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Sur les routes de France...mai/juin 1940

par Geneviève Cotty

publié dans ne pas oublier de se souvenir


                          "A pieds, à cheval, en voiture"....

                         Après le 10 mai 1940 dont j'ai déjà parlé dernièrement, le paysage français change totalement. C'en était terminé de cette drôlede guerre...La débâcle commence ! débâcle des troupes assaillies de toutes parts, débâcle des civils partis sur les routes pour échapper à l'envahisseur. Tout d'abord, gens du Nord et de l'Est...le reste de la France suivra avec un but, passer la Loire censée empêcher l'ennemi de passer...C'était encore le temps des illusions...On "voulait y croire" mais...Pour arranger le tout, l'Italie avait déclaré la guerre à la France et à l'Angleterre, le 10 Mai...Pas de commentaires !

                          La fin du mois de mai nous amenait chaque jour de mauvaises nouvelles...Entreprises, commerces, bureaux etc...fermaient les uns derrière les autres. Puis les administrations ont commencé à quitter PARIS pour se replier dans le sud de la France. Le moral de tous, civils et soldats, était au plus bas...Les allemands gagnaient du terrain. Début Juin le 13 exactement, mon père, mobilisé à PARIS dans la DCA, passe à JUVISY à la maison, avec une poignée d'hommes de sa compagnie. Il est très pessimiste. Ils ont reçu l'ordre de fuir PARIS, les allemands étant aux portes de la capitale. Il nous donne l'ordre de quitter la maison, ce que ma mère ne voudra pas faire car elle attend des nouvelles de mon frère. Elle me confie à ma tante et marraine, sans nouvelles aussi de mon oncle, mais qui voulait rejoindre mes jeunes cousins près de Fontainebleau où ils se trouvaient depuis le début de la guerre. Nous quittons donc JUVISY le 14 juin pour MORET-sur-LOING, mais à MELUN, plus de train...Il nous faut continuer à pieds ! Sportive, je ne l'étais que moyennement et je me plaignais beaucoup d'avoir mal aux pieds (ces trucs là, c'est peut-être faits pour marcher, mais il y a des limites ). Malgré le bain de pieds de Saltrates promis par ma tante quand nous arriverions, je n'arrivais pas à sourire...et je crois bien que je rouspétais "dur"...Ce n'était qu'un début dans notre périple ! Nous voici enfin à VENEUX après avoir été véhiculées un petit bout de chemin depuis FONTAINEBLEAU...J'étais sans nouvelles de ma mère, de mon père, de mon frère et dans l'impossibilité de communiquer...Le Samedi 15 juin, les allemands étaient à FONTAINEBLEAU. Nous avons passé la journée avec ma tante à rassembler quelques affaires, pensant partir le lendemain, mais comment ? Plus aucun train à l'horizon.

                            La nuit du 15 au 16, de gros bombardements ont eu lieu aux environs et la bataille était là. Nous étions tous réunis dans une grande maison appartenant à la famille de mon oncle et avions ainsi l'impression d'être plus en sécurité. Dans la nuit (ou très tôt le matin) des soldats français sont passés nous dire qu'il fallait partir et ne rien emporter pratiquement. Ils nous ont proposé de nous emmener dans leur camion qui transportait...des munitions ! Au moins, ça roulait ! Le camion complet était très "familial" puisqu'en plus des soldats, il était surtout constitué des oncles, tantes, cousins, cousines de cette grande famille. Nous partions vraiment dans l'inconnu, pensant encore que l'armée française allait arrêter les allemands sur la Loire. C'était un rêve, il n'y avait déjà presque plus d'armée...Le peu qui restait était complètement désorganisée. C'était la débâcle, la vraie...

                              A suivre......

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Les choses du passé.....

par Geneviève Cotty

publié dans Jadis..


                           Notre vie jadis...

                          Les commentaires qui me sont laissés sur ce blog et qui font parfois preuve de beaucoup d'indulgence à mon égard, me font un immense plaisir ! En toute modestie, je suis bien obligée de le reconnaître et je remercie leurs auteurs. Mon but est atteint ou en bonne voie de l'être ! ce que je voulais, c'était faire connaître mon époque qui fait déjà partie d'un autre siècle, ce que j'appelle l'ancien temps... Cet ancien temps qui ne me paraît pas si loin à moi qui l'ai vécu ! Accepte-t-on si facilement de se dire qu'on est un peu vieux ? Tout ce que je raconte, il me semble que ça date d'hier, et pourtant !

                          Toutes ces choses du passé que j'ai connues et qui me semblent si naturelles, je suis bien consciente qu'elles semblent souvent incroyables aux plus jeunes générations...Les avions, les voitures qui n'existaient pas ou si peu, les appareils ménagers, la radio, le téléphone (peu de personnes le possédaient) et surtout les téléphones mobiles ou sans fil, la télévision....tout ceci n'était pas connu et si c'était connu pour certains, ce n'était pas utilisable par le commun des mortels ! Plus tard, sont arrivés les ordinateurs qui font déjà la joie des jeunes enfants avant même qu'ils sachent lire correctement !

                           Après la guerre, les progrès de tous ordres sont arrivés à grands pas, et c'est ça qu'il faut que les jeunes générations sachent. Il faut qu'elles apprennent qu'on se procurait le lait (c'est un exemple) autrement que dans des emballages en carton ! qu'il provenait de la vache...Qu'on allait à l'école à pieds, en sabots dans certains villages, en emmenant son déjeuner...que les classes étaient chauffées avec des poêles qu'il fallait allumer tous les matins...qu'on avait des engelures aux mains l'hiver...que les maîtres et maîtresses étaient aimés, admirés, respectés ! Ils vous apprenaient tant de chose ! Que la morale et l'éducation qui semblent des mots désuets et barbares à notre époque, faisaient partie du vocabulaire de tous les jours...Et qu'en rentrant à la maison, une bonne soupe attendait de réunir tout le monde autour de la table familiale et surtout conviviale... Cette vie pénible parfois, nous rendait heureux puisque nous ne connaissions pas autre chose....

                            Le rôle des personnes de mon âge ne serait-il pas de faire connaître tout ça ? mais sans regrets pour ce qui n'est plus, la vie moderne a du bon et j'en profite avec plaisir ! Ma génération a connu une époque très troublée que nous ne reverrons jamais j'espère...Mais notre devoir, à nous "les anciens" c'est d'en parler pour que justement elle ne se renouvelle pas. Bien sûr, les historiens en parlent...mais raconter ce qu'on a vu et ce qu'on a vécu me semble très utile. C'est du vrai, ressenti, sans fioritures...Un compte-rendu en un mot ! Et c'est un devoir qui nous incombe...Je suis persuadée que non seulement ça peut intéresser les adultes, mais aussi des jeunes...

                             Et voilà pourquoi j'écris tant, pour vous faire partager toutes ces choses du passé, sans ordre, au fur et à mesure qu'elles me reviennent à l'esprit. Mais je reste attachée au présent et un peu à l'avenir (ça, c'est le point d'interrogation pour moi !), ce qui explique d'autres sujets que je "jette" sur ce blog, et qui sont parfois des billets d'humeur !

                             

                           

                         

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Des vélos pas comme les autres...

par Geneviève Cotty

publié dans il était une fois...


                          Une sortie pour rire en famille...

                          Lorsque j'étais jeune, je me souviens d'une sortie que nous faisions parfois lorsque mes parents invitaient de la famille ou des amis. Nous allions d'abord faire un tour à la forêt de Sénart, agréable forêt de l'Essonne (alors la Seine-et-Oise). Là, nous pouvions marcher et cueillir des fleurs...Il y en avait tellement : jonquilles, fleurs dont je ne me souviens pas du nom mais qui ressemblaient à des clochettes violettes, bruyères, etc...Tout dépendait des saisons évidemment, mais nous ne revenions jamais bredouilles ! Et les enfants pouvaient courir dans les allées de cette forêt que nous trouvions si jolie.

                           Et, pour distraire nos invités, mes parents prenaient le chemin de BRUNOY, petite ville située près de la forêt et en allant jusqu'au lieudit "La Pyramide", nous avions droit à pénétrer dans un parc d'attractions, était-ce bien le nom alors ? Ce n'était pas immense, mais l'amusement était assuré. Cela s'appelait "chez GERVAISE"...Ce qu'on y trouvait ? des vélos, mais des vélos d'un genre spécial, tous plus farfelus les uns que les autres et qui, à défaut de vous permettre de gagner des compétitions , amusaient tout le monde, y compris celui ou celle qui en avait loué un ! Aucun de ces vélos n'était normal : du guidon à la selle, et surtout aux roues, tout était extravagant ! Les roues, parlons-en ! En principe, leur centre était placé partout, sauf au centre ! L'effet était garanti...Il y avait aussi des vélos genre draisiennes, d'autres avec un très grand cadre et des toutes petites roues...Et on essayait de rouler sur une piste, s'attirant l'hilarité des spectateurs assis autour de cette piste et qui dégustaient grenadines, limonades, bières, cidres ou toute autre boisson rafraîchissante ! C'était un vrai moment de détente ! Il y avait bien quelques chutes, mais dans la bonne humeur... Nous passions un bon moment .... Il me semble bien entendu qu'il fallait payer  l'entrée, et les consommations, mais à cette époque, mes parents s'occupant de l'intendance, ça ne m'intéressait pas beaucoup !

                             Je crois me souvenir qu'après la guerre, lorsque nos enfants étaient jeunes, nous y sommes retournés, cette sortie ayant été offerte par mon père...Ce n'était pas le genre prévu dans nos dépenses et à cette époque, j'étais ministre des finances de notre petite communauté ! Je comptais encore une fois sur mes parents !

                             Ce parc d'attractions n'avait rien de commun avec les immenses parcs d'attractions qui existent maintenant, mais il nous rendait heureux. C'était familial, convivial et tellement amusant....Je ne pense pas qu'il existe encore actuellement... Amuserait-il encore ? Ce n'est pas certain. Les jeunes ont besoin de "sports plus extrêmes" et quand il y a profusion...on devient plus difficile ! Mais GERVAISE et ses vélos comiques a amusé plusieurs générations... Depuis quand cela existait-il ? Début du vingtième siècle vraisemblablement...moi je l'ai connu vers 1930, lorsque mon père a acheté une voiture, seul moyen pour nous de nous y rendre ! ça faisait partie de nos réjouissances occasionnelles qui nous laissaient de bons souvenirs ! La preuve, pour avoir vu hier soir un acrobate sur un vélo bizarre dans une émission de télévision, je me suis souvenue de cette sortie de jadis, "quand  nous avions été sages" ...

                              Dimanche en famille jadis...L'ambiance n'était pas la même que de nos jours...mais elle avait un certain charme.

                         

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Du respect de l'autorité....à la crainte !

par Geneviève Cotty

publié dans humeur et nostalgie..


                         Toujours notre école jadis !

 

                         S'il y a un sujet dont on parle beaucoup ces derniers temps, c'est bien du comportement des élèves dans les écoles, face à l'autorité...Non seulement les professeurs ne sont plus craints, mais très souvent ils sont agressés par des élèves encore très jeunes parfois. Agressés verbalement ? ah non, pas seulement, mais bien avec des armes, couteaux ou autres...Quelle tristesse ! comment a-t-on pu en arriver là ? Il n'y aurait donc plus aucune autorité à l'école, plus de respect envers les enseignants ? Ce respect "de l'autre, du supérieur" qui permet de vivre une scolarité qui devrait être sereine...Un professeur a été poignardée par un élève de 13 ans, parce qu'elle l'avait puni pour un devoir non fait ! Et l'élève se retrouve en prison (pour jeune délinquant soit, mais prison quand même). L'enseignante a failli mourir et l'élève a sa vie gâchée...

                           Un petit retour en arrière, me ramène à ma jeunesse et à ces enseignants qu'on nous apprenait à respecter, à aimer, à craindre à l'occasion. Je me souviens d'institutrices, professeurs dont certains étaient sévères, mais qui nous transmettaient tant de choses que nous les admirions malgré tout. Nous n'étions pas toujours d'accord avec leurs sentences, nul n'est parfait ! Nous les craignions tout en nous moquant d'eux quand ils avaient le dos tourné ! ils n'étaient pas dupes et quand un regard noir se dirigeait vers eux, ils n'avaient pas peur...Un regard ne tue pas ou ne vous expédie pas à l'hôpital...Et les parents ne venaient pas "réclamer" justice pour leur progéniture comme on le voit faire de temps en temps ! Lorsque j'étais au cours moyen (il y a de nombreuses années !) la directrice de l'école, petite bonne femme dynamique, nous faisait rentrer sous nos pupitres quand elle arrivait dans la classe ! C'était une "vieille demoiselle" qui portait perruque, et les élèves le savaient...difficile de faire autrement, ça se voyait ! Quelle autorité elle avait, et quand elle ouvrait la porte de la salle, perruque en bataille (la raie de la perruque était alors dans le mauvais sens !) nous n'avions plus tellement envie de nous moquer d'elle ! C'est qu'elle était très mécontente et que les remontrances et punitions pour certaines allaient suivre...Brrr...mais aucun couteau ne sortait d'un cartable...Nous la respections et nous l'aimions même, acceptant les punitions je ne dirais pas avec joie, il ne faut rien exagérer...Mais c'était un fait acquis...

                            Il nous arrivait d'être expédiés par les enseignants, instituteurs, institutrices, surveillants, chez directeur, directrice, surveillant général, proviseur...Nous y arrivions tout penauds, tremblants de peur...colle ou punition étant souvent au rendez-vous...Mais à aucun moment nous n'avions l'envie de tuer ! Etions-nous meilleurs que les élèves de maintenant ? Je ne pense pas, simplement, nous étions éduqués...On nous apprenait respect et considération pour nos supérieurs, de même qu'à la maison on respectait ses parents. Est-ce toujours le cas ? Donner une punition à un élève, ce n'est pas porter atteinte à sa dignité que je sache ! Comme on disait jadis "c'est pour son bien" ! pour qu'il devienne quelqu'un...C'est ça le plus important.

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Un mot pour un autre....

par Geneviève Cotty

publié dans billet d'humeur...


                         Tout peut arriver....

                         Il suffit au lecteur ou au téléspectateur de rectifier de lui-même ! Un accident ferroviaire a eu lieu sur la ligne PARIS-BORDEAUX....des trains de frêt se sont télescopés et évidemment, la pagaille qui en est résultée a semble-t-il été impressionnante. On veut bien le croire. De nombreux voyageurs en ce week-end de fête se sont retrouvés en panne dans des gares, avec impossibilité de se rendre au lieu prévu...La SNCF a pris des mesures et a conseillé à tous ceux qui le pouvaient de reporter leur voyage. Ce n'est pas toujours réalisable, surtout si vous vous rendez à une cérémonie familiale (communion, baptême, mariage...ou même plus tristement enterrement). 

                         J'ai entendu à la télévision, un journaliste dépêché sur les lieux pour faire son reportage, dire que la SNCF recommandait de "reporter son trajet", dans la mesure du possible ... Ah bon... Comment peut-on "reporter un trajet", sinon en le modifiant ? Aller à BORDEAUX en passant par STRASBOURG ou LILLE ? Ce n'est pas tout à fait le chemin...Le reporter simplement pour le remettre à plus tard ? c'est reporter le voyage, le chemin pour s'y rendre restant le même ! Je chipote encore et là je me rends compte que j'exagère...On peut faire une erreur, employer un mot pour un autre, ça arrive. Là, en l'occurrence, tout le monde aura compris que c'était un lapsus...Mais tout de même...devant tant de monde !

                          Les mots ont un sens. Il y a quelques mois, pour avoir employé le mot "infirmer" au lieu de "confirmer", pour une décision de justice, un homme dangereux s'est retrouvé...libre !

                          J'ai assisté il y a quelques jours à une Assemblée générale de copropriétaires, au cours de laquelle différents votes devaient avoir lieu pour approuver ou non des décisions. Pour certaines, il fallait l'unanimité....et pour bien faire comprendre il a été insisté sur le fait qu'il fallait au moins "une unanimité relative" ??? C'est quoi unanimité relative ? Il y a l'unanimité ou pas... J'ai posé la question... bof...ce serait l'unanimité à deux ou trois voix près !!!  après parait-il on voit ce qu'on peut faire ! ce n'est plus l'unanimité, il me semble qu'après, ce sont des petits arrangements entre amis !!!

                           Tout ceci pour dire que les mots ayant un sens bien précis et une valeur, je me demande pourquoi on n'essaie pas de se servir du mot qu'il faut ! Sans réfléchir souvent, sans que ça soit par ignorance, mais bon, par une sorte de "décontraction" qui devient de plus en plus à la mode, la langue "fourche" sans qu'on s'en inquiète le moins du monde ... C'est passé dans l'usage courant... Un mot en vaut un autre ....Comme pour les trains, "attention, un mot peut en cacher un autre".....

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Pauvres femmes...pas seulement jadis !

par Geneviève Cotty

publié dans humour


                          Bonne journée !....

                         Peut-être ce jour de repos pour tous ceux qui travaillent, m'a-t-il fait penser à la période pendant laquelle j'étais en activité...Comme toutes les femmes, je les appréciais ces jours de congé...Enfin, il y aurait moins de cavalcade le matin, pour essayer d'être à l'heure au travail, mais auparavant d'attrapper le bon train...condition impérative pour arriver à l'ouverture des bureaux ou de l'usine.... Ah oui, les matins, quels souvenirs ! Vite, préparer le petit-déjeuner, vite passer à la salle de bains, vite faire lever les enfants, vite les préparer (quand ils voulaient bien suivre notre vitesse...), à vitesse grand V, les conduire à l'école (là, j'étais dans les privilégiées, ma mère venant les garder à la maison, mais toutes les mamans n'avaient pas ma chance !) . En résumé, il fallait faire vite ! Quand nous habitions en banlieue, mon mari partait trop tôt le matin pour pouvoir me donner le petit coup de main qui m'aurait bien rendu service !). Et voilà, moi qui n'avais jamais été une "rapide" dans ma jeunesse, je rejoignais le troupeau des femmes pressées que l'on voit courir tous les matins ! Et c'est ainsi que.....

                          Un matin, arrivant dans le souterrain de la gare de JUVISY, un éclair a subitement traversé mon esprit et j'ai pensé avec horreur que "je ne m'étais maquillé qu'un seul oeil !" J'en étais absolument certaine, je ne me voyais pas du tout occupée à embellir mon regard (!)...En transe j'étais ! je sors bien vite une petite glace de mon sac et je constate qu'en effet, un seul oeil avait eu droit à un traitement de faveur ! Le résultat était plutôt curieux et je ne pouvais pas monter dans le train comme ça ! Il ne me restait qu'une solution puisque je n'avais pas le temps (encore lui) de terminer mon oeuvre ...enlever le maquillage orphelin, en humectant un mouchoir avec "le baume de mon coeur" et en frottant cils et sourcils...Il était temps, le train arrivait...Ouf ! enfin assise ? bien sûr que non, le train avait déjà ramassé pas mal de gens sur son parcours....Debout, comme d'habitude ! Quelle journée qui démarrait mal ! heureusement que les secrétaires travaillent assises une grande partie de la journée ! C'est fou ce que le travail peut parfois vous reposer !

                           Ce n'est qu'une petite anecdote qui peut arriver à toutes les femmes obligées de faire face à tant de choses ! Agîtées ? que non pas...elles croulent sous les tâches avant même d'avoir commencé leur journée de femmes libérées professionnellement ! Et je crois que de ce côté, rien n'a beaucoup changé. Bien sûr, certains pères mettent la main à la pâte et participent à la vie familiale...parce que c'est ça aussi la vie familiale ! Il y a du très bon, il y a du beaucoup moins bon...Mais c'est un plaisir quand même,

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Petite histoire de guerre...pour sourire !

par Geneviève Cotty

publié dans humour


                         Au printemps 1940....


                        Pendant la drôle de guerre, mon père était mobilisé à PARIS, dans la DCA. Il se trouvait sur "les toits de PARIS", notamment sur le toit des Invalides et de la Caserne de Latour-Maubourg . Équipée de mitrailleuses, son unité était chargée de surveiller si des avions ennemis venaient, avec les plus mauvaises intentions du monde, voler au-dessus de la capitale... Moi, je travaillais Avenue de Latour Maubourg, donc tout près de son lieu d'observation. Dans le ciel de PARIS, se trouvaient des ballons de surveillance, genre  ballons dirigeables, qu'on appelait familièrement des saucisses ! Leur forme leur avait attiré cette appellation, qui datait peut-être de la guerre de 1914 d'ailleurs ?

                         Un jour d'alerte, nous entendons subitement crépiter les mitrailleuses et je dis à mes collègues que mon père et ses hommes étaient entrés en action, qu'il devait y avoir des avions qui survolaient PARIS...en temps de guerre et pendant une alerte, ça ne semble pas anormal. Les tirs n'ont pas duré longtemps...et le soir, en sortant du travail, je suis allée aux renseignements en allant rendre une petite visite à mon père...Je pensais recueillir des informations sur le ou les avions abattus, informations que je pourrais raconter "de source sûre" à mes camarades de travail ! On a sa petite fierté et ça pouvait me donner de l'importance.... Je trouve mon père tout penaud, un peu furieux, et qui me raconte .... Les observateurs avaient fait une erreur et pensant tirer sur des avions, ils avaient mitraillé...une saucisse d'observation, et l'avait descendue ! Donc, aucune croix de guerre à l'horizon, ni aucune citation à l'ordre de l'armée pour ces soldats, mais plutôt...des blâmes ! Et pour eux, dont plusieurs anciens de la guerre de 1914, la honte du siècle !

                           L'erreur est humaine bien sûr, mais, par manque total de charité, nous avons bien ri aux dépens de ces pauvres soldats... Alors que la France était en grand danger, abattre une saucisse n'entrait certainement pas dans les priorités de l'armée, la même armée qui, peu de temps après...s'en allait sur les routes, vers le sud ... Ceci expliquant peut-être cela, allez savoir.... Prendre des vessies pour des lanternes, prendre une saucisse pour un avion, la différence n'est pas bien grande ....

                           Cette histoire que mon père racontait souvent et qu'il n'avait pas oubliée, avait eu au moins un avantage : nous faire rire un peu ! Tout s'annonçait déjà si noir pour les semaines à suivre....

                           

                        

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Intelligence...où étais-tu ? Apprendre et comprendre...

par Geneviève Cotty

publié dans billet d'humeur...

                         Ben voyons !.....

                         Je n'étais pas fière, il y a quelques jours, en lisant un article sur un blog, article extrait d'un livre ou simple opinion de l'auteur ? je n'en sais rien ! Comme on dit , j'en ai pris un coup ! J'ai appris que l'enseignement jadis, était fait de telle façon que les élèves apprenaient par coeur, sans que l'intelligence intervienne ! Et moi qui pensais que peut-être je n'étais pas trop sotte... Je suis désolée pour moi et aussi pour vous, mes différents professeurs qui aviez essayé de faire de moi à défaut d'un être exceptionnel, au moins une tête pensante ! Même pas ! J'aurais donc appris par coeur ce que je sais, sans rien comprendre, sans avoir fait travailler mes méninges, en un mot sans me donner de mal ... Le tout était de retenir, la mémoire faisant le reste...

                          Ceci me rappelle une histoire que racontait le regretté BOURVIL, qui disait que pour briller en société, il suffisait de connaître quelques mots savants (dont on n'avait pas besoin de connaître la signification) et de les placer au cours d'une conversation....sembler être érudit, sans l'être ... Ben voyons ! ça arrive, c'est exact...Mais il faut "tomber pile"...C'est très risqué et on peut énoncer des âneries énormes et sans doute graves de conséquences à l'occasion ! ça, ça arrive souvent ....

                          Il ne faudrait peut-être pas généraliser...Personnellement, j'ai besoin de comprendre, c'est vital chez moi. Et j'ai eu des institutrices d'abord, des professeurs ensuite qui se sont dévoués pour nous faire comprendre et pour "que nous n'apprenions pas comme des machines" (on dirait comme des robots maintenant). Savoir des choses par coeur et ne pas savoir les appliquer, de tout temps ça a existé et j'ai le regret de constater que ça existe encore, même avec l'enseignement moderne. Il ne suffit pas qu'une tête soit bien pleine, encore faut-il qu'elle comprenne à quoi peut bien servir ce qu'elle a emmagasiné ! Apprendre et comprendre, deux mots qu'on ne peut dissocier. Je chipote, je sais...chipoter, ergoter, bien des similitudes dans ces deux mots que j'emploie à bon escient ! Faire une analyse, faire la synthèse d'un texte, ça ne peut être fait que si on a compris et pour ça, le "par coeur" n'est pas utile, c'est l'intelligence qui intervient...Et ça date de quelques nombreuses années déjà, la nuit des temps peut-être ! 

                           Tout le monde aura compris que cette phrase sur l'absence d'intelligence
m'a quelque peu fâchée, pour ma génération et pour tous les savants, tous les enseignants, les écrivains, etc...tous ceux qui ont contribué aux progrès qui ont fait le monde actuel. Des générations et des générations ont oeuvré avec intelligence...Merci à elles !

                          

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Une époque à part et...une mode à part !

par Geneviève Cotty

publié dans il était une fois...


                         Sous l'occupation...."zazou, zazou"...

                         Si l'époque était "à part", la mode suivait aussi ! quelquefois aussi un peu le ridicule...mais on ne s'en rendait pas compte ! Ce fut l'époque des "zazous" avec leur mode bien particulière : cheveux trop longs pour l'époque, vestes à carreaux très longues aussi ! Et qui semblaient tellement décontractés, ce qui fâchait terriblement l'occupant...et certains mouvements dits français, pro-allemands et qui étaient "pour l'ordre" prôné alors....Certains de ces "zazous" , le petit doigt levé en chantant "zazou, zazou", se sont fait arrêter par les allemands et il y a eu des fusillés malheureusement. Cette jeunesse résistait avec ses armes, comme les françaises résistaient avec les leurs, la mode qui fâchait aussi les occupants !

                         Comment faisions-nous pour être "à la mode" alors que nous n'avions pas de tissu, pas de chaussures dignes de ce nom ? Avec tout ce qui pouvait être utilisé et que nous possédions d'avant-guerre ! On transformait, on "rafistolait" des vieux trucs, on mélangeait les couleurs, on mettait des bandes de tissu dans le bas des manteaux...plus on avait de l'imagination, mieux c'était ! Et hop ! la mode était lancée...Chaussures à semelles de bois...et tac, et tac...pas moyen d'arriver en catimini ! Turban sur la tête, ça c'était important ! ils pouvaient être faits avec des anciennes écharpes en laine (pour l'hiver, ça tenait chaud), on les arrangeait coquettement; les modistes en faisaient aussi, mais quand on les faisait soi-même, ça ne coûtait rien ! Et la française n'est jamais à court d'idées quand il s'agit d'être belle ! La mode des socquettes avait aussi été lancée...on les tricotait soi-même et elles tenaient chaud aux pieds...avec les chaussures à semelles de bois, c'était....bof....à la mode disons ! Et les épaules un peu larges ! on rembourrait avec ce qui tombait sous la main....même des vieilles chaussettes (j'ai vu faire ça par des cousines) ! L'essentiel était d'avoir des épaules larges ! Nous étions "bourrées" d'idées, et le résultat était digne du mal que nous nous donnions ! Et ça nous amusait tellement d'agacer l'occupant !

                           Une autre mode, dans un autre genre : les cours de danse ! Comme les bals étaient interdits, les cours de danse se sont développés...Je me souviens que celui où j'allais se trouvait dans le 9ème arrondissement de PARIS...Il y en avait du monde..Et, ni vu ni connu, on organisait des petites soirées, sous le couvert d'apprendre....Toujours la débrouillardise !

                           "Zazou, zazou", swing... littérature anglaise ou américaine (quelle vogue alors !) En un mot, tout ce qui était interdit était...permis !

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Au temps de l'innocence...suite....

par Geneviève Cotty

publié dans humour


                     Juste pour rire....

                     Petite histoire que racontait mon père, qui adorait raconter ! Ce n'est pas une histoire sérieuse, mais elle pourrait s'appliquer à l'article que j'ai écrit il y a deux jours et auquel vous avez bien voulu ajouter des commentaires...

                     
                     C'était au début du 20ème siècle...La petite Marie, jeune fille élevée très sérieusement par des parents aimants et qui ne voulaient que son bien, s'apprête à épouser un brave jeune homme Paul, très bien élevé aussi et avec des principes stricts. Le mariage est pour aujourd'hui...Le matin, le père de Marie s'approche de la maman et timidement lui demande :"Avez-vous averti Marie de ce qui l'attend, des obligations qu'elle aura envers celui qui va être son mari dans quelques heures...Elle est si innocente..." La maman, très timidement, répond qu'elle n'a pas osé, que ce n'est pas facile et qu'elle ne sait comment lui expliquer tout ça...Père et mère sont bien ennuyés et le père trouve la solution : "puisque l'Abbé (ami de la famille, qui a vu naître Marie) est présent, demandons-lui d'expliquer lui-même à Marie. Il trouvera les mots appropriés...Il la connaît si bien"...Ce qui fut fait, l'abbé se chargeant avec dévouement de donner toutes les explications qu'il jugera utiles, demande un entretien à Marie, peu avant qu'elle n'aille rejoindre son jeune mari dans la chambre nuptiale....
                     Le lendemain matin, Marie se lève et arrive près de ses parents, triste comme un jour sans pain...On sent que rien ne va...le jeune mari n'est pas encore prêt. Alors, la Maman s'approche de sa fille et lui demande "Tu ne vas pas bien ? " "Si, répond Marie, de plus en plus triste et au bord des larmes"...Désarroi des parents...Autre question :"Ton mari n'a pas été gentil avec toi ?...L'Abbé t'avait parlé hier, tu étais bien au courant ? " Ah oui, répond Marie, mais je n'avais pas très bien compris..." - La mère "comment ça ?" - Marie :"Monsieur l'Abbé m'a dit que, que...mon mari me ferait des choses et qu'en bonne chrétienne, je devais accepter, que c'était dans le but d'avoir des enfants et uniquement dans ce but.." Et alors répond la mère...ton mari n'a pas été tendre " Marie :"Si bien sûr, mais moi je veux bien des enfants, mais sept le même jour, ça fait trop !"

                      Je vous le disais, ce n'est pas une histoire sérieuse...c'est pour de rire comme disent les enfants....Mais ça prouve qu'il y avait tout de même bien des innocentes et qu'au nom de la morale, les filles étaient un peu sottes ! Et que les grands-mères actuelles deviennent un peu dévergondées !!!

                    

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