Overblog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Le Père Lachaise ? ah non, pas encore.......

par Geneviève Cotty

publié dans il était une fois...


                                      Faire attention à ce qu'on dit...

                                      C'était en juillet 1974. Nous revenions de Marseille où nous avions rendu visite à nos enfants et nous attendions notre premier petit-fils (ou petite-fille, à l'époque, c'était encore la surprise !). Ma fille n'avait pas trouvé tout ce qu'elle voulait pour le bébé et m'avait demandé de trouver ce qui manquait à PARIS. Bon, c'est bien connu "à la Samaritaine, on trouve tout". Plus maintenant hélas...En partant travailler, je fais donc un petit crochet par la rue de Rivoli, en autobus ce n'était qu'une promenade...presque. Nous habitions alors près du métro Père Lachaise. Je savais exactement où il fallait que je me rende, quel était le rayon, à quel étage (rez-de-chaussée); donc, je ne serais pas trop en retard, ce qui ne fait pas bon effet quand vous rentrez de vacances ... Je me prépare à descendre du bus rue de Rivoli et je saute sur le trottoir ! Aïe...des barrières avaient été posées quelques jours avant pour la visite d'un hôte de marque dans la capitale, mon pied se prend dans une de ces barrières et se retourne ! Cri de douleur..c'est normal. Ce qui l'était moins, c'est la forme que prenait mon pied droit. Il ressemblait plus à un ballon qu'à un pied...on ne voyait plus la cheville. Mais bon, être grand-mère pour la première fois mérite qu'on fasse quelques petits sacrifices. J'essaie de traverser la rue de Rivoli, la douleur était de plus en plus présente...Je me traîne littéralement jusqu'à la Samaritaine où une vendeuse compatissante va elle-même me chercher l'objet désiré. Et je ressors, j'avais de plus en plus mal, ça devenait insupportable....Je décide donc de retourner chez moi, je ne pouvais pas aller plus loin dans PARIS. Je hèle un taxi qui passait, je ne pouvais plus avancer et comme une gamine, contre ma volonté...je pleurais à chaudes larmes ! Horrible cette douleur que je devais supporter ! Le chauffeur de taxi, sans s'arrêter me crie d'aller à la station de taxis ! Celui-là, je le retiens ! il aurait fallu me porter, mon pied se refusant à le faire... Désespérée la future grand-mère, au bord de l'évanouissement ! Un brave homme qui se promenait avec sa femme me propose d'aller lui-même me chercher un taxi à la station. Enfin quelqu'un d'humain !

                                          On m'aide à monter dans le taxi alors que mes larmes coulent toujours (celles-là, quand elles ne veulent pas s'arrêter...rien à faire). Mon chauffeur se retourne et me demande où il doit me conduire. Un travail se fait en vitesse dans ma tête, je pense que nous habitons une petite rue toute nouvelle, qu'il ne doit pas connaître et afin qu'il ne perde pas de temps, je lui dis dans un sanglot "Au Père Lachaise !". Je pensais le guider lorsque nous arriverions là ! Et il me répond "ah! non, ma petite dame, pas encore, il faut garder le moral ". Il avait le coeur à plaisanter lui, mais pas moi qui m'étais transformée en statue de la désolation....C'est à ce moment que j'ai compris que j'aurais dû réfléchir à ce que je disais ! Et j'ai alors pris la décision de me faire "débarquer" dans une clinique rue des Boulets, tout près de chez moi...et du bureau de mon mari ! C'est là qu'il est venu me récupérer après qu'on m'ait passé des radios et qu'on m'ait annoncé fièrement que j'avais "une magnifique entorse " ! Ils ont de ces mots ! magnifique, alors qu'elle me faisait tant souffrir....

                                           Pauvre chauffeur de taxi...je me demande quand même ce qu'il a pensé de moi ? Moi qui ne voyais plus rien, qui ne pouvais plus réfléchir, qui pensais seulement que j'en avais pour trois semaines et qu'en rentrant de vacances, ça la fiche vraiment mal !

Voir les commentaires

Ces bonnes vieilles machines à écrire...

par Geneviève Cotty

publié dans il était une fois...


                                      Et tac, et tac, et tac....

                                      Quand on voit un clavier d'ordinateur et la facilité avec laquelle on peut taper là-dessus, on a du mal à s'imaginer qu'il y ait pu avoir autre chose, à une époque pas si lointaine ! Dactylographe, c'était pour certaines un métier à temps plein...et pour une grande partie de la vie ! Ah ! ces machines à écrire de ma jeunesse , elles avaient pour nom OLYMPIA, UNDERWOOD, ROYAL, REMINGTON, TRIUMPH, HERMES, JAPY et j'en oublie...Et plus près de nous, dans les années 1970, l'IBM à boule et autres machines électriques celles-là !

 

                                     Apprendre et savoir taper à la machine constituait alors pour certaines (très peu d'hommes dans cette profession) un degré de gagné dans l'échelle sociale, puisqu'on pouvait "travailler dans un bureau". Très souvent, dès le certificat d'études passé, certaines très jeunes filles encore, prenaient des cours de dactylographie avant d'intégrer la vie active à 14 ans. Quand les parents le pouvaient, ils offraient à leur fille, en même temps que ces cours, des cours de sténographie; c'était encore mieux puisque vous pouviez gravir des échelons par la suite et avoir un travail beaucoup plus intéressant. Dactylographie, sténographie, ces études étaient sanctionnées par un examen et l'obtention d'un diplôme...Vous étiez parées pour l'avenir...

                                     Mon père, toujours à la pointe du progrès (!) avait décidé qu'en plus des études de droit, je devais apprendre la sténo et la dactylo, "parce qu'on ne savait jamais...". Sur le moment, j'étais furieuse, la sténo ça allait encore, mais j'avais horreur de la dactylographie, et j'avais répondu que "je ne m'en servirais jamais ! " ah! mais ! Pas de commentaires, ça m'a tout de même servi, les parents ont quand même parfois de bonnes idées ! Je revois ces machines à écrire sur lesquelles il fallait taper fort et vite et si possible sans se casser les ongles ! Je crois me souvenir que j'avais appris sur une machine ROYAL qu'il fallait entretenir aussi...petit pinceau pour les touches et entre les touches, produits pour nettoyer les caractères qui s'encrassaient si vite...changer le ruban qui ne durait pas éternellement celui-là. Et la frappe ! aller vite, vite...ce petit tac et tac de la machine m'est resté dans les oreilles... Ne pas oublier d'aller à la ligne surtout, régler le tabulateur  etc...Je me souviens avoir fait un jour un remplacement dans un pool dactylographique où nous étions au moins une quarantaine à taper sur nos engins respectifs ! que de bruit ! je n'ai tenu qu'une journée !!!! Non, je n'aimais pas vraiment la machine à écrire....Prendre du courrier en sténo, ça allait très bien et j'aimais ! je me souviens que très fière de moi, j'avais proposé à mon frère d'aller à une conférence sur les mathématiques où il ne pouvait se rendre à son grand regret. Je crois me souvenir que c'était à la Sorbonne...Je ne suis pas une matheuse ... J'ai pris des notes en sténo, ne doutant de rien et surtout pas de moi et....je n'ai rien pu relire et surtout transcrire pour mon frère qui m'a alors promis "monts et merveilles" si je lui rejouais un tour pareil !

                                        Après la guerre, encore pendant quelques années, les mêmes bonnes vieilles machines étaient encore en service...Puis est venu le temps des machines à écrire électriques, rapides et infiment moins fatigantes, mais pas moins bruyantes.... Puis les machines à boule, les caractères étant sur cette petite boule qui tournait et faisait gagner en vitesse. Moi, je n'ai jamais eu le plaisir d'en avoir une...j'étais déjà en fin de carrière.

                                        Maintenant, sur mon clavier, je tape sans m'arrêter, l'ordinateur s'occupe de tout ! il va à la ligne, me permet d'effacer quand je le veux au lieu de me servir d'une gomme spéciale, me "sauvegarde" mon travail, m'en fait autant de copies que je veux, me l'expédie où je veux, quand je veux ! C'est ça le progrès ! Et parfois aussi, soyons franche, me fait tout disparaître sans raison, sans que je sache où c'est parti ! Alors, il n'y a plus qu'à recommencer....On s'aperçoit alors que le cerveau humain a tout de même son utilité, et que le bon vieux papier carbone à intercaler entre deux feuilles pouvait servir aussi !

                                         Pour l'instant, je contemple avec un peu de nostalgie une petite machine à écrire " Hermès Baby" qui appartenait à mon père et que je garde....en souvenir !

Voir les commentaires

Mangez vous qui êtes privée ...oui mais !

par Geneviève Cotty

publié dans il était une fois...


                                      En hiver, année 1943...

                                      Alors que nous manquions de tout, même encore plus que ça, ma mère avait reçu une lettre des cultivateurs de cette petite commune de l'Oise où mon frère avait été tué en 1940 et où se trouvait sa tombe. Ces gens, si braves qui avaient entretenu cette tombe qui semblait abandonnée alors que mes parents n'avaient pas été prévenus du décès.... Ils avaient donc adopté ce jeune officier et ensuite sa famille à partir de 1942. Et sachant qu'en région parisienne la nourriture se faisait rare, ils nous prévenaient  qu'ayant tué un cochon ils nous invitaient à aller manger une bonne soupe au lard et qu'en plus, nous ne reviendrons pas les mains vides. Nous voici donc arrivées à Maignelay où nous voyons une grande table de ferme où le couvert était mis et où il y avait une bonne odeur de potée aux choux ! Hum, nous n'étions plus habituées à ça...Ma mère, Lorraine, sentait  tous ses souvenirs de jeunesse revenir à son esprit  et toutes les deux d'avance nous avions faim ! Un repas avec viande et sans tickets, "pensez voire" comme disait ma grand-mère Lorraine ! Vite, vite, installons-nous !

                                       Avant la guerre, j'étais très difficile et en particulier, je n'aimais pas ce qui était gras, mais mes parents se refusaient à entendre dire "je n'aime pas" et il fallait, de gré ou de force, manger ce qu'on nous donnait. Mais ce jour là, je ne savais pas que dans la potée, il y avait du lard gras et voilà la fermière qui me sert de bons légumes (ça j'aimais) et qui ajoute dans mon assiette un morceau de lard qui m'a semblé énorme...Ma mère avait pris un air mi-figue, mi-raisin et avait un sourire un brin amusé ! Elle, elle aimait beaucoup. Je n'ai rien osé dire tout en me demandant comment faire pour ne plus voir ce morceau de gras qui "tremblottait" dans mon assiette ...Une seule solution, l'avaler au plus vite pour le faire disparaître et me précipiter ensuite sur les légumes pour faire passer ce goût. C'était pas la bonne solution !...La fermière, voyant que j'ingurgitais à une vitesse grand V, dit à ma mère : "la pauvre, elle avait faim elle est tellement privée". Et pan, avant que j'aie le temps de répondre, vlan, un autre morceau de lard atterrit dans l'assiette...Tout était à refaire et avec le sourire encore, et en m'excusant presque de manger d'une manière aussi gloutonne ! Ce morceau de lard, je m'en souviens encore...Tant de gens à cette époque auraient payé très cher pour en avoir ne serait-ce qu'un petit bout...Et moi, j'aurais bien payé pour l'envoyer discrètement à la poubelle...Ce qui prouve qu'on n'est jamais content ! Et ce n'était pourtant pas le moment de faire la fine bouche et de laisser quelque chose sur "le coin" de son assiette, d'autant plus que mon père nous avait appris qu'une assiette étant ronde n'avait pas de coins...C'était sans discussion aucune et on ne laissait jamais rien !

                                           Cette soupe au lard, faite uniquement avec des bonnes choses, représentait un repas toujours plus appétissant que les" ersatz "qu'on nous distribuait avec parcimonie et dont j'essaie encore après tant d'années de savoir à quoi ils pouvaient correspondre....

                                           Et ça m'a servi de leçon, petit à petit, je suis devenue moins difficile et prête à manger, même à chaque repas, une bonne soupe au lard ! Parce que le ravitaillement lui, ne s'était pas amélioré !

                                           

Voir les commentaires

Ces magasins à "prix unique"...une révolution ?

par Geneviève Cotty

publié dans il était une fois...


                                      C'était dans les années 1930....

                                      Avant la guerre de 1939, vers la deuxième moitié des années 1930, petite révolution ! Des magasins ont commencé à voir le jour, pour essayer de combattre vraisemblablement la crise qui sévissait ...Je ne me souviens plus très bien, étant encore un peu jeune pour m'occuper de ces questions, mais j'entendais parler autour de moi et j'écoutais ! Il y avait beaucoup de chômeurs, les ouvriers n'étaient pas très heureux...la vie était difficile pour tout le monde. Des grands magasins comme le Printemps, les Galeries Lafayette, d'autres aussi sans doute, ont lancé les "MAGASINS A PRIX UNIQUES". Des succursales ? non pas du tout, c'était autre chose..vraiment un prix unique pour tout un tas de choses : tout à DIX FRANCS de l'époque, c'est ce qui me reste en mémoire. Je revois ces gondoles avec des vêtements, de la vaisselle et bien d'autres objets. Si mes souvenirs sont bons, Le PRINTEMPS avait créé PRISUNIC et les GALERIES LAFAYETTE l'enseigne MONOPRIX. Il y avait aussi LANOMA je crois, appartenant à quelle grande enseigne ? Je n'en sais plus rien.

                                       J'habitais alors en banlieue de PARIS et je n'avais pas trop l'occasion de venir dans la capitale, sauf à partir de l'année scolaire 1938/1939. C'est à ce moment que j'ai vu mon premier "Prisunic"comme on disait alors, sans distinction. C'était à l'angle de l'Avenue Ledru-Rollin et de l'avenue du Faubourg St Antoine. Il me semble qu'il s'appelait LANOMA, mais il avait d'abord été un PRISUNIC....d'après les dires d'une amie qui vantait ce genre de commerce, et pour cause ! pas besoin de vendeuse...On se servait seul...c'était l'ancêtre des super-marchés, à quelque chose près ! J'avais été subjuguée par ce genre de commerce tout à fait inhabituel et tellement pratique. Et les prix défiaient toute concurrence. C'était devenu un but de promenade. Ces magasins étaient agréables, bien éclairés et il y avait du choix pour ceux dont le porte-monnaie se contentait de peu...par obligation !

                                       Ah oui, ça a été vraiment une révolution à cette époque. Dix francs ! je me souviens que c'était ce que mon père nous donnait comme argent de poche pour la semaine, en 1939 pour payer nos menus frais, y compris cahiers, feuilles de copies et éventuellement métro ! et surtout "au cas où il nous arriverait quelque chose" suivant la formule consacrée ! C'était plus une sécurité qu'un cadeau ! Dix francs pour acheter un sous-vêtement, une paire de bas ou autres...ce n'était pas cher du tout et ces magasins rendaient de grands services ... Ils ont continué à ouvrir pendant la guerre je crois, mais travaillant en banlieue, je ne leur rendais pas visite ! Et très souvent les tickets ou bons divers manquaient...

                                        Quelques années après la guerre, fin des années 1950, on a commencé à voir les magasins "libre-service" pour l'alimentation surtout, puis les supermarchés, les hypermarchés, magasins qui ont eu et ont encore un grand succès et où on trouve tout, de l'outillage à la paire de chaussure indispensable, en passant par le pain, le beurre, la viande,les fruits et légumes, les gâteaux , l'électroménager et même...l'achat de voyages organisés ! Plus beaucoup d'âme dans tout ça...Il faut aller vite, le temps presse ! Mais c'est pratique même si ça ne doit jamais remplacer les contacts parfois amicaux avec les commerçants...

                                        Ainsi va la vie et le progrès.........

Voir les commentaires

"Au plaisir de vous lire"....ou le plaisir partagé..

par Geneviève Cotty

publié dans le temps présent


                                    Lire et être lue...

                                    Depuis que je me sers de cet outil si moderne qu'est l'ordinateur et de son inséparable Internet, j'éprouve un immense plaisir à visiter des sites, à  essayer de comprendre la pensée de tous ces inconnus qui communiquent entre eux sans se connaître mais en devenant amis, par l'intermédiaire d'un blog qui transmet des images, des états d'âme, des compte-rendus de voyages, des recettes de cuisine, que sais-je encore ! Je lis, j'apprends (il n'est jamais trop tard), je voyage, je revis mes souvenirs...En un mot, comme disent les jeunes "je m'éclate" ! Je ne saurais plus me passer de vous tous amis blogueurs....Et c'est ainsi que m'est venue l'idée de créer, moi aussi, un blog où je pourrais tout dire (ou presque...) et surtout échanger mes idées. Et comme j'ai toujours aimé écrire, quand j'ai commencé, je ne sais plus m'arrêter !

                                     Je suis heureuse. Au plaisir d'écrire, se mêle celui d'être lue ...ça, c'était le point d'interrogation !J'aurais mauvaise grâce de dire que c'est secondaire...j'en suis très contente et sans fausse modestie, j'avoue tout bas que j'en suis fière. Je n'en espérais pas tant ... je doute souvent de moi et c'est vous tous amis fidèles, qui me donnez l'envie de continuer. Oui, le plaisir d'être lue est un bon stimulant, et savoir que vous êtes appréciée en augmente le pouvoir.  Mais les plaisirs sont partagés puisque moi j'ai tant de plaisir à me précipiter sur vos blogs. Ce matin encore, je suis allée de l'Ile de la Réunion à l'Egypte, en passant par Marseille, la région parisienne où s'est passée une grande partie de ma vie et d'autres coins du monde que je ne connais pas ! Je peux lire, outre les compte-rendus de voyages, ceux d'oeuvres littéraires, des pensées, maximes, réflexions sur ce qui se passe dans le monde, etc...etc...Il y en a tellement. En résumé, je m'instruis grâce à vous tous.

                                      Mais au plaisir de vous lire et d'être lue, s'ajoute pour moi le plaisir d'écrire. Saine et agréable occupation qui me détend, m'occupe, me donne beaucoup de joies...Et j'ai tant à raconter à mon âge, qu'il faudrait que j'écrive au moins un bouquin, que dis-je un bouquin, une encyclopédie ! Mais ça, ça sera pour plus tard...si j'ai le temps !

                                   
                                     

Voir les commentaires

Réaliser ses rêves...un rêve pour la vie !

par Geneviève Cotty

publié dans Nostalgie...


                                      Petits retours en arrière...

                                      On entend parfois des phrases "à la volée" qui vous font réfléchir. C'est ce qui m'est arrivé il y a quelques jours en entendant un journaliste que pourtant je n'écoutais pas particulièrement, dire à la télévision qu'il fallait réaliser ses rêves. Je ne sais même pas de qui il parlait, j'étais occupée à autre chose ! honte à moi..mais si je laisse la télévision ou la radio allumées, c'est pour me donner une impression de présence dans mon appartement. Radio, télévision, musique, je ne suis pas seule et tout va bien . J'ai donc attrapé au vol ce conseil : réaliser ses rêves. Et je me suis retournée sur mon passé...Ai-je réalisé mes rêves ? Oui, pour certains, par exemple fonder une famille unie. Là, je crois que j'ai réussi, j'ai une famille aimante et qui me comprend je crois. Même si tout n'a pas toujours été parfait, le bilan est plus que positif et j'en suis très heureuse.

                                       Mais, étant jeune j'avais eu aussi d'autres rêves. J'étais attirée par le dessin, la peinture, la lecture, l'écriture....Alors, là, mes rêves se sont trouvés un peu occultés, tout d'abord par la volonté de mon père qui voulait que j'étudie en vue d'exercer "un métier sérieux" ! Si j'ai continué le dessin et la peinture pour mon plaisir pendant un temps, mon "job" n'avait rien à voir avec ! Et la guerre étant arrivée, il fallait surtout vivre pendant des années, sans trop s'appesantir sur les joies que vous procurait le travail que vous aviez ! Il se trouve que j'ai fini par aimer ce travail...Et quelques années après la guerre, je me suis servie de mon plaisir d'écrire, pas tout à fait comme je l'aurai voulu, en termes plus rébarbatifs, le droit n'étant pas particulièrement réjouissant...Il y a des lectures plus drôles, convenons-en... Là encore, j'ai aimé. Peut-être ce besoin de "faire des phrases" ? Allez savoir, ou tout simplement par conscience, un peu comme mon plus jeune fils disait "j'aime pas l'école, mais puisqu'il faut y aller, autant bien travailler, on s'ennuie moins !"...On m'avait appris à être consciencieuse et puisqu'il fallait faire ce travail, autant bien le faire...Et je suis tellement curieuse de tout.

                                        Maintenant que ma jeunesse est très nettement derrière moi, des rêves, j'en ai toujours ! Je fais ce blog pour en réaliser un...dire ce que je pense, raconter des souvenirs, vivre avec mon temps et encore et toujours ne pas me sentir seule. Et écrire.... Jusqu'à quand, je n'en sais rien. Pour l'instant, j'y trouve du plaisir, je me suis fait des amis lointains et j'en suis ravie. Des rêves, jusqu'à mon dernier soupir, je crois que j'en aurai...Mais il est si bon de rêver...ça aide à vivre.

                                       En résumé, il me semble avoir réalisé mes rêves, même s'ils n'ont pas toujours été ceux que j'avais au départ. Il y a eu des échanges provoqués le plus souvent tout simplement par la vie ! Mais est-ce que ce qui compte, ce n'est pas tout simplement de faire pour le mieux...Là encore c'est un rêve à réaliser ! Le journaliste avait raison.


                                     

Voir les commentaires

Des petits flocons blancs.....

par Geneviève Cotty

publié dans Jadis..


                                      La neige d'antan...

                                      La voilà cette neige qui avait épargné ma région de "retraitée" et qui tombe un peu partout en France depuis quelques jours. Pour l'instant, si elle s'est activée pendant environ une demi-heure, elle semble vouloir de transformer en pluie...Dommage, c'était joli à admirer et un peu inhabituel...Si je ne suis pas une fan de la montagne, surtout en hiver, j'aime la neige surtout lorsque je la regarde tomber à l'abri dans un appartement bien chauffé et derrière une vitre ! 

                                      Et pourtant jadis, j'adorais cette période d'hiver, quand la neige tombait drue et qu'elle tenait bien. Nous habitions alors en banlieue de PARIS et nous avions un grand jardin. Et nous étions jeunes, ça permet de juger autrement. Que de jeux dans le jardin et même dans la rue avec les enfants du quartier. Bonshommes de neige, batailles de boules de neige, faux skis (mais oui, on faisait semblant et on se prenait pour des champions)  tout était bon pour nous amuser. La rue était à nous, à cette époque les voitures ne nous gênaient pas, elles étaient si peu nombreuses... Bien chaussés, bien couverts avec des gros pulls tricotés maison, une grosse écharpe sur le nez et la bouche, nous étions parés ! En route pour les aventures....Les nez et les doigts devenaient rouges, mais que de rires, de chutes, de bonheur enfin. Et quand on rentrait pour le goûter, un bol de chocolat chaud nous attendait mais avant, il fallait enfiler de bons chaussons que souvent ma mère avait fait chauffer près de la cuisinière parce qu'elle craignait qu'on attrape un rhume ! Qu'est-ce qu'on était heureux ...

                                       Je pense que dans les campagnes, les enfants peuvent encore s'amuser dans la neige comme nous le faisions jadis. Mais dans les villes de banlieue, ce n'est plus possible ! elles ont poussé comme des champignons, elles sont devenues beaucoup plus importantes, les voitures, bus, tramways et autres moyens de locomotion ont pris possession des rues jadis si calmes... Il le fallait, c'est ça le progrès, mais c'est dommage quand même ! ça enlève bien de la poésie à la vie et des souvenirs pour plus tard...Maintenant, pour aller "jouer à la neige", il faut prendre des trains bondés, encombrés et qui parfois sont supprimés au dernier moment, et tout ça après avoir payé très cher ! Mais les adeptes rapportent aussi de bien jolis souvenirs et de bonnes joues rouges...Hier, c'était hier, aujourd'hui est une autre époque...Mais la neige attire toujours autant d'amateurs. C'est vrai qu'ils sont si beaux ces petits flocons blancs si légers qui se transforment en un magnifique tapis, à moins que .....

                                        Eh! bien non, pas de tapis blanc ici, c'est plutôt la pluie.

                                      

Voir les commentaires

Demain, branle-bas de combat...les soldes !

par Geneviève Cotty

publié dans il était une fois...


                                      Ces "affaires"tant attendues...

                                      7 janvier 2009, très tôt le matin, une date à retenir : coup d'envoi des soldes pour plusieurs semaines. Bousculades, crêpage de chignons éventuellement, sont au programme des festivités, le but étant de faire des affaires, tant pour les vendeurs que pour les acheteurs, ou plutôt acheteuses, les femmes étant plus assidues à ces manifestations sportives....Quelques hommes quand même seront présents !

 

                                       Peut-être les soldes existaient-elles avant la guerre, mais je ne m'y suis jamais intéressée alors,laissant à ma mère le soin de s'occuper de ces questions surtout vestimentaires et les jeunes n'avaient pas tellement leur mot à dire à ce sujet, les parents décidaient. C'était ainsi, même si on avait lorgné sur une jolie petite robe en vitrine d'un magasin, on le disait timidement au "ministre des finances" de la maison qui décidait en dernier ressort !C'était le pouvoir absolu...Pas moyen d'y échapper et les petites déceptions (car il y en avait), réintégraient le dossier "envies non suivies d'effet". Et personne n'avait d'états d'âme ! Autre époque !

 

                                      Lorsque nos enfants étaient petits, j'ai commencé à m'intéresser aux soldes pour cause "budget", devenue moi-même ministre des finances ce qui n'est pas toujours la meilleure place. Et j'essayais en Juillet d'acheter des vêtements pour la rentrée...C'était un casse-tête car il fallait penser en même temps aux vacances qui arrivaient ! j'aurais volontiers passé mon poste de ministre à d'autres, d'autant plus que la place n'était ni rétribuée, ni honorifique. Dur d'être maman ! Mais bon, ça crée des liens ! Il m'est arrivé de faire de bonnes affaires qui me dédommageaient du mal que je m'étais donné. D'autres affaires ont été moins bonnes, quand par exemple j'ai acheté au début des années 1960 une bouilloire électrique (un luxe !) à un prix défiant toute concurrence : cinq francs soit 500 anciens francs d'avant 1960 ! Une affaire en or qui avait été mise en vente "pendant un quart d'heure" seulement dans un magasin près de la Nation à PARIS. Il n'y avait pas à hésiter, je ne retrouverai jamais ça à ce prix. Je n'ai donc pas hésité et j'ai rapporté mon trophée qui était magnifique, couleur tilleul, à la maison... Je voyais déjà la tête de mon mari et j'entendais les compliments...J'ai vu... et j'ai entendu cette phrase "qu'est-ce que tu vas faire d'une bouilloire en l25 volts, alors que le voltage chez nous a été mis en 230....."Je n'avais pas pensé à ça ! J'ai fait cadeau de ma bouilloire à quelqu'un qui avait le bon voltage. Je me demande encore si j'avais fait une bonne affaire ?

                                         Les bonnes affaires vous rendent joyeuses ! on a réussi ! formidable non ? Mais n'empêche qu'à la suite d'une excellente affaire, vous pouvez aussi passer auprès des vôtres pour une grippe-sou ! J'avais acheté à mon plus jeune fils un magnifique duffle-coat que nous lui avons offert à Noël. Il était ravi, le trouvait très beau (ce qui était exact). Puis il a surpris une conversation téléphonique entre une amie et moi au cours de laquelle je lui disais où et comment j'avais acheté ce vêtement...Il est arrivé "la tête à l'envers" et monté sur ses ergots pour me faire un reproche cinglant "alors, si je comprends bien, maintenant on m'habille au rabais ! "  ... ça fait un choc, même si vous n'avez rien à vous reprocher et il faut expliquer que ce qui compte, ce n'est pas le prix payé pour le cadeau, mais le cadeau lui-même et la joie que ledit cadeau a apportée ! Tout s'est arrangé heureusement.

                                         Mes souvenirs de soldes ne sont pas très nombreux, mais ils m'ont marquée ! A tous, bon sport  et bon courage ! Il y aura la foule des grands jours demain. Ce n'est plus de mon âge !

Voir les commentaires

Chansonniers et autres amuseurs...jadis !

par Geneviève Cotty

publié dans il était une fois...


                                      "Je n'suis pas bien portant...."

                                    

                                      Entendu cette chanson aujourd'hui à la télévision, et elle m'a transportée à nouveau à cette époque lointaine de ma jeunesse...dans les années 1930 ! Le comique troupier OUVRARD avec son uniforme et son képi bleu et rouge l'avait rendue célèbre et on l'entendait  soit chantée à la TSF (pour ceux qui avaient la chance de posséder un poste), soit chantée par les chanteurs de rue, et pourquoi pas par un de vos parents qui s'essayait à cette gymnastique lors des réunions familiales ! Il fallait en avoir du souffle pour raconter en chantant les misères de ce pauvre homme si mal portant ! Mais ça faisait bien rire et c'était le but recherché ! Est-ce qu'on riait de peu ? c'est possible, mais entre les comiques troupiers et les chansonniers, il y avait le choix...Et on en profitait. Les comiques troupiers se produisaient souvent au cours des entractes au cinéma, entre les deux films...Petits sketchs qui faisaient patienter en attendant l'arrivée du "grand film", et pendant que les ouvreuses vendaient esquimaux, bonbons ou autres friandises en passant dans les allées, entre les fauteuils . On ne perdait pas son temps et on en avait pour son argent ! Une séance de cinéma, tout compris, durait de 3 à 4 heures !

                                        J'en reviens à mes comiques troupiers, moi je me souviens d'OUVRARD, BACH, LAVERNE  et bien plus tard, après la guerre, Henri GENES. ces mêmes comiques jouaient également dans des opérettes...ils étaient appréciés. Ils étaient si drôles.

                                        Et les chansonniers...Je n'avais jamais eu l'occasion d'aller les applaudir avant la guerre, mon père trouvant alors que ces sorties "n'étaient pas de mon âge" ! Ben voyons, une fille avait des contraintes qui ne sont plus à l'ordre du jour maintenant, heureusement ! Mais, je les avais déjà entendus à la TSF et j'ai pu aller au Caveau de la République début 1946, je m'en souviens encore ! Le patron de ma mère avait offert cette sortie à ses employés et dans la foulée, il m'avait invitée...Bonne aubaine... Ce monsieur était, entre autres, marchand de bestiaux (c'est très important !)...Nous voici donc tous partis un dimanche après-midi, venant de banlieue et avec un petit (très petit ) retard dû au train. La salle était déjà dans l'obscurité et nous entendons une voix féminine dire très fort "Tiens voilà Pépé qui amène de sa campagne toute sa petite famille ! comme c'est gentil"...Aïe,  pour une arrivée discrète, c'était pas réussi. D'autant plus que cette gentille personne a ajouté "Installez-vous tranquillement, vous avez tout notre temps"... Nous étions  7 ou 8, mais tous avec le moral en berne ! quelle honte...et tous les spectateurs qui riaient.... Si mes souvenirs sont exacts, celle qui nous avait accueillis s'appelait OLEO... Je l'ai vue et entendue à d'autres reprises, toujours avec le même bagout. A la condition de ne pas lui servir d'exutoire, c'est très drôle ! OLEO, P.J. VAILLRD, Anne-Marie CARRIERE, Raymond SOUPLEX, René DORIN, Pierre DAC, et bien
 d'autres dont j'ai oublié les noms, faisaient les grandes heures des Cabarets de chansonniers... Ils étaient spirituels , mordants, donnaient un coup de pattes en passant...mais tout ça restait bon enfant.... C'était l'esprit de PARIS , caustique mais jamais méchant.  Il y a encore des chansonniers maintenant, ont-ils le même esprit ? Je ne peux en juger . Et puis, regarder un spectacle chez soi, à la télévision, vous fait échapper totalement à cette ambiance tellement spéciale d'une salle parfois en délire et prête à tout applaudir puisque présente pour ça ! Et qui, pour le coup, avait "la rate qui s'dilate" comme dans la chanson d'OUVRARD !

                                         Et après la guerre, le rire était le bienvenu.

                                          

 

Voir les commentaires

Apologie...de la flemme !

par Geneviève Cotty

publié dans de tout un peu....


                                      "qu'il est doux de ne rien faire..."

                                      Si la paresse est un vilain défaut, la flemme est une maladie passagère, légère, qui arrive on ne sait ni pourquoi ni comment et qui guérit de même ! Opinion toute personnelle qui se révélera exacte je l'espère ! C'est ce qui m'arrive aujourd'hui et j'en suis honteuse, mais pas trop tout de même ! Aucun traitement pour ça, c'est un état d'esprit passager et son traitement n'enrichira pas les laboratoires pharmaceutiques...Maintenant, on dit "cool, cool aujourd'hui..." comme je ne suis pas douée pour l'anglais, moi je dis "j'ai la flemme et je ferai ça demain"! ça revient au même, je laisse aller tout doucement, les heures s'écoulent, le temps passe et à la fin de la journée je n'aurai pas fait grand-chose ! Comme disait un ami de mes parents "ce n'est pas beau, mais c'est tellement bon" ! 

                                      Il y a pourtant un beau soleil dehors, mais il fait très froid...Je sortirai demain. J'ai des lettres à faire, des papiers à classer, mais c'est Dimanche...Je ferai tout ça demain. Le ménage ? je le ferai demain.... Donc, il faut que je me repose aujourd'hui car demain ma journée va être chargée; c'est normal non , je ne vais quand même pas me fatiguer à l'avance ? Et pourtant, mes parents, mes maîtres m'avaient bien éduquée et on m'a répété très souvent qu'il "ne fallait jamais remettre au lendemain ce qu'on pouvait faire le jour même "...C'est une très belle phrase, mais aujourd'hui, je le repète, j'ai la flemme ! Et je l'entretiens cette flemme, je la dorlote, je la garde au chaud ! Demain, il fera jour.

                                      Et voilà ce qui explique cet article "sans queue ni tête"... Pardonnez-moi. Demain sera un autre jour. Bon courage à tous...moi j'ai la flemme, je crois même l'avoir déjà dit !

Voir les commentaires