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La soupe d'antan.....

par Geneviève Cotty

publié dans Jadis et maintenant

                         Les goûts changent !

                         L'hiver arrive, plus vite que prévu ! Après un été qui s'est prolongé, brusquement il se met à faire froid...Et avec le froid, l'envie de soupe arrive aussi ! Si mes parents me voyaient ou me lisaient ! Moi qui avais horreur de la soupe ! On avait beau me dire que ça me ferait grandir ce qui, entre nous, ne m'aurait pas fait de mal, l'heure de la soupe pour moi était un supplice ! Il faut dire que ma mère, élevée à la campagne, ne concevait pas un repas sans elle...Comme nous n'avions pas le droit de dire "je n'aime pas" et que nous étions obligés de "manger ce qu'on nous donnait"...j'aurais volontiers passé ce moment ! J'étais tellement difficile...Bon, je n'insiste pas, la guerre est passée par là et m'a obligée à manger de tout...ce qu'on voulait bien nous attribuer avec parcimonie ! Et je me suis mise à regretter les bons plats de ma mère, y compris la soupe.

 

                         Mais cette soupe d'antan, j'en aimais l'odeur ! Quand je rentrais de l'école et qu'elle mijotait sur le coin de la cuisinière, pour moi c'était agréable. Je pense que c'était l'ambiance, l'impression d'arriver dans un endroit douillet (même avec la perspective du dîner et des remontrances !!!). Et je me souviens surtout des soupes que ma grand-mère lorraine faisait, avec tous les légumes du jardin...Elle apportait le grosse soupière sur la table, la posait devant mon grand-père qui était chargé de "tremper la soupe", c'est-à-dire de couper des tranches de pain qu'il posait dans la soupière, des tranches de cette bonne miche que nous aimions tant...C'était un véritable rite ! seul grand-père pouvait faire ça ! Et ensuite, il nous servait et...j'avalais sans rien dire.... C'était à part...pour la soupière, pour le goût, pour le rite...je ne sais pas, mais j'appréciais !

                          Et aujourd'hui, pendant que j'écris ce billet, une soupe mijote sur la plaque électrique...Une bonne odeur me chatouille les narines...J'en ai eu une envie irrésistible....Je pense que le froid y est pour quelque chose et d'avance je déguste ce potage que jadis je n'aimais pas et qui m'a attiré tant de punitions ! C'est peut-être d'en avoir manqué à une certaine époque ? Bien possible...Mon père me disait "pense à ceux qui n'ont même pas une soupe et qui seraient si heureux d'en avoir"....Maintenant, j'y pense.

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Mais si, la bonté existe...je l'ai rencontrée !

par Geneviève Cotty

publié dans de tout un peu....

                          Crédulité...(suite) !

                          J'ai raconté hier deux petites histoires illustrant la crédulité des enfants qui croient au bien. Serais-je encore une enfant ? Je n'arrive pas à croire que le monde est mauvais, je suis incorrigible ! Un ami a mis en commentaire une phrase de Shakespeare : "le naufrage de la bonté, c'est de croire que le monde est bon"... Alors, mille pardons, je contribue à ce naufrage car je n'arrive pas à admettre que tout le monde est mauvais !

 

                           A différentes époques de ma vie, j'ai pu constater que la bonté existait. Ne serait-ce qu'après le bombardement dans lequel mes parents et moi avons tout perdu. Que serions-nous devenues si des personnes que nous ne connaissions pas, ne nous avaient pas secourues ma mère et moi ? Nous étions si désemparées....Ces gens n'avaient aucun intérêt à nous aider. Non, simplement, ils étaient bons, de cette bonté qui se manifeste presque timidement et qui ne demande rien en échange. A bien d'autres reprises, j'ai rencontré d'autres personnes naturellement bonnes.

                            Et ce blog ? Je dois à un ami "inconnu" mais qui se reconnaîtra, toute la joie qu'il m'apporte. De la bonté, mais il y en a partout ! de la méchanceté et de l'indifférence aussi, il ne faut pas se voiler la face ! Je crois en la bonté, mais j'ai des yeux pour voir et des oreilles pour entendre...L'égoïsme est roi assez souvent et ça fait mal de le constater.

                             Bon, la vie n'est pas toujours drôle, et être pessimiste n'aide pas...Alors, même s'il n'y a qu'un faible pourcentage de gens bons sur terre, admirons-les. Ce sont eux que j'appelle des gens "biens", pas obligatoirement riches ou célèbres...Des gens en qui on peut avoir confiance tout simplement.

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Croire au bien....c'est si simple !

par Geneviève Cotty

publié dans jadis et humour

                         C'est beau d'être jeune !

                         Garder son âme d'enfant ! comme ça serait bien et reposant ! Croire que tous les gens sont bons, qu'ils n'ont jamais de mauvaises intentions, qu'ils ne veulent que votre bien...Hélas, il arrive qu'on déchante ! Seuls les enfants ont ce pouvoir...deux petites histoires vraies en font la démonstration :

 

                         Mon fils aîné avait eu besoin pour l'école, pour ce qu'on appelait alors les "leçons de choses" et qui englobait tant de choses, d'un oeil de veau de préférence ! Peut-être pour la grosseur ? Nous demandons à notre boucher à PARIS s'il pouvait lui en procurer un. Accord du boucher qui lui dit : "tu viendras en chercher un tel jour". Le jour dit, voilà notre gamin qui part, fier comme tout, récupérer son oeil. Et il revient enchanté ! Non seulement le boucher lui en avait donné un, mais il lui avait dit :"je n'ai pas pu avoir d'oeil de veau, alors, je t'ai gardé un oeil...d'éléphant" ! Mon fils n'avait pas douté un seul instant de la parole du commerçant. Il le trouvait même très gentil ! Il lui avait fait confiance, tout simplement.

                         Son frère rentre un jour de l'école et me demande, car il se posait quand même des questions, si une banane ça fondait ? Devant ma réponse négative, il me dit "celle que tu m'avais donnée a fondu. Je l'avais mise dans mon manteau dans le vestiaire et je n'ai retrouvé que la peau dans le sac. La banane a fondu"...Bon, je lui ai expliqué que c'était plutôt un petit farceur (ou gourmand), qui avait mangé la banane et lui avait laissé la peau...Mais, ça, ce n'était pas possible ! il avait confiance aussi, tout simplement !

                          La crédulité des enfants, c'est rafraîchissant...Ils sont encore à l'époque des illusions..."Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil"...Quel dommage que ça ne dure pas. La vie est là pour prouver très souvent le contraire !

                          Histoires naïves, pour rire !

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C'était il y a 25 ans......

par Geneviève Cotty

publié dans il était une fois...

                         16 octobre 1984...

                         Un petit garçon de 4 ans 1/2 venait de mourir d'une mort atroce. Son corps venait d'être retrouvé dans la Vologne, rivière de Lorraine...Il avait été assassiné...Toute la France se posait des questions et chacun vivait le calvaire de ces parents qui ne reverraient jamais leur enfant...

                          Tout a été dramatique dans cette triste affaire, depuis la mort du bambin, jusqu'à la suspicion qui a entouré les parents. Je me souviens du chroniqueur judiciaire Frédéric POTTECHER, lorrain d'origine, qui de sa voix si forte avait dit :"on ne saura jamais"...Ma mère, lorraine également, le disait aussi...Quand un lorrain ne veut rien dire, il est très difficile et même presque impossible de le faire parler. Que de souvenirs de ma mère !

                           25 ans après, on ne sait toujours rien ou presque. D'autres drames se sont greffés sur celui-là et moi je pense aux parents de Grégory qui cherchent toujours la vérité...Attendre, ça peut sembler si long...Là encore je repense au calvaire de ma mère ayant attendu pendant deux ans des nouvelles de son fils, sans se plaindre (toujours ce caractère lorrain). Une expression relativement récente dit "il faut pouvoir faire son deuil". Comment le faire quand on se pose tant de questions. La vie de ces jeunes parents a été gâchée à tout jamais, comme la vie de leur petit. Si la vérité éclatait un jour, rien ne ferait que cette attrocité n'ait pas eu lieu, mais ils pourraient peut-être vivre autrement ? Sans cette question toujours sans réponse : qui ? et pourquoi ? Quel monstre a pu faire cette horreur ?

                            Il n'y a rien de pire que l'attente et que les questions sans réponses...Si, est pire la disparition de ce petit qui n'avait fait de mal à personne et qui a vraisemblablement été l'enjeu de "petites guerres" entre adultes.

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D'où l'intérêt...de bien connaître son chemin !

par Geneviève Cotty

publié dans jadis et humour

                         Hiver 1944/1945...

                         A cette époque, je travaillais dans un commissariat de Police de banlieue comme "secrétaire auxiliaire", plus spécialement affectée au service des Inspecteurs : rapports, procédures diverses, la routine d'un bureau en un mot. Mais la routine dans un commissariat est parfois intéressante, voire même amusante, les "clients" reçus n'étant pas toujours tristes ! 

                         Un matin, les inspecteurs sont avisés qu'il y avait eu un cambriolage important dans la nuit, à deux pas du commissariat, dans une villa appartenant à des personnes de PARIS venant là en week-end. A cette époque, avoir une maison de campagne en banlieue était chose courante, point n'était besoin de faire des centaines de kilomètres pour s'aérer et se reposer. Donc cambriolage par des intrus assez sportifs puisqu'ils avaient pénétré dans le pavillon en passant par un vasistas sur le toit... Routine, début d'enquête par les inspecteurs qui ont la sensation que les cambrioleurs avaient été bien renseignés...En revenant de déjeuner à deux heures, un des inspecteurs raconte qu'il avait parlé chez lui de ce cambriolage fait vraiment à quelques pas du commissariat, ce qui représentait un certain aplomb et l'affectait particulièrement car il habitait le quartier . Son fils déjà grand adolescent lui dit "Tiens hier soir quand je suis sorti du cinéma, deux hommes m'ont demandé où était la rue de la Concorde (rue du cambriolage). Je leur ai indiqué le chemin et je me suis demandé ce qu'ils allaient faire là-bas en pleine nuit"....Il y avait de quoi faire réfléchir un inspecteur, et même plusieurs...surtout quand vous pouvez avoir une bonne description des hommes en question et que vous apprenez par le propriétaire de la maison cambriolée que, quelques jours avant on lui avait livré du mobilier de PARIS et que, pour faire de la place, il avait fait monter dans le grenier, par les livreurs, les meubles qui gênaient.... "Bon sang, mais c'est bien sûr"....

                          Et voilà, il ne restait plus aux inspecteurs, nantis d'un bon portrait des suspects et de l'adresse du fabricant de meubles, qu'à aller jusqu'à l'usine afin de connaître le personnel...Les voleurs présumés ont été reconnus et ils ont raconté que lorsqu'ils étaient montés dans le grenier, ils avaient débloqué le vasistas pour se préparer le terrain ! Ils croyaient "l'affaire dans le sac" mais ils se sont trouvés emballés, sans comprendre comment ils avaient pu être retrouvés si facilement. L'inspecteur "au grand coeur" leur a dit "vous avez demandé votre chemin à un jeune homme, sur le coup de minuit...pas de chance, c'était mon fils" !...On ne saurait penser à tout.

                          Et voilà pourquoi il est préférable de toujours bien connaître son chemin !

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Retour...à la source...

par Geneviève Cotty

publié dans jadis et humour

                          Pour notre bien, toujours !

                          Une amie blogueuse m'a rappelé ce matin par un commentaire sur mon article d'hier, une séance importante à laquelle nous étions conviés par notre mère lorsque nous étions enfants : la distribution d'huile de foie de morue ! Absolument horrible ! il parait que c'était "pour notre bien", notre santé devant s'en ressentir tout l'hiver, pour le meilleur bien sûr  ! Moi, je veux bien, mais dès le départ mon estomac s'en ressentait toute la journée , pour le pire !

                          Prendre cette mixture à titre de cure, tous les matins, pratiquement dès le réveil, ça vous chamboulait pour un moment ! Il y avait déjà cet aspect huileux évidemment (il n'y a pas d'huile non huileuse), et le goût...alors là, je ne peux pas décrire... L'ensemble vous soulevait l'estomac et...tout ce qu'il contenait. Très, très, très mauvais souvenir...Mon frère et moi avions une technique que bien des enfants connaissaient : garder l'huile dans la bouche jusqu'à ce qu'on puisse s'en débarrasser au fond du jardin ou autre...Résultat ? nous en étions totalement imprégnés et goût et odeur ne nous quittaient plus de toute la matinée. D'autant plus que notre mère veillait et que souvent, au dernier moment elle était là et nous obligeait à avaler ! Bénéfice de l'opération : zéro !

                          Curieusement, passait au fond de notre jardin, un ruisseau appelé le "MORT RU" (ça ne s'invente pas ) ! C'était l'endroit prédestiné pour pouvoir rejeter cette huile de foie de MORUE...quand on le pouvait. Si nous avions eu des envies suicidaires à la suite de l'ingurgitation de l'huile, il fallait choisir autre chose que le Mort Rû, ruisseau plein de vase, de sangsues et de têtards...Il fallait tout de même choisir de mourir sainement ! Huile de foie de morue dans le Mort Rû, quel meilleur retour à la source ? 

                           Au fait, ce traitement avait peut-être quelque valeur puisque...je suis toujours là !

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Au temps des cataplasmes et...autres joies !

par Geneviève Cotty

publié dans jadis et humour

                         Sinapisme...

                         Un mot attrapé au vol hier dans un jeu télévisé, m'a fait remonter à l'esprit des souvenirs "chauffants" de mon enfance : "sinapisé" ! Aïe, quels souvenirs ! J'avais la mauvaise habitude de subir une fois par an l'attaque d'une bronchite ! Cette toux, je m'en souviendrai toujours. Elle était tenace et cédait avec bien du mal...pour moi surtout ! A chaque fois, branle-bas de combat, mes parents, après avoir appelé le médecin en renfort, sortaient "la grande artillerie"....Ils ne regardaient pas, forcément, c'était moi qui subissait ! Et comme on dit "qui aime bien châtie bien"...Alors là j'avais la preuve, s'il en était besoin, qu'on m'aimait beaucoup ! J'avais droit à tout ce que je n'aimais pas : infusion de tilleul et surtout, cataplasmes  ou mieux encore enveloppements, le tout "sinapisé" pour que ça soit plus efficace...Et ça chauffait, dur même ! Souvenirs cuisants ! Plus on était rouge, mieux c'était...A rendre jaloux les homards !

                          Le traitement n'était sans doute pas mauvais puisque...je suis encore là. La farine de moutarde, mélangée si je me souviens bien à des graines de lin, constituait un emplâtre bien chaud, bien piquant que je supportais en poussant des cris...Fernand Raynaud n'avait pas encore fait son sketch "Bourreaux d'enfants", mais c'est ce que je pensais sans le dire...

                          Et s'il n'y avait eu que ça ! Mais je me souviens aussi des ventouses...Ces petits machins de verre dans lesquels on faisait brûler un bout de coton je crois, et qu'on vous retournait sur le dos...ça vous aspirait la peau et ça décongestionnait ! Ce n'était pas agréable du tout, mais puisque ça soignait....Il fallait en passer par là. Pour compenser ces désagréments il y avait ce sirop préparé avec amour par le pharmacien. Il était très bon et je me souviens que je le prenais avec plaisir...

                          Petits inconvénients de l'ancien temps, quand la médecine n'était pas encore ce qu'elle est devenue...Celle de "Papa" était ce qu'elle était, mais nous étions soignés et très souvent guéris. N'est-ce pas là le principal ? Et ça alimente mes souvenirs....

 

                          

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Que suis-je devenue ?.....

par Geneviève Cotty

publié dans Jadis et maintenant

                         De jadis à aujourd'hui...

                         Ces jours-ci, on me dit qu'il me faut du repos ! Déjà que j'ai l'impression de ne pas faire grand'chose, il me faut améliorer mon score ! Allons-y avec courage (c'est assez paradoxal !) et essayons de reposer "ma gauche" dont le nerf sciatique fait des siennes ! Celui-là, si je le tenais ! Ma tête a donc double travail : pallier à l'inactivité physique, et travailler pour me distraire ! Donc, je pense...rude travail ! Je revois toutes ces années qui sont derrière moi, du plus loin que je puisse me souvenir jusqu'à maintenant...il y en a pas mal !

                         Mes années de petite enfance sont encore bien présentes à mon esprit, premières années d'école quand j'étais une très bonne élève...Puis, petit à petit, j'ai commencé à me faire beaucoup moins de tracas, pensant que "je savais tout...ou presque" ! Alors à quoi bon s'en faire...J'ai donc travaillé en "roue libre", juste ce qu'il fallait pour avancer tranquillement et ne pas avoir trop d'ennuis avec mon père, intransigeant sur les études... Puisque je savais déjà tout, il était inutile que je me fatigue...Je ne suis pas certaine que ce soit le meilleur des raisonnements.. Et voilà, je suis arrivée aux années de guerre et là, mon optique a complètement changé. J'avais enfin "pris conscience", poussée par les évènements et une plus juste vision des choses aussi peut-être. L'enfance était partie, l'insouciance avec... Et puis je me suis mariée, et mon mari et moi avons fondé une famille ! Plus d'insouciance du tout, mais des responsabilités, de plus en plus, et le travail à l'extérieur. Ce fut une autre vie.... Et l'heure est venue de devenir grand-mère...1, 2, 3, 4, 5, 6 ! Encore une toute autre vie, peut-être celle qui m'a conservée une certaine jeunesse tout au moins d'esprit ! La fréquentation de la jeunesse est parfois très enrichissante, surtout quand soi-même on n'a plus le souci de son éducation ! Jeune de caractère, mon mari l'était, peut-être même plus que moi....Quelles belles années !

                          Que suis-je devenue ? Maintenant une arrière-grand-mère de déjà trois petits, très bientôt un quatrième et la liste peut encore s'allonger ! Ma vie a été bien remplie. Si j'ai connu la guerre et ses drames, j'ai connu le siècle des progrès de toutes sortes, des avancées de tous ordres... Ne serait-ce que cet ordinateur et Internet...qui me font connaître des gens "que je ne connais pas" mais avec qui je me sens bien...des amis. Je suis devenue une très vieille dame avec ses qualités et aussi tous ses défauts...Pour ceux-là, je sais qui pourrait vous renseigner...mais avouons qu'une mère parfaite, ça ne serait pas drôle !

                        

 

                         

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Les jours "avec"...les jours "sans"...

par Geneviève Cotty

publié dans humour

                         Même quand tout ne va pas mal !

                         C'est bien connu, il y a les jours où tout va bien et les jours où la journée commence et finit avec des soucis grands ou tout petits, mais énervants !  Mais il y a aussi les jours sans courage, sans idées à mettre sur un papier aussi petit soit-il, sans...mais avec la tête vide ! Ces jours-là, inutile de penser faire oeuvre utile ! On n'a pas envie, tout simplement ! Si, envie de "traîner", de prendre son temps, en un mot envie de ne rien faire ou presque !

 

                         Et voilà pourquoi aujourd'hui, pas de souvenirs à raconter, pas de "billets d'humeur" pour écouler ma bile ! Je reprendrai le cours de mes occupations demain ! Je me donne congé ...

 

                         A demain donc et bon Dimanche !

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"Manger son pain blanc le premier"....

par Geneviève Cotty

publié dans Nostalgie...

                          Une expression courante....

                          Je crois vraiment que c'était ce que nous avions fait avant la guerre...Même si pour certains, manger simplement du pain était alors parfois difficile, nous avons connu pire pendant l'occupation ! Restrictions de pain, portions congrues, le tout pour un pain qui ne ressemblait plus du tout à notre bon pain d'avant-guerre ! Ce bon et beau pain qu'on achetait le plus souvent au poids (baguettes et pain dit de fantaisie n'étaient pas monnaie courante sur les tables), était un vrai régal pour les yeux et le palais ! Croûte bien dorée et croustillante à souhait vous mettait en appétit...On le mangeait par plaisir. Je me souviens que lorsque mon frère était puni et privé de l'accompagnement du pain pour le goûter, il prenait une grosse tartine, en coupait un tout petit morceau qu'il mettait dans sa main gauche la droite gardant le plus gros morceau, et il disait "ça, c'est mon pain, ça c'est mon fromage (ou mon chocolat)". Et il se régalait ! Il n'y a que la foi qui sauve ! Et ça nous faisait rire...il en fallait peu !

                            Pendant la guerre, une cousine nous a fait admirer un jour un morceau de pain "d'avant-guerre" qu'elle avait précieusement gardé, bien emballé...La mie devenue très dure et sèche, était d'une blancheur inimaginable ! On ne se souvenait plus que cette denrée indispensable avait pu être si blanche ! Celui que nous touchions moyennant ces tickets de sinistre mémoire, pouvait être gris, jaune lorsqu'il était fait au maïs (!), lourd, agrémenté de résidus de paille ! On l'appelait quand même du pain...quelle hérésie !

                             Tel que ce pain était, avant ou pendant la guerre, on ne le gâchait pas ! Ne jamais jeter du pain, c'était une règle bien établie...On le respectait comme on respectait le boulanger qui le faisait....et le paysan qui avait récolté le blé ...

                              Autres temps, autres moeurs....Oui, nous avions vraiment mangé notre pain blanc le premier.

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