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La jeune fille du métro....

par Geneviève Cotty

publié dans Jadis et maintenant

                          La jeune Julie retrouvée...

                          Tout est bien qui finit bien. Est-ce certain ? Bien sûr, cette jeune fille de 14 ans, disparue depuis quelques jours, a été retrouvée saine et sauve. Pour sa famille, quel soulagement et quelle joie. Mais que de questions aussi. Pourquoi ? Pourquoi une jeune adolescente, presque encore une enfant, éprouve-t-elle soudain le désir de tout quitter, famille, amis, domicile ? Les jeunes sont très souvent "mal dans leur peau". La vie leur semble parfois insupportable...Ils sont prêts à faire n'importe quelle bêtise pour sortir de cette vie...Et cette fugue me rappelle un drame auquel j'ai assisté dans les années 1970, à PARIS.

                           Je marchais sur le quai du métro en attendant la rame qui m'emporterait vers mon travail. Je croise alors une petite jeune fille, qui semblait bien insignifiante, toute jeune, 17, 18 ans ? Pourquoi l'ai-je remarquée ? tout bêtement...parce que je me disais qu'elle aurait dû repasser l'ourlet de sa jupe...Ma fille dirait "c'est bien maman ça" ! Moi, j'étais d'une époque où tout ça avait de l'importance...et pourtant ! Je n'avais rien remarqué d'autre, sinon qu'elle était très jeune et mignonne. La rame de métro entre en gare, j'entends des voix qui crient, je me retourne, le train avait stoppé trop tard, la petite s'était jetée sous les rails.... J'étais retournée et j'ai alors pensé à ma fille qui avait à peu près cet âge également. J'ai pensé à cette enfant, j'ai pensé à ses parents, j'ai aussi pensé à moi, si un tel drame arrivait chez moi ! Qu'est-ce qui avait bien pu la pousser à cet acte désespéré ? Elle ne voyait certainement pas d'issue à son désespoir...Et je m'en voulais d'avoir seulement remarqué son ourlet de jupe ! c'était insignifiant. Et je n'avais rien vu d'autre ! Les adultes s'arrêtent parfois à des petits riens, alors que ce qui est important pour les jeunes ne leur semble pas grave. Sait-on jamais quelle sera leur réaction ? Il s'en passe des choses dans une jeune tête à la suite d'une déception....Ce qui a peu d'importance pour nous, peut en avoir énormément pour les jeunes...Nous ne sommes pas tout à fait sur la même longueur d'ondes...question de génération !

                            La jeune Julie a retrouvé sa famille, il lui reste à accepter la vie telle qu'elle est mais pour qu'elle en arrive là, il faut l'aider de même qu'il faut aider toutes les petites Julie dont les idées se bousculent dans la tête. Ce n'est pas facile d'être jeune...être vieux pas toujours non plus, il faut suivre !

                            Je n'ai jamais oublié ma jeune fille du métro.

 

 

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Juste en souvenir....

par Geneviève Cotty

publié dans ne pas oublier de se souvenir

                        C'était il y a...65 ans !

                        24 août 1944, tout change...Je l'ai déjà raconté, j'en parle beaucoup, trop peut-être ! Mais je ne peux oublier certaines dates et celle-là "c'était la bonne" ! Exit l'occupant ! vive la liberté, espoir retrouvé et aussi dignité retrouvée ! Quelle journée ! Alliés, allemands se croisaient, se décroisaient, un pas en avant, deux en arrière ! A vrai dire, c'était un peu confus, mais on y croyait et c'était ça le principal ! ATHIS / JUVISY, ma banlieue retrouvait des couleurs, surtout les couleurs bleu, blanc, rouge de la liberté.

                         Je revois ces soldats FFI qui circulaient au grand jour, ces premiers tanks alliés qui entraient dans ATHIS, ces premiers chars allemands qui en partaient des soldats juchés sur la moindre place libre, les locaux abandonnés par l'occupant ...

                          Et plus tristement, je me souviens de cette jeune fille de commerçants de JUVISY, qui voulant voir ce qui se passait, est sortie dans son jardin et a été abattue par une mitrailleuse allemande, de même que sa mère ... Il y eut d'autres victimes innocentes... La Libération ne s'est pas faite sans dégâts et notre joie a été assombrie...des actes atroces ont été commis un peu partout en France. Mais, nous sommes redevenus des gens libres. Peut-on s'imaginer la valeur de ce mot ? 

                           C'était un petit rappel...juste en souvenir.

                          

 

 

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Mesdemoiselles...de la tenue !

par Geneviève Cotty

publié dans jadis et humour

                         C'était avant la guerre...

                         En cette période de rentrée des classes, je me souviens de ma vie d'écolière jadis, surtout de mes deux dernières années dans cette école que j'aimais bien mais où la liberté était...ce qu'elle était ! C'était une Ecole Libre qui bien que dirigée par une Directrice, dépendait de la Paroisse de la commune de banlieue où nous habitions. Je m'y sentais bien, mais un peu "bridée" tout de même ! A cette époque filles et garçons ne fréquentaient pas les mêmes établissements...Ça ne se faisait pas ! en disant ça, on a tout expliqué ! Et si ces demoiselles parlaient des garçons, c'était en cachette ! On ne s'en privait pas, malgré les interdits, c'était de notre âge !

                           La tenue dans la rue devait être irréprochable et moi qui avais un frère plus âgé que moi, je ne devais pas venir en classe ou aller à l'Église en étant accompagnée de ce frère toujours flanqué de deux ou trois copains ! C'est qu'il était sociable lui, et très drôle ! il en avait des accompagnateurs ! Ça me posait des problèmes et m'obligeait à des ruses de sioux ! Mes parents voulaient que je sois accompagnée de mon frère...pas facile !  Je me souviens qu'un soir, alors que je devais rejoindre les élèves de mon école à l'Eglise pour un service religieux, je quitte la maison avec mon frère qui...fait le ramassage sur le parcours...Nous décidons d'arriver à l'Eglise en toute discrétion, moi avec André tout seul, les autres arrivant sur la pointe des pieds, sur nos talons ... Evidemment, nous étions très jeunes et cela nous donnait envie de rire. Nous entrons donc à deux comme prévu, nous prenons place et les copains, dont un se portait bien et était assez rond, entrent à leur tour et...bruit énorme dans l'Eglise ! le copain le plus fort avait pris un prie-Dieu un peu bancale et qui venait de s'effondrer avec le garçon ! Comme arrivée discrète, bof ! D'autant moins discrète qu'un fou rire nous a pris...Que fallait-il faire ? tout le monde avait compris que je n'étais pas arrivée seule et que je me promenais, le soir, avec des garçons ! Coût de l'opération : une colle ! Mon père, pourtant sévère, avait trouvé ça ridicule ! Et moi donc !!!

                            Trop tenues, nous étions trop tenues ! C'était un peu idiot ! Et nous obliger à agir en cachette par obligation ce n'était peut-être pas le but recherché...Après la guerre, petit à petit, les filles ont été un peu plus libres. Mais il a fallu encore du temps pour que, dans les écoles, on admette filles et garçons ensemble. Trop de libertés maintenant, pas assez jadis...La vie n'est pas facile !

                             Mais quels souvenirs ! Enfreindre le règlement de l'école, excitant non ?

                             Ah, j'oubliais : nous ne devions pas nous tutoyer. Le "vous" était de rigueur entre élèves...Ce qui explique qu'à mon âge, tutoyer quelqu'un me semble très difficile ! Je suis marquée pour la vie ! Mesdemoiselles...un peu de tenue...même si c'est ridicule !

                             

                            

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Les temps anciens.....

par Geneviève Cotty

publié dans Nostalgie...

                         Nostalgie.....?

                         Je reviens de faire quelques courses, exténuée par la chaleur que nous avons encore aujourd'hui et je pense à ce qui était et qui n'est plus...Je m'explique, je pense à LA POSTE ! drôle de sujet de méditation et pourtant ! Quand LA POSTE s'appelait les PTT il y a de cela bien longtemps. Quand le facteur passait trois fois par jour...quand le courrier arrivait "avant d'être parti" ou presque....quand de votre lieu de vacances vous pouviez envoyer des cartes postales à la famille et aux amis et qu'elles arrivaient dans un temps record ! Celles que j'ai envoyées cette année, notamment dans ma ville (!), ont mis une bonne dizaine de jours pour arriver (j'étais de retour avant elles)....Et je pense surtout à ce recommandé que je suis allée chercher ce matin (je suis sortie exprès); j'avais trouvé un avis de passage dans ma boîte hier, dans lequel on me priait d'aller chercher à compter du 22 août à 9 heures, la lettre recommandée qu'on tenait à ma disposition à la poste près de chez moi. A 10h.30, je me présente...Guichetière charmante et qui se dérange pour "aller voir"...Elle revient sans rien et (merci les ordinateurs), cherche sur le sien, me trouve, trouve trace de ma lettre...mais celle-ci n'est pas arrivée ! On me demande de revenir Lundi, ce que je ferai car j'ai un besoin urgent du contenu de ma lettre...Peut-être se trouve-t-elle dans un autre bureau de poste, à l'autre bout de la ville (ça m'est arrivé l'hiver dernier et j'ai dû batailler pour qu'on rapatrie le colis d'alors). Bien sûr, une erreur est toujours possible...bien sûr c'est de la faute à "pas de chance", bien sûr, bien sûr...Moi je veux bien, mais je regrette tout de même le temps où le courrier était considéré comme ayant une valeur et où les employés travaillaient avec conscience...Ils ont peut-être des difficultés maintenant...mais cela n'empêche pas de faire consciencieusement son travail... Je me considère comme "cliente" de la poste, alors, un client, ça se ménage....nuance, ça se ménageait !

                            Je n'ai même pas voulu grogner (je ne me reconnais pas !). Tout d'abord, l'employée s'est excusée, elle était très aimable et surtout elle n'y pouvait rien ! Je lui ai simplement fait remarquer que ça ne m'arrangeait pas par cette chaleur....J'espère qu'il pleuvra d'ici lundi et qu'il fera plus frais ! Comme disait un ami disparu maintenant " Pauvre France" !

                            S'il n'y avait que la Poste pour donner à penser ! mais non, il est d'usage d'être "cool"...tant pis pour ceux qui en font les frais. Vous écrivez à des services publics ou privés ... Avec un peu de chance, vous aurez une réponse...mais pas toujours...Où est le temps où "toute lettre méritait une réponse" ? S'il fallait s'arrêter à ça ! Et pourtant, c'était une simple question de politesse, comme dire merci, ce qui, entre nous, est de plus en plus rare !!!

                             Les temps anciens ? Mais c'est obsolète ! il faut s'y faire...J'aime le progrès, mais je regarde quand même derrière moi avec un peu de nostalgie....

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L'argent de poche...et la crise !

par Geneviève Cotty

publié dans billet d'humeur...

                         Jadis et maintenant.....

                          Quand nous étions enfants je n'ai pas le souvenir d'avoir reçu de mes parents de "l'argent de poche". Nous ne manquions de rien, mes parents nous donnaient au "coup par coup" une petite pièce ou un billet en récompense d'un bon carnet ou éventuellement d'un petit service rendu (encore que ça, ce n'était pas courant !) Un service ne se monnayait pas ! Mais la petite pièce reçue allait dans une tirelire...Cela nous rendait heureux quand même ! Je me souviens que mon père a commencé à nous donner régulièrement une petite somme quand nos études nous obligeaient à prendre le train pour aller à PARIS...Sur ce montant alloué, il nous fallait régler des petits frais tels que crayons, encre, copies, le plus gros des fournitures scolaires étant acheté par mon père en début d'année scolaire. S'il nous restait un peu d'argent, nous pouvions nous offrir une place de cinéma, une boisson, une glace....et ça nous servait aussi à faire les cadeaux d'anniversaires (souvent avec une aide supplémentaire !).

                            Les temps ont changé, les enfants ont circulé seuls de plus en plus tôt, ont été plus autonomes. Nos trois enfants le gagnaient cet argent de poche, et les "petits boulots" ne sont pas de mauvais souvenirs pour eux, au contraire. Maintenant, avoir de l'argent de poche donne une impression de liberté à des très jeunes enfants... Est-ce que ça ne devient pas un "dû" ? On ne demande rien en échange, alors qu'un salarié donne son travail en échange, là il s'agit d'un acte gratuit de la part des parents. Je suis trop âgée pour me rendre compte si c'est bien ou mal. Simplement, je n'ai pas été habituée et...j'ai un peu de mal à suivre ! Si "toute peine mérite salaire", est-ce que tout salaire ne mérite pas un peu de peine ? Je comprends bien qu'on ne peut lâcher dans la nature des enfants sans un sou vaillant en poche, surtout quand ces enfants vivent comme des grands, circulent seuls, mangent très souvent seuls également les parents ne rentrant pas à la maison pour déjeuner... Je n'ai pas connu tout ça...

                             Et j'ai entendu ce matin un journaliste à la Télévision dire que par suite de la crise, les parents revoient à la baisse les sommes allouées à leurs enfants comme argent de poche ! Une baisse à "négocier" entre parents et enfants comme disait, en plaisantant je crois, le journaliste ! Les négociations seront chaudes ! Pourvu qu'il n'y ait pas de prises d'otages, de demandes de rançon, de chantage....Manquerait plus que ça ! Encore qu'il est peut-être possible de faire comprendre timidement à ses enfants que la crise s'applique à tout le monde et qu'à l'impossible nul n'est tenu ! Mais il y aura des déceptions dans l'air !

                              Et si "jadis" était tout bêtement mieux que "maintenant" !

 

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Héroïne ? .....Pas vraiment !

par Geneviève Cotty

publié dans jadis et humour

                         Courage....fuyons !

                        En ce 24 août 1944,tout le monde était en effervescence au bureau, les Américains arrivaient ! Nous attendions tellement ce jour !

                       Je quitte mon travail et enfourche ma bicyclette pour aller à ABLON où j’habitais depuis le bombardement. Tout va bien, j’ai le cœur léger pour faire cette promenade de 7 kilomètres. Le commissariat où je travaillais avait été évacué sur le Plateau d'ATHIS. Je prends donc l'avenue qui me mène vers la Pyramide. Il me fallait traverser la route nationale 7.

                       Tout était calme, il faisait très beau.

                       Je commence à traverser le Carrefour de la Pyramide…et là quelle émotion ! J’entends des balles siffler à mes oreilles, elles venaient je crois de partout ! Tous les Américains n’étaient pas arrivés, mais tous les Allemands n’étaient pas partis ce que j’ignorais bien sûr ! Et ils se tiraient dessus mutuellement !

                      J’étais jeune et mes réflexes étaient…ce qu’ils étaient ! La peur au ventre, je me suis mise à pédaler tellement vite pour traverser ce carrefour et continuer ma route que personne, pas même un champion aurait pu faire mieux. Je ne commandais pas mes jambes, elles « partaient » toutes seules ! Je ne pouvais pas freiner, je ne pouvais pas descendre de bicyclette…je serais tombée !!! Ma grande honte c’est d’avoir entendu un homme qui était dans son jardin dire « ben dis-donc, elle n’a pas peur la petite » ! Oh que si j’avais peur !

                      Je ne méritais aucun compliment, ce qui me faisait pédaler, ce n’était pas le courage, mais une « trouille » atroce…

                      Quand j’ai enfin pu descendre de mon vélo, au bout d'une avenue bien droite sur environ un kilomètre, je tremblais tellement que je me suis assise au bord de la route ! Impossible d’aller plus loin dans l’immédiat…

                       Héroïne malgré moi, mais tellement honteuse !

 

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Des dates à "souvenirs"....

par Geneviève Cotty

publié dans il était une fois...

                         19 août 1944....

                         Depuis plus de quatre ans que nous entendions ces bruits de bottes, l'espoir était dans l'air ! PARIS se soulevait et on commençait à se battre dans les rues...Les troupes alliées approchaient de la capitale, l'occupant était mal en point ! Enfin ! Les résistants sortaient au grand jour et continuaient à risquer leur vie pour la Libération..."PARIS BRULE-t-IL" n'était pas encore un film, mais bien une réalité. Ces journées d'août 1944 sont bien spéciales et il est impossible de les oublier. C'était l'euphorie générale...On était certains du résultat qui ne pouvait être que positif. On y croyait et c'était ça la force. Il y eut bien quelques petits "dérapages" qui laissent un goût amer...Mais le résultat fût à la hauteur des espérances... Quelles journées, j'en ai déjà parlé et j'en parlerai encore...C'était tellement extraordinaire...

                          "D'autres" 19 août...

                          1947 - ça y est, il est arrivé, ce premier enfant qu'on attendait avec tant d'émotion : fille ou garçon ? Un petit garçon, un petit paquet minuscule, un peu fripé...Mais il était là après quelques soucis de santé pour la maman et pour bébé. Tout était oublié, tout allait bien. Nous l'admirions cette première oeuvre ! Bien sûr, il y eut bien cette réflexion qui se voulait tranquillisante et aimante du jeune père :"évidemment un bébé à la naissance, ce n'est jamais bien joli, mais après ça s'arrange"....Dans la vie, il faut savoir pardonner...Mais bon, le temps était au beau, d'autant plus qu'une vague de chaleur avec un soleil de plomb sévissait sur la France ! pas le courage alors de riposter ! 

                          1974 - Décidément ce 19 août est un jour "familial" ! Nous voici grands-parents pour la première fois, d'un petit garçon ! Aurions-nous pris un abonnement dans la famille ? un cousin germain avait déjà retenu cette date pour montrer le bout de son nez, quelques années avant la guerre ! Être grand-père, grand-mère...mais ça rajeunit ! Nous étions arrivés de PARIS pour ne pas rater cet évènement qui devait avoir lieu à MARSEILLE ! Nous étions aussi émus qu'à la naissance de notre aîné ! Après, nous nous sommes habitués, nos enfants s'étant occupés de la question....Quelques années plus tard, tout le monde venait en vacances chez ces grands-parents qui restaient ainsi "en forme" !

                           Décidément, le 19 août est une date à "souvenirs" et à retenir !

                          

 

 

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"Et si c'était vrai" ?......

par Geneviève Cotty

publié dans billet d'humeur...


                         La fin de la crise ?....

                         Depuis quelques jours, on nous annonce une embellie...Exact, le soleil est resplendissant ! mais il ne s'agit pas de cette embellie il s'agit - peut-être - de la fin de la crise qui nous empoisonne la vie depuis un an. Je dis peut-être car les médias préviennent quand même qu'il nous faut être prudents...Certains signes annonciateurs se feraient connaître, d'autres...c'est à voir ! Moi, je voudrais bien y croire mais malgré mon optimisme habituel, j'ai des doutes ! Le chômage ne baisse pas, l'électricité non plus, le coût de la vie non plus ! Nos revenus, si....Il faut bien baisser quelque chose !

                          On revoit quelques parachutes dorés qui veulent reprendre du service...mais ça, c'est pas pour nous. La relance de l'automobile semble avoir donné un vrai coup de pouce à l'économie. C'est très bien si ce n'est pas un feu de paille...Il paraîtrait que les vacanciers se sont dirigés de plus en plus vers des hôtels de luxe ! Lesquels vacanciers ? ceux qui ont des enfants ? Moi, je n'en connais pas...Il y a peu de temps, un mois à peine, on nous disait que les ménages essayaient de faire des économies coûte que coûte...Je n'aurais jamais pensé aux hôtels de luxe pour ça ! S'il est bon une fois dans sa vie, de "se donner l'illusion"...plus dure sera la chute !

                          Après tout, "Et si c'était vrai" cette nouvelle ? Je ne veux pas être défaitiste ni pessimiste à outrance. "Attendre et voir"....

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Souvenirs.... de jeune grand-mère...

par Geneviève Cotty

publié dans Joies et peines

                         Les clefs de la mer...

                         C'était l'été 1977. Yannick, l'aîné de nos petits-enfants, petit Marseillais d'à peine 3 ans, devait venir avec nous en Bretagne passer un mois de vacances. Sûr que le bon air iodé lui ferait le plus grand bien et il nous avait été amené à PARIS où nous habitions encore, par ma mère qui revenait de ses vacances à MARSEILLE. Quelle aventure ! le train de MARSEILLE à PARIS, puis après quelques jours passés dans la capitale, direction la baie de MORLAIX, à PLOUGASNOU exactement ! C'était un grand voyage pour ce petit bonhomme et le grand-père, "breton grand teint" lui en racontait sur la Bretagne et la mer surtout ! Et sur le jardin là-bas avec tous les oiseaux...Le petit en rêvait sûrement et je ne sais pas comment il s'était imaginé la maison...Avant de quitter PARIS, j'ai demandé à mon mari s'il avait bien pris les clés, sage précaution les histoires de clés ayant chez nous une très grande importance...tout au moins pour moi ! Mon mari était beaucoup plus désinvolte à cet égard ce qui fait que j'avais crû bon de le prévenir que si nous divorcions un jour, ça serait certainement pour une histoire de clés ! Nous voici donc partis un matin de très bonne heure, avec seaux et pelles tout neufs, indispensable ça pour la plage. Les grands-parents étaient ravis, le petit garçon aussi, la joie était dans l'air ....

                          Mais Yannick avait un gros souci et comme il a du sang breton dans les veines, son souci, il nous le faisait partager en cours de route, à plusieurs reprises. Est-ce que Patou avait bien pris les clés ? Les clés de quoi, il ne savait pas trop, mais il avait compris que c'était important ! Il se répétait le petit, aïe, aïe...Bon, on arrivait et il était temps ! Mon mari sort de sa sacoche le trousseau de clés de la maison, et on entend alors une petite voix demander "Dis Patou, tu as pris aussi les clefs de la mer ?" ... ça, c'était important ! Je ne sais ce qu'il s'était imaginé... Nous avons trouvé ça tellement mignon que ce trousseau de clés n'a plus porté d'autre nom que"Les clés de la mer"...ça disait bien ce que ça voulait dire !

 

                          A PARIS, aux Tuileries...

                          J'avais emmené Michaël, notre deuxième petit-fils, aux Tuileries. Grande promenade, nous avions pris l'autobus, et dans ce beau jardin, les distractions ne manquent pas ! manèges, balançoires, bassin pour les petits bateaux...On peut acheter aussi des graines pour les oiseaux qui vous suivent comme s'ils ne connaissaient que vous ! Il faut tout de même faire attention au porte-monnaie qui se vide un peu vite, et même quand on est grand-mère, il faut savoir dire non ! ça c'est dur ! Comme tous les petits, Michaël réclame autre chose et je lui réponds alors "non, ce n'est pas possible, je ne pourrai plus acheter à manger pour Patou ce soir". Michaël était raisonnable, il n'a pas insisté...Un peu plus tard, je m'apprête à entrer dans une boulangerie et je lui dis, "je vais acheter ton goûter"....Ce que je fais...et je vois des grosses larmes couler sur les joues du petit...ne comprenant pas ce qui se passe, je lui demande ce qu'il a et je m'attire cette réponse :"Pauvre Patou, il ne pourra pas manger ce soir"....C'était de ma faute, mon explication pour dire non était idiote, irréfléchie...Sans le vouloir, je le rendais responsable d'une situation qu'il s'était imaginée désespérée....Attention, les enfants réfléchissent et ils ne sont pas compliqués eux ! Et moi...j'avais drôlement envie de pleurer ! Je n'ai jamais oublié cette histoire !

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Souvenirs d'enfance ... et autres.

par Geneviève Cotty

publié dans Nostalgie...

                         En ce 15 août...

                         Je me souviens des vacances jadis en Lorraine, chez mes grands-parents. Le 15 août était alors une grande fête...Messe, procession dans le village et...bon repas à la maison ! Grand-mère s'appelant Marie, on fêtait doublement ce jour. Mon frère et moi partions (en cachette !) dans le jardin pour cueillir les fleurs avec lesquelles nous faisions un beau bouquet pour les offrir à cette "mémée" tant aimée. Bon, d'accord, les fleurs étaient à elle, bien cultivées et soignées par elle, mais il n'y avait pas de fleuriste dans la région ! Et puis, c'est l'intention qui compte ! Elle semblait toujours surprise et y allait de sa petite larme...très émotive grand-mère. Mais comme elle n'oubliait pas non plus que c'était sa fête, elle nous confectionnait un bon repas avec les produits "de la maison" ! quiche lorraine, civet de lapin (j'en sens encore l'odeur), et pour terminer, une des tartes dont elle avait le secret ! tarte aux mirabelles, aux quetsches...Ah ! ces tartes ! Et ma mère nous avait faits "beaux", vêtements du dimanche, blancs de préférence...avec conseils de ne pas nous salir ! C'est ainsi qu'un jour de 15 août, mon frère avait revêtu pantalon blanc, chemisette et pull blancs également, pour aller à la sortie de l'Eglise récolter les dragées lancées par les invités à un baptême...C'était la tradition et tous les gosses du village voulaient en ramasser le plus possible...Je revois encore cette scène, mon frère courant dans la rue et tout à coup...plouf... des vaches rentrant des champs et étant passées par là avaient laissé des traces de leur passage...et voilà ce petit parisien, pas méfiant du tout, étalé sur une bouse ! Pauvre bonhomme et pauvre costume blanc ! Pas de dragées, il fallait revenir à la maison et affronter ma mère...On était loin des sucreries ! Et moi, vilaine petite soeur sans coeur, je riais...Quel souvenir ! et quel travail pour ma mère !

                           Cette journée du 15 août me rappelle aussi des vacances en Bretagne en 1965. Mon beau-père nous avait emmenés à SAINT-POL-DE-LEON pour assister au Pardon breton . Quel magnifique souvenir aussi... Tous ces bretons en costume traditionnel, jeunes, vieux, enfants...Les différentes banières, les processions, les bagads....Il faut avoir assisté au moins une fois à ce spectacle. J'en ai encore "plein les yeux"! J'avais déjà vu un Pardon Breton à VILLENEUVE-le-ROI en banlieue de PARIS, ville où se sont regroupés beaucoup de bretons ainsi que dans les environs. Mais, ce n'était pas la même ambiance, la "couleur locale" manquait ! C'était beau aussi, folklorique, joyeux. Que manquait-il ? L'air marin ?

                            Le 15 août jadis était marqué par des processions, des cérémonies...Et maintenant ? Certaines régions gardent les traditions. Est-ce le cas pour toutes ? Nostalgie....

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