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Tiens...voilà le facteur !

publié dans Jadis..



                                      Ce facteur tant attendu jadis...

                                      Petit commentaire d'une lectrice (ou lecteur) fidèle ce matin, sur les bonnes vieilles lettres qui ont été remplacées presque toujours par des coups de fil.... Eh ! oui, les temps ont changé et ce commentaire m'a ramenée bien des années en arrière, lorsque j'étais jeune.... Ah ! ce courrier, on l'attendait avec impatience ! on guettait le facteur, plusieurs fois par jour à l'époque...pour nous, à PARIS ou en région parisienne, c'était trois fois ...Non, vous ne rêvez pas : matin, midi et vers 16 heures....Ce facteur dévoué vous apportait les nouvelles de la famille...Moins de publicité que de nos jours, moins de factures peut-être... Non, grâce à lui, on savait si les vieux parents restés au loin, si les enfants partis en colonie de vacances, si le jeune appelé sous les drapeaux pour le service militaire, si....si tout ce monde là allait bien . Il n'y avait pas d'autres moyens et en plus, en règle générale, on aimait écrire et raconter...Et dans les familles, on se repassait la bonne lettre reçue de l'un à l'autre, afin que tout le monde en profite et soit tenu au courant.

 

                                        Chez nous, les lettres familiales que nous attendions nous venaient de mes grands-parents en Lorraine...Ma mère les espérait et se dépêchait d'y répondre, sachant que ses parents comptaient les jours pour recevoir la réponse. C'était loin la Lorraine à cette époque et mes grands-parents ne voyaient pas souvent leurs petits-enfants. Alors, quand ils recevaient une lettre, ils la lisait une première fois, puis une seconde, puis....sûrement d'autres fois ! Ah ! oui, le facteur était attendu et il le savait, il venait par tous les temps ! C'était le fidèle des fidèles ! Il s'inquiétait lorsqu'il n'y avait rien au courrier, il n'aimait pas décevoir !

 

                                         Recevoir une bonne et grande lettre c'était un plaisir. En envoyer aussi était un vrai plaisir....Avions-nous plus de temps ? Et je me souviens qu'à l'école, on nous apprenait l'art de la correspondance en guise de rédaction.... Toute une époque....

                                        Puis il y eut la guerre et les lettres qui circulaient avec ou sans autorisation lorsqu'elles nous arrivaient de la zone dite libre...Puis les correspondances inter-zones.... Mais surtout, les correspondances entre les prisonniers  et déportés du travail et leurs familles...Elles reflétaient, reçues ou envoyées, le moral de l'expéditeur et son impatience devant cette situation qui s'éternisait..... Et le pire, il y eut les lettres qu'on espérait mais qu'on ne recevait pas....Pas de traces d'un correspondant éventuel....Qu'était-il devenu ? Jusqu'au jour où malheureusement on apprenait qu'il n'y avait plus rien à espérer.... Ces lettres absentes qui n'étaient qu'un rêve....Chez nous, nous avons attendu deux ans et ma mère espérait encore...Notre brave facteur que nous avions depuis des années, n'osait plus sonner chez nous....C'en était fini d'attendre fébrilement une bonne nouvelle...

                                          Et dans les années soixante, le téléphone a été installé un peu partout....Les correspondances sont devenues plus commerciales....Si, il y avait encore les lettres des militaires....Petit à petit, téléphone, téléphone mobile, mails, ont remplacé ce "bonheur des mots qu'on écrit". Il faut aller vite....


 

                                       

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"Le bonheur, c'est simple comme un coup de fil..."

par Geneviève Cotty

publié dans le temps présent


                                      Ou comme la réception d'un mail......

                                       Il faut bien être moderne et vivre avec son temps ! De plus en plus, les mails remplacent les bons vieux coups de fil....A condition bien sûr de posséder cet objet unique entre tous, l'ordinateur, d'avoir un abonnement à Internet et que le tout fonctionne parfaitement ! Là, ça "grippe" un peu parfois ! J'ai dû subir ça hier une bonne partie de la journée et comme je ne suis pas particulièrement patiente et aussi, avouons-le, pas très experte, j'étais "à crans" ! Après avoir cliqué à droite ou à gauche sans succès, j'ai pensé que je n'avais plus que deux solutions : passer l'objet de mon énervement par la fenêtre ou aller préparer mon dîner et "attendre et voir"....La première solution un peu coûteuse m'a dirigée sur la deuxième.....Un petit remords m'a fait revenir à l'ordinateur avant de me mettre à table, et là, surprise....ça remarchaît ....Je n'ai rien compris et n'ai surtout pas cherché à comprendre car une autre surprise m'attendait : un message d'un de mes petits-fils (le plus jeune, encore étudiant), m'adressant via internet une cinquantaine de photos du baptême de mon arrière-petit-fils, auquel je n'avais pu assister.....

                                        En l'espace de quelques secondes, j'ai oublié tous mes petits tracas de la journée....Parce qu'un jeune d'une vingtaine d'années avait pris la peine de penser à moi et avait décidé de me faire plaisir ! Il y a quelques années, une publicité de France Télécom (?), disait "le bonheur, c'est simple comme un coup de fil...". C'est tellement vrai...j'y ajoute les mails....Quand vous recevez l'un ou l'autre, c'est comme si vous aviez reçu une visite et c'est si important quand la solitude vous accompagne une bonne partie du temps...Ce sont des liens qui sont forts et vous délivrent de cette solitude quelquefois si pénible à supporter....Après ce baptême auquel je n'ai pu assister, j'ai eu des photos (déjà une première fournée !), des comptes-rendus détaillés des uns et des autres...J'ai l'impression d'avoir été présente à cette fête familiale ! Envolée ma solitude ! J'étais bien au milieu de tous, et c'est ça qui fait chaud au coeur....Combien de grands-parents n'ont que très rarement des nouvelles de leurs petits-enfants devenus adultes ? Et pourtant, un petit coup de fil, un petit mail...quel bonheur ! 

                                         J'avais oublié qu'Internet n'était pas mon copain hier...Je lui ai pardonné....On ne peut garder de la rancune après une grande joie ....Et ce matin, après une bonne nuit passée par l'ordinateur, Internet et moi, tout fonctionne .... C'est magique non ?....

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"Quand vous serez bien vieille...."

par Geneviève Cotty

publié dans il était une fois...


                                      Sans s'apercevoir du temps qui passe....

                                      On arrive à la vieillesse sans s'apercevoir du temps qui passe ! Petit à petit, on grignote des années, les enfants grandissent, on est en retraite, on est grands-parents et même plus ! La vie s'est écoulée avec des hauts et des bas (tout ne peut être parfait)....Et vous voilà  "bien vieille" ! Vous n'êtes pas assise au coin du feu, vous ne filez plus...les progrès sont passés par là ! C'est la vie....Et c'est l'époque de tous les souvenirs qui se bousculent : souvenirs d'enfance, d'adolescence et autres....tous vous reviennent et vous rendent heureux  ou nostalgiques ! On a l'impression de vivre une nouvelle vie, de "cueillir à nouveau les roses de la vie". On se refait son petit cinéma !

                                       Et voilà pourquoi on donne parfois l'impression de radoter un peu (mais si, mais si...). On peut vivre avec ses souvenirs, sans vivre "que de souvenirs". Et surtout, vivre sans regrets ou presque ! Admirer ce qui est beau, ce qui est bien, ce qui est moderne et que, tout à fait entre nous, nous aurions aimé avoir quand nous étions jeunes, il faut bien l'avouer ! Ce qui compte, c'est d'être en paix avec sa conscience, d'être bien parmi les siens et d'admettre qu'on ne peut pas "avoir été" et "être encore" ! Avoir vingt ans à quatre-vingts ans et plus, qui a la recette ? Personne ! Mais s'intéresser à l'époque présente, à ce qui se passe autour de nous, et pourquoi pas s'investir ? C'est possible.... C'est ce qui explicite ces petits billets d'humeur que j'écris parfois.

                                       Peu de chose...c'était vraiment peu de chose ce qui m'a amenée aujourd'hui à ces réflexions! Rien que la poésie de RONSARD qui m'est revenue à l'esprit et que je trouve si belle....Pourquoi le cacher, j'aime la poésie !

                                       

                                      

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Pourquoi nier l'évidence ?.......

par Geneviève Cotty

publié dans ne pas oublier de se souvenir

                
                                      Au temps des bombardements ....

 

                                      Sur un site ami, j'ai pu lire il y a deux jours un commentaire qui m'a profondément choquée et peinée. Il s'agissait d'un récit publié il y a quelques mois par des pompiers et concernant ce qu'ils avaient vu et vécu lors d'un bombardement de la région parisienne en avril 1944. Ce récit, écrit sous la forme d'un compte-rendu, heure par heure de ces heures épouvantables, était tout bonnement poignant et tellement vrai. Je puis l'affirmer, m'étant trouvée moi-même sous ce même bombardement et ayant pu constater (pour les avoir subis), les dégâts de tous ordres et les disparitions de personnes , voisins et amis tués ce jour là, tant par les bombes directes que par les bombes à retardement....link

                                       Or, le rédacteur du commentaire, pensant vraisemblablement être le seul en France à détenir la vérité, conteste et nie l'emploi de bombes à retardement sur la France pendant la guerre.....Pourquoi, quelles sont ses sources ? Etait-il seulement né ? Je ne le pense pas....Très catégorique dans son commentaire ce monsieur et c'était choquant. ¨Pourquoi nier l'évidence ? les faits sont là...Il y a eu des bombes à retardement et elles ont fait beaucoup de dégâts et de morts....Nous n'avons pas pu aller sur les décombres de notre maison pendant au moins une semaine (interdiction des autorités françaises) parce que trop dangereux...Et les pompiers en particulier savent de quoi ils parlent, certains des leurs y ayant laissé leur vie pour essayer d'en sauver d'autres....

                                         Pourquoi certaines personnes éprouvent-elles le besoin de tout remettre en cause ? Quel est leur intérêt ? Orgueil démesuré ? ou...j'avoue ne pas trouver de réponse. Refaire l'histoire comme elles voudraient qu'elle soit ? Avant d'affirmer, on s'assure de ses sources.... On aura tout vu , depuis la négation des camps de concentration de sinistre mémoire, à la négation des faits réels du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis.....Les victimes ne sont malheureusement pas là pour raconter....Et maintenant, la négation des bombes à retardement ! On ne fait pas de guerre "propre"...C'était le prix à payer pour notre libération, on le comprenait, mais dire que nous l'avons accepté avec le sourire...c'est beaucoup dire ! mais dire que cela n'a pas existé, c'est un énorme mensonge ou la méconnaissance totale de cette période. Dans ce cas, on ne dit rien !

                                         On ne peut pas toujours se voiler la face....

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La 2CV....Rêves et souvenirs....

par Geneviève Cotty

publié dans il était une fois...


                                      Bon anniversaire !

 

                                      Il paraît qu'on fête aujourd'hui les 60 ans de cette "grande dame" qu'est la 2 CV ! Alors, vite, je m'associe à cet anniversaire, car je me souviens (une fois de plus !!!) ! Notre première voiture, nous en avions rêvé pendant assez longtemps, mais...était-ce bien raisonnable ? Nous habitions PARIS et n'avions pas réellement besoin d'une voiture, travail, écoles, tout était à proximité...alors, ça pouvait attendre ! Et puis, nous avons trouvé un appartement plus grand en proche banlieue (c'était presque mission impossible au début des années 1960). Alors, là, toutes les raisons étaient bonnes pour faire plaisir à la famille : il fallait bien véhiculer tout le monde le matin, les enfants pouvant ainsi rester chacun dans son école respective....

                                      Finances délicates, notre choix s'est donc porté sur une 2CV, neuve....Elle était absolument magnifique, beige et rouge à l'intérieur ! Nous aurions acheté une Rolls, nous n'aurions pas été plus heureux (et de toute façon, ça n'était pas dans nos prix !). Parents, enfants, tout le monde était ravi ! On lui en demandait des services à cette voiture : transport en commun matin et soir, sorties le Dimanche vers la forêt de Fontainebleau et même plus loin, et l'été, vacances dans le Jura ! Ils étaient trois sur la banquette arrière...mon plus jeune fils évidemment sur cette barre qui le gênait...mais on ne peut pas être le plus jeune et avoir en plus des exigences ! Et puis, ça roulait ! que demander de plus ? Elle n'était pas gourmande la petite...et mon mari la bichonnait comme si elle devait aller faire un concours d'élégance.... En un mot, elle nous rendait tous heureux. On l'aimait beaucoup et elle nous le rendait bien puisqu'elle avait la décence de ne jamais tomber en panne ! La fidèle des fidèles ....

                                      Nous avons eu d'autres voitures, un peu plus riches en chevaux (pas trop quand même), mais j'ai toujours regretté cette 2CV. Et nous la trouvions confortable....enfin, elle avait toutes les qualités. J'y pense souvent avec beaucoup de nostalgie....Une première voiture, ça ne s'oublie pas, c'est comme un premier amour on en parle avec beaucoup de tendresse....

                                       Souvenirs...souvenirs....

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Etre parents...dans les années 1950 !

par Geneviève Cotty

publié dans Jadis..


                                       Il y a déjà quelques années...


                                       Comme c'est toujours le cas, ce premier enfant était très attendu et vous posait déjà tant de questions dont la plus importante était : "fille ou garçon ? "....Aucune possibilité de savoir à l'avance...Par suite, l'autre question était :"layette rose, blanche, bleue  ? " ...Pas grave, à la limite on tricotait un vêtement de chaque couleur, au cas où.... ou alors tout blanc, couleur passe-partout !Comme maintenant, il y avait une mode pour les bébés ... Ce temps d'attente était bien occupé. Et le grand jour arrivait...Pour moi, c'était l'été 1947.  Hurrah, un petit garçon...Bien sûr, moije l'ai trouvé très beau (quoique tout petit), et mon mari, voulant être gentil m'a dit "Oh, tu sais, c'est jamais bien beau un nouveau-né " . Je me suis senti une âme d'assassin ! Évidemment, il était un peu frippé (le bébé), mais c'était mon fils...Enfin, passons... Clinique pendant 10 jours, sans se lever (il paraît qu'il fallait ça pour la santé). Puis retour à la maison !!! Bon, il fallait faire face : biberons, couches, langes, toilettes, lessives etc....ça changeait tout à fait d'un travail de bureau et si les journées avaient eu 30 heures, ça m'aurait bien arrangée ! Il faut se rôder...Et pour tout arranger, on sortait à peine de la période de guerre, les restrictions de tous ordres étaient toujours présentes, vous vous mettiez en tête de gâter le jeune mari (avec ce que vous saviez faire comme cuisine...et ce que vous aviez comme ingrédients pour les recettes !).  Allez, avec un peu de courage et d'entêtement, j'y suis arrivée : mon fils profitait bien et mon mari ne dépérissait pas trop ! Alors, pourquoi ne pas avoir d'autres enfants ? D'autant plus que là encore, c'était la surprise ! pas de planning, pas de dates à choisir...je n'insiste pas.

                                           Et voilà pourquoi nous sommes passés de trois à quatre en 1951,  puis à cinq en 1953, après un énorme chagrin en 1949. Les progrès commençaient à venir : des "bambinettes" avaient fait leur apparition, dans lesquelles on mettait des couches en ouate de cellulose...C'était pratique lorsqu'on allait en visite ou en promenade, car pour la maison, le prix de revient en était assez élevé et on ne pouvait tout bêtement pas se permettre de telles dépenses ! Mais on appréciait les quelques services intermittents qui nous étaient ainsi rendus ! La façon de nourrir les bébés changeait aussi : de la période longue "biberons lait - bouillies" on est passé à la période "soupes, purée légères, jambon, le tout mixé.... Petit à petit, les temps modernes se dessinaient....Et on commençait à s'équiper d'électro-ménager ce qui aidait considérablement ! Et puis, l'expérience aidant, tout semblait plus facile...Pour ma part, je me suis mieux débrouillée avec trois enfants qu'avec un seul...J'avais un peu plus de temps pour moi ! Je me demande si, par hasard je ne m'y prenais pas mal au début ....Tout est possible dans la vie d'une jeune femme plus habituée aux bouquins et aux dossiers divers qu'aux couches et à la lessive !

                                             Et ces trois enfants qui nous ont donné des joies, des soucis, nous ont donné aussi beaucoup plus tard, des petits-enfants...Ils ont fait à leur tour les expériences faites par leurs parents, avec un peu plus de facilités dues au progrès, avec aussi quelquefois autant d'inexpérience ! Mais c'est ça la vie : un éternel recommencement !  Et maintenant, les petits-enfants ont eux-mêmes pour certains des enfants....Et moi, je suis toujours aussi contente quand on m'annonce une naissance....S'ils n'ont plus les soucis des couches, des lessives manuelles et autres petits inconvénients que nous avions, ils ont d'autres soucis sans doute plus graves : avenir incertain, situation.....

                                              Et si, tous comptes faits, notre époque n'avait pas été la plus facile, période de guerre à part s'entend ? Nous connaissions la fatigue physique, mais de celle-là, on s'en remet !

                                         

 

                                           

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Cousins, cousines...et vacances !

par Geneviève Cotty

publié dans ne pas oublier de se souvenir


                                       Une grande fête se prépare...

                                       Demain, baptême de mon dernier arrière-petit-fils Enzo....Je ne serai pas présente "sur place" mais en pensée oh combien ! je ne vais pas les lâcher comme ça ! Je n'ai pas voulu aller si loin (en Charente)....Il faut bien admettre que les voyages un peu compliqués ne sont plus de mon âge ! Par contre, je peux encore aller à l'autre bout de la France si...j'ai un avion pour me déposer puisque j'habite moi-même près de l'aéroport !  Mais les trains avec changement...aïe, aïe...

                                        Ce qui me fait plaisir, c'est que mes enfants, tous mes petits-enfants (à l'exception de ma petite-fille à LA REUNION), vont se retrouver pour cette grande fête de famille. Les cousins sont ravis car ils se souviennent de leurs jeux ensemble et moi aussi, je me souviens....

                                         Quand arrivait l'époque des vacances, mon mari et moi recevions dans notre maison près de CAVAILLON, les "petits-cousins" qui étaient éloignés les uns des autres en cours d'année (PARIS, LYON, MARSEILLE) et n'avaient pas beaucoup d'occasions de se rencontrer. Notre maison était assez grande, avec un beau jardin et (les dernières années) une piscine ! Cela faisait des grandes tablées, des rires, des cris et aussi des disputes parfois ! mais quelle ambiance ! Le grand-père était joueur, ça faisait un gamin de plus ! Nos petits-enfants n'ont jamais oublié cette époque et nous sont reconnaissants de les avoir ainsi rassemblés. Ils sont encore plus dispersés maintenant (PARIS, NORMANDIE, CHARENTE, HAUTES-ALPES, MAYENNE, LA REUNION (!) loin aussi de leurs parents parfois (Hautes-Alpes, Haute-Garonne) mais n'ont jamais cessé de communiquer et d'être heureux de se retrouver. Je ne regrette pas ce temps que nous leur avons donné et ce bonheur qu'ils savent apprécier.  On m'a promis un compte-rendu de cette fête et des photos ! J'y compte bien !

                                         Les grands-parents ont un magnifique rôle à jouer, alors, qu'ils le jouent sans hésiter ! Et si en plus ils ont la chance, comme moi, d'avoir des petits-enfants qui se souviennent et sont si proches....alors...ils seront heureux !  Vive la jeunesse, c'est elle qui nous aide à "bien vieillir".

                                         Et les vacances avec cousins et cousines constituent de si beaux souvenirs !


                                             

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Automne, douceur de vivre...

par Geneviève Cotty

publié dans Jadis..


                                      C'était jadis....

                                       J'ai toujours aimé l'automne...Pourquoi, je ne sais pas trop ! pour la couleur des arbres peut-être? pour les températures qui ne sont plus celles parfois accablantes de l'été mais sont encore tellement agréables ? Lorsque j'étais enfant, c'était peut-être pour le changement : changement de classe, d'institutrice, de camarades, de...de....de...difficile de préciser ! Pour simplifier, je dirais : pour tout. Mais il y avait surtout cette "odeur" de l'automne, lorsque je rentrais à la maison et que ma mère avait allumé le premier feu ! La reine de la cuisine, ce meuble tellement utile et si important commençait à ronfler : la cuisinière ! C'est fou ce que j'aimais ça ! Il y avait d'abord l'odeur du bois qu'il fallait faire prendre (pas toujours facile), et ensuite ce rite immuable: garnir ladite cuisinière de gros bois ou de charbon .... Et les repas qui commençaient à cuire dessus car à partir du moment où elle était allumée, elle devait faire faire des économies de gaz ! Chauffer la famille et cuire les aliments, elle en avait des rôles cette cuisinière ! Et souvent, elle était très belle : noire avec des accessoires en cuivre toujours bien astiqués, ou émaillée avec décors variés et toujours du cuivre ou autre métal pour les accessoires. Mais de toute façon, elle était toujours astiquée et faisait la fierté de la ménagère !

 

                                            Et quand on arrivait de l'école, que de l'eau chantait dans une bouilloire pour que nous ne manquions pas d'eau chaude, et que soupe, ragoût, légumes, mijotaient "sur le coin de la cuisinière", c'était un vrai bonheur ! On se sentait bien chez soi, avec une douce chaleur et cette bonne odeur de repas qui vous donnait faim. Et quand, dans le four, cuisait un gratin ou une tarte ou un autre gâteau, c'était l'extase ! Ces cuisinières, elles méritaient bien la place d'honneur qui leur était faite dans les cuisines....Pour la même dépense de combustible, vous pouviez faire tant de choses avec...Et je revois ma mère ouvrant une petite porte sur le devant de la cuisinière et donnant de l'air au combustible avec un tisonnier appelé aussi pique-feu, en grattant bois et charbon au travers d'une grille .... Difficile à décrire....

 

                                             On était bien alors...Et avant les grands froids et que le chauffage ne soit allumé dans toute la maison, on s'installait  même sur la table de la cuisine pour faire les devoirs. Ah oui, j'aimais cette période...C'était une ambiance chaude, intime, familiale. Il faut dire qu'à l'époque peu de mamans travaillaient "au dehors" comme on disait...Elles avaient fort à faire à la maison et accueillaient les enfants à leur retour de l'école...

                                             Autre temps, autres moeurs. Dans chaque époque il y a du bon...et du moins bon ! La nostalgie n'oblige pas à regretter tout ce qui a accompagné notre enfance ! Non, on se souvient avec tendresse mais on est bien heureux de profiter des progrès . . Mais la saison d'automne existera toujours et tant que cela me sera permis, je continuerai à l'aimer.

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Décence et pudeur....mots désuets ?

par Geneviève Cotty

publié dans billet d'humeur...


                                      Parachutes dorés -

                                      Je n'y connais strictement rien en finance et ne m'y intéresse pas...et pour cause ! Mais j'écoute et je réfléchis. Et ce que j'entends ces jours-ci me fait dire aux responsables de la crise actuelle : "Un peu de décence s'il vous plaît..." On met les gens dans le pétrin et on s'en lave les mains, pourvu qu'on s'en sorte personnellement avec quelques millions d'euros, juste le temps de "voir venir" et de recommencer une opération similaire dans quelque temps (pourquoi pas ?). Aucune décence, aucune pudeur,...aucune sanction !

                                       Ah ! non, c'est trop simple...Et les dégâts aux alentours ? Le menu-fretin pensent ces administrateurs de banques, compagnies d'assurances et autres établissements financiers....Mais celui qui perd tout, parce que vous, vous n'avez pas vu venir la crise ou pire vous vous êtes empressé de "garantir vos arrières"par des opérations financières mal-venues ou malhonnêtes .... Et le respect de l'autre ? celui qui vous avait fait confiance et qui voit tout son avoir fondre comme neige au soleil et n'a aucun espoir de "parachute doré" pour atterrir ? Moi, les parachutes que j'ai connus, étaient ceux qui venaient nous sauver de l'envahisseur...mais pas ceux qui vous protègent des mauvaises actions que vous avez commises, conscients ou pas. Vous aviez des postes importants qui vous permettaient de vivre décemment (c'était votre droit) et vous donnaient l'obligation de penser au bien des autres, de ceux qui vous avaient fait confiance (ça, c'était votre devoir). Connaissez-vous ce mot ?

 

                                        J'entendais hier à la télévision que des détenteurs de Crédits-relais étaient aux abois : pour ça, je connais bien la question, malheureusement. Mes souvenirs remontent à 1991 quand l'immobilier s'était effondré en très peu de temps....Un appartement que vous avez acheté à l'aide d'un crédit-relai consenti sans problème par votre banque, en attendant la vente de votre maison estimée par agence immobilière et notaire à son prix.....Et tout à coup, en quelques jours, l'immobilier "dégringole". Votre maison perd jusqu'à 40% de sa valeur...Votre crédit-relai court toujours et la banque encaisse les intérêts (très chers).....Je pense à tous ces gens obligés de vivre ça pour le bénéfice de quelques uns....qui seront en plus indemnisés et récompensés ! Mais quand une petite entreprise est déclarée en faillite, est-ce que son patron est indemnisé et récompensé ?

                                         Un peu de décence et un peu de pudeur....Est-ce trop demander ?

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La voix des sirènes...certain soir...

par Geneviève Cotty

publié dans ne pas oublier de se souvenir


                                      Souvenir ineffaçable -

                                      Il était midi aujourd'hui premier mercredi du mois quand je revenais tranquillement de ma petite promenade de santé....Tout était paisible, il faisait très beau et doux...Je suis dans le Sud. Tout à coup, un bruit atroce pour moi et qui m'est familier depuis si longtemps : Une sirène...qui faisait ses essais mensuels je crois et qui est maintenant installée tout près de chez moi...il faudra que je m'y habitue. Et me voici transportée en région parisienne en ce 18 avril 1944, à 23 heures. Toutes les sirènes de Juvisy, Athis-Mons et des alentours hurlaient à fond.... Et presque en même temps, bruits de bombardiers au-dessus de nous, descentes de fusées éclairantes qui nous illuminaient comme en plein jour...Les gens qui partaient de chez eux en criant...Tous, nous savions quels étaient les risques car nous étions à proximité de la gare de triage de JUVISY/ATHIS. Et le bombardement a suivi, pendant une heure avec bombes à retardement pour finir...(www.dandylan.over-blog.com).

                                       Depuis ce jour, je ne peux plus entendre le bruit lugubre des sirènes...Toutes les images redéfilent devant mes yeux comme dans un film que je me passerais "en boucle"... Mon coeur se serre et je partirais presque en courant me mettre à l'abri ! C'est idiot je le sais et ça remonte à si loin ! Mais mon"disque dur" a tout enregistré à tout jamais....Je ne souhaite à personne de vivre ça ....

                                        S'il y a des souvenirs qui reviennent  "à l'occasion", ce souvenir ne m'a jamais quittée. Tout comme les derniers instants passés dans notre maison...C'était la fin de mon enfance, de ma jeunesse, d'une époque ... Non, décidément, on ne peut pas oublier ça, même si on le voulait. Et il suffit qu'une sirène vous offre sa romance (si on peut dire), dans un but qui n'a rien de belliqueux pour que votre subconscient se réveille et vous fasse faire ce petit vopyage dans le temps !

                                         "Les sirènes de midi" n'ont pas pensé à tout ça....Et leur chant est toujours aussi lugubre !

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