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Un rôle à jouer.....

par Geneviève Cotty

publié dans Jadis et maintenant

                         Blog et personnes âgées....

                         En me promenant sur le web hier, je ne sais même plus sur quel site, une question posée a retenu mon attention...et pour cause ! "Quel est le rôle d'un blog auprès des personnes âgées ? " Très simple mon cher Watson !...C'est la vie qui continue, les souvenirs qui reviennent en foule, la connaissance d'un monde parfois ignoré, des voyages, de la littérature, tout ceci...dans un fauteuil ! Et le nombre d'amis que vous ne verrez sans doute jamais, mais dont vous faites connaissance ... C'est la mémoire...la vôtre et celle des générations qui suivent.

                         Le blog a un rôle parce que nous-mêmes avons un rôle à jouer : transmettre nos souvenirs, nos idées (qui ne sont pas toutes mauvaises), discuter sur la vie d'avant telle que nous l'avons connue et la vie actuelle qui n'a plus rien de comparable mais qui est si exaltante parfois. On ne peut pas vivre que dans le passé, on ne peut pas vivre que dans le présent...Il faut connaître le monde ancien et c'est ça qu'un blog peut apporter : la connaissance des anciens...Un art de vivre différent ne veut pas dire qu'il faut le gommer à tout jamais !

                          Mais ce blog, il ne doit pas être un "déversoir" de récriminations aussi diverses que variées ou le trop plein de bile ! Il doit comparer plusieurs époques dont certaines ont été riches en faits de toutes sortes. Ma génération a connu une époque que je ne souhaite à personne de revivre...Mais l'Histoire est là et doit "servir de leçons"...Et qui, mieux que ceux qui ont vécu cette époque, peuvent la raconter en direct ? Alors, vite à vos blogs ! racontez, sans misérabilisme, sans acrimonie, pour qu'on n'oublie pas. J'ai remarqué une chose : bien des jeunes sont intéressés par ce qu'on leur raconte "d'avant". Alors, ne les décevons pas, nous avons tant de choses à dire et à transmettre, depuis des recettes de cuisine, des modèles de broderies, des échanges sur la météo...que sais-je encore ! C'est tellement varié !

                          Et comme il faut bien penser à soi, le blog, ça peut être une thérapie ! Ça ne coûte rien à la Sécurité Sociale, ça ne fait pas mal à l'estomac, et ça vous fait voir la vie autrement ! C'est prenant et ça vous empêche de penser aux petites douleurs ou autres ennuis qui meublent trop souvent les conversations des "z'âgées" (mot de mon arrière-petite-fille). 

                          Alors oui, le blog a un rôle important à jouer, pour soi-même et pour les autres !

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Quand faut y aller...faut y aller !

par Geneviève Cotty

publié dans jadis et humour

                         Service militaire obligatoire...

                         Dans l'article écrit ces jours derniers "Souvenirs...par procuration", j'ai raconté ce que mon mari m'avait lui-même raconté sur son "périple"" de 1943 à 1945, alors que le STO ne voulant que son bien (!) lui avait fait visiter une partie de l' Allemagne, de la Pologne, de la Lithuanie et de la Russie ! Quel voyage....

                         De retour enfin en août 1945 accompagné d'une bronchopneumonie, il pensait pouvoir rester chez ses parents et se remettre de toutes ses émotions. Mais c'était sans compter avec la LOI qui prévoyait que les garçons de 20 ans devaient faire leur Service Militaire... Mon mari était du deuxième contingent 1940 qui aurait dû être appelé en octobre 1940 je crois...Donc, pas question, il n'y avait plus d'armée française, juste de l'armée d'occupation !

                         Pas de problème...La loi, c'est la loi ! ces jeunes qui avaient été envoyés en Allemagne contre leur gré, pendant presque trois ans, ont été appelés par l'armée française puisqu'ils n'avaient pas fait leur "service" en 1940 ! Ah mais ! Et voilà comment mon pauvre époux s'est retrouvé à STRASBOURG, enrégimenté...obligé de faire des manoeuvres mais sans fusil...il n'y en avait pas assez pour tout le monde. La tenue militaire ? S'il fallait s'arrêter à ça ! l'armée étant toujours aussi démunie, on "a fait avec ce qu'on avait"...Mon mari a touché une tenue belge...C'était kaki, donc ça pouvait passer...

                         Cela a duré 52 jours exactement...Le 51 ème jour, distribution de fusils à tous ! enfin, les choses sérieuses allaient commencer...Que non pas ! S'apercevant enfin que ces pauvres jeunes gens avaient déjà donné, on les a libérés le 52ème jour d'incorporation ! Moi, en bonne et gentille épouse, j'ai toujours dit à mon mari qu'on avait certainement eu très peur de lui confier un fusil !!! C'était méchant j'en conviens !

                          Quand je pense que mon époux aurait pu faire comme tout le monde 18 mois de service militaire, je me dis que je l'ai échappé belle ! Pour ces 52 jours, j'en ai entendu parler très souvent. C'est bien connu, les hommes critiquaient le service militaire mais en gardaient des souvenirs inoubliables qu'ils aimaient se raconter entre copains!!!

                          Quand faut y aller...faut y aller ! Heureusement que le ridicule ne tue pas !

                         

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Bienvenue aux oiseaux....

par Geneviève Cotty

publié dans Nostalgie...

                         Entendu à la télévision dernièrement....

                         Les oiseaux disparaissent paraît-il...il suffirait de laisser 10% de prairies pour qu'ils reviennent...Alors, je me souviens...

                         Lorsque nous sommes arrivés en Provence à l'automne 1978, la maison que nous avions achetée venait tout juste d'être construite sur...un ancien terrain à asperges ! Et il n'y avait dans le jardin que de la folle avoine....Nous venions de nous séparer de la maison de mes beaux-parents en Bretagne, où le jardin était rempli de fleurs, d'arbustes et...d'oiseaux ! J'étais désolée et j'ai dit à mon mari "Nous sommes venus dans un pays sans oiseaux"... C'était d'un triste ! Ces gentils oiseaux mettent de la gaîté dans un jardin, ils vont, ils viennent et surtout ils sifflent et chantent...A Robion, c'était le silence....

                         Alors, avant toute autre chose, nous avons décidé de planter des arbres, des haies, et petit à petit, des "locataires" sont venus nous tenir compagnie et nous donner l'aubade...

Les haies de pyracanthas avec leurs petites boules jaunes et rouges, un vrai régal pour les oiseaux ! ils se donnaient tous rendez-vous dedans et quand nous nous absentions quelques jours, il y avait du monde qui s'envolait dès l'ouverture du portail ! Je crois bien qu'on les dérangeait !

Et mon mari qui ne savait rien leur refuser, leur avait installé une mangeoire couverte, près de la fenêtre de la cuisine...On aurait pu croire que c'était réservé aux mésanges qui venaient y chercher des graines de tournesol qu'elles allaient manger dans le saule pleureur à proximité...J'ai crû comprendre ce que voulait dire l'expression "casser la graine"" Chaque mésange repartait avec une graine qu'elle tenait bien dans ses pattes sur une branche du saule, et cassait avec son bec... Nous en avions des choses à apprendre !

                      Mésanges, rouges-gorges, chardonnerets (très gourmands), une huppe (je n'avais jamais vu cet oiseau auparavant)...Les rouges-gorges n'étaient pas sauvages et venaient réclamer les graines que je leur mettais sur la terrasse; ils se baignaient dans le récipient à eau de Squirou, notre bon toutou qui laissait faire ! Tout ce monde nous a tenu compagnie. Il avait suffi de quelques arbres dans le jardin...enfin, assez nombreux quand même ! mais une petite forêt privée, c'est agréable non, et quand on aime, on ne compte pas ! et les oiseaux étaient nos amis !

                       Beaux souvenirs...

                   

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Remplacement provisoire.....

par Geneviève Cotty

publié dans jadis et humour

Il faut savoir partager.......                        

              Vous me connaissez déjà, je me suis présenté à vous il y a quelques mois... Quand celle qui fût ma maîtresse pendant de nombreuses années n'a pas trop d'idées pour ce blog, elle parle de moi, ou plus exactement, elle me laisse parler à sa place...Donc, moi Squirou, je vous raconte :

              J'aimais beaucoup mon maître, nous étions très, très amis, inséparables, il était heureux par moi et moi par lui. Un soir, en 1991, alors que nous étions venus passer quelques jours à Montpellier dans ce nouvel appartement, mon maître a eu un petit accident de santé et un médecin que nous ne connaissions pas est venu, puis une ambulance...Je voyais bien que tout ça n'était pas normal. Une gentille et jeune voisine m'a pris chez elle pendant que ma maîtresse partait à l'hôpital. Je n'aimais pas du tout cette ambiance. Quand ma maîtresse est revenue, très tard, elle était seule...J'étais très triste, je sentais bien que quelque chose n'allait pas et je cherchais mon maître. Magitte a installé mon tapis dans le couloir comme les autres soirs et est partie dans sa chambre. Je voyais bien qu'elle était triste aussi et que le sommeil serait long à venir...Je ne pouvais la laisser toute seule et m'en désintéresser... Alors, j'ai commencé à pousser la porte de la chambre avec mon nez et à piétiner...Et je voyais ces deux lits jumeaux dont un seul était occupé... Magitte m'a renvoyé dans le couloir, gentiment, mais fermement... Un Labrador, c'est un peu têtu, mais tellement gentil ! Je suis revenu à la charge en "reniflant" le lit vide de mon maître. Il n'était pas là...et je pensais que c'était tout de même plus confortable qu'un tapis dans le couloir... Et tout à coup, lassée sans doute, Magitte a tapé avec sa main sur le lit vide, comme pour me dire "allez, tu peux monter" ? J'ai vraiment pris ça pour une invitation et hop ! je suis monté et me suis allongé ! Ce n'était pas vraiment ce que ma maîtresse voulait et elle ne semblait pas contente, mais moi, j'étais si heureux ! J'avais l'impression que mon maître était là (quoique, il ne m'aurait sans doute pas prêté son lit, il me l'avait déjà défendu).

                        Et puis, je savais bien moi que deux lits pour une seule personne, c'était trop ! J'assurais l'intérim, ça me consolait...Cela a été le début d'une période difficile. Des amis de ROBION sont venus me chercher le lendemain...J'aimais beaucoup aller chez eux, j'y étais né et j'y avais mes petites habitudes...mais pas de lit à ma disposition ! Pour ça, ça n'avait été qu'un remplacement !

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Souvenirs...par procuration !

par Geneviève Cotty

publié dans il était une fois...

                         Mon mari me racontait....

                         Il n'est plus là, mais j'avais un peu connu sa "vie de jeune" par tout ce qu'il me racontait !
                         Son enfance d'abord, vécue en Bretagne dans un petit bourg du Finistère à PLOUEZOC'H, jusqu'à l'âge de 6 ou 7 ans. Ses parents habitant et travaillant tous deux à PARIS, une tante bretonne prenait soin de lui...ça se faisait, on s'aidait beaucoup en famille... Bon, mais en Bretagne, il était considéré comme "le parisien tête de chien" par les copains du bourg ! Le racisme existait déjà ! Il gardait quand même de bons souvenirs de cette période. Puis, rentrée à PARIS puis la banlieue...Ecole jusqu'au Certificat d'études...puis apprentissage...Il aurait aimé faire de la mécanique, mais sa mère préférant qu'il "soit logé et nourri", il a été dirigé vers la charcuterie ! Très jeune...trop ! Ne pas se faire de mauvaises idées, ses parents l'aimaient, mais la vie était dure pour eux, et bien souvent, les parents décidaient pour leurs enfants...La vie d'un apprenti de l'époque n'était pas des plus drôles...Il racontait que pour sa première paie, il n'avait rien touché du tout...il avait cassé des plats que les patrons lui retenaient sur son salaire...C'était ainsi ! Est-ce ça qui l'avait "forgé" ? Peut-être ...

                          Puis vint  la guerre. Il n'avait pas été appelé faisant partie du 2ème contingent 1940...mais en 1943, le STO ne l'avait pas oublié. Et le voilà parti en Allemagne (je ne le connaissais pas encore, sinon j'aurais pu le munir de vrais-faux papiers...j'en avais fait bien d'autres !). Il s'est retrouvé à NEUKUREN, au bord de la Baltique. Il était avec un de ses bons amis de Villeneuve-le-Roi, après avoir trafiqué un peu son ordre de route ! Dans une usine d'aviation où il se faisait rappeler souvent à l'ordre par les allemands, pour manque de dynamisme et de courage ! Mais partant du principe qu'il n'avait pas demandé à partir, qu'il n'avait rien signé (il avait refusé de le faire), il trouvait que les allemands n'avaient rien à dire ! Breton et têtu jusqu'au bout ! Atavisme.... En 1945, son camp est libéré par les Russes et les voilà tous partis pour la Russie, à pieds, en passant notamment par la Lithuanie...Il avait le souvenir d'un pays alors très arriéré et cela l'avait frappé. Ce séjour forcé en Russie, il en parlait beaucoup. Dur, dur..Ce n'était pas le chemin le plus rapide pour rejoindre PARIS et sa banlieue...Après bien des misères, il est revenu fin 1945, malade, lui le roc ! Plus de charcuterie, il fallait changer de profession...

                           Et puis, il a eu le "bonheur" de me trouver sur sa route (!!!) Après tout ce qu'il avait enduré, prendre femme ne lui semblait pas au-dessus de ses forces ! Et voilà ...Cette jeunesse sacrifiée après une enfance et surtout une adolescence dures...Mon mari ne se plaignait jamais. Beaucoup plus tard, quand il est tombé malade, il a continué à ne pas se plaindre, ce qui me faisait dire "qu'il m'aidait à le soigner". Lui pensait que s'il se plaignait il n'irait pas mieux et que moi je serais davantage fatiguée.... Ces bretons, ils sont en granit...Et tellement pleins d'humour ! S'ils ont du caractère, ils ont aussi mauvais caractère parfois....mais comme ils sont attachants ! Fidélité, serviabilité et surtout ce besoin de "ne jamais déranger personne"; ça ne se fait pas...

                            Ces souvenirs sont un peu les miens aussi...

                         

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Tout ça....pour un gâteau !

publié dans jadis et humour

                         Juillet 1993....


                         Nous habitions déjà Montpellier, mais d'un pied seulement ! Nous faisions la navette entre ce nouvel appartement et notre maison de ROBION, près de CAVAILLON...La santé de mon mari exigeait qu'il fasse "sa tournée des docteurs" comme il disait, régulièrement...Alors, nous nous partagions entre ville et campagne...Ce jour-là, c'était la ville ..Partie faire mes courses au Polygone, je revenais allègrement dans la galerie marchande, jetant un coup d'oeil sur les vitrines quand, tout à coup, vlan ! glissade non prévue, mais réussie, comme sur la glace ! On me relève, on me fait asseoir, j'ai très mal à la jambe ... Impossible d'ignorer ce qui m'avait fait tomber, j'en avais plein les pieds ! Un gâteau à la crème...qui n'aurait pas dû être là...Nous nous étions rencontrés, lui écrasé, moi toute cassée ! Je pleurais comme une gamine, de douleur, de honte, de contrariété...la santé de mon mari ne me permettait pas d'avoir un "arrêt de travail" ! Il avait besoin de moi et mes deux bras et mes deux jambes m'étaient plus que nécessaires !

                          Heureusement, il y a un cabinet médical dans cette galerie marchande...On m'y emmène, moi à cloche-pieds....La doctoresse, très gentille et compatissante me dit que j'ai sûrement la jambe cassée ! C'était bien le moment. Elle me propose de téléphoner d'abord à une clinique, puis à mon mari qui devait commencer à s'inquiéter. Rendez-vous pris avec la clinique pour l'après-midi, il ne me restait qu'à être récupérée par mon mari. Il arrive avec un taxi et me demande ce qui m'était arrivé...Je lui parle du gâteau et son humour breton reprenant le dessus il a cette parole magnifique "Un gâteau ! tu sais bien que tu n'y a pas droit" !...diabète oblige ...J'ai quand même eu un vague sourire, juste ce qu'il fallait, mais...je n'en pensais pas moins !

                          L'après-midi, re-taxi et en route pour la clinique où un docteur charmant m'avait donné rendez-vous. Radios, palpations, et pour finir, un plâtre! Et ce médecin qui me donnait des explications :"Je vous plâtre parce que vous avez 70 ans"...ça, je le savais. Et il insiste :"si vous n'aviez pas eu 70 ans, j'aurais pu peut-être vous éviter le plâtre, mais à 70 ans" !!! Il insistait comme si je ne le savais pas ! Je n'avais décidément pas le sens de l'humour ce jour-là, il y a des limites ! S'il me voyait maintenant !

                          La tournée des médecins étant terminée pour mon mari, pour un mois, nous sommes partis à ROBION où j'ai pu réfléchir au danger des gâteaux à la crème, surtout quand vous les prenez par les pieds ! Un mois de repos au calme, mais pas de piscine....des béquilles oui !

                          Le plus "amusant" dans cette histoire, c'est que je n'ai pas pu être indemnisée par l'assurance du Centre Commercial, pour la raison suivante : je n'ai pas pu indiquer depuis combien de temps le gâteau était par terre...Une autre fois, je surveillerai mieux et surtout, j'éviterai le gâteau !                         

                           Humour ou bêtise de la part de l'assurance ?                         

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A la manière de....

par Geneviève Cotty

publié dans billet d'humeur...

                         "On ne nous dit pas tout".....

                         Oui, c'est vrai, mais qu'est-ce qu'on parle !!! Il n'y a qu'à écouter les informations à la télévision pour s'en rendre compte ... Comme on parle beaucoup sans nous dire tout, je me demande ce que serait notre vie si on nous disait tout ? Prenons la grippe A...On en parle, ils en parlent...beaucoup trop peut-être. J'admets qu'on ait mis en garde la population et qu'on lui donne des consignes destinées à limiter les dégâts. Lavez-vous les mains, lavons-nous les mains...c'est indispensable (comme ça l'était avant d'ailleurs). On nous le rappelle, on le rappelle aux enfants parfois même on leur apprend que c'est utile, ce qu'ils ignoraient assez souvent. On ferme des classes, on prévoit des catastrophes, mais pour l'instant, quoi d'autre ? D'accord, les journalistes, après avoir enterré Mickaël Jackson, se retrouvent un peu démunis...Les vacances sont terminées, les bouchons sur les routes c'est du passé, la rentrée scolaire a été faite, les partis politiques ont fait leurs universités d'été...Comment faire "sensation" ? Il y a la grippe A, qui frappe déjà ici ou là et il semble que ce soit "pain béni"... Tout le monde doit vivre...

                         Si on pouvait cesser de faire du matraquage avec des sujets qui peuvent être douloureux, et tout nous dire par ailleurs. Nous informer ? oui... Rabâcher à longueur de journée, nous faire voir des écoles dont les élèves sont priés de rentrer chez eux, interviewer ces élèves et les exhiber devant les caméras...Est-ce de l'information ? Moi, j'en doute un peu...La concurrence est sévère chez les médias on dirait ! Au plus offrant !

                         La grippe A, c'est un mal qui frappe et va frapper bien du monde, d'une façon bénigne ou beaucoup plus maligne. Essayons de la juguler, mais de grâce n'en faisons pas une source de profits pour certains... C'est un peu scandaleux non ? Je suis comme tout le monde, ça me fait un peu peur, mais entendre à longueur de temps des détails qui ne régleront pas les problèmes, j'avoue que ça m'agace !

                        

                        

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Passé, présent, avenir....

par Geneviève Cotty

publié dans ne pas oublier de se souvenir

                        Vivre dans le passé....

                         Une amie m'a dit l'autre jour que je vivais dans le passé ! Il ne faut pas confondre vivre dans le passé et vivre avec le passé. Bien sûr que je vis avec le passé, puisque je m'en souviens, je ne peux pas le rayer d'un trait de plume...Ma mémoire est là qui me souffle à l'oreille "te souviens-tu"? Et je me souviens tout en appréciant le présent ! J'y tiens à mon passé, même s'il n'a pas toujours été comme je l'aurais voulu . C'est mon capital et on ne s'en débarrasse pas aussi facilement ! Le passé prépare et amène le présent, et le présent prépare l'avenir ... C'est une chaîne sans fin...Si nous connaissons le passé et le présent, l'avenir est le plus souvent inconnu...On l'envisage parfois, surtout quand on est jeune, mais il suffit d'un rien pour qu'il soit un peu chahuté !

                           La vie de ma jeunesse n'a rien de commun avec la vie actuelle, mais je ne regrette pas. Il faut savoir évoluer et c'est ce que j'essaie de faire. J'ai profité des avantages techniques de l'époque moderne, des progrès qui ont amené une vie meilleure...ne serait-ce que cet ordinateur qui me permet de raconter sur le net comment "c'était avant" ! et aussi de faire part de mon désarroi parfois et même de ma réprobation...ça arrive, l'ancien temps n'ayant rien à voir avec le nouveau !

                           Je suis heureuse d'avoir vécu assez longtemps pour connaître les nouveautés, même si ça m'amène à faire des comparaisons. Elles ne sont pas toutes négatives bien au contraire...Je vis dans le passé ? mais qu'est-ce que j'aime le présent ! Si je regrette quelque chose, c'est....d'avoir quelques années de trop ! Mais, je fais avec !

                            Quant à l'avenir, le mien est un peu derrière moi ! La sagesse m'oblige à penser plutôt au présent, mais sans oublier le passé, j'y tiens !

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"Travaillez, prenez de la peine..."

par Geneviève Cotty

publié dans Jadis et maintenant

                         Quand la valeur...n'avait pas la même valeur !

                         D'hier à aujourd'hui, que de changements ! Nos enfants et petits-enfants, sont "enrôlés" à l'école de plus en plus tôt et en sortent de plus en plus tard ! C'est un bien et j'en suis très consciente. Les progrès, les techniques nouvelles font que de plus en plus on a besoin de gens ayant fait des études, des jeunes "bardés de diplômes"....Bac+++++. C'est indispensable, mais je me souviens de ce temps "que les moins de soixante ans ne peuvent pas connaître"....Et je repense à mes grands-parents...ça remonte à loin !

                          Mon grand-père maternel était ébéniste. Un artiste dans son genre. Il avait commencé très tôt l'apprentissage...un gamin ! Mais ce qu'il pouvait faire de belles choses, sans avoir fait les Beaux Arts ou une autre école prestigieuse. ! Près de sa petite commune en Lorraine, il travaillait (entre autres) pour le Château où il restaurait des meubles très anciens...Il était connu et apprécié et aimait son métier par-dessus tout ! Je le revois caressant les planches qu'il allait travailler...C'était un vrai bonheur de le voir faire ! Il avait l'expérience !Et cela, ça s'acquiert au fil des années...Il maniait compas, rapporteur, équerre comme s'il était né avec ! Et en plus, petite cerise sur le gâteau, il avait ce qu'on appelle "une belle plume"...Il écrivait bien, d'une manière agréable et....sans fautes ! Certificat d'études oblige .... Il n'avait fréquenté l'école que jusqu'à 12 ou 13 ans...

                           Mon grand-père paternel lui, s'était "fait tout seul" comme on disait alors ! Aîné de dix enfants, il était "monté à PARIS" avec son petit balluchon, à l'âge de dix ans ! Ses parents n'étaient pas riches...Il a débuté comme "saute-ruisseau" dans une étude de Notaire. Et puis, il a voulu devenir quelqu'un...Des cours, du travail personnel pendant des années (en plus du travail "alimentaire"), l'ont amené à être ce qu'il était quand je suis née : un Monsieur important, respecté dans sa profession, qu'on consultait pour des conseils...Tout ça touchant au Notariat...Toujours élégant, chapeauté, cravaté, "tiré à quatre épingles". Et s'instruisant toujours...Exigeant pour lui, exigeant pour les autres ! Pour nous, c'était "le patriarche". Aimé et aimant, il n'hésitait pas à vous renvoyer une lettre avec les fautes d'orthographe soulignées ! Pour votre bien ! C'était un peu dur....

                            Ce qui était alors possible, ne l'est malheureusement plus maintenant. Il faut ces fichus diplômes...l'expérience ? bof...à la limite...Et pourtant, combien de jeunes pourraient devenir "quelqu'un" rien que par leur intelligence ! On confond intelligence et instruction...Rien de commun pourtant. Intelligence, culture acquise au fil du temps, expérience...Cela ne compte plus ou tout au moins pas souvent, et c'est dommage... S'il faut donner sa chance à chaque jeune, la chance ne réside pas toujours en l'obtention d'un diplôme universitaire..Lui "mettre le pied à l'étrier" serait parfois plus utile. Et combien de ces jeunes seraient plus heureux, ils seraient alors armés pour la vraie vie...

                             Je "retarde" et je m'en rends compte ! Mais j'ai mal quand je vois des jeunes désespérés.

                            

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Attention ... Facture !

par Geneviève Cotty

publié dans humour

                         Ah ces factures !...

                         Recevoir une facture, ce n'est jamais bien agréable ! Mais enfin, elle correspond le plus souvent à un service quelconque rendu par "un homme de l'art", qu'il soit garagiste, plombier, réparateur de machines ou dépanneur.... de tout ce qu'on peut avoir chez soi et qui un beau jour a décidé de ne plus fonctionner ! Nous en sommes tous frappés ou en serons frappés un jour ou l'autre , il nous faut en passer par là !

                          Ces factures elles sont pour la plupart du temps un peu trop "salées" à notre goût ! Et entre le temps passé à arriver, le temps passé à regarder, le temps passé à réparer, les minutes passent également et le prix grimpe ! On vous dit que c'est une pièce (ce machin dont vous ne retenez pas le nom), que peut-être il faudra revenir, mais qu'on va essayer quand même de vous arranger ça ! Pour vous arranger, vous êtes arrangé ! Trop content d'être dépanné, vous sortez le carnet de chèques et en soupirant, vous écrivez une somme qui vous semble bien un peu...mais bon, si ça évite un autre déplacement...Et quand on n'est pas bricoleur...et qu'il y a urgence, on s'exécute ! Il y a quelques mois, pour un évier bouché, j'ai fait venir un plombier...Il a passé en tout et pour tout 1/4 d'heure chez moi, entre le moment où il a sonné à l'appartement et le moment où il est reparti, après être redescendu 6 étages pour aller chercher un furet dans sa voiture, être remonté (attente de l'ascenseur comprise) et le débouchage ! Coût ! 93 euros ! J'ai bien regretté d'avoir donné le furet qui appartenait à mon mari....Mais bon ! c'était trop tard !

                            Et ceci me rappelle une petite histoire racontée par mon père, il y a fort longtemps; il expliquait comment les plombiers notamment faisaient les factures détaillées....

                            - Tel jour: être venu
                                           Avoir vu
                                           Avoir pas pu
                                               TOTAL........500 francs
                                                                                  
                             Les plombiers n'ont pas le monopole de ce genre de facture !

                             Mieux vaut en rire !

 

 

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