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Le résultat sera le même...payez !

par Geneviève Cotty

publié dans humeur et humour


                         Impôts, comme on pense à vous !

                         Vous pensez à nous, nous pensons à vous ! bien obligés ! On ne risque pas d'oublier...et pourtant qu'est-ce qu'on aimerait que vous vous fassiez plus discrets. Les journaux parlent de vous, la télévision parle de vous et vous, vous nous écrivez ! bien sûr, vos lettres ne sont pas de jolies lettres avec des mots agréables à lire, mais juste des "appels" ou des  "rappels". . Mais curieusement, ce sont des lettres auxquelles on doit répondre d'une façon ou d'une autre, en déclarant ou en payant. Pas d'alternative...sinon en cas de silence de notre part, le couperet tombe ! 10% ! c'est le tarif...Je sais, je sais, on dit que "toute lettre mérite une réponse", c'est ce qu'on m'a appris quand j'étais jeune, et je déplore qu'actuellement ce devoir qui faisait partie de la bienséance, soit un peu oublié...enfin, passons !

                          J'ai entendu hier un journaliste de la télévision parler de "retenue à la source"...Je ne sais si c'est un projet, vague ou déjà bien étudié...J'ai écouté distraitement, occupée par ailleurs...mais ça m'a rappelé quelque chose ! Et je me suis revue jeune secrétaire devant notamment "faire les paies" des ouvriers. C'était au tout début des années 1940...C'était un travail de plusieurs jours : calculer le salaire de chacun, vérifier le total des heures normales et des heures supplémentaires, faire les retenues pour la sécurité sociale et les retenues pour les impôts. Cette retenue portait le nom de "Impôt cédulaire".Il y avait des barèmes à appliquer suivant que le salarié était célibataire, marié avec ou sans enfant; lorsqu'il avait des enfants, le taux changeait suivant le nombre d'enfants. Salaire brut, moins tout ça, le salaire qu'il touchait était net et il n'y avait pas à y revenir par la suite ! Je ne me souviens plus de quoi était composé exactement cet impôt cédulaire (impôt sur le revenu, taxe d'habitation et autres... Pas de taxe de télévision alors, et pour cause, elle n'existait pas !) C'était une retenue à la source et au fond, tout se trouvait réglé....On préparait l'argent dans une enveloppe (on ne payait pas par chèque, ni par virement) et on joignait éventuellement dans cette enveloppe le bulletin destiné aux Allocations Familiales...et qui était "ramassé" tous les mois par l'employé qui passait à domicile vous remettre "en bonne espèce de monnaie sonnante et trébuchante" le montant accordé par la Caisse d'allocations Familiales. Et voilà ! Pour l'employée, il ne restait plus qu'à reporter un certain nombre de fois sur différents registres, tous les montants, renseignements etc...et faire les additions à chaque bas de pages en faisant bien attention que les additions se recoupent horizontalement et verticalement ! Gare aux erreurs...il fallait alors pointer et....recommencer ! Quel travail ! et qui revenait en principe tous les quinze jours.... Et pour corser le tout, comme mon employeur avait des chantiers dans différents endroits, j'envoyais les paies des ouvriers qui n'étaient pas sur place, au moyen de "lettres chargées", cachetées à la cire rouge et marquées d'un sceau !

                            Voilà, je voulais parler de la retenue des impôts et j'ai dévié un peu ! Tout ça faisait un tout ! L'impôt cédulaire a été retenu jusqu'à la fin des années 1940 je crois, mais durait depuis bien avant le seconde guerre mondiale, peut-être même avant celle de 1914...Je ne sais pas exactement. Nos dirigeants ont-ils l'intention de faire quelque chose de similaire ? dans le prolongement de la CSG, RDS etc....C'est sûrement plus facile maintenant avec les ordinateurs, calculatrices et tous les progrès techniques...Faisons-leur confiance, quand il s'agit de "retenir", ils ont beaucoup d'idées !

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Au temps de l'innocence ....

par Geneviève Cotty

publié dans Jadis..


                          Les petites filles de jadis....

                          Il faut bien le reconnaître, nous ne "connaissions rien à rien" ! Nous étions tellement protégées (si c'est bien le mot qui convient), que nous étions un peu niaises... Quand je dis que nous ne connaissions rien, je parle bien sûr de la vie, de celle qui attend les jeunes filles et les femmes en particulier ! Combien de filles arrivaient à 16 voire même 18 ans, sans avoir jamais eu une conversation sérieuse avec leur mère ? C'était très courant, les mères, par pudeur et par timidité, n'avaient pas avec leurs filles de conversations sur des sujets "tabous" !Ceci ne se faisait pas, ça leur semblait déplacé ! Les roses, les choux, la cigogne, avaient bon dos et étaient toujours responsables de l'arrivée des bébés....Et ça, encore dans les années trente et quarante ! Bien évidemment, entre filles, on se posait des questions...et comme toujours dans ce cas, on y répondait de travers, souvent en riant sous cape (puisque ça n'était pas permis, c'est que c'était mal)...et de là à imaginer, le pas était vite franchi !

                          Je me souviens d'une conversation "sérieuse" que j'avais eue en vacances avec une petite amie, alors qu'un soir nos parents jouaient aux cartes...Nous avions chacune 9 ou 10 ans et étions installées derrière nos parents, trop occupés pour écouter notre conversation, que je rapporte ici : Micheline, mon amie qui était habituellement pensionnaire et donc plus délurée que moi (!!!) me dit "Est-ce que tu sais comment on a des enfants ?"...Ben non, je n'étais pas curieuse et ne m'étais pas posée la question...un peu retardée alors la grand-mère d'aujourd'hui ! Et mon amie me dit, pas trop fort pour que les parents n'entendent pas :"A la pension, les grandes m'ont raconté..." et elle me transmet le renseignement comme elle l'avait compris...Et elle ajoute "je ne sais pas ce que tu en penses, mais moi, je trouve ça dégoûtant" !!! Je n'en pensais pas grand-chose, ce que j'avais juste retenu, c'est qu'il était dangereux d'embrasser un garçon, car vous pouviez vous retrouver avec des langes à laver !!!

                           Etions-nous bêtes ou innocentes ? Je crois surtout que les parents d'alors étaient fautifs, et que cette façon d'élever les filles notamment, était dangereuse...Combien de jeunes filles se sont retrouvées avec des brassières à tricoter parce que justement, elles étaient trop innocentes...Si je déplore parfois cette trop grande liberté de moeurs qui se pratique actuellement, je suis heureuse que les temps aient changé et que les mères osent parler à leurs filles de ce qui est naturel. Les jeunes ne sont pas si compliqués...il suffit de parler avec franchise et simplement de choses simples...Mais les choses simples semblent souvent très compliquées ! Et on peut, même avec pudeur, avoir des conversations qui auraient paru osées jadis...Il y a toujours des mots pour tout, on n'est pas obligé de parler crûment...Un juste milieu à respecter....

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Encore des souvenirs d'école....

par Geneviève Cotty

publié dans humour

                         
                         C'était le bon temps.....

                        C’était au cours de l’année scolaire 1937/1938. J’allais à l’école Libre à JUVISY et mon frère au Collège St Charles dans la même ville. Ces deux écoles n’avaient pas du tout les mêmes équipements…Mon école était un peu la « parente pauvre » par rapport au Collège doté d’équipements sportifs, de salle des fêtes, d’une magnifique chapelle et surtout d’un Laboratoire de physique-chimie flambant neuf pourvu de tout le matériel nécessaire à l’étude et à la compréhension de ces deux matières ! Le professeur qui régnait sur ce laboratoire était également professeur de maths. Il avait le « bonheur » d’avoir mon frère comme élève, doué pour tout ce qui touchait aux maths et aux sciences, contrairement aux autres membres de la famille !

                        Comme mon école ne possédait pas de labo, nous étions autorisées, nous les filles de l’école libre, à nous servir de celui du collège, bien entendu avec cours de physique et chimie dispensés par le professeur du dit collège. Je ne me souviens plus de son nom, mais je me souviens que nous l’appelions « Hachacha » par suite d‘un tic qu‘il avait en murmurant ces trois syllabes et en se frottant les mains. Ses élèves du collège l’avaient affublé de ce surnom et mon frère m’avait passé le tuyau…Pas très respectueux, mais ça nous amusait ! Le premier jour que ce brave homme m’a vue, il est venu vers moi, tout sourire, et m’a demandé «  Vous êtes la sœur d’André Lavaud? « A ma réponse affirmative, j’ai bien vu qu’il en était heureux ! Avoir deux élèves doués (ça d’était son idée) ,de la même famille, ça le réjouissait ! Le pauvre, il ne savait pas ce qui l’attendait ! Les maths, la physique, la chimie et moi, n’avions rien en commun ! Il a vite déchanté, d’un air désespéré je me souviens…Ce que j’avais en commun avec mon frère par contre, c’était l’amour du chahut …toujours présente pour ça !

                        Enfin, mes camarades et moi étions heureuses d’aller à ces cours qui nous permettaient d’abord de faire une petite promenade (en rangs, bof…), le collège étant à quelques centaines de mètres de notre école, et surtout, d’aller admirer les garçons dont certains étaient assez mignons pour des jeunes filles de 15/16 ans ! Pendant nos cours, eux étaient en récréation et venaient coller leurs visages aux fenêtres, pour nous voir !!! Il n’en fallait pas plus à l’époque pour émoustiller ces demoiselles ! Parfois, petits problèmes en arrivant au Labo, les garçons qui nous avaient précédées, ayant eu l’esprit frondeur… C’est pour cette raison qu’un jour, nous avons décidé de leur donner une leçon. Ils allaient voir ce qu’ils allaient voir ! Sentir surtout ! Nous devions être remplacées justement par la classe de mon frère…celui-là, je lui devais bien ça ! Avant de quitter les lieux, une camarade a ouvert, l'espace d'un instant,un robinet laissant échapper du gaz sulfureux….avez-vous déjà senti ? Horrible !!! Les garçons arrivent alors que nous sortions juste du labo et comme d’habitude poussent des exclamations « ça cent la poudre de riz là-dedans » ! Erreur Messieurs… Ils n’ont pas eu le temps de continuer, l’odeur pestilentielle qui était dans l’air ne ressemblant pas à de la poudre de riz, même de mauvaise qualité !!! Bien fait, ça vous apprendra .! C’était idiot de notre part, et pas très gentil…pauvres petits hommes délicats…Mais qu’est-ce qu’on était contentes ! On s’amusait de peu à l’époque ! Moi, j’avais bien un petit doute pour la suite…je savais que je devrais affronter mon frère de retour à la maison …! Tout se paie en ce bas monde….

                        On ne peut tout de même pas se laisser toujours mener par le sexe dit fort ! Et si les femmes peuvent être « sulfureuses » parfois, elles ne dégagent jamais une telle odeur….Ils en avaient des choses à apprendre à leurs dépens les collégiens d'alors !


                         

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L'école de mon enfance....

par Geneviève Cotty

publié dans Jadis..


                          Souvenirs d'un temps lointain...

                          C'est si loin et il me semble que c'était hier ! Le temps passe si vite. Et pourtant, bien des années se sont écoulées depuis l'époque où, toujours courant, je rejoignais l'école. Non, ne vous méprenez pas, je n'étais pas tellement pressée de la rejoindre, mais j'étais toujours en retard .... malgré les remontrances de mes parents... Ai-je changé à cet égard ? Je ne m'aviserai pas de l'affirmer... Je crois toujours que j'ai le temps de faire un tas de choses avant de partir, question d'évaluation !

                           Donc j'arrivais à l'école où je retrouvais uniquement des camarades filles, on ne "mélangeait" pas les deux sexes à cette époque !Ah mais, on ne sait ce qui peut arriver avec des enfants de 6 à 10 ans surtout ! La cloche sonnait, manoeuvrée par l'institutrice "de service". Je crois que chacune faisait ça à tour de rôle, par semaine. Et vite, on se mettait en rang, en silence s'il vous plaît, et en avant ! en passant devant la maîtresse, petit coup de tête pour la saluer et nous arrivions en classe. Là, se trouvait déjà une élève, de service également, qui était responsable du tableau, l'essuyait, le lavait, le préparait... L'institutrice inscrivait au tableau une phrase de morale...C'était indispensable et ça nous donnait des directives pour nous comporter selon les règles, envers nos parents, nos camarades, nos maîtres, notre pays ! C'était l'éducation d'alors, celle de l'école s'ajoutant à celle donnée par les parents... Et venaient les cours ! En tout premier lieu, récitation des tables de multiplication ... Ceux qui se souviennent du sketch du chansonnier Jacques BODOIN, ont un aperçu exact de cette épreuve ! ça chantonnait dur, l'air était toujours le même, mais le résultat était là ! Il fallait savoir par coeur...Puis séance de calcul mental...ça, j'adorais... Et tous les jours une dictée...non préparée (ça ne se faisait pas). Puis calcul, arithmétique...Entre temps, l'élève "de service" avait ramassé les cahiers du soir, sur lesquels nous faisions nos devoirs à la maison...et on corrigeait ensemble....Et on récitait les leçons (attention, danger quand on n' était pas trop sûre de soi !).

                           Il y avait les récréations pendant lesquelles on se défoulait en courant dans la cour et en criant très fort...il fallait bien rattraper le temps perdu à être sages dans la classe ! L'après-midi, reprise des cours à 13 h 25 (c'était précis). Réservé plutôt à l'histoire, la géographie, les sciences (appelées leçons de choses), la rédaction, la poésie, le chant, le dessin...Les programmes étaient hyper-chargés ! Et en plus pour les filles, leçons de couture obligatoires : apprendre à repriser, à coudre des boutons, à faire d'autres petits travaux de couture dont la broderie et le canevas...(je crois que les garçons avaient atelier...bricolage Messieurs !). Pour la petite histoire, c'est à l'école que j'avais appris à faire des brassières, ce qui m'a bien servi quelques années plus tard ! La couture était réservée au mercredi après-midi et au samedi après-midi tout comme des cours d'enseignement ménager de temps à autre...

                            Repos bien mérité le jeudi, mais avec des devoirs à faire à la maison. Le Samedi, il n'y avait pas d'étude. Tout le monde quittait les lieux à 16h25 ! (et non pas 30 sans doute pour une question de répartition des heures obligatoires à effectuer...le compte devait être bon !)

                            C'était notre vie d'écoliers et écolières. Nous apprenions beaucoup de choses car il fallait penser à tous ceux qui quittaient l'école après le certificat d'études et qui devaient avoir reçu un minimum d'instruction. Et, à bien y réfléchir, étions-nous moins instruits alors ? Nous avions des bases, solides, pratiques... Tout a changé dans l'école comme ailleurs. Les "progrès" sont passés par là !

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Mémoire, quand tu nous tiens !....

par Geneviève Cotty

publié dans Jadis et maintenant


                         Cette alliée qui nous veut du bien...

                         A bien réfléchir, la mémoire peut rendre de grands services ! Quand on est enfant, il est bien appréciable d'avoir de la mémoire, ne serait-ce que pour apprendre à lire, compter...Je suis d'une génération qui lui demandait beaucoup ! Souvenez-vous des tables de multiplication, des départements pour ne citer que ça ! Et les jolies petites poésies qu'on apprenait dans les petites classes...Puis, plus tard, il fallait réviser pour les compositions.. et là, tout ce qui avait été stocké dans  un coin de sa mémoire vous revenait comme par enchantement et vous évitait beaucoup de travail...pour peu qu'on soit un peu paresseux, il n'y a pas à dire, ça aidait !

                          Je sais, peut-être apprenions-nous trop "par coeur" selon certains. Mais apprendre par coeur ne veut pas dire apprendre sans comprendre et les enseignants étaient là pour nous faire analyser ce que nous apprenions. Pour un élève doué moyennement pour l'école, il est sans doute préférable de rabâcher parfois, jusqu'à ce que tout soit bien inscrit dans ces petites cases du cerveau. Et ensuite, on décante ! Je viens de lire le livre de Daniel PENNAC "Chagrin d'Ecole" et j'ai adoré ! D'abord le style qui est loin d'être rébarbatif et au contraire souvent drôle...Ah, ces "mauvais élèves" affublés dès leur plus jeune âge de cette qualification et qui peuvent devenir des as ! Il suffit de savoir comment les prendre...Ce n'est pas toujours très facile et un brin déprimant pour tous...Mais quelle joie lorsqu'enfin ils réussissent...Le "par coeur" n'est plus à la mode je crois...dommage pour certains. Mais comme tous les élèves ne sont pas faits sur le même modèle, il peut encore servir.

                           Apprendre à entretenir sa mémoire...ça se fait beaucoup auprès des personnes âgées, il n'y a qu'à voir le nombre d'Ateliers de mémoire créés par des Associations, par des municipalités...on apprend aux anciens à cultiver leur mémoire et même à la récupérer lorsqu'elle a tendance à s'éclipser un peu. Et si souvent le manque de mémoire n'était qu'un manque d'attention ? On passe facilement à côté des choses qui ne nous intéressent pas ou pas assez...Comme tout le monde, j'oublie des choses que je juge insignifiantes...et pourtant, je crois être dotée d'une bonne mémoire...trop même quelquefois...Il y a des choses qu'il serait préférable d'oublier, la vie serait plus insouciante...Oui, mais...Ce qui est écrit est écrit et ça reste, bien imprimé dans un petit coin et à la première occasion, hop, ça ressort ! Je me repasse le film ! Et c'est ça qui me permet de raconter tous ces souvenirs et de les revivre !
    
                           Mémoire quand tu nous tiens, tu ne nous lâche plus...Tu es la fidèle d'entre les fidèles...

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Quelques jours en famille....

par Geneviève Cotty

publié dans le temps présent


Souvenirs récents...

             Et voilà, cette dernière semaine au milieu de certains des miens, n'a fait que passer ! C'est court une semaine, mais ça peut apporter bien du bonheur ... Et les souvenirs récents remplacent avantageusement tous ces souvenirs très anciens, et me permettront de prolonger cette période....

             

              Le gîte loué par mes enfants tout près de chez moi, était très agréable, fleuri, verdoyant et j'ai bien profité du jardin qui m'a changée un peu de mon 6ème étage en ville ! Repas sous les arbres avec même (et ça, je n'aime pas du tout) une araignée qui s'est laissée benoîtement tomber de l'arbre sur moi ... ce qui a fait bien rire la famille. On connaît mon aversion pour ces bestioles ! Je me demande si elle n'a pas eu aussi peur que moi ... Ceci ne m'a pas empêchée de prendre plaisir à boire le champagne (oui Véro, vous lisez bien : champagne !) J'aime encore plus le champagne que je déteste les araignées...alors, je suis restée sous l'arbre ! Il faut savoir faire des sacrifices dans la vie...


                         Puis repos sous un autre arbre, le jardin étant très grand, il y avait le choix...Et surtout "parlotte" entre femmes dont ma fille, aussi bavarde que moi ! Ma petite-fille n'a pas hérité de ce gros défaut (?) mais est-ce vraiment un défaut...Nous éprouvons le besoin de nous extérioriser et de faire profiter notre entourage de tout ce qui nous passe par la tête, et ça fait beaucoup ! Mon gendre, pas bavard du tout, préfère s'éclipser ...je me demande si on ne le fatigue pas un peu ? il ne dit rien, mais......

                          J'avais un mari pas bavard non plus, un fils aîné très bavard comme sa mère, et mon plus jeune fils, encore moins bavard que son père...J'ai donc pris l'habitude de parler pour tout le monde...c'est ça le dévouement ....

                          Pour en revenir à cette semaine, les deux derniers jours se sont passés chez moi, à Montpellier, puis hier, départ de tout le monde...Aïe, ça fait un vide...mais je reprends ma petite vie calme et je continue à bavarder, mais sur ce blog cette fois...forcément, je n'ai personne pour alimenter la conversation ! je dois tout faire moi-même...Et je regarde toutes les photos installées sur mon ordinateur, photos du Pont du Gard où je n'ai pas voulu me laisser entraîner...je connaissais et je savais que je ne pourrai pas suivre ! Bien m'en a pris, ils sont revenus fourbus, mais si contents ! Je fais le même parcours, mais installée confortablement...bien agréable aussi et moins fatigant !

                           Pour une fois, pas de souvenirs de guerre ! c'est tout de même plus agréable !

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Tout m'est souvenir....10 mai 1940...

par Geneviève Cotty

publié dans ne pas oublier de se souvenir


                          Les vraies épreuves commencent...

                          Ce matin-là, je suis partie travailler à PARIS aux Editions du Cerf, Boulevard de Latour Maubourg...C'était un petit boulot comme un autre, en attendant mieux et surtout la fin de la guerre (qui devait être de courte durée !) et m'aurait permis de reprendre les études...Arrivée à mon travail, une employée annonce qu'elle avait appris que l'armée allemande venait d'envahir la Belgique, La Hollande et le Luxembourg... Stupéfaction ! Personne n'osait y croire, mais la nouvelle a été confirmée dans la journée, et nous avons appris que les gens du Nord et de l'Est de la France, ainsi que des pays envahis, partaient sur les routes pour fuir les allemands ! L'Exode commençait ! 

                          Après la "drôle de guerre", la campagne de France débutait et tous ces réfugiés nous faisaient comprendre que l'heure était grave. L'avance des allemands était rapide et atteignait le moral de tous ! On avait eu tellement confiance en notre force, en la Ligne Maginot et peut-être aussi en nos dirigeants ....Le "Nous vaincrons parce que nous sommes les plus forts"... commençait à nous faire douter. Nous ne savions pas qu'un peu plus d'un mois après ce 10 mai, la bataille de France serait terminée, que nous serions occupés, après avoir rejoint sur les routes le flot des réfugiés, en essayant de sauver famille, meubles, linge....Tout ça pour rien !

                           Et pour tous ceux qui avaient un père, un frère, un fils, mobilisés et se trouvant sur le front du Nord et de l'Est, l'attente commençait...Qu'adviendrait-il d'eux ? L'avenir était très triste, c'était la seule certitude. Chez moi, le gros souci était mon frère, reparti de permission le 1er mai, pour rejoindre son régiment dans l'Est. Mon père était mobilisé à PARIS, dans la DCA et dans l'immédiat nous n'étions pas trop inquiètes ma mère et moi, sur son sort...L'inquiétude n'a pas tardé à se faire sentir aussi, dès la fin mai. Mais mon frère était en plein dans la bataille, au milieu des blindés allemands, sous les attaques aériennes...On ne pouvait que s'imaginer.

                            Nous n'allions pas tarder à comprendre que "l'avant-guerre" était terminée, que toutes les épreuves à venir allaient être presque insupportables. La vie allait changer, oh combien...C'en était fini de notre jeunesse...

                            Oui, "tout m'est souvenir"...Comment faire autrement ? Les horreurs allaient commencer... Il y a eu "l'avant" mai 1940 et il y a eu "l'après" mai 1945 ...Un siècle ! 

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9 mai 2008...9 mai 2009 !

par Geneviève Cotty

publié dans Joies et peines


                          Déjà un an...

                          Le 9 mai 2008, je commençais ce blog, sans savoir très bien où j'allais ! A vrai dire, je ne savais même pas trop ce qu'était un blog.... J'avais envie de parler, de raconter des souvenirs puisque la vie m'a gâtée et m'a fait vivre de longues périodes, dont certaines un peu spéciales ! Petit à petit, mes récits ont été lus et très souvent appréciés. Et surtout, ce blog m'a fait connaître bien des gens devenus au fil des jours non seulement des lecteurs fidèles, mais aussi, j'ose le dire, des amis. Je crois que j'ai été admise dans ce cercle des "blogueurs" et cette fois, c'est moi qui apprécie et vous remercie tous !

                          Il est toujours agréable de se dire que même très âgée, on peut encore donner un peu de joie autour de soi et transmettre un petit morceau de son savoir et de son expérience (sans prétention aucune !). Il se trouve que j'ai vécu, comme toutes les personnes de ma génération, une époque spéciale et "non recommandable" ! On ne nous avait pas demandé notre avis, il nous fallait faire avec...ce que nous avons essayé de faire, chacun avec ses possibilités et son caractère... Mais nous avons survécu, non sans dommages, et nous avons pu regagner cette liberté qui nous avait été enlevée et que nous avons retransmise à nos descendants...

                          Ce blog, je l'ai voulu tout simple, sans prétention, convivial...Je fais partager mes joies, mes peines, mes souvenirs bons ou mauvais. Et, peut-être l'ai-je déjà dit, je ne désire pas qu'il s'y mêle de la politique. Il y a pour ça des politiciens ! Il se trouve que mon article sur le 8 mai 1945, a fait couler plus d'encre que je ne le désirais ! Moi qui suis une amoureuse des mots, je me suis fait reprendre pour un mot...Pas de chance...Ce mot qu'on a clamé en 1945, qui avait réuni tout le monde, m'a renvoyée à mes livres d'histoire....alors que ce mot est gravé dans ma tête, tout comme ceux de : occupation, bombardements, camps de concentration, prisonniers, restrictions, militaires et civils tués....et combien d'autres ! Je les ai tous appris "sur le tas" et non dans les livres d'histoire et d'historiens !

                           Je continuerai donc ce blog, avec toute ma franchise et ma conscience et suivant la voie que je me suis tracée. Et encore une fois, merci à vous tous qui me lisez ! Bon week-end.

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C'était il y a 64 ans......

par Geneviève Cotty

publié dans Joies et peines


                       8 mai 1945...

                       Depuis l'été 1944, débarquement des alliés en Normandie puis Libération , on ne pensait qu'à ça : la fin des hostilités...Nous avions eu un peu peur l'hiver 1944, le sursaut des allemands dans les Ardennes entamant un peu notre confiance, tout au moins dans l'immédiat ! Et non, voilà ce 8 mai qui arrive et l'annonce tant attendue : Armistice ! Ouf ! quel soulagement, ce cauchemar qui durait depuis 1939 prenait enfin le chemin de la paix.

                       Décrire l'ambiance dans la rue ? On ne se connaissait pas, mais on s'embrassait ! Oui, nous étions tous frères ! J'ai déjà décrit tout ça sur un site ami link (catégorie ancien temps - mai 2008) et aussi longtemps que je vivrai, je me souviendrai de ce jour ! Habitant en banlieue, nous avons pris le train le soir pour aller nous imprégner de tout ce qui se passait à PARIS....Inimaginable ! Comme nous étions heureux ! Et pourtant, combien de familles ne sortaient pas indemnes de cette guerre...Des déportés ne reviendraient pas, morts pour ne pas faire partie "des normes" de cet homme sanguinaire, fou dangereux vraisemblablement; des militaires et des civils tués, des disparus...des maisons détruites...Comment en étions-nous arrivés là ? La folie des hommes...

                        Après la Libération de 1944 qui nous avait déjà donné tant d'espoir et tant de joie, l'armistice du 8 mai 1945, s'inscrit en lettres d'or dans nos souvenirs de jeunesse ...oui, mais quelle jeunesse ? Peur, tristesse, deuils entre autres...C'était l'orage, le soleil est revenu en ce jour de mai.

                       Nous nous étions promenées ma mère et moi dans le Jardin des Tuileries. Il ne devait plus y avoir personne dans les appartements, tout le monde était dans la rue ! on criait, on se congratulait, on riait enfin sans contrainte. Dieu, que ça semblait bon...Il y aurait encore quelques difficultés bien sûr, on en était vaguement conscients, mais au moins tout se passerait en complète liberté .. Peut-on s'imaginer un mot aussi beau... Je crois qu'il faut en avoir été privé pour comprendre notre état d'esprit ! mais ça, je ne le souhaite à personne....

                       

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Quelques jours en "pointillé"...

par Geneviève Cotty

publié dans le temps présent


                           Infidélités à l'ordinateur...

                           Oui, je sais, l'ordinateur est devenu pour moi une seconde nature ! Mais, ces jours-ci, je lui fais avec plaisir quelques infidélités... Une partie de ma famille est près de moi et il y a des priorités dans la vie ! la famille en est une...Alors, ordinateur, je te délaisse sans remords...

                           Ma fille et son mari venus des Hautes-Alpes, ma petite-fille venue de la Réunion, tout ce monde vient me voir et me sort. Et comme nous avons enfin du très beau temps, chaud, il faut en profiter... Hier, une grande partie de la journée a été consacrée au GRAU DU ROI, promenade au bord de la mer, repas au restaurant au bord de l'eau, puis direction AIGUES-MORTES... mais là, c'était un peu trop pour moi, d'autant plus que la chaleur étant arrivée d'un seul coup, j'avais du mal à supporter...C'est que je n'ai plus ni 20, ni 30 ans, ni même au-delà de quelques décennies.... Il faut savoir vivre avec son temps et pour moi, le temps des escapades est révolu ! Ravie de ma journée quand même. Un regret cependant : j'avais oublié mon appareil photos...pas l'habitude. Pour aujourd'hui, je l'ai déjà préparé...Sortie prévue vers 11 heures !

                            A bientôt donc, ces quelques jours en pointillé auront malheureusement une fin dimanche...Tout le monde n'est pas en retraite ! je retrouverai mon compagnon habituel et vous tous...Les infidélités seront terminées ! (je lis quand même vos commentaires à tous. Merci.) Et bon week-end !


                          

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