Revenir à l'essentiel...pour la consommation ...
Retour en arrière pour la bonne cause....
Depuis hier, j'ai entendu plusieurs fois cette phrase..."Les consommateurs semblent revenir à l'essentiel"... Et si, pour une fois, revenir en arrière constituait un progrès ? Oui, les consommateurs, et pour cause !, font marche-arrière dans leurs achats. Pour aller toujours plus vite, se créer moins de travail, profiter de tous les progrès qui ont fleuri pour l'alimentation, on a peut-être eu tendance à "forcer la note", ce qui naturellement "force les notes" aux caisses des supermarchés....Comme toujours, je revois et mon enfance et ma vie de jeune femme et mère de famille !
On n'achetait pas alors ce qu'on pouvait faire soi-même avec un peu de savoir, un peu d'amour, un peu de bonne volonté et souvent, surtout avant la guerre, beaucoup de courage . La règle d'or "Ne pas gâcher" ! Faire une nourriture saine, très bonne d'ailleurs, avec des produits frais soit du jardin pour ceux qui avaient la chance d'en avoir un, soit achetés au marché pour des prix concurrencés ! A qualité égale, on n'allait pas au plus près, mais au moins cher...Je sens encore cette bonne odeur des soupes que ma mère faisait et qui cuisaient tout doucement sur la cuisinière....Pas de supermarchés alors dont les rayons garnis jusqu'au plafond, sont tentants il faut bien l'avouer...Pas tous ces bonbons et sucreries diverses, petits pains au chocolat, pâtisseries, vendus en sachets de grande contenance...On vous force presque à acheter....Yaourts, fromages blancs, laits, tout ça aromatisés et sucrés...Non seulement c'est très cher, mais .... attention à l'obésité qui guette les enfants et leurs parents ! Attention au passage en Caisses et aux sommes qui s'inscrivent !Je ne dis pas qu'il faut les ignorer, mais comme les journalistes qui semblent avoir aimé cette phrase, je pense qu' il faut revenir à l'essentiel...Les économies seront au bout de la route. Et la satisfaction d'avoir fait soi-même tartes, gâteaux, compotes ou autres desserts , plats mijotés ou même cuits en autocuiseurs ou micro-ondes, est bien à prendre en considération aussi. Je ne me suis jamais sentie esclave parce que le dimanche, "je marquais ce jour" comme je l'avais vu faire à ma mère qui elle ne travaillait pas à l'extérieur. Moi, c'était mon plaisir le Dimanche, et ça ne me fatiguait pas...Et voir les enfants venir traîner dans la cuisine en disant "hum, ça sent bon", ça me payait du mal que j'avais pu me donner...
Et si nous revenions à une vie plus simple ? Avec le matériel dont nous disposons maintenant
et qui a tout de même rendu la vie de la femme plus agréable, c'est possible et puisque ça devient nécessaire, allons-y gaiement ! Ce n'est pas régresser...c'est reprendre pieds dans un monde réel, où les difficultés sont bien réelles aussi. Osons dire aux enfants qu'il n'est pas possible d'acheter les sucreries en grands sacs, et qu'un ou deux bonbons donnés dans la journée peuvent faire autant de plaisir que le contenu d'un sac avalé en un temps record ! Et ça fait tellement moins de mal !
Revenir à l'essentiel ? Non, ce n'est pas tout à fait ça, qui semble restrictif. Revenir à une vie normale...Ne pas avoir les yeux "plus gros que le ventre". Et c'est en même temps une question d'éducation...Oui, je sais, c'est un mot que j'emploie souvent....Est-il si néfaste que ça ?
