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trente et un ans déjà !....tant que ça ?

par Genevièce Cotty

publié dans il était une fois...


                                      La roue tourne....

                                      Avril 1978...avril 2009. Sans être douée pour les maths et la bonne vieille arithmétique, je sais compter, ça fait bien 31 ans !  Depuis tout ce temps, je compte sur tous les autres pour contribuer à ma retraite ! Excusez-moi de m'éterniser ! Mais bon, comme les actifs actuels ne seront pas certains de toucher une retraite, ça doit leur être une consolation de penser que tout ne sera pas perdu ! Je plaisante, mais j'ai beaucoup contribué à cette retraite  qui est...ce qu'elle est   !  A cette époque, ma vie a changé complètement....

                                     Non seulement j'ai quitté le "rayon" des actifs, mais quelques mois après, nous avons quitté PARIS également, direction la Provence ... Nous avons troqué un appartement contre une maison  à la campagne...notre vie devenue calme après les départs successifs de nos trois enfants, contre une vie de grands-parents de déjà trois petits-enfants à accueillir dans cette maison et ce grand jardin "installés pour eux ". Il fallait qu'ils s'y trouvent bien en attendant le renfort qui n'allait pas tarder à arriver, d'année en année. De 3, nous sommes passés à 6 petits-enfants ! Il y avait de la place pour tout le monde !

                                      De la vie active à la retraite, comment se passe la transition ? Un peu difficile au début, c'est ce que j'ai ressenti...Plus de collègues, plus de dossiers, plus que du temps libre ! Oui, mais que peut-on en faire de tout ce temps ? On ne peut quand même pas "faire les magasins" toute la journée ! D'autant plus que les revenus ne sont pas les mêmes ! On s'adapte petit à petit....On prend le temps .... On s'ennuie même un peu au début il faut bien le reconnaître. Dès notre arrivée en Provence, dans cette belle région de Cavaillon et du Lubéron, nous avons été très occupés avec l'installation , saine occupation qui nous laissait fourbus le soir ! et la découverte des environs...Beaucoup de choses à voir et quand on s'intéresse à tout, on en a jamais terminé ! Et les petits dont deux habitaient la région.... Petit à petit, nous nous sommes habitués et le travail n'a plus été qu'un souvenir... Mon mari, très bricoleur, n'arrêtait pas  ! La seule différence avec sa vie active, c'est qu'il n'était pas payé par son employeur, moi en l'occurrence !  Il avait quand même droit à des remerciements, faut rien exagérer !  Et puis, et puis, nos petits-enfants ont grandi....Et pour mon mari, la fatigue est arrivée d'abord, puis la maladie pendant 13 ans... Mais entre-temps, nous avions bien profité de cette retraite, nous avons effectué des petits voyages en France, assez souvent...On ne s'en lassait pas, la France est si belle et il y a tant à voir....A l'étranger, nous ne sommes allés qu'au Maroc où nous avions décidé de retourner....Pas eu le temps....

                                       La roue a tourné un peu vite sans doute puisque je suis étonnée que ça fasse déjà 31 ans....Le temps passe. Petits-enfants, disparition d'êtres chers, arrivée d'arrières-petits-enfants...Tiens, au fait, on m'en annonce un quatrième pour cette année. Je suis ravie ...Ma retraite se poursuit sans trop d'inconvénients (petite restriction, les jambes ont trop vieilli, elles ! elles rechignent un peu en ce moment quand je les commande...Je n'y mets peut-être pas la douceur qu'il faudrait ? Provisoirement, je fais avec, bien obligée !). 

                                                           

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Cette "joyeuse période" qui n'existe plus !....

par Geneviève Cotty

publié dans humour


                                      Ce bon vieux service militaire....

                                      Bon d'accord, je vais parler de quelque chose que je n'ai pas connu...et pour cause ! Ce n'était pas "un truc" de filles, mais bien au contraire uniquement réservé aux jeunes gens sortant de l'adolescence....Le Service militaire...vous l'appréhendiez, vous y partiez à reculons, vos mères pleuraient presque... Et pourtant, lorsque vous en parlez, avec le recul, vous avez presque les larmes aux yeux, tellement vous êtes émus !  Et pour peu que vous vous trouviez avec des copains ayant partagé cette vie avec vous, on sent que vous êtes heureux ! Je viens d'entendre l'acteur Jean DUJARDIN parler du sien dans une émission, et j'ai saisi la balle au bond ! Un mot pris au passage et hop...me voilà en piste !

                                       Très franchement, vos souvenirs vous font toujours rire ou tout au moins sourire...C'est déjà ça, le "Service" avait donc son utilité ! L'âge requis posait bien des problèmes souvent : études qui n'étaient pas terminées, entrée récente dans la vie active et arrêt obligatoire pour de longs mois parfois....STOP ! port de l'uniforme obligatoire, vie civile entre parenthèses. Pas de rouspétance, vous deviez ces mois de service à la nation...Il y avait bien quelques débrouillards qui passaient au travers, mais beaucoup d'autres appelés répondaient présents. Et ça vous faisait des souvenirs à raconter à vos enfants et à votre femme plus tard... Ah, les pauvres femmes qui devaient écouter vos histoires, vos exploits, vos canulars de potaches, c'est fou ce que ça doit leur manquer maintenant !

                                       Moi, je me souviens des cinquante sept jours de service militaire de mon mari! Oui, exactement 57 jours, fin 1945...Il venait juste de revenir d'Allemagne où "invité par Hitler" il avait passé environ trois ans...Et l'armée française s'est aperçue que les garçons de son âge, qui faisaient partie du 2ème contingent de la classe 1940 qui aurait dû être appelée en octobre 1940 je crois, n'avaient pas fait de service militaire...pour cause d'occupation allemande et de dissolution de l'armée française ! Qu'à cela ne tienne, on les a appelés en 1945 ! Mais l'armée n'était pas riche...pas équipée...et sûrement pas apte à recevoir des conscrits âgés de 25 ans environ ! Mon mari est parti quand même à STRASBOURG, ville qu'il ne connaissait pas et qu'il a visitée par la force des choses, avec un uniforme belge je crois et...sans arme ! Pas de fusils à l'horizon ! Pour apprendre le maniement des armes, ce n'est pas facile ! Enfin, le cinquante-sixième jour, on leur a donné un fusil à chacun et le cinquante-septième jour, on les a libérés, tout au moins cette classe qui avait effectué ce séjour forcé en Allemagne ! Et voilà pourquoi mon époux n'a jamais su se servir d'un fusil ! Comme il était contre la chasse, ça tombait très bien....Et moi, j'ai toujours eu des doutes...je pense que l'armée avait peur tout bêtement de confier des fusils à tout un chacun ! Heureusement pour moi qu'il y a eu cette libération rapide, car les "57 jours de mon mari", j'en ai entendu parler ! Que serais-je devenue s'il avait effectué le temps légal ? Je n'aurais pas tenu le coup !

                                         Le Service militaire n'existe plus...Aucun de ces messieurs n'osera dire qu'il le regrette, mais quelle rigolade souvent si l'on en croit les anciens, et si on oublie les marches forcées, les corvées diverses .... Il y a sans doute un brin d'exagération, comme dans tous les souvenirs de jeunesse, on idéalise....Jean DUJARDIN a imité son adjudant (ou son sergent)...C'était drôle !

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Mon Père aurait dit....

par Geneviève Cotty

publié dans billet d'humeur...


                                       60 ans de l'OTAN....

                                       Ce matin, levée pas trop tôt avec l'intention bien arrêtée de ne pas faire grand'chose, je me suis installée pour prendre mon petit déjeuner et j'ai allumé la Télévision. C'était l'heure des informations, et je tombe sur un reportage...Commémoration des 60 ans de l'OTAN, retour de la France au sein de cette organisation....Cérémonies présidées par Mme MERKEL . Ne connaissant rien à la politique et encore moins à la politique internationale, je me garderai bien de commenter quoi que ce soit.

                                        Cependant, j'ai été choquée (encore plus que ça !) par l'attitude de Mr. BERLUSCONI, arrivé avec un téléphone portable rivé à ses oreilles et qui a téléphoné pendant, disons environ 1/2 heure, perdant son tour d'arrivée et laissant passer ainsi tous les autres participants, alors que tout semblait bien organisé .... Il n'est pas venu pour la première photo officielle, n'était pas présent pendant la minute de silence à la mémoire des soldats de l'OTAN tués au cours des diverses interventions, pendant la sonnerie "Aux Morts"...Enfin, c'était le grand absent ! Madame MERKEL qui avait souri lorsqu'il était descendu de voiture en faisant signe qu'il téléphonait (!), ne riait plus du tout.... Pas de commentaires, il parait que Monsieur BERLUSCONI téléphonait à son homologue Turc, pour essayer de le faire fléchir sur certaines dispositions...C'est possible... Mais, était-ce bien correct ? moi, pauvre petite française de l'ancien temps, j'en doute un peu ! et je me demande s'il aurait fait la même chose ... à la Cour d'Angleterre ! Il y a tout de même un protocole à respecter et tout semblait être tellement préparé, minuté, organisé, que je crois que la simple politesse et la simple décence, en ont pris un "rude coup"....D'accord, je n'y connais rien....Je sais qu'il faut toujours être correct envers les gens qui vous invitent...ne pas vexer, ne pas choquer, même si on se croit "au-dessus de la mêlée". Dans ce dernier cas, c'est un signe d'orgueil démesuré ... et ça ne "prouve" rien.

                                         J'ai sans doute tort...Les grands ou ceux qui s'estiment tels ont vraisemblablement une autre conception de ce qui se fait . Ce que je sais, c'est ce que mon père aurait dit : "Il y a des coups de pieds au.....qui se perdent "!!!!

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Petites réflexions en marge....

par Geneviève Cotty

publié dans billet d'humeur...


                                      A qui rend-on service ?

                                      Voilà une question que je me pose...Quand j'ai commencé ce blog il y aura bientôt un an, j'éprouvais le besoin d'écrire mes souvenirs pour les faire partager par la lecture....Et en plus des souvenirs, j'ai publié quelques billets d'humeur quand j'étais touchée ou choquée par certains faits qui se produisent...Besoin toujours de faire partager ce que je ressens. D'autres souvenirs ont été publiés sur un blog ami... A plusieurs reprises, j'ai été contactée par des personnes intéressées notamment par des souvenirs des années de guerre, ces récits pouvant leur servir pour un projet de création.... J'ai même envoyé par poste des documents que j'avais retrouvés dans des papiers appartenant à mon père....Là, j'ai un peu peur d'avoir fait preuve de beaucoup de candeur ! Enfin, je suis ainsi....

                                       J'ai eu une réponse une fois....Pour le reste, j'espère que ces personnes ont pu faire leur livre, l'éditer...J'aurais simplement aimé le savoir.....Et  puisqu'il paraît que sur le Web...il n'y a qu'à se servir , j'ai l'impression d'avoir contribué indirectement ! On se console comme on peut !

                                        Heureusement que ce blog (et pas seulement celui-ci) m'a permis de connaître d'autres blogueurs désintéressés, devenus amis, inconnus peut-être, mais bons amis. Ceci compense celà.  Et je les remercie de leur gentillesse à mon égard, de leurs commentaires. C'est ce qui me donne le courage de continuer : savoir que ce que vous écrivez peut intéresser quelqu'un, ça panse les plaies laissées par ailleurs ! Je ne nomme personne, vous vous reconnaîtrez tous , mes fidèles.

                                       J'en reviens donc à ma question, "A qui rend-on service ?". En tout premier lieu, à moi, c'est certain. Je suis heureuse d'écrire, de m'occuper, de vivre ma vieillesse d'une manière agréable. Le mot est lâché, ça m'aide à vivre ! En second lieu, je crois bien modestement que cela rend service à tous ceux qui veulent  savoir comment on vivait au début du vingtième siècle, pendant la guerre et il y a une cinquantaine d'années...ça permet de faire des comparaisons, la vie ayant tellement changé... Mais en troisième lieu, il y a tous ceux qui veulent "profiter" de l'expérience des autres pour se documenter dans un but peut-être un peu intéressé...C'est facile, il n'y a qu'à "cliquer" et le "copier/coller" fait le reste...C'est ça qui me choque....Désolée de penser ainsi mais j'ai lu aujourd'hui un article qui me conforte dans cette idée. Je serais si heureuse que ce soit une idée fausse ! Demander une autorisation de se servir dans des photos ou des textes édités par d'autres, c'est tout de même du domaine du possible....

                                        Il y avait une chanson de Fernand Raynaud qui disait  "S'il m'avait di gentiment, s'il m'avait dit poliment....mais voilà, c'est la manière qu'il n'a pas...." . Tout est dans la manière...

 

                                     

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Prendre la vie du bon côté.........

par Geneviève Cotty

publié dans humeur et humour


                                      Voir le bon côté des choses....

                                       Etions-nous plus insouciants jadis ? Je ne le pense pas... Mais il faut reconnaître qu'avoir vécu la période de guerre nous avait peut-être amenés à considérer la vie avec un peu plus de "désinvolture" ? Maintenant, on dit qu'il faut "relativiser" et c'est ça que nous faisions naturellement. Nous avions vu tant de choses affreuses qu'il nous semblait que les petits maux pouvaient être supportés sans aucun problème ! Mon mari était un peu fataliste et je finissais par  suivre le mouvement...Au fond, il n'avait pas tort . Son humour le sauvait souvent et c'était communicatif ... même quand je prenais les petits ennuis plus mal, je finissais par rire !  Je me souviens....

                                        Opéré très jeune d'une mastoïdite, cette opération n'avait pas été suivie de succès et mon mari n'avait qu'un tympan...Tant qu'il était jeune, il avait appris à compenser avec l'oreille en bon état et ça ne le gênait pas. Plus tard, vers la cinquantaine, petits problèmes qui l'ont obligé à porter un appareil auditif. C'est un peu gênant au début, il faut s'y habituer, les bruits sont très amplifiés....Suivant son habitude, mon "breton" ne se plaignait pas et "faisait avec" suivant la formule consacrée...Moi, j'ai toujours été rouspéteuse...bon, ça arrive à tout le monde non ?Partant toujours au quart de tour, je m'étonnais que mon mari ne réponde pas...Discuter avec quelqu'un qui reste de marbre, ça n'a rien de drôle, vous avez l'impression de parler à un mur, et...ça ne me calmait pas...Jusqu'au jour où je me suis aperçue que mon époux portait discrètement la main à son oreille et tournait la petite molette de son appareil. Il se débranchait ! ça lui évitait d'être gêné et je pouvais continuer ma discussion ! Un peu vexant, mais c'était si drôle que je n'ai pu qu'en rire. "Le combat cessa faute de combattants"...

                                          Bien des années plus tard, toujours porteur d'un appareil auditif très amélioré par rapport au premier, et pratiquement invisible, alors que nous avions vieilli, mon mari disait : "Moi, j'ai beaucoup de chance...Plus ma femme vieillit, plus elle crie...et moi, plus je vieillis, moins j'entends" !  Il avait pris ce handicap très gênant pour lui souvent, avec une certaine philosophie....

                                           La vie actuelle n'est pas toujours risible, loin de là, mais je crois que nous devrions la prendre au sérieux bien sûr, mais avec un peu plus de courage...Essayer d'y faire face..ce n'est pas facile, mais récriminer toujours n'amène rien de bon ! Prenons la vieillesse....acceptons-la, avec tous ses petits inconvénients...Mais ne la laissons pas commander notre vie. Et je m'aperçois que la surveiller en feignant de l'ignorer est une bonne solution ! Oh non, ça ne fait pas rajeunir, mais ça vous maintient dans le rang. C'est toujours ça de gagné.

                                           Prendre la vie du bon côté, sans fermer les yeux ni les oreilles...Vigilance, mais pas crainte en permanence...

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Poissons d'Avril...mais c'était pour rire !

par Geneviève Cotty

publié dans humour


                                      Ce n'était pas méchant...

                                      Je ne sais si les enfants confectionnent toujours des poissons à accrocher dans le dos de leurs copains ou de leurs frères et soeurs le jour du 1er avril. Quand j'étais jeune, j'appréhendais un peu ce jour car mon frère avait toujours une idée extraordinaire dont je ne sortais pas indemne, tout au moins moralement ! La "bonne petite soeur" était une proie toute trouvée...elle gobait tout ! Mais un jour, j'avais décidé que pour une fois, je mènerais les opérations à ma guise... Ah ! mais ! J'avais donc dessiné et découpé un magnifique poisson sur lequel j'avais fixé petite ficelle et épingle.... Et je guettais le départ de mon frère pour le Collège en surveillant le meilleur moment pour accrocher mon oeuvre....Pas facile...Mais au moment de partir, André me demande de regarder son col de veste qui le gênait derrière le cou....L'occasion était trop belle...Je soulève le col, et vlan, voilà le poisson accroché sans encombre...et mon frère parti pour l'école. Sur le chemin, il "ramassait" un ou deux copains qui, bien entendu, ne lui ont rien dit. Et il arrive au Collège où des élèves se mettent à rire à ses dépens...Arrive le Surveillant qui, habitué aux chahuts menés par André, l'appelle et lui dit "Allez voir le Surveillant Général" et dites-lui que vous chahutiez en arrivant dans la classe. André se défend, mais bien obligé, s'en va chez le surveillant général....Celui-ci n'acceptant aucune explication, lui reproche de s'être installé lui-même un poisson pour faire rire les autres ! Coût de l'opération : 3 heures de colle....(il faut dire que mon frère avait la réputation d'être excellent élève, mais excellent chahuteur également...et les colles n'étaient pas rares...)

 

                                         Moi, plus l'heure du déjeuner approchait, plus j'étais inquiète, mais je pensais que ses copains l'auraient prévenu de la présence du poisson. Et à midi, j'attendais sur le pas de la porte....Et j'entends hurler dans la rue "tu vas voir ma vieille" ! oh ! là, là, la vieille en question (13/14 ans), n'était pas fière et elle est partie s'enfermer dans sa chambre en demandant le secours de sa mère ! Il était furieux le frère et sa "colle" ne passait pas....Je n'avais pas pensé que ça irait si loin ! Tout ça pour un poisson ! Mais comme les représailles je les avais eues d'avance, il ne fallait tout de même pas exagérer ! Les punitions jadis étaient-elles bien en rapport avec les petites fautes ? Hum...pas sûr...3 heures de colle, c'était quand même cher payé ....

                                         Autre petite histoire de poisson d'avril : Mon père était alors clerc de Notaire. Il a envoyé le "petit clerc" de son étude (c'est celui qui fait les courses), au Palais de Justice, chercher la "grosse du Jugement Dernier"..(pour les non-initiés, la grosse d'un jugement, c'est la copie intégrale d'un jugement). La personne qui a reçu le coursier, comprenant qu'il s'agissait d'une blague, l'a envoyé chez un avocat, qui l'a renvoyé autre part, chacun se téléphonant entre temps...Le pauvre a fait tout PARIS et est revenu ...mission non accomplie !

                                         Tout ça n'était pas méchant....

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Quand un cheval passait.....

par Geneviève Cotty

publié dans Nostalgie...


                                      Engrais à bon marché....

                                      Ce matin, des photos de chevaux de ferme, m'ont rappelé quelques souvenirs d'enfance... De ma petite enfance, quand il n'y avait pas de voitures automobiles dans les rues et encore moins dans les villages ! Alors que nous habitions en banlieue, beaucoup de livraisons se faisaient en voiture à cheval : marchands de vin avec leurs tonneaux, charbonniers, laitiers, blanchisseurs, épiciers, que sais-je encore...attelaient leurs chevaux pour faire leurs tournées. Les camionnettes n'étaient pas encore dans l'air du temps....Et nous les guettions avec le plus grand intérêt...Non seulement nous avions besoin d'eux pour les livraisons importantes, mais nos parents très souvent nantis d'un jardin potager, nous recommandaient vivement de nous précipiter dans la rue immédiatement après leur passage....armés d'une petite balayette, d'une petite pelle et d'un seau...Un jeu ? que non pas ! Une récolte gratuite et qui s'avérait très utile : il s'agissait de ramasser le crottin laissé en quantité par les chevaux (ils ne sont pas avares), ce crottin devant servir d'engrais pour légumes et fleurs ! Il fallait faire vite, il y avait de la concurrence parmi les "ramasseurs"...Premiers arrivés, premiers servis !

                                       C'était la même chose en Lorraine lorsque nous étions en vacances chez mes grands-parents...Ils n'avaient pas de chevaux, mais un très grand jardin potager ! Alors quand un cheval passait dans la rue, venant des labours ou autres travaux des champs, les "ramasseurs" étaient de service ! Et ça nous amusait !

                                        Et puis, et puis, les commerçants ont commencé à livrer leurs marchandises avec des camions, camionnettes, triporteurs...Ils ne laissaient plus derrière eux que des odeurs d'essence, de la fumée et des bruits de "pétarades"...Quelques années avant la guerre, c'en était fini des chevaux pour les livraisons en banlieue. A PARIS, les laitiers, marchands de vins, livraient encore en voiture attelée de bons gros chevaux....Mais le crottin était moins recherché, les jardins potagers étant plutôt rares !

                                         Cet engrais qui ne coûtait rien était bien utile et il confirme comme je le dis souvent, qu'on ne gâchait rien ! Il n'y avait pas de petites économies ! Et c'était un produit naturel, garanti sans produits chimiques...du producteur au consommateur ! On utilisait tout, sans aucun complexe ! Et en plus, ces chevaux étaient bien sympathiques...Je les revois encore, oreilles couvertes souvent d'un "bonnet" (je n'en connais pas la raison). Et quand ils étaient à l'arrêt pour un petit moment, ils avaient droit à une ration d'avoine contenue dans un sac fait en grosse toile et qu'on leur fixait sur la tête pour qu'ils puissent manger facilement sans risque de faire tomber le moindre grain....Images de jadis, de la vie saine, de notre vie !

                                        C'était il y a quatre-vingts ans ! Tout a bien changé, les progrès sont venus heureusement, mais il n'empêche que je pense à cette époque avec un peu de nostalgie...même si je ne regrette rien...Mais ça faisait partie de ma jeunesse ....



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Du "noir et blanc" à la couleur.......

par Geneviève Cotty

publié dans humeur et humour


                                      Des rêves en noir et blanc...

                                      "Ah, c'est malin, pour une fois que je rêvais en couleur"....Un matin de la fin des années 1960 à peu près, j'ai été apostrophée par mon plus jeune fils avec cette phrase à peine aimable , alors qu'il avait oublié de se réveiller et que je me chargeais de cette opération risquée .... J'avoue que, sur le moment, interloquée et pas très contente du ton employé, je n'avais pas réfléchi à la couleur des rêves ! Mais ensuite...c'est une question que je me suis posée : comment rêve-t-on ? en noir et blanc ou en couleur ? Je n'avais jamais fait attention, mais il me semble bien que je rêvais en "noir et blanc" !

                                       Et voilà que dernièrement, je suis tombée sur une explication, plausible ou non, je ne garantis rien. Il semblerait qu'on ait rêvé "en couleurs" jusqu'en 1900, puis à nouveau à partir de 1960 ! La raison invoquée semble toute simple : 1900 représente le début du cinématographe qui lui était bel et bien en noir et blanc. Au tout début des années 1960, la couleur a été généralisée, tant pour le cinéma que pour la télévision...Donc, si j'ai bien compris, nos rêves ont "suivi le mouvement" et surtout repris l'ancien procédé d'avant 1900 ! Bon, moi je veux bien ! Est-il plus agréable de rêver en couleur qu'en noir et blanc ? Quand je me réveille, je me souviens parfois de mes rêves...mais je n'en connais toujours pas la couleur.

                                       Et pourtant, je me dis que ça serait si bien s'ils étaient tous en couleur....Des rêves roses, bleus, parsemés de rouge, de vert, de jaune, ils seraient gais au moins ! Quand vous rêvez à toutes vos difficultés de tous ordres, si elles se représentaient à vous avec des couleurs pastel...Imaginez le bonheur que vous ressentiriez en vous réveillant, alors que souvent, un rêve vous laisse un arrière-goût amer qui fait qu'on est très content de se réveiller ! Si vous rêvez en couleur que les numéros joués au loto, sont tous sortis....c'est la joie et que le "si c'était vrai" s'inscrit en lettres d'or, pour un petit (tout petit) moment, vous y croyez ! GAGNE écrit en couleur, est tout de même plus  beau que PERDU écrit en noir sur fond blanc....

                                        Je divague....Voilà, comme je suis née au cours de cette période du noir et blanc des rêves, je ne me souviens pas du tout d'avoir rêvé en couleur ! J'ai suivi mon temps pendant toute ma jeunesse, époque pendant laquelle les rêves sont les plus beaux, les plus insolites souvent....Pas de chance, j'ai "raté le coche" ! Et maintenant, je rêve, mais souvent en plein jour, de pays en paix, de gens que je voudrais voir heureux, d'êtres humains qui auraient retrouvé une conscience, bons envers leurs prochains, qui pourraient faire des projets d'avenir......

                                        Tous ces rêves, oh combien je les aimerais en couleur, alors qu'ils sont très souvent un peu sombres pour ne pas dire noirs.... Tout comme pour les photos, les couleurs ont tendance à s'effacer....Le noir et blanc est plus tenace....

                                       

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C'est le temps qui passe.....

par Geneviève Cotty

publié dans Jadis et maintenant


                                      Cette usure du temps...

                                      Je recherchais hier des documents dans ce que j'appelle "mes archives" et qui, avouons-le, n'est pas très bien classé....Je m'y mettrai un jour, il faudra que je m'y mette, je devrai bien m'y mettre...C'est curieux, je n'arrive pas à conjuguer au présent quand il s'agit de faire du classement ! Bon, je suis tombée sur une petite poésie, découpée dans un journal et qui nous avait été envoyée par un de nos fils il y a de nombreuses années. Je la trouve jolie, quoique un peu trop nostalgique...mais si juste . Je la reproduis ici:

                                                                         "L'USURE
                                           
                                                          "Les volets se referment
                                                          "Sur leurs gongs rouillés.
                                                          "Les jambes sont moins fermes
                                                          "Et les esprits embrouillés.

                                                          "Là les portes gémissent
                                                          "Pleines de vieilles douleurs
                                                          "Ici la peau qui se plisse
                                                          "Craque le papier à fleurs.

                                                          "Et râlent les poumons
                                                          "Comme un plancher disjoint
                                                          "Et vacille le lumignon
                                                          "D'une vue qui se restreint.

                                                          "La maison s'en va, s'usant
                                                          "De la cave au cerveau
                                                          "Un fantôme en musant
                                                          "Parcourt tous les niveaux."
                                                                                                                  René GUINY


                                             
Bien sûr, c'est une évidence ! tout s'est usé au fil des jours...Les années passent, mais ce n'est pas triste...On peut encore avoir de beaux jours, de belles joies...Bon, d'accord, les jambes sont moins fermes, la vue moins bonne, la peau vous dessine des petits sillons...je n'insiste pas !  La vieillesse peut être douce et enrichissante et quand on a la chance de conserver une relative bonne santé c'est un grand bonheur. Les "z'âgés" ,comme dit ma petite Anaëlle , ont tant de souvenirs laissés par l'expérience de la vie... Pour moi, il m'est donné de les raconter et ça me rend heureuse....Je me sens rajeunir, même si l'état-civil n'en tient pas compte ! Ce qui compte, "c'est la tête", tout est là. Oui notre corps change , pas toujours en bien à partir d'un certain âge (!), mais il faut "faire avec". On a eu, on n'a plus..."On ne peut pas être et avoir été" dit-on...C'est exact, mais on peut être autrement avec bonheur....et surtout sans regrets.

                                             C'est le temps qui passe....

                                            

                                      
                                      

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La Foire du Trône...avant 1965...

par Geneviève Cotty

publié dans Jadis..


                                      Foire aux pains d'épices....jadis..

                                      La Foire du Trône ouvre ses portes ces jours-ci. Celle qu'on appelait il y a bien longtemps "Foire au pain d'épices" a quitté depuis de nombreuses années déjà la Place de la Nation à PARIS, dans le douzième arrondissement, pour rejoindre la "Pelouse de Reuilly", plus vaste peut-être et surtout plus éloignée des habitations ! Il faut dire que le bruit était au rendez-vous et que tous les riverains se plaignaient un peu !

 

                                      Moi, je me souviens de celle qui se tenait  Place de la Nation, Avenue du Trône en direction du Boulevard de Charonne. C'était immense ! Quand nos enfants étaient petits, ils allaient à l'école par là et ne manquaient pas de surveiller les préparatifs d'installation ... et surtout de nous en parler ! A cette époque, j'allais encore les conduire et les chercher à l'école, alors pas moyen de "tricher"...Quelques années plus tard, c'était différent...notre aîné allant au Lycée Arago situé Place de la Nation, était aux premières loges et...il fallait ouvrir l'oeil ! Cette foire qui dure environ deux mois je crois, commençait par la foire au pain d'épices ! Je me souviens de tous ces stands vendant notamment des petits cochons en pain d'épices sur lesquels vous faisiez inscrire un prénom en sucre de couleur ! Oui, mais voilà....je ne suis déjà pas très attirée par les fêtes foraines, et en plus...ça n'a jamais été gratuit ! J'étais bien obligée de me transformer en "Madame Niet"....très souvent. Et pourtant, tous ces manèges, ces boutiques de tir, ces autos-tamponneuses, et tellement d'autres choses, c'était bien attirant et les yeux brillaient d'envie. Nous avions été obligés de "mettre des barrières" : un Jeudi, promenade à la Foire avec Maman et un Dimanche promenade dans cette même foire, accompagnés du Papa, un peu plus souple peut-être !!! Moi, je prévenais : "je ne veux pas de pleurs" en descendant du manège, sinon retour à la maison vite fait ! En dehors de cette interdiction, chacun avait droit à une petite somme qu'il pouvait utiliser à sa guise : manège, tir, ou autre chose...quand c'était fini, c'était bien fini ! Quand je pense que mes enfants m'aiment quand même ! Et nous habitions si près de la place de la Nation...les flons-flons s'entendaient jusque chez nous.....Ai-je été une mère cruelle ? 

                                         Elle est très ancienne la Foire du Trône, dixième ou onzième siècles !...On y trouve de tout ! de la voyante qui vous dit votre avenir pour quelques francs alors, aux lutteurs plus forts les uns que les autres, en passant par les accrobates en motos qui grimpent le long des parois...Les chenilles, le train fantôme qui vous fait mourir de peur, la femme sans tête, celle qui pèse 250 kilogs......Vous pouvez tout voir .... C'est un déballage énorme, chatoyant, bruyant, musical, poussiéreux, mais tellement vivant ! Vous pouvez vous exercer à la carabine, faire un jeu de massacre et gagner des objets magnifiques que vous ne savez pas où poser quand vous rentrez chez vous ! Mais quels souvenirs qu'une journée passée là-bas...quand on aime les fêtes foraines ! Il y a des rires, il y a des pleurs, des visages barbouillés de trucs collants, de barbe à papa, de glaces aux fruits, au chocolat....J'arrête mon énumération pas exhaustive loin s'en faut ! Ce qu'il faut? c'est y aller....

                                          Pour moi, ça fait partie de mes souvenirs du PARIS de ma jeunesse et de la jeunesse de mes enfants surtout. Alors j'y pense avec tendresse.

                                     

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