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Quand la France s'appelait......la France !

par Geneviève Cotty

publié dans ne pas oublier de se souvenir


                                      Il y eut la Gaule, il y eut la France....

                                      Jadis, il y a très longtemps, nous apprenions qu'à l'origine notre pays s'appelait la Gaule et ses habitants des Gaulois...Est-ce encore d'actualité ? je n'en sais rien. Nous apprenions donc cette partie de l'histoire de notre pays, sa façon de vivre, ses guerres (déjà !), le nom de ses chefs illustres, enfin tout ce qu'il nous fallait savoir pour suivre les progrès de ce pays qui est le nôtre et qu'on nous apprenait à aimer.

                                       Et puis, au fil du temps, des guerres (encore !), nous en sommes arrivés à la France, ses habitants s'appelant les Français.  Nous avons donc appris cette partie de l'histoire de notre pays, sa façon de vivre,  le nom de ses chefs illustres, sa géographie etc...enfin tout ce qu'il nous fallait savoir pour suivre pas à pas les progrès de ce pays qui est le nôtre et qu'on nous faisait aimer. De la Gaule à la grande guerre de 1914/1918, c'était immuable, c'était au programme des écoles....On aimait ou on n'aimait pas l'histoire...J'avoue que pour ma part, ce n'était pas la matière que je préférais ! (j'ai honte). Mais mon père était un passionné et...j'en ai beaucoup entendu parler ! Bon, c'est du passé ! Mais surtout, j'ai appris à aimer cette France où je suis née. Mon père l'a défendue en 1914 lorsqu'elle était en danger, mon frère a donné sa vie pour elle en 1940 comme bien d'autres .... Pourquoi ? parce que ce pays est le nôtre, que nous y tenons, que nous voulons le voir vivre et si possible, en être fier. 

                                       La "Doulce France"....que nous aimons critiquer...mais que nous ne voulons pas que les autres critiquent ! Oui, notre pays est beau et il y fait bon vivre, même si parfois il y a des gros nuages dans son ciel et des mécontentements dans l'air... Mais c'est notre pays...Nous aimons bien nos enfants même lorsqu'ils sont turbulents !

                                       Il est joli ce nom de "FRANCE"... Alors, cette question que je me pose et que je pose à tous : pourquoi la débaptiser et l'appeler "l'hexagone" ? Va-t-on apprendre aux enfants, à l'école, son histoire dans un livre de géométrie ? Oui, elle a une forme géométrique et alors ...elle a tout de même un nom ! C'est vrai que je chipote, mais de grâce Messieurs les journalistes , même si c'est la mode, soyez rétrogrades !  Il n'est pas rare (il est même très fréquent) qu'à la télévision vous nous parliez de l'hexagone et même des "quatre coins de l'hexagone" ce qui semble un peu curieux non ? Je n'ai pas trop aimé les maths...mais ces quatre coins me choquent ! J'ai quand même quelques souvenirs de la géométrie (que j'aimais elle)....et je me dis que je devrais retourner en cours !

                                        Et puis surtout, je disais plus haut que mon frère avait donné sa vie pour la France, et la semaine dernière, de soldats français sont morts en Afghanistan....Beaucoup d'autres hommes et femmes au cours des guerres, dans la résistance , ont aussi donné leur vie....pour la France. Pensez-vous Messieurs les journalistes qu'ils l'auraient donnée pour...une figure géométrique ? ? ? 

                                         Je suis bien certaine que personne n'emploie ce terme par mépris ! oh que non...mais, ça "fait bien", c'est "dans le vent". Mais ne dit-on pas "qu'il faut appeler un chat...un chat" ?


                         

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Réminiscences......

par Geneviève Cotty


                                      Actualités pleines de réminiscences -

                                       Les actualités ne sont pas brillantes ces derniers jours... Afghanistan, Géorgie, Russie ce qui m'oblige à me souvenir....souvenirs un peu confus parfois parce que très anciens. C'était "l'entre-deux guerres", alors que des pays étaient menacés, des régions réclamées par cet Hitler...J'étais encore bien jeune, mais je me souviens que le climat était alors un peu lourd. On se demandait jusqu'où irait Hitler...On y croyait, on n'y croyait pas ! Le doute pesant était bien présent et ce, pendant des années. Mais à partir de début 1939, ce doute n'était plus permis...On connaît la suite.

                                       Une fois de plus, au mois d'août, même sans se l'avouer, il nous faut bien reconnaîtreque ça ne va plus très bien en Europe notamment, c'est-à-dire à notre porte. Je n'ai pas un tempérament pessimiste, mais là, je suis un peu inquiète ..."chat échaudé...." . La diplomatie est en marche. En 1938/1939 aussi ! 

                                       Ne pourrions-nous vivre normalement ? Nous avons déjà bien assez de soucis avec nos petites difficultés journalières. Si seulement les peuples pouvaient s'entendre ! est-ce si difficile ?

                                       Mon humeur n'est pas au beau fixe aujourd'hui ! Je vais donc espérer en des jours meilleurs et ne pas encombrer cette page d'idées noires. Mais cela m'a tout de même un petit air de "déjà vu" et si lointain soit-il, je préférerais que ce petit air en reste là.

                                        L'espoir fait vivre, alors vivons ! mais en paix surtout.

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"Pour le meilleur et pour le pire"...

par Geneviève Cotty


                                      26 août 1946 -


                                      Cette fois-ci, ma vie de "jeune" était bien terminée, elle qui avait à peine commencé ! La jeunesse est insouciante dit-on ? Oui, mais quelle jeunesse ? Celle qu'on nous avait faite ? Pas extra celle-là, alors, il fallait aller de l'avant, ce que nous avons fait en ce 26 août 1946, sous une pluie battante ! Maire et Curé nous ont unis "pour le meilleur et pour le pire".  Mon mari était revenu quelques mois plus tôt d'un "voyage organisé en Allemagne" qu'il avait fait sans son consentement ! Il n'avait pas voulu signer mais personne n'avait pris en compte son mouvement d'humeur ! En route pour Neukuren en Prusse Orientale....voyage payé ! de quoi se plaint-on ? Au printemps de 1945, son camp a été libéré par les Russes et ils ont été emmenés en Russie à pieds....Pas terrible comme promenade, surtout quand vous êtes mal chaussé (mon mari ayant voulu faire sécher ses chaussures au-dessus d'un brasero, une des chaussures était tombée dans le feu ! il a continué la route avec ce qu'il a pu trouver : une chaussure haute et une chaussure basse !) Donc, là aussi, si le voyage était gratuit, les conditions de transport laissaient à désirer ! Il en parlait très souvent, ça l'avait terriblement marqué ! Les soldats russes les ont un peu (beaucoup) dépouillés...ça se faisait à cette époque . Plus de montres, plus de porte-monnaie, plus de canifs...mais bien sûr, c'était pour qu'ils puissent mieux marcher; c'est bien connu, moins on est chargé, mieux on marche ! Admettons !

                                       Donc prendre femme ne lui a pas semblé au-dessus de ses forces, avec ce qu'il venait d'endurer depuis 1943. Il y a des degrés dans la douleur et puisqu'il s'engageait à ce que ça soit pour le meilleur et pour le pire, il ne fallait pas chipoter ! Pour moi, les années qui venaient de s'écouler n'étaient pas les meilleures de ma vie. Alors, en route pour cette grande aventure ! Pourquoi pas ?

                                        Ah bien sûr, les débuts n'ont pas été faciles, faciles...On ne trouvait rien ou presque. Notre vie était une véritable chasse aux trésors dans laquelle nous étions aidés par la famille compatissante ! Un jour on trouvait une assiette, un jour deux casseroles...Pas de choix, pas de marques à comparer. On prenait ce qu'on trouvait et...à condition que les prix n'en soient pas trop exagérés ! C'est sans doute ce qui explique la tristesse de mon époux lorsque, très peu de temps après notre union, j'ai cassé en trois jours un plat et une carafe ! il m'a dit d'un air si triste "si tu continues comme ça, il ne nous restera bientôt plus rien" ! Pessimiste avec ça...J'ai quand même essayé de faire attention...On ne sait jamais, tout peut se casser...même une union récente...

                                        Les débuts des jeunes couples en ces périodes de guerre et d'immédiat après-guerre étaient quand même un peu risqués. Mais nous n'y pensions pas, nous la vivions enfin cette jeunesse insouciante ! Nos parents s'en faisaient sûrement plus que nous... 

                                        Et voilà, le plus courageusement du monde nous avons eu trois enfants et "le meilleur et le pire"ont duré ensemble 58 ans. C'est pas si mal non ? Et aujourd'hui je me souviens de ce jour de pluie, alors qu'un beau soleil éclaire mon appartement ! Les jours, les années se suivent....et ne se ressemblent pas !

                                       

                                      

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Les jours qui suivirent....

par Geneviève Cotty

                                     
                                      Liesse populaire...et règlements de comptes -


                                      Nous étions tous si heureux de voir enfin ce jour tant attendu, le départ des Allemands et notre liberté recouvrée... Pourquoi faut-il que cette joie ait été un peu ternie par des exactions venant la plupart du temps de
personnes qui s'étaient fort bien adaptées à la situation depuis quatre ans ? Les Résistants ont fait de la résistance avec courage et détermination, pour le bien de tous...Mais il y a eu les résistants de dernière heure, ceux qui ont attendu de voir "comment ça tournait", pour crier et agir plus fort que tout le monde ! Malheureusement, oui il y en a eu et le brassard des FFI  a quelquefois bien rendu service...pour en dédouaner certains. Quand la lâcheté est doublée de bêtise, cela peut tourner très vite à la catastrophe...(lien : www.dandylan.over-blog.com )

                                       N'était-il pas suffisant que certains allemands, en reculant, aient cru devoir encore tuer des innocents, des civils. ? Des villages entiers ont été incendiés et les habitants abattus comme des animaux...Triste époque..."oublier de se souvenir" est-ce possible ?

                                        Mais en France, les vexations, les exécutions sommaires sans procès de citoyens dont  certains étaient bien inoffensifs, n'étaient pas obligatoires ! Cela, je l'ai vu. Ah ! ces règlements de comptes personnels.... C'était très triste et tellement inutile. OUI, il fallait arrêter les collaborateurs, les dénonciateurs (et il y en avait) et leur faire un procès... OUI  il fallait venger  (alors même que la vengeance n'est pas réparatrice) mais légalement, ceux qui avaient été déportés sur dénonciation ou fusillés par l'occupant, OUI il fallait punir...,mais ne pas se montrer plus sauvages que ceux dont on avait été si heureux de se débarrasser. Heureusement, cette période n'a pas duré longtemps et la justice a repris son cours, en toute légalité. Le téléfilm vu à la télévision il y a peu de temps et concernant Sacha Guitry, est très représentatif de cette époque et ne "romance" pas cette affaire qui est une parmi tant d'autres.

                                        Quand je repense à cette période, j'ai un peu honte...J'aime être fière de mon pays et là, j'avoue que pour moi, c'est la tristesse qui a dominé pendant ces quelques jours de folie. Heureusement que la résistance, la vraie était quand même plus importante que cette "simili-résistance" de dernière heure! Celle-là, j'en suis fière !


                                        

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En ce mois d'août 1944....

par Geneviève Cotty


                                      Et si c'était terminé ?


                                      Ce 24août 1944 n'allait pas être un jour comme un autre...mais le matin, nous ne le savions pas, quoique....Il aurait fallu être très naîf pour penser qu'un changement ne se préparait pas ! J'habitais en banlieue et on entendait bien dire que les alliés n'étaient pas très loin, que les parisiens se battaient contre l'occupant...Mais "ce qu'on entend dire"  et qu'on espère n'est pas toujours exact ! Les rumeurs vont et viennent...Ce qui est certain c'est que les allemands semblaient fort agités et étaient de moins en moins compréhensifs...L'avaient-ils même jamais été depuis ces quatre années d'occupation ? la réponse est non ! Nous étions de plus en plus inquiétés par des contrôles, des perquisitions au commissariat de police où je travaillais...La vie n'était pas "un long fleuve tranquille" !

                                       Alors, comment décrire notre joie lorsque nous avons vu dans le ciel ces petits flocons blancs qui descendaient ? Nous ne pouvions d'abord pas y croire, on attendait ça depuis si longtemps ! Des parachutistes annonciateurs de ce qui allait se passer...notre libération ! Enfin ! Et puis ce furent les blindés des alliés, la fuite des allemands...tout allait si vite ! Les alliés sont entrés dans Athis/Juvisy, puis se sont repliés dans la soirée pour des raisons techniques sans doute....Mais les allemands sont rentrés à nouveau...tout ça a occasionné une certaine confusion et malheureusement des morts dans la population les allemands tirant sur tout ce qui bougeait, même dans les jardins....

                                       J'étais inquiète pour ma mère qui était à la maison...Je suis vite revenue et...ne l'ai pas trouvée! Elle aussi s'inquiétait pour moi et avait voulu venir à ma rencontre ! C'était plus que risqué... Mais nous ne pensions pas si loin, ni l'une ni l'autre ! Nous avons enfin pu nous rencontrer et lorsque nous avons été de retour chez nous, nous avons constaté qu'il y avait eu un "mini-combat" dans notre jardin et nous avons trouvé, fichées dans le mur de la salle à manger, deux balles de mitraillette ! Nous avons eu très peur à retardement ! 

                                        Quelle belle soirée....Avec des voisins et des collègues, je me souviens que nous avons fêté cette libération...Pas de champagne, nous n'en avions pas...mais du vin blanc ! Moi qui ne buvais que de l'eau...Le réveil le lendemain a été un peu douloureux...aïe la tête ! Mais ce n'est pas tous les jours la Libération et si "Paris vaut bien une Messe", la "liberté vaut bien une petite migraine" !

                                        Tout n'était pas terminé malheureusement, mais un grand pas avait été fait grâce au courage des soldats, des résistants, de tous ceux célèbres ou non, qui étaient épris de Liberté. Merci à tous.

                                       

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Mourir pour la Patrie....

par Geneviève Cotty


                                      Cour des Invalides, ce matin -

                                      Cérémonie poignante ce matin dans la Cour des Invalides pour les obsèques des militaires français tués dans une embuscade en Afghanistan...J'ai regardé le reportage à la Télévision et cela m'a ramenée tant d'années en arrière, lorsque les cendres de mon frère André ont été rapatriées à Juvisy...Il avait été tué dans l'Oise en juin 1940 et mes parents, ma mère surtout, voulaient qu'il "revienne chez lui" . Il était âgé d'à peine 19 ans lorsqu'il a été tué, engagé volontaire dès le début de la guerre en 1939. 

                                       Ce matin, lorsque j'ai vu ces cercueils recouverts d'un drap tricolore, mes pensées sont allées vers mes parents et vers les parents de tous ces jeunes fauchés si vite parce que, eux aussi, avaient un idéal, tout comme mon frère. Mon frère défendait son pays, eux défendaient nos libertés. Tous jusqu'à donner leur vie...et pour l'Honneur. Quel grand mot....Minute de silence, sonnerie "Aux Morts", allocution...tout se déroulait de la même manière que pour André. Et je pense que toutes les personnes qui étaient présentes aujourd'hui aux Invalides, avaient la gorge serrée tout comme l'ont eue serrée tous ceux qui avaient assisté au "Retour" de mon frère en 1949...Je me souviens de la famille d'abord et de tous ses amis, de ses anciens professeurs, des scouts...Tout le monde était présent pour lui rendre hommage. Il avait laissé un grand vide, il était si jeune et si gai ! 

                                         Et ma pensée va vers les enfants de ces militaires, dont certains ne se souviendront pas de ce papa qu'ils auront à peine connu.... Quelle tristesse ! 

                                          On parle souvent des "jeunes" qui font pas mal de bêtises...Mais il ne faut pas oublier tous ceux qui ont encore un idéal à notre époque, que cet idéal se nomme Patrie, ou conscience professionnelle ou autre, et il y en a beaucoup. Non, tout n'est pas mauvais en ces temps difficiles que nous vivons, nous en avons la preuve...
                                     

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Bientôt la rentrée des classes.....petites réflexions...

par Geneviève Cotty


                                      Tout le monde en piste !

                                      Encore quelques jours et bien des petits coeurs vont battre d'émotion ! Quand je dis des petits coeurs, je pense aux petits écoliers, ceux qui vont pour la première fois à l'école, ceux qui ont déjà une expérience d'une année...Mais il faut penser aussi aux coeurs des mamans qui sont parfois bien serrés aussi ! Ce n'est pas rien "d'abandonner" son petit qui devient grand...Une page se tourne et je me souviens que cette opération avait été très délicate pour moi ! Le premier jour, j'ai pleuré avec mon fils aîné et...je l'ai ramené à la maison !!! Réaction idiote qui m'a attiré les foudres de l'institutrice, à juste titre j'en conviens. C'est du passé. Je n'ai jamais recommencé pour mes deux autres enfants et pourtant...si ma fille adorait l'école et ce, dès le premier jour, son jeune frère était comme l'aîné et pleurait à vous fendre le coeur...Dur, dur le métier de maman !

                                       Petite consolation : tout le monde aura un cartable neuf, des habits neufs ! Tout le monde ? pas sûr ! Ce n'est pas facile à notre époque de vouloir que ses enfants soient comme tout le monde, ne se sentent pas "en-dessous" des autres. Les enfants ne comprennent pas toujours les problèmes d'argent de leurs parents...et pourtant la différence entre les enfants ne tient très souvent qu'à la différence de revenus des parents...Ce qui est certain, c'est que chacun aime ses enfants et se "décarcasse" pour le prouver...Mais quand les euros ne suivent pas ça crée des soucis !

                                      Mais le 2 septembre au matin, c'est certain qu'il y aura des rires parmi ceux qui seront heureux de se retrouver après les vacances....et des pleurs parmi ceux qui se seraient bien passés de l'école. On ne peut contenter tout le monde. L'apprentissage de la vie ne commence pas toujours dans la joie et la bonne humeur !

                                      Il y aura ceux qui changent de classe et qui se demandent qui ils auront comme maître ou maîtresse...Gentil ? pas gentil ? Jeune ? Moins jeune ? que de questions et d'incertitudes ! Les plus grands aussi changeront de classe pour la plupart et commenceront à penser aux examens qui pointent déjà leur nez...Tout arrive tellement vite... Pour le premier jour, ils se raconteront leurs vacances et vite au travail ...Cours élémentaire, cours moyen, collège, lycée....Le parcours est déjà bien tracé. Pour la suite, on verra...

                                       Il n'y a que le premier pas qui coûte dit-on ...oui, mais celui-là, il est de taille ! Bon courage à tous et...aux parents.

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Chapeaux, mesdames !..........

par Geneviève Cotty


                                       Mode et...obligation !

                                        Le costume pour les hommes (j'en ai déjà parlé)...le chapeau pour les jeunes filles et les femmes ! On ne pouvait y échapper surtout avant la guerre...Non seulement la mode le voulait ainsi, mais c'était une question d'éducation : on ne sortait pas "en cheveux" !... ça ne se faisait pas ! Quand on commençait à ressembler à une petite jeune fille, on avait droit à un chapeau, surtout pour sortir le dimanche ! Chapeau de paille l'été, chapeau en feutre l'hiver, béret ou petit bonnet pour aller en classe...Il y avait le choix.  Le chapeau d'hiver se portait à partir du mois d'octobre et celui d'été à partir des Rameaux ou au plus tard de Pâques...qu'il pleuve, qu'il vente, qu'il neige ! C'était ainsi !

                                        Chez moi surtout, mon père était intransigeant et ne badinait pas avec la discipline ! donc chapeau obligatoire. Je me souviens qu'en 1939, alors que j'avais commencé des études à Paris, j'avais tricoté au crochet une petite calotte et que...dès que j'avais quitté la maison, je la pliais et la mettais dans mon classeur...Pas vue, pas prise...Mon père avait bien émis l'idée que ça ne ressemblait pas trop à un chapeau, mais bon...l'honneur était sauf !

                                        Ces chapeaux, nous pouvions les acheter dans des magasins ou les faire faire chez une modiste...Il y en avait des simples, des très travaillés, tarabiscotés, emplumés etc...Toutes les fantaisies étaient permises ! Allez faire mettre ça maintenant aux jeunes filles et même ...à leurs mères ! Quand je suis devenue adulte, j'avoue que j'ai bien aimé cet accessoire ! Puisqu'il en fallait un, autant qu'il vous plaise non ? Pendant la guerre, j'avais réussi à m'en faire faire un que je trouvais magnifique... Il avait une petite plume sur le côté qui me donnait un genre "chasseresse". Malheureusement, je ne l'ai pas gardé longtemps et pour cause...Ma mère et moi avions pris le train pour aller à Paris (nous habitions la banlieue) et maman s'était assise face à moi. ..et pendant les vingt minutes que durait le voyage, elle a eu  d'une part les yeux fixés sur mon chapeau et, d'autre part des petits soubresauts de rires qu'elle avait bien du mal à réprimer ! j'étais furieuse et dès le lendemain j'ai revendu cette oeuvre d'art à une amie, pour "trois francs six sous". Je ne l'avais pas acheté pour assurer le divertissement des gens, même de ma mère que j'aimais beaucoup ! Je me suis contentée par la suite des turbans qui étaient la grande mode entre 1940 et 1945 et qu'on pouvait faire soi-même, sans grandes difficultés !

                                          Après la guerre, on a commencé à moins porter de chapeaux, mais tout de même c'était encore l'usage pour les sorties, les cérémonies...J'avais une amie qui me disait que j'avais "une tête à chapeaux" (?) et quand elle n'avait pas le moral car elle venait de perdre son mari dans le tremblement de terre d'Agadir, elle m'emmenait aux Magasins Réunis Place de la République à PARIS et pour la distraire, j'essayais des chapeaux ! Je n'achetais rien bien sûr, mais nous avions passé un bon moment, pas trop ruineux...

                                           Mon dernier chapeau m'a laissé un goût amer...c'était en 1965, pour la communion solennelle de mon plus jeune fils. J'avais un "amour de petit bibi" que j'avais fait faire l'année d'avant pour la communion de sa soeur. La veille de la cérémonie, mon fils me dit :"Maman, est-ce que tu mets pour ma communion le chapeau que tu avais pour la communion de ma soeur ? " Et il ajoute très sérieusement :"parce que si tu le mets, moi je ne vais pas à ma communion" ! Il ne se rendait pas compte, on avait vraiment besoin de lui ce jour-là ! Alors, j'ai abdiqué...j'ai promis de ne pas mettre le chapeau qui n'est plus jamais ressorti de son carton ! C'en était terminé de ma période "chapeaux". Bof...ça n'a pas été la catastrophe du siècle, bien au contraire ... J'allais enfin être à la mode, sans chapeau !

                                           Plus de chapeaux, plus de modistes.....La page est tournée.

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Avant la guerre...la mode...

par Geneviève Cotty

                                      Pas si pratique que ça !

                                      Parce que je viens d'apercevoir une image dans un film à la télévision, me voilà repartie dans mes souvenirs très lointains ! Souvenir de la tenue que mon père endossait pour aller travailler ! il m'en faut peu et c'est reparti ! Sa tenue n'avait rien de spécial, c'était celle des hommes de l'époque travaillant dans des bureaux...ou ayant des professions libérales.

                                       Costume trois pièces obligatoire, dont le gilet et ses goussets dans lesquels on trouvait notamment, attachée à une magnifique chaîne en or ou éventuellement en argent, la montre dite "de gousset". Je ne sais si les montres-bracelets existaient déjà, mais elles n'étaient pas courantes...Ces goussets, ils contenaient aussi parfois une petite boite de cachous, ou autres pastilles de Vichy, ce qui nous ravissait mon frère et moi, car lorsque nous avions été très sages, nous avions le droit de chercher nous-mêmes en récompense, l'un de ces bonbons ! A un bout de la chaine de montre, il pouvait y avoir aussi, caché dans un des goussets, un petit médaillon contenant une photo ou autre petite relique...De vrais trésors en un mot !

                                         La chemise blanche était de rigueur, avec un col et des manchettes amidonnés, amovibles. Je me souviens que ma mère les confiait toutes les semaines à une blanchisserie qui se chargeait du nettoyage, amidonnage et repassage des cols et poignets, ma mère se chargeant des chemises...On faisait l'échange, cols et poignets propres contre cols et poignets sales ! Quel travail ! Et il fallait attacher le tout à l'aide d'une sorte de petits boutons indépendants (oh combien ! mon père courrait toujours après !). Tout ça n'était pas très pratique et je sais que ma mère a apprécié lorsque les chemises ont eu des cols et poignets fixes (à amidonner quand même). Ah oui, je revois tout ça....Et  ne pas oublier la cravate indispensable et garnie d'une épingle-bijou de plus ou moins de valeur..Il y en avait des très belles.  Et pour couronner le tout, il ne fallait pas sortir sans chapeau ! Ce chapeau qui était un chapeau melon dans ma petite enfance, est devenu par la suite, dans les années 1930 un chapeau mou ! Donc, tenue des plus pratiques pour aller au travail...qui laisseraient rêveurs bien des hommes de notre époque, toujours de plus en plus pressés ! Mais c'était la mode et surtout, une tenue dite correcte était exigée...Instituteurs, professeurs, médecins et autres professions portaient "cet uniforme".... Seuls les ouvriers avaient des tenues plus pratiques et qui variaient suivant les corporations...certains éléments y étant ajoutés, comme des poches pour glisser les outils, les mètres, les tenailles...  Et pas de chapeaux, mais des casquettes.
  
                                          Les métiers de l'alimentation étaient reconnaissables aussi, mais là, pas beaucoup de changements dans la forme!  Bouchers, charcutiers, boulangers, cuisiniers, sont toujours reconnaissables..

                                          Heureusement que les femmes bien que suivant la mode, avaient des tenues plus adaptées. Et il n'était pas rare de voir les employées de bureaux comme on disait alors, porter une blouse par-dessus leur robe à leur travail. Elles avaient tout de même un peu moins chaud que les hommes l'été. Les pauvres ! Plaignons-les (un peu, mais pas trop !) ; en compensation, ils ne faisaient pas de travaux ménagers !

                                          Maintenant Messieurs, votre mode est beaucoup plus décontractée, heureusement ! C'est fou ce que le progrès dans tous les domaines vous facilite la vie ! Mais parfois, on ne sait pas très bien si vous êtes médecin, avocat, commerçant, professeur ou beaucoup plus modestement employé... L'essentiel, c'est que vous soyez "bien dans vos baskets", et pour ça...les baskets, ça marche ! Et vos enfants ne peuvent plus fouiller dans vos poches pour voir s'il y a une petite gâterie pour eux ! La vie est ainsi faite : il y a toujours un petit inconvénient quelque part !

                                          
                                           

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"Sans le Paysan, aurais-tu du pain...."

par Geneviève Cotty

                                    Cette poésie de Jean AICARD -

                                     En début d'année, j'ai eu l'occasion d'écrire pour un site ami un article sur les métiers d'hier et les métiers d'aujourd'hui. Je commençais alors un paragraphe en citant deux vers d'une poésie apprise à l'école jadis et en regrettant que ma mémoire me fasse défaut pour la suite ! (site:www. dandylan.over-blog.com). Quelle ne fut pas ma surprise il y a quelques jours de constater qu'un internaute venait de faire un commentaire sur cet article et me proposait de mettre cette poésie sur son blog ! J'ai bien évidemment accepté et c'est avec beaucoup d'émotion que j'ai relu tout ce poème dont tous les vers me revenaient à l'esprit au fur et à mesure que je lisais ! Je récitais en même temps !

                                     Et je me revoyais dans cette classe élémentaire, avec mon institutrice....Et "j'entendais" les commentaires d'alors sur les métiers....On nous apprenait  à respecter tous les métiers, du plus humble au plus rentable et au plus honorifique ! Non seulement nous apprenions les mots, mais nous les "discutions", dirigés que nous étions par nos enseignants. Cette poésie se termine par:
                                     "Aimez les métiers, le mien et les vôtres !
                                     "On voit bien des sots, pas un sot métier;
                                     "Et toute la terre est comme un chantier
                                     "Où chaque métier sert à tous les autres,
                                     "Et tout travailleur sert le monde entier"      C'était signé : Jean AICARD.

                                     Cela me donne à réfléchir...et si, maintenant les mentalités avaient changé ? Je crois bien que oui. Les métiers dits manuels n'ont plus la cote...On croit parfois "déchoir" en acceptant un travail dévalorisant comme on dit....Dévalorisant, pourquoi ? Tout travail peut être fait avec intelligence et courage, surtout quand on le fait pour le bien-être des siens...Pourquoi a-t-on tant dévalorisé le travail dit manuel ? Si nous avons tous besoin de "têtes chercheuses", nous avons également tous besoin d'ouvriers...Chaque corporation a besoin d'une autre corporation pour l'aider . Le boulanger a besoin du boucher, le fromager a besoin du paysan, le plombier a besoin de l'électricien. Et le médecin...il a besoin de tout ce monde là ! Nous avons tous besoin les uns des autres.

                                      Certains métiers sont très durs, d'autres moins. Mais tous ont leur utilité. Non, il n'y a pas de sot métier, il n'y a que des sottes gens. Cette poésie est ancienne mais....si elle était d'actualité ?En revalorisant les métiers, peut-y aurait-il moins de chômeurs ?

                                                                          

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