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La "Zen attitude......."

par Geneviève Cotty

publié dans de tout un peu....


                                      En toutes circonstances....

                                      Je viens de recevoir un conseil, celui de "rester Zen en toutes circonstances" ! Moi je veux bien, mais il me semble que c'est incompatible avec mon caractère et que je n'y arriverai jamais...Être calme, rester calme, programme magnifique..Mais comment voulez-vous rester calme quand la même journée vous avez  d'abord  eu l'idée extraordinaire d'aller faire les magasins un Mercredi (jour sans école donc jour des enfants), que vous avez pris une averse alors que vous n'aviez pas de parapluie, que vous revenez chargée et fourbue, que vous attendiez un courrier qui n'est pas arrivé, que, que, enfin que tout allait de travers ! Et  que, pour couronner le tout, vous avez de gros, très gros ennuis avec votre ordinateur et ce fichu Internet ...Impossible de publier un article que je venais d'écrire et qui a été "gommé" comme par enchantement ou plutôt par maléfice...Impossible de vous connecter sur l'administration d'over-blog et de laisser des commentaires sur les sites que vous visitiez !

                                        C'était donc un jour sans..... Et on voudrait que je reste Zen ? Mais je n'ai jamais eu de patience moi et je n'ai pas des nerfs d'acier ! Et pourtant, qu'est-ce que j'aimerais ça ! Ne jamais m'affoler, ne jamais m'énerver, ne jamais avoir des nuits sans sommeil pour une contrariété tellement mineure qu'au lever je me dis que je suis idiote... J'admire et j'envie les personnes qui ne se stressent pas et qui arrivent à la fin de la journée en même temps que moi. Je devrais quand même me corriger et savoir dire "on verra ça demain"...Fichtre, ça doit être drôlement bon ! Moi hier, j'ai tout fait pour l'ordinateur : j'ai désinstallé, réinstallé, réinitialisé, restauré, renommé...ouf, la liste est longue, et tout ça pour rien....Ah ! oui, j'aurais bien voulu être Zen.

                                        Il m'aurait d'abord fallu réfléchir que : quand on n'est pas obligée, on ne va pas faire les magasins un jour de pluie (c'est là que vont les personnes qui s'ennuient !) et surtout pas un mercredi jour des enfants, en période d'avant-Noël qui plus est, qu'au minimum on prend un parapluie, et qu'on ne se charge pas trop quand, déjà, une lettre de 20 grammes vous semble bien lourde ! J'en ai encore des choses à apprendre ! Et si seulement en ce qui concerne Internet, j'avais dit "je le ferai demain"... ça se dit dans la région où j'habite !

                                       Tout est bien qui finit bien...Mais quelle journée hier !





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Pourquoi ?.....Bonne question !

par Geneviève Cotty

publié dans ne pas oublier de se souvenir


                                      Quand les souvenirs d'enfance vous poursuivent....

 

                                       Surprise agréable pour moi aujourd'hui ! Je viens d'être contactée par un lecteur de mon blog qui trouve intéressant qu'une personne ne vivant plus dans un endroit, parle de son ancienne ville et de son enfance dans celle-ci....Il paraît que c'est peu commun !Tout d'abord je reconnais humblement que j'ai été heureuse d'apprendre que ce blog intéresse des personnes vivant ou travaillant dans mon ancien fief ! Et maintenant, venons-en à la question posée qui est en clair "Pourquoi rester attachée à cette ville ? " Alors là, c'est une vraie colle ....Je n'ai pas une, mais des raisons pas toutes reconnues peut-être...

                                       Oui je suis attachée à cet endroit où j'ai tant de souvenirs, les uns heureux, les autres moins, les autres dramatiques... Mais les uns comme les autres créent des liens .Mon enfance, mon adolescence, se sont écoulées là. J'y suis allée à l'école, j'ai arpenté les rues, je m'y étais fait des amis, je connaissais tous les commerçants les sédentaires comme les ambulants...Plus tard, mes enfants y sont nés...Comment pourrais-je oublier tout ça ? Je suis un peu comme le lierre qui s'attache ou meure. Mon père me disait quand j'étais enfant que j'étais comme les chats, que je m'attachais à ma maison ! Nous ne les avons pas quittées les deux maisons où nous avons habité, ce sont elles qui nous ont quittés . Il n'a fallu qu'une heure pour ça ! Et j'y pense toujours...Alors voilà, j'éprouve le besoin d'en parler...Peut-être que ça me rajeunit, tout n'est qu'illusion ! ATHIS et JUVISY puisqu'il s'agit de ces deux villes de banlieue, étaient jadis bien agréables. C'était un peu la campagne, surtout Athis. Nous habitions, que ce soit dans une ou l'autre des maisons que nous avons occupées, à la limite des deux villes, séparées pour nous par un ruisseau qui passait dans notre jardin...Un pied dans chaque ville, chaque ville ayant eu le même sort, le même jour, à la même heure...Impossible de les dissocier. Je ne sais comment y est la vie maintenant, je n'en fais plus partie. Je regarde les photos publiées régulièrement sur un site ami.link . Les unes me font revivre mon passé, les autres me tiennent au courant des progrès et dans ce cas, je ne m'y retrouve pas ! J'aime beaucoup quand même ce petit instant que je passe en région parisienne....

                                           Si la question posée était bonne, la réponse est un peu confuse ! il y aurait trop à dire...Mais j'essaierai d'y réfléchir.

                                      








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C'était il y a bien longtemps....

par Geneviève Cotty

publié dans il était une fois...

 

                                     Le "petit vieux" épris de liberté...

                                     Des souvenirs me reviennent de cette première maison de banlieue, alors que nous venions de quitter PARIS. Comme presque tous les pavillons elle était entourée d'un mur bas surmonté d'une grille. Ce mur, s'il pouvait encore parler, il en aurait des choses à dire ! Nous l'occupions beaucoup avec les autres gamins du quartier, c'était le point de ralliement ! Malheureusement, tout comme la maison qu'il protégeait, il n'est plus, la guerre étant passée par là !

 

                                     Ma mère se levait très tôt et un matin, vers 6h.30, en ouvrant les volets elle voit un vieux Monsieur qui semblait attendre en regardant la maison...Un vagabond vraisemblablement qui lui demande une petite pièce...ma mère lui répond qu'elle n'a pas d'argent mais que, par contre, elle va faire du café et que s'il veut revenir un quart d'heure plus tard, elle lui donnera à déjeuner. Il était d'accord et s'en va. Ma mère, un peu sceptique pensait qu'elle ne le reverrait pas ! Au bout d'un quart d'heure environ, on sonne à la grille. C'était notre vagabond..Il s'est alors installé sur le mur et a attendu ce petit déjeuner promis: café au lait, tartines, tout a été englouti. Mes parents étaient heureux et le vieil homme également et ça se voyait ! Après avoir un peu raconté sa vie, il est reparti avec des provisions: casse-croûte pour midi. 

 

                                     Il est toujours bon d'avoir une maison amie pour se reposer et discuter. Nous l'avons revu plusieurs fois, toujours à la même heure, pour le petit déjeuner. C'était "notre petit vieux"...Un jour, il est arrivé en prévenant qu'on ne le verrait plus car il avait obtenu une place à l'hospice comme on disait alors. Il en était très heureux, mais il avait un gros problème, il avait envie de vêtements plus propres pour y entrer ! Mes parents lui ont donné des chemises de mon père et d'autres bricoles. Il en était très fier..

 

                                      Quelques semaines ont passé...Puis un beau matin, en ouvrant les volets, surprise ! notre vieil homme était assis sur le mur et attendait son petit déjeuner ! Il a alors avoué qu'il aimait trop sa vie libre, que l'hospice c'était peut-être bien, mais qu'il n'aimait pas se sentir enfermé et tenu à des règles ! Sa vraie vie, ce n'était pas ça...Je le revois bien, c'est vrai qu'il semblait heureux. Il avait quelques maisons comme la nôtre, les gens étaient gentils avec lui et ça lui suffisait....Nous avons changé de maison mais tout près de l'ancienne et il nous a suivis pendant quelque temps. Puis nous ne l'avons plus revu et n'avons pas su ce qu'il était devenu. Il était âgé, trop peut-être pour supporter cette vie libre mais anormale...Mais c'était son choix.

 

                                       A cette époque, on ne parlait pas de SDF.  Où logeait-il ?...Personnellement  j'étais bien jeune et je ne m'en souviens pas. Pas dans notre quartier toujours..... D'où venait-il ? Il est toujours resté dans mes souvenirs. Je crois qu'il faisait partie de notre environnement...D'autres personnes vivaient de cette façon, logeant dans une masure et aussi "sous les ponts". ... C'était la vie d'autrefois, mais il semble que ça ne se soit pas amélioré, malheureusement. Et c'est bien ça qui est si triste....

                                   

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A petits pas......c'est pour bientôt....

par Geneviève Cotty

publié dans il était une fois...

 

                                     Ce dimanche qui annonce Noël....

                                     Dernier jour de Novembre, premier dimanche de l'Avent qui annonce l'arrivée de Noël. Nous y arrivons tout doucement et comme les enfants et bien des adultes, j'attends ce jour ! Est-ce parce que cette période me fait retourner sur mon passé lointain ? Beaux souvenirs d'alors ! Si le mois de décembre est pour les enfants un mois d'attente comparable à aucun autre, pour moi, lorsque j'étais enfant, il se doublait d'un plaisir venant de Lorraine ! Là-bas, on fêtait la St NICOLAS le 6 décembre beaucoup plus que Noël. Et pour ce jour, nous recevions un colis de mes grands-parents dans lequel nous trouvions chacun un St Nicolas en pain d'épices, la bourrique de St Nicolas (celle qui l'aide à faire sa tournée des enfants sages) en pain d'épices également et d'autres friandises. Et aussi, et ça c'était immuable, la cervelle du cochon que mes grands-parents venaient de tuer pour ce grand jour ! grand-mère nous l'envoyait dans une jolie tasse bien emballée...Et elle ajoutait pour mes parents des morceaux de porc, du boudin tout frais ! Et tout ceci nous arrivait par les P.T.T. (la Poste actuelle), en un temps record et en très bon état ! Nous préférions dans tout ça, bien évidemment , St Nicolas et sa bourrique ! Et notre mère nous racontait comment ça se passait jadis lorsqu'elle-même était enfant...

 

                                       Pas de chaussures dans les cheminées. SAINT-NICOLAS arrivait par la route, par tous les temps ; il était bien fatigué et il avait très froid sans aucun doute. Alors, les enfants lui préparaient sur la table de la cuisine, avant d'aller au lit, un petit verre de "gnaule" ou eau -de -vie si vous préférez ! Et pour la bourrique bien fatiguée aussi certainement, une bonne ration d'avoine ! Le lendemain matin, tout avait disparu, St Nicolas et son équipage ayant profité de l'aubaine ! A la place de tout ça...des jouets ? que non pas ! une belle orange fruit de luxe à l'époque...Et les enfants étaient heureux ! Autre temps ! Et ma mère racontait aussi qu'une veille de St Nicolas, en préparant le petit verre et l'avoine, elle avait dit à ma grand-mère "je sais bien que ce n'est pas St Nicolas et que c'est vous qui mettez le cadeau" ! Quelle erreur d'avoir choisi ce moment ! Ma grand-mère a répondu "ah bon, tu as raison, donc tu n'auras plus rien". Sentence applicable immédiatement ! On regrette parfois d'être trop franc et trop vite ! C'en était terminé de l'orange ....

 

                                        Petits souvenirs de la St Nicolas et aussi de mon enfance...Nous étions gâtés par nos parents pour Noël, mais je n'ai jamais oublié les colis de grand-mère. Elle devait en faire une affaire d'état ! Mon frère et moi aussi d'ailleurs et nous attendions le facteur avec impatience.

 

                                        Et maintenant, il doit y avoir beaucoup d'impatients aussi !

 

 

                                       

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Souvenirs d'une rencontre dans le Lubéron...

par Geneviève Cotty

publié dans il était une fois...

 

                                     Rencontre insolite...

                                     C'était une fin d'été je crois, fin des années 1970. Deux de nos petits-enfants étaient encore en vacances chez nous, dans cette région du Lubéron qui est si belle. Nous les avions emmenés la veille à FONTAINE-de-VAUCLUSE voir une exposition sur les dinosaures et ils avaient admiré, en tremblant un peu, ces énormes bêtes qui ne bougeaient pas, mais...on ne sait jamais ! Un de mes petits-fils, voulant s'imposer auprès de son cousin nous avait dit "oh ! moi, ils ne me font pas peur. Je peux prendre un dinosaure par la queue et je peux l'envoyer très loin" ! (il faut dire que ce petit-fils était un petit marseillais et qu'à Marseille la galéjade est de rigueur !) . Le cousin était béat d'admiration...Ils sont forts dans le sud !

 

                                      Le lendemain, mon mari propose une promenade sur la hauteur du Luberon, aux Cèdres. Je prépare donc un goûter à emporter, boisson et un pain d'épices coupé en tranches ...facile à emporter, facile à déguster. Et hop, en voiture ! Nos garçons papotent dans la voiture, rient et se racontent des histoires toutes plus mirobolantes les unes que les autres ! il faut absolument épater l'autre.. Nous voici arrivés à destination, nous nous garons et faisons descendre les enfants. Mon mari voit au loin un animal en se demandant ce que c'était, sa démarche n'étant pas tout à fait celle d'un chien... Et tout à coup, il dit "c'est un sanglier" ! Temps d'arrêt des garçons...attention, danger ou pas danger ? allez savoir ! J'avais déjà sorti le goûter, mais prudemment, nous attendions . Le sanglier se dirige vers nous et s'approche de telle façon que mon petit marseillais capable d'envoyer dans les airs un dinosaure en le tenant par la queue, est remonté précipitamment en voiture et s'est enfermé....sous les moqueries de son cousin (on ne se fait pas de cadeaux !). Impossible de le faire descendre pour goûter. Le pique-nique a eu lieu sur la banquette arrière de la voiture. Pendant ce temps, le sanglier s'est approché encore plus; il ne semblait absolument pas belliqueux. Mon mari lui a envoyé une tranche de pain d'épices. Il l'a prise et est parti ...Nous étions bien étonnés. Mais bon, le danger était passé. Quand tout à coup, nous voyons revenir notre sanglier accompagné de 3 ou 4 petits...C'était une famille tout comme nous. Mère et enfants étaient revenus vers nous chercher le reste du goûter ! Tout mon pain d'épices y est passé et ensuite ils sont repartis. Je suppose que la maman avait dit à ses enfants que des humains bien gentils étaient prêts à les nourrir ! J'avoue que nous n'avons rien compris, nous n'avions jamais vu ça ! Quelques jours après, nous avons eu un semblant d'explications : quelques jours auparavant, des sangliers avaient été réintroduits dans la forêt en prévision de la chasse ! Le journal signalait qu'ils n'étaient pas dangereux..... Ils étaient même adorables et que des chasseurs aiment tuer des animaux au point de s'en "faire livrer à domicile des vivants", nous avons trouvé ça honteux !

 

                                          Et notre petit vantard, pas trop fier d'avoir eu si peur alors que son cousin semblait tellement à son aise ou "voulait avoir l'air", faisait preuve d'un peu plus d'humilité.... C'était quand même une belle histoire dont nous avons souvent reparlé. J'avoue humblement que j'avais eu un peu peur....

 

 

 

 

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Ces progrès relativement récents....

par Geneviève Cotty

publié dans il était une fois...

 

                                     Une quarantaine d'années quand même !

                                     Tout allait si vite alors ! les progrès arrivaient d'année en année et presque de jour en jour. A l'approche de Noël les magasins regorgeaient d'objets nouveaux tous plus indispensables les uns que les autres et combien appréciés par celui ou celle qui trouvait une nouveauté utile dans ses souliers !

 

                                      A cette époque, je travaillais et j'avais très souvent besoin de faire des pages et des pages d'additions ! Les chiffres n'ont jamais fait partie de ce qui faisait ma joie ! Bon si je comptais très normalement, bien même, je n'éprouvais aucun plaisir à voir tous ces chiffres qui me donnaient le tournis !  Mais puisque sur des belles pages de texte à rédiger je devais incorporer toutes ces additions, en poussant force soupirs, je m'exécutais....C'est ce que j'aimais le moins dans mon travail...Quelle ne fût pas ma joie lorsque mes enfants, s'étant cotisé, m'offrirent pour Noël une jolie petite calculette...Je la revois encore et je pense qu'elle est toujours dans "ma boîte à trésors"! Elle était de couleur rouge et noire, et avait au moins cinquante mille fonctions ! je pouvais tout faire avec : additions, soustractions, divisions,  multiplications, racines carrées, pourcentages etc...etc... Enfin, je pouvais tout faire avec ! Mais, de même que je ne suis pas une "matheuse", je ne suis pas du tout technicienne ! il ne faut pas trop m'en demander. Pour mon travail, ça allait à peu près et ça me rendait bien service...J'ai bien dû faire plusieurs fois les mêmes manoeuvres, mais ça faisait partie de l'apprentissage ! Au bout de peu de temps, je ne pouvais plus m'en passer...Mais voilà, j'ai eu l'idée géniale de faire les comptes de la maison avec...Je ne sais pas pourquoi dans ce genre d'exercice, on fait beaucoup plus de divisions, de soustractions que de multiplications et d'additions ! surtout en période des fêtes de fin d'année, après Noël et le jour de l'an....C'est comme ça, c'est une habitude qui a été prise; si on fait des additions à cette époque, c'est pour pouvoir mieux faire les soustractions..."Je pose zéro...et je retiens tout !".

 

                                         Allez, je me suis donc mise à  ce travail (nos comptes) avec courage et beaucoup de soupirs ! Mais oh ! surprise agréable, quand j'ai eu tout terminé, le résultat était là, bien affiché : aux dernières nouvelles, notre solde créditeur à la banque était de quatre millions d'anciens francs, ce qui représentait quand même...voyons que je fasse la conversion....une bonne somme tout de même ! Le résultat demandait réflexion avant d'utiliser ce solde....Fin décembre, se retrouver avec une pareille somme même quand rien ne vous étonne avec les chiffres, ça semble curieux...On ne sait jamais, il faudrait peut-être vérifier ? ça ferait plus sérieux ! ce que j'ai fait en reprenant ma bonne vieille méthode manuelle du papier/crayon...Recettes, ça, c'est vite fait. Dépenses, la liste était bien longue...Résultat ? absolument pas le même ! et très conforme à la réalité du relevé bancaire ...Mon cerveau qui marchait sans pile lui, m'avait aidée à "retomber" sur terre.

 

                                          Le progrès, bien sûr que ça a du bon...mais méfiance tout de même !

 

                                         

 

                                         

 

                     

                                    

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Une nuit à alertes ......

par Geneviève Cotty

publié dans ne pas oublier de se souvenir

 

                                   Des nuits claires pendant la guerre.....

                                   Et voilà, parce que ce matin j'ai admiré des photos d'un clair de lune sur un site que je visite régulièrement , me voici repartie dans mes souvenirs de guerre ! Il m'en faut peu ce qui est la preuve que ces fichus souvenirs restent vigilants et prêts à ressortir à la première occasion !

 

                                   Un clair de lune, c'est magnifique ! lorsqu'il "fait clair comme en plein jour", c'est agréable, tout vous semble presque irréel...ça, c'est ce que je me dis maintenant ! Mais pendant les années de guerre, on n'appréciait pas tellement cette clarté qui souvent n'annonçait rien de bon. C'était ce qu'on appelait alors "une nuit à alertes"...Les avions pouvaient venir nous visiter à tout moment et nous apporter inquiétude et parfois même beaucoup plus que ça : un bombardement ! Malgré la beauté du ciel et de la terre éclairée par la lune, nous n'éprouvions aucun plaisir... Et quand les sirènes retentissaient, la peur nous envahissait ! Oh ! il n'y avait pas de bombardement tous les jours dans ma région, mais le bruit lugubre des sirènes n'incitait pas à la joie ! Et il y eut cette fameuse nuit de 1944 et bien d'autres au cours des mois qui suivirent.....Mauvais souvenirs !

 

                                    Et pourtant, nous aurions dû être contents de ce clair de lune ! Au moins, on voyait clair pour circuler, alors que les jours où elle ne se montrait pas, c'était le black out total. On marchait dans la nuit par habitude..gardez-vous à droite, gardez-vous à gauche, ce n'était vraiment pas facile de circuler quand aucune petite lueur n'était  là pour vous diriger! Rien ne filtrait au travers des volets des maisons, le moindre interstice était bouché avec du papier... Pour être noir, c'était noir...On circulait à bicyclette avec un petit phare dont le verre était caché aux trois-quarts...ça éclairait juste un peu la roue ! Alors qu'avec le clair de lune, on se sentait libre....Nous n'étions pas tellement plus en sécurité dans le noir, ce n'était pas le même danger c'est tout ! Sans compter que pour prendre une bonne "bûche", le noir ça aide, à pieds ou en vélo !

 

                                     Maintenant, nous pouvons admirer un clair de lune sans crainte aucune...Alors, ne nous en privons pas ! "La lune est là..."ainsi que le chantait Charles Trénet !

 

                                   

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Si j'étais encore enfant....

par Geneviève Cotty

publié dans il était une fois...

 

                                     Lettre au Père Noël....

                                     Et voilà ! le Père Noël est prêt et attend la réception de toutes les lettres qui vont lui être adressées...J'en suis certaine, la nouvelle a été annoncée ce matin à la Télévision au cours du Journal Télévisé ! Ils ont même dit où toutes les lettres étaient centralisées ...et à condition que l'expéditeur ait pris la précaution d'indiquer son nom et son adresse au dos de l'enveloppe, il aura droit à une réponse ! C'est donc officiel... Ce n'est pas une période calme pour le Père Noël et il va avoir bien du travail. Il en a l'habitude, c'est comme ça tous les ans . C'est un travail saisonnier et qui emploie bien du monde je crois ! Mais comme ça doit être agréable de lire toutes ces petites lettres accompagnées souvent de très beaux dessins, l'ensemble portant tous les espoirs de nos petits....

 

                                      Je me représente tous ces petits, encore malhabiles, s'appliquant du mieux qu'ils peuvent pour cette correspondance si importante. Ce n'est pas rien de "passer commande" au Père Noël...Je me souviens lorsque j'étais enfant, des lettres que mon frère et moi préparions. On ne les mettait pas à la poste à l'époque, mais on les posait sur la fenêtre, le ramassage des lettres se faisant la nuit  par les employés du Père Noël...Le matin, on ouvrait vite la fenêtre pour voir si notre missive était bien partie ! Malgré la confiance, il était préférable de vérifier... Et je me souviens de nos enfants...leurs lettres partaient aussi par la même voie...C'était mon fils aîné qui savait écrire alors que les deux autres étaient encore petits, qui se chargeait des "commandes" groupées dans une seule lettre. Il commençait par lui et la liste était assez longue...puis venait le tour de sa soeur...ou bien il était un peu fatigué ou elle avait moins d'envies, mais c'était moins long ! Et arrivait le tour du petit dernier : la commande tenait alors sur deux lignes....Comme il ne pouvait pas vérifier il était toujours d'accord ! J'ai encore dans "mes trésors" une lettre de ce type et c'est un vrai régal ! Heureusement que le Père Noël rétablissait l'équité !

 

                                       Et maintenant ? si j'étais encore une enfant ou si j'avais gardé une âme d'enfant, comment serait ma lettre au Père Noël ? Qu'est-ce que je pourrais bien demander ? Rien de spécial puisque je sais qu'autour de moi "on s'en occupe" pour le mieux...Une surprise c'est tellement agréable ! Et il y a les retrouvailles avec les uns et les autres...magnifique cadeau...Je ne vais donc pas encombrer LA POSTE avec une lettre qui risquerait d'être bien longue puisque je ne sais pas faire court ! J'attends donc Noël pour le plaisir. Mais je peux peut-être profiter de ce blog pour demander au Père Noël de ne laisser personne en chemin parmi les petits enfants , leurs parents , leurs grands-parents, les personnes seules, les malades....ça fait bien du monde, mais Père Noël, vous ne travaillez qu'une fois par an, alors, un petit effort ! Merci..... 

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Désolée.....c'est le progrès !

par Geneviève Cotty

publié dans le temps présent

 

                                     Je vois rouge, je crois que s'il ne faisait pas si froid, j'ouvrirais la fenêtre pour envoyer mon ordinateur faire un petit tour dehors.... Mais du 6ème étage, je risque de blesser quelqu'un ... Ce truc là me donne trop de soucis. Les raisons de mon courroux ?

 

                                     Je venais d'écrire un article que je m'apprêtais à publier, je l'avais enregistré, je l'ai "visualisé", j'ai fait tout ce qu'on m'a demandé et contente de moi, je m'apprêtais à le publier quand j'ai "cliqué" sur la mauvaise réponse qu'on me demandait et....tout a disparu...sauf les trois premières lignes ! J'ai tout essayé, mon texte est parti et me voici complètement démunie et en furie !

 

                                      C'était quand même nettement mieux quand je faisais des brouillons à la main et que je recopiais ensuite ! Progrès ? Je rayais, je supprimais un mot, une ligne, un paragraphe...je faisais ce que je voulais puisque c'était moi qui commandait ! Maintenant je ne décide plus, il me faut obéir si je ne veux pas être punie et par qui ? par un objet  qui ne réfléchit pas lui ! Et en plus, il se moque de mes états d'âme ....

 

                                       Je suis désolée et personne n'y peut rien ! ça ira mieux demain...

 

                                       

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Souvenirs d'un jardin....

par Geneviève Cotty

publié dans il était une fois...

 

                                    Quand l'écureuil faisait son marché....

                                    C'était vers la fin des années l980, début des années 1990....Cette maison et surtout son jardin était le théâtre tous les matins, à l'heure où mon mari et moi prenions notre petit-déjeuner, d'une intense activité ! C'était en Provence, tout près de Cavaillon.

                    Beaucoup d'arbres dans notre jardin, c'est ce qu'on avait voulu. Tout le monde s'y trouvait bien, enfants, petits-enfants, nous-mêmes ainsi que les oiseaux et les écureuils ! Disons l'écureuil, je ne sais pas si c'était toujours le même que nous voyions de la fenêtre de la cuisine...Il était trop rapide pour qu'on ait eu le temps de lui demander son identité !

 

                    Tous les matins, à la même heure il arrivait du fond du jardin, sautait d'arbre en arbre à une vitesse folle, marchait sur le portail pour "traverser" l'allée et sautait à nouveau dans ce paquet d'arbres, tamaris, cyprès . Il était très affairé et n'avait pas le temps de traîner ! Je pense qu'en cours de route il ramassait quelques pommes de pin ou autre nourriture qu'il allait ranger dans un garde-manger connu de lui seul.... Il était beau à voir, roux, avec une queue bien touffue. Nous en avions pris l'habitude et nous l'attendions...J'aurais bien aimé connaître ses pensées et comprendre à quoi correspondait ce manège immuable...Il donnait vie à ce jardin occupé aussi par les oiseaux venant manger les baies des pyracanthas, un vrai régal pour eux paraît-il ! Bien d'autres habitants "clandestins" squattaient ce jardin : les mésanges, les rossignols...et les petits lézards qui se doraient au soleil. Et les petits mulots...Et ne pas oublier par les fortes chaleurs l'été, l'accompagnement musical des cigales ! Musical ? pas toujours.....elles en font du bruit pendant que vous déjeunez sous les arbres et qu'il vous faut parler plus fort qu'elles pour vous faire entendre !

 

                                        Et l'été arrivant, arrivait la première "fournée" des vacanciers scolaires ! Cousins, cousines, heureux de se retrouver faisaient autant de bruit que les cigales....surtout quand c'était l'heure de la piscine ! Oui, ce sont des souvenirs de jardin, de jours d'été, de plaisir. Le petit écureuil n'est qu'une anecdote parmi d'autres...Je me suis souvenue de lui aujourd'hui en me rendant sur un site ami.

 

                                        Le temps passe.....

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