me demandais quand même quand j'allais m'arrêter et surtout dans quel état ! Tiens, une aire de repos ! ouf ! Je me demande si je suis vivante ou déjà au purgatoire (encore que celui-là, je venais d'en avoir un  aperçu...). Mon mari arrivé près de moi me relève, mon fils pleurait et j'avais tout de même fait sensation à voir le nombre de visiteurs autour de moi ! Pas trop de bobo, à part les jambes bien écorchées et les magnifiques bas nylon mis pour ce jour et qui n'avaient que "de bons restes"....Les éraflures sur le ciment, c'est fou ce que ça peut vous cuire ! Et les écorchures à l'âme ? horrible !  Et ces gens qui riaient...parce qu'il faut bien le dire, ma position était assez comique !

                                        Il m'a fallu reprendre métro et train avec des vêtements un peu "défraîchis"... Depuis, à chaque fois que j'ai vu le grand rocher, j'ai revu ma descente tellement rapide ! Pour une fois que j'allais vite !

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Attention...vous étiez surveillée !

par Geneviève Cotty

publié dans Jadis..


                                      Du haut de ce tilleul...

                                      C'était avant la guerre, par un beau dimanche ensoleillé. Mon père profitait du repos et du beau temps pour cueillir le tilleul. Quoi de plus inoffensif qu'un tilleul... Et pourtant, outre les nombreuses tisanes que ça peut vous aider à faire (et que je n'aimais pas !), il arrive qu'il puisse être utilisé autrement. On ne se méfie jamais assez ! J'avais 16 ans...le bel âge !
                                      
                                       Donc, je décide d'aller rendre visite à une amie et profitant de l'absence momentanée de mon père "perché dans son arbre", je passe par la salle de bains et décide de "faire comme les grandes"! Allez, tout ce qui n'est pas permis est attrayant, et le rouge à lèvres faisait partie de la panoplie "à ne pas utiliser avant.....". Oui, mais ce rouge qui appartenait à ma mère était là, bien tentant, et si je ne craignais pas du tout ma mère beaucoup plus "cool" pour parler jeune, j'avais plus de soucis avec mon père...mais puisqu'il était perché, caché par le feuillage, il ne verrait rien bien sûr...Un petit coup discret sur mes lèvres et à la glace, et me voilà transformée en fille indépendante ! C'était surtout ça qui était important ! Ma mère ne dit rien comme prévu, d'ailleurs, j'avais eu la main excessivement légère...fallait pas exagérer quand même ! Et me voici dans le jardin, passant sous l'arbre...Pourquoi ai-je eu cette idée idiote de prendre un air et un ton désinvoltes et de lancer à mon père (qui ne me demandait rien) "au revoir, je vais chez.... à tout à l'heure". C'était tellement naturel que je lui ai "mis la puce à l'oreille" ! Et la réponse a fusé "Lève la tête et regarde-moi "...Aïe, aïe, aïe...ça devenait scabreux et courageusement, non peureusement, j'ai obtempéré...Et la sentence est arrivée :"remonte à la maison et va enlever ce que tu t'es mis sur la figure" ! Je l'entends encore. La seule solution était l'obéissance, on ne discutait pas un ordre paternel. Ce n'était pas grave, mais si quand même...A ce moment passait devant la maison un jeune voisin, élève de l'École Normale d'instituteurs, et que je trouvais...mon Dieu , assez à mon goût...Mon pauvre petit coeur avait donc bien des raisons de battre et mes larmes commençaient à couler !... de honte ! Et là j'en ai voulu à mon père...et à moi aussi ! pourquoi avais-je été si bête...Interpeller le cueilleur de tilleul n'avait pas été une bonne méthode ! Quand on veut tricher, il est préférable de passer inaperçue....

                                          Cette histoire prouve s'il en était besoin et comme je l'ai déjà dit, que les filles avaient encore beaucoup à faire pour obtenir quelques libertés....Nous les avons eues quelques années plus tard, après bien des soucis qui n'étaient pas de notre âge non plus ! Tout se paie dans cette fichue vie !

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Un dimanche de réflexion(s)......

par Geneviève Cotty

publié dans Joies et peines


                                      Un jour sans inspiration....

                                      Aujourd'hui, je ne pensais pas déposer un article sur ce blog. Pas très envie, pas d'inspiration....Autrement dit "un jour sans".... Et voilà que dans un commentaire sur un de mes récents articles, cette question m'est posée : "Vous est-il arrivé de penser au cours des choses, si la guerre n'avait pas eu lieu " ? La réponse est venue , rapide, irréfléchie ? que non pas ! j'y pense souvent !

                                      Tout d'abord, si la guerre n'avait pas eu lieu, je n'aurais pas de souvenirs de guerre à raconter (ça c'est une La Palissade). . Mes souvenirs personnels seraient beaucoup moins intéressants à publier, ceux d'une petite française sans histoire, de sa petite famille, de sa vie toute simple ! Quel intérêt pour le commun des mortels ? Alors que pour les personnes de ma génération, il y a eu  "un avant" et "un après". Notre vie semble avoir été coupée en deux..

 

                                       Si je pense très souvent au cours des choses "si la guerre n'avait pas eu lieu", c'est évidemment en ce qui me concerne ; ma vie aurait sans doute été toute autre. J'aurais continué des études puisque j'avais la chance d'avoir des parents bien décidés à se sacrifier pour mon frère et moi...Ce n'était pas courant à cette époque d'avant-guerre. Mon frère ne serait pas mort à la guerre, notre maison n'aurait pas été détruite et nous aurions pu continuer à y vivre, avec tous les objets qui y auraient été entassés et qui constitueraient des souvenirs "palpables" ... Au lieu de cela, je n'ai rien, que les souvenirs bien enfouis au fond de ma mémoire... Pour ma vie de femme, je n'aurais sans doute pas connu mon mari et j'aurais créé une famille qui ne serait pas celle que j'ai ! Oh ! là là, je sens que je vais trop loin , ça devient compliqué ! Non, rien n'aurait été pareil....Encore que...On dit toujours que "tout est écrit". J'en prends acte .

                                       Et pour nous tous, humains de tous pays ? Quel aurait été le cours des choses ? Les progrès seraient-ils arrivés si vite ? Les guerres précipitent souvent un peu le mouvement... Si, si, si...on en ferait des choses avec des "si" !

                                        Ce qui est certain, c'est que ma jeunesse, de même que celle de mes contemporains, aurait été plus heureuse, moins bousculée, plus normale ! La nôtre ne l'a pas été...Et si je ris souvent, comme tous les gens de cette époque, des inconvénients d'une telle situation, c'est une réaction toute naturelle, simple pudeur. A quoi bon se plaindre, ça n'aurait rien changé et nous aurions eu beaucoup plus de mal à supporter cette vie contre nature. Simple réflexe...de conservation ! Quand il faut vivre malgré tout, faisons le le mieux possible...Je vais citer mon mari, très malade pendant les dernières années de sa vie et qui ne se plaignait jamais. Ses médecins, infirmières et autres aides le trouvaient extraordinaire. Un jour que je lui disais qu'en ne se plaignant jamais comme il faisait, il m'aidait à le soigner, il m'a répondu "Me plaindre ne m'apporterait rien, je ne serais pas en meilleure santé et toi, tu serais plus fatiguée"....Comme notre rire pendant la guerre, c'était la sagesse.

                                        Quel dimanche de réflexions !

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Les "petits métiers" du PARIS de ma jeunesse...

par Geneviève Cotty

publié dans Nostalgie...


                                      Que sont-ils devenus ?

                                      Je revois ces jardins publics de ma jeunesse et de celle de mes enfants. Jardin des Plantes, Tuileries, Jardin du Luxembourg, Champ de Mars, d'autres encore. C'était un vrai bonheur pour les enfants et pour les parents aussi, une grande promenade qui commençait soit par le train quand nous habitions en banlieue, soit par l'autobus ou le métro quand nous habitions PARIS. Arrivés dans le jardin choisi, les enfants avaient le droit de courir, gambader et les parents pouvaient se reposer un peu...Des chaises ou des fauteuils en fer forgé vous "tendaient les bras", mais, il fallait payer ! A peine assis, une dame armée d'un carnet à souches s'approchait de vous et suivant que vous aviez adopté chaise ou fauteuil, vous réclamait le montant de la location correspondant. Le prix ? je ne m'en souviens plus exactement....Mais je revois cette dame, jamais bien jeune, qui semblait vous guetter.....il ne fallait surtout pas resquiller ! Elle avait l'oeil et ne vous faisait grâce de rien ! C'était son travail de ramasser l'argent et elle s'en acquittait très bien. Son nom ? la chaisière...Je ne pense pas que ça lui rapportait beaucoup, mais ce métier faisait partie des petits métiers de Paris (peut-être aussi des grandes villes). Et ils étaient nombreux ces petits métiers qui faisaient partie de notre environnement !

                                        Dans les rues, passait le vitrier avec ses vitres sur le dos et il s'annonçait en criant "vi iiiii  trier..."! Lorsqu'un carreau avait été cassé, il fallait l'appeler par la fenêtre.. Il y avait le ramoneur traînant aussi tout son matériel sur le dos et qui sur simple demande, montait également chez vous pour ramoner la cheminée pour un prix modique...Pas besoin de téléphoner huit jours à l'avance pour prendre rendez-vous. Il suffisait de guetter les uns ou les autres, en prêtant l'oreille... Et le rémouleur se manifestait aussi, poussant sa meule et vous proposant d'aiguiser couteaux et ciseaux....Lui avait souvent une corne pour appeler....On les reconnaissait tous. ...Et aussi, il ne faut pas oublier les chanteurs des rues...Chansons à la mode étaient ainsi colportées d'un quartier à l'autre, d'un immeuble à l'autre, pour quelques sous qu'on leur lançait toujours par la fenêtre....C'était vivant la rue...Dès qu'un de ces travailleurs se faisait entendre, les enfants se précipitaient aux fenêtres pour regarder, écouter. Petites distractions pour des petits métiers dont certains étaient très utiles, d'autres agréables quand il s'agissait de musiciens ou chanteurs.

                                        Que sont devenus ces métiers anciens souvent durs et si peu lucratifs ? Y a-t-il encore des chaisières dans les jardins publics ? Je ne crois pas...Tout ça est dépassé...Pour quelques sous, ces ouvriers devaient faire vivre une famille, se loger...ça en représentait des vitres, des cheminées, des couteaux et des ciseaux ! En étions-nous bien conscients ? Il y a maintenant "des petits boulots"...ce n'est pas tout à fait la même chose, même si ça n'est pas plus lucratif...Mais les "petits métiers" des rues de jadis, donnaient vie aux quartiers...C'est sans doute pour ça qu'on est un peu nostalgiques quand on y repense...

                                         On ne peut revenir en arrière, ce serait régresser...Mais n'aurait-on pas un peu "déshumanisé" la vie de tous les jours, au nom du progrès ?

                                   

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Par un beau clair de lune......vive le rire !

par Geneviève Cotty

publié dans il était une fois...


                                      "La lune est là "......

                                      C'était pendant l'été 1944. Nous avions quitté Juvisy par la force des choses, et habitions alors ABLON , petite ville tranquille de banlieue au bord de la Seine. Si la ville était tranquille, nos nuits l'étaient moins...Toujours des bombardements à craindre sur des points stratégiques à ATHIS ,JUVISY,VILLENEUVE-st-GEORGES, ces villes ne se trouvant qu'à quelques kilomètres. Alors, nous avions toujours droit aux alertes . Nous y étions habitués, mais cela nous traumatisait toujours autant ! Nous nous souvenions.... Et quand les sirènes se mettaient  à rugir, nous nous dépêchions de quitter la maison pour aller dans un abri chez un voisin. Nous n'étions peut-être pas plus en sécurité, mais au moins ma mère et moi n'étions pas seules !

                                       Un soir, par un magnifique clair de lune, alerte ! vite, vite, nous nous habillons et quittons la maison. Pas envie d'admirer les bords de la Seine si bien éclairés par la lune. Nous courons, la peur au ventre. Beaucoup d'autres personnes, réveillées comme nous par l'alerte, couraient également sur le quai. Et tout à coup, ma mère s'arrête et me dit "Regarde", et elle se met à rire, vous savez de ce rire qu'on ne peut arrêter, qu'on dit être nerveux...Je regarde et...crise de rire également. Devant nous courait un brave homme, vêtu d'un simple maillot de corps (pas trop long !). Il semblait avoir des ailes, poussé par la peur et serrant fortement contre lui...son pantalon qu'il avait oublié (ou qu'il n'avait pas eu le temps) d'enfiler ! Aucune erreur possible, c'était un homme...Toutes "voiles" dehors, on ne pouvait s'y tromper. ...D'autres personnes, soit par manque de charité ou tout bonnement parce que nous avions besoin de rire pour surmonter notre peur, ont fait comme nous...Tous, pliés en deux, nous ne pouvions plus courir...sauf notre homme qui lui ne pouvait pas s'arrêter....Je ne suis pas certaine qu'il se soit rendu compte de la situation.

                                        C'était un temps où les occasions de rire n'étaient pas courantes...si je peux dire ! On dit que le rire "vaut un bifteck", alors, c'est certain, ce soir-là, nous avions mangé notre ration de viande du mois !

                                        C'était par un si beau clair de lune ! Charles Trenet aurait pu chanter "La lune est là", invisible du soleil comme dans la chanson, mais par nous, si !....

                                     

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Des petits mots....si importants...

par Geneviève Cotty

publié dans Jadis et maintenant


                                      Au rayon des souvenirs ?....

                                      Il y a quelques mois, j'avais dû prendre le Tram; il n'était pas bondé mais il n'y avait pas de place assise, ce qui n'était pas grave...j'allais vers le terminus et je n'avais que six stations à faire. J'entends appeler derrière moi "Madame, madame..." et bien sûr, je me retourne. Un garçon de 15 ou 17 ans se lève de sa place et me dit "prenez ma place", ce dont je le remercie. On a beau se croire encore jeune mais quand vos jambes suivent l'escalade des années, un voyage assis est préférable à un voyage debout, même dans un tram moderne...Et si j'étais contente, j'étais également surprise et très agréablement, il faut bien le dire. Ce n'est plus courant cette offre, surtout venant d'un jeune comme on dit maintenant.

 

                                      Simple petite anecdote qui m'a fait souvenir de phrases et mots employés jadis...Souvenirs d'enfance , Non, pas seulement. Souvenirs d'une époque où les gens se souciaient peut-être un peu plus des autres. Dès l'enfance, on nous apprenait quelques petits mots indispensables au bonheur et à la bonne éducation ! Ces petits mots si simples à retenir : bonjour, bonsoir, s'il vous plaît et surtout le mot magique "merci". C'est un tout petit mot qui peut apporter de la joie...il s'adresse à quelqu'un qui, d'une façon ou d'une autre vous a été utile soit par son dévouement, soit par son savoir, soit par tant d'autres façons ! C'est une reconnaissance...

 

                                      Bonjour, bonsoir, s'il vous plaît,n'ont pas complètement disparu dans les esprits....ils sont devenus très souvent : "jour...bye...à plus...(ou à +), please..."  Il faut abréger, le temps nous est compté. Et enfin, les compliments. En règle générale, ce n'est plus de mode ! Combien de fois nos parents, nos enseignants et ensuite nos patrons nous ont-ils fait des compliments sur notre façon de faire, sur notre travail ! C'était assez courant et très stimulant. On aime que les efforts faits dans un domaine quelconque soient appréciés. Et comment mieux les apprécier  qu'en "distribuant" des compliments? J'ai eu pour ma part des patrons qui me donnaient le punch comme on dit ! Et maintenant, est-ce toujours le cas ?

                                       Où vont se nicher les souvenirs tout de même ! Toutes ces réflexions parce qu'un très jeune homme m'a donné sa place un jour dans le Tram... Et pour finir cette petite histoire pour sourire : Une petite voisine, il y a bien longtemps, vient chez moi me demander un service de la part de sa maman. Elle me dit "Bonjour Madame, excusez-moi si je vous dis merci !..." Nul doute que sa maman lui avait fait la leçon, qu'elle avait biern retenue. Tout y était, mais....dans le désordre ! Mais c'était vraiment mignon....C'était jadis...

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Ce mot qu'on galvaude......

par Geneviève Cotty

publié dans billet d'humeur...


                                      Des "jeunes".....aujourd'hui.

                                      J'étais pourtant bien partie pour écrire un article "léger" aujourd'hui. Envie d'un peu d'humour, de gaieté. Et pan à l'heure des actualités à la télévision à 13 heures, mon humeur est devenue morose et à vrai dire, la moutarde m'est montée au nez ! D'accord, ça ne se dit plus , cette une expression qui, tout comme moi, fait un peu vieillotte ! Tant pis et en résumé, je suis en colère ! Et il m'est très difficile de garder mes impressions pour moi...il faut "que ça sorte" ! Ce qui m'a mise dans cet état ? L'annonce des manifestations en Guadeloupe et cette information qu'un syndicaliste je crois, avait été tué par des "jeunes" en plus de la casse à droite et à gauche !. Et c'est ce mot "jeunes" qui ne passe pas. Je sais, il est devenu à la mode, et on englobe dedans tant de monde, responsable ou non, qu'on ne sait plus de qui on parle !

                                       Des jeunes, j'en ai connus à mon époque et plus tard  et encore maintenant. Des jeunes qui s'ils le sont par l'âge, sont réfléchis, travailleurs, salariés ou étudiants, mais sérieux. Ce sont ceux-là qui essaient de ne pas porter préjudice aux autres, en brûlant leurs voitures, en détériorant des commerces, en massacrant des gens ! Non, leur but est de se faire une vie digne, si possible agréable. Ils ont de l'ambition et si, malheureusement , ils sont touchés par le chômage, ils essaient de s'en sortir et ce n'est pas toujours facile. J'ai connu des jeunes alors que notre jeunesse avait été sacrifiée, qui se sont engagés d'une façon ou d'une autre pour nous libérer, parce qu'ils avaient une conscience. Ils étaient respectables et respectés ceux-là. A notre époque, il y a tous ceux qui, pour pouvoir faire des études que leurs parents ne peuvent pas leur payer, font un tas de petits boulots qui leur font des journées très et même trop remplies parfois...Ceux-là, quand ils ont quelques heures de repos, n'ont pas envie d'aller "casser" pour le plaisir... Non, ils laissent ça aux voyous. C'est comme ça qu'on les appelait dans ma jeunesse. Je suis dure je sais, mais cet amalgame qu'on fait en disant en bloc "les jeunes", est dégradant pour les jeunes honnêtes et travailleurs. Cette assimilation est monstrueuse. Laissons aux voyous la dénomination de voyous, mais ne les appelons pas des jeunes, ce qu'ils ne sont pas. La jeunesse, c'est le courage, la rage de vivre dans la joie et la bonne humeur. Ce n'est pas se " cagouler "pour ne pas être reconnu et essayer de nuire en toute impunité, pour s'amuser ? Et s'ils ne s'amusaient même pas ?

                                         Mais, peut-on critiquer ces malfaisants, alors qu'il aurait peut-être suffi que beaucoup plus jeunes, on les dirige un peu? Ce sont souvent des pauvres gosses qui ont poussé sans aucun repère, qu'on a laissé faire...Après, il est bien tard et peut-être même trop tard. Est-ce que les adultes n'ont pas leur part de responsabilité dans ce résultat ? Posons-nous la question...Les animaux éduquent bien leurs petits...Sommes-nous plus laxistes que les animaux et moins intelligents ? La morale a disparu des tableaux de classe où chaque jour fleurissait une phrase nouvelle...Il n'y a pas malheureusement que des tableaux de classe. Elle a été rayée purement et simplement de notre vie, comme trop encombrante sans doute !

                                          Quand allons-nous redonner tout son sens à ce mot si beau "jeunes". Ah ! oui, c'est un joli mot, et croyez-moi, que ceux qui connaissent une vraie jeunesse, soient reconnaissants envers tous ceux qui pendant des années n'ont pas su vraiment ce que c'était, pour que justement les suivants en profitent ! Galvauder ce mot, mais c'est un crime !

                                     

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Quand on pouvait choisir....

par Geneviève Cotty

publié dans Jadis et maintenant


                                      Je me souviens d'un temps...

                                      Nous venions de supporter ces années de guerre et d'occupation...La vie reprenait ou tentait de reprendre un cours normal. S'il y avait malheureusement beaucoup d'absents, les présents commençaient à vivre d'espoir et avaient le moral. Pas de sinistrose, pas de crise à l'horizon...Il fallait reconstruire le pays et il y avait beaucoup à faire ! Armés de courage et d'une bonne dose d'optimisme, nous étions tous motivés...Et c'était l'époque bénie où on pouvait choisir ce qu'on allait bien pouvoir faire pour travailler dans les meilleures conditions possibles : faire le métier qui vous plaisait, dans la région qui vous plaisait, avec des horaires qui vous plaisaient, dans une entreprise qui vous plaisait, avec un patron et des chefs...qui vous plaisaient également ! Nous n'étions pas exigeants, non, mais puisqu'on pouvait choisir, pourquoi renoncer à ce privilège ? En un mot comme en cent, on pouvait mettre toutes les chances de son côté et aussi, pourquoi pas, avoir de l'ambition !

 

                                       Le chômage qui avait tant sévi avant la guerre, n'existait pratiquement plus...Les offres d'emploi étaient infiniment plus nombreuses que les demandes d'emploi. Mais oui, c'était ainsi ! Je me souviens avoir obtenu un poste de secrétaire dans une entreprise où j'ai commencé un matin à 9 heures. L'ambiance n'était pas du tout celle que j'avais espérée...triste, un travail qui ne me plaisait pas, des figures "d'enterrement" autour de moi...Rien d'agréable ! Je n'y suis pas retournée à 14 heures. Après avoir acheté un journal d'annonces spécialisé, à 14h.30, j'avais un autre travail pour le lendemain matin ! Ce jour-là, lorsque je suis revenue de PARIS le soir, j'ai bien vu que ma mère avait un peu de mal à me suivre ... Elle n'aurait pas osé faire ça, moi si, sans réfléchir il faut bien le dire, mais à 22 ans, on est moins soucieux ! Et puis, les offres étaient tellement alléchantes, les patrons vous déroulaient presque un tapis rouge pour que vous veniez chez eux...On se laisse tenter ... On avait le choix ! Quel grand mot qui semble tellement désuet maintenant...Si on avait comme maintenant l'obligation de travailler pour gagner sa vie, on pouvait tenir compte de ses aspirations, des études qu'on avait faites.... Cette période euphorique a duré jusqu'au début des années 1970... Mais ensuite, quelle dégringolade ! Combien de situations ont été perdues, combien d'entreprises ont dû fermer leurs portes, remettant sur le marché du travail des personnes qui pouvaient logiquement penser que leur emploi était assuré jusqu'à leur retraite .... On a vu fleurir les ANPE, ASSEDIC, travaux à temps partiel, entreprises de travail intérimaire.....Et les "BAC + 5" faisant des petits travaux qui n'ont rien à voir avec les études faites... pour servir dans la restauration rapide, les supermarchés ou autres stations-services ! Et ce chômage qui n'en finit pas...

                                       Je me souviens d'un temps, ce temps d'après-guerre, où tous les espoirs étaient permis, enfin ! Sans guerre, souhaitons qu'à nouveau tous les espoirs soient permis à tous ceux qui sont en recherche d'emploi...Est-ce trop demander ?

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Mes idées...comme elles viennent, au fil des jours...

par Geneviève Cotty

publié dans humeur et humour


                                       Tout se suit...

                                       Avec ce recul de pas mal de décennies, je ne sais plus si c'est ma mémoire qui suit mes idées, ou mes idées qui suivent ma mémoire ....Les unes ne vont pas sans l'autre et font un tout ! parce que j'ai de la mémoire, j'ai des idées qui voltigent à droite et à gauche et m'aident à faire un tri dans ce capharnaüm...Ma mémoire ne suit pas obligatoirement un ordre chronologique.... Le classement est à revoir et à perfectionner.... Et les idées vont et viennent, me ramenant à mon enfance ou me projetant dans le présent ou le passé encore récent. C'est d'un compliqué tout ça, c'est pourquoi je préfère suivre mes idées, comme elles viennent, au fil des jours ! je m'y retrouve mieux. Un jour, quand je serai vieille (????) et avant qu'il ne soit trop tard, je me pencherai sur ce travail et je remettrai tout dans le bon ordre ! Ah oui, attention à la date de péremption qui me concerne, la grande inconnue...!

                                        J'ai l'esprit compliqué aujourd'hui et j'ai conscience que je ne facilite pas le travail de ceux qui me lisent en passant des souvenirs de guerre à ceux de ma petite enfance, puis à mes souvenirs de grand-mère, pour revenir à mon adolescence ! Vous vous y retrouvez ? Je passe de l'ordinateur à ma corde à sauter, de mes souvenirs de PARIS à ceux de Provence avec nos petits-enfants, pour revenir bien vite sur mes bonnes villes de banlieue de PARIS....Un vrai bazar ! 

                                         J'aurais dû faire un plan ? ça enlève toute spontanéité et je suis trop indépendante; je n'aime pas beaucoup qu'on me dicte ma conduite et si mes idées sont libres, moi aussi. Je suis libre d'en disposer quand et dans l'ordre que je veux... Arrêtons le massacre pour aujourd'hui ! Il me semble que j'applique l'art de ne rien dire, en beaucoup de mots. Je n'ai pas voulu "remettre une feuille blanche"...

                                         A demain, pour des souvenirs dont je peux seulement certifier qu'ils proviendront d'une période s'échelonnant du premier quart du vingtième siècle, à la première décennie du vingt-et-unième siècle....Dans quel ordre ? ça, je n'en sais rien...ça dépendra de mes idées.

                                        

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..."Récupérez l'eau de pluie"...

par Geneviève Cotty

publié dans Jadis et maintenant


                                      Faites des économies....

                                      Depuis quelques jours, je collectionne les spams sur une de mes adresses de mails, et je n'aime pas ! Je ne les lis pas, surtout quand ça me parle en anglais, parce que moi...je ne parle pas anglais ! Je l'ai appris jadis, mais....Je clique donc directement sur "supprimer définitivement", de façon à ne plus en entendre parler....Tant pis si on m'annonce que j'ai gagné 500.000€, ce qui tout de même m'étonnerait ! Non, mais il y a un expéditeur qui récidive et me recommande de "Réaliser des économies en récupérant l'eau de pluie".Il insiste, ne voulant vraisemblablement que me rendre service et, dans la foulée, me vendre des récipients quelconques...Je n'ai pas d'autres précisions, puisque s'agissant d'un spam, il rejoint directement à la corbeille ses co-listiers, sans que j'ouvre le courrier ! Je ne suis pas curieuse ...

                                      Mais, me voici transportée dans le jardin de mon enfance, où se trouvait installée une grande citerne verticale, à l'angle de la maison, ladite citerne étant destinée à recueillir l'eau de pluie arrivant directement de la gouttière placée tout le long du toit. Ah! c'est qu'en région parisienne, les gouttières sont indispensables, la pluie étant souvent au rendez-vous (alors que dans le Sud, on peut s'en passer....mon mari en avait quand même posées autour de notre toit en Provence...Il ne pleut pas souvent, mais comme dans le midi quand il pleut, même une heure, ce n'est pas du crachin....) . Pour en revenir à notre jardin de banlieue, il possédait une citerne, bien pratique. Pas question d'arroser le jardin avec l'eau de la ville (d'ailleurs au début de notre installation, il n'y en avait pas !). Et dès que nous avons été reliés au réseau, il n'était pas question de gaspiller l'eau, pour diverses raisons : l'eau comme le pain était précieuse et elle coûtait cher ! Toujours ces économies dans le collimateur ... Un sous (5 centimes de l'époque), ça avait une valeur ... la preuve, on avait deux caramels pour un sous ! Même si vous cherchez bien, vous ne trouverez  rien à ce prix là maintenant ! Alors, quand on pouvait économiser même ce petit sous, on ne s'en privait pas....Et l'eau de pluie faisait partie de ces petites économies et elle était si douce ! Alors, ce que nous arrivions à faire "avant", on doit pouvoir le faire "maintenant"....même sans recevoir de spam sur son ordinateur, et sans dépenser beaucoup pour une installation.... Et l'eau, ça devient de l'or pour certains pays qui en manquent cruellement....Il faut y penser et ne pas la gaspiller, nous qui avons la chance d'en avoir encore.....

                                       Bon, voilà que je moralise, ce qui fait "vieux"! Mais j'ai repensé à cette citerne de mon enfance, à ces économies qu'on faisait tout naturellement, et qu'on nous apprenait à faire aussi à l'école, pendant les cours de morale.....Vieille histoire les cours de morale....Là, je "dévie" carrément de mon sujet initial ! Tout ça à cause de ces spams qui m'horripilent, il faut bien le dire.....Et qui nous rappellent "qu'il faut réaliser des économies", comme si nous risquions de l'oublier.....Aucun danger de ce côté !

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