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De la solidité des objets.....

par Geneviève Cotty

publié dans Jadis et maintenant

                    Encore jeunes...ils sont déjà vieux !

 

                    Je revoyais dans ma cuisine après déjeuner cette table roulante que mon mari m'avait offerte il y a...47 ans déjà ! c'était pour Noël 1963 ! Je venais de sortir de clinique après une grave opération et j'étais encore très fatiguée. Et cette table a été la bienvenue pour les "allées et venues" de la cuisine à la salle à manger. J'étais si heureuse de ce cadeau qu'un court instant je me suis considérée comme une "nantie" ! Depuis, elle nous a toujours suivis dans nos déménagements assez nombreux ! Je l'utilise encore pour moi seule ! Merci ma table pour tes bons et loyaux services ! Pliée et dépliée en un clin d'oeil, elle se range derrière une porte ! C'était une marque connue à l'époque, qui n'existe certainement plus, "Adap'table".

 

                      C'était encore l'époque bénie de la durée des objets...solides, pratiques...Maintenant, lorsqu'on achète un appareil quelconque, on sait qu'au bout de cinq ans (s'il vous fait tout ce temps), vous n'avez plus qu'à en changer...La Société de consommation est passée par là...ça devient vite trop vieux, c'est obsolète dès le moment où vous le sortez de son emballage ! Mon mari (toujours lui !) m'avait offert en 1956 les robots Marie et Charlotte de chez MOULINEX...Le robot Marie fonctionne encore très bien, après être passé du 125 volts au 250 volts (opération réalisée alors par EDF). Il se trouve maintenant chez mon fils où j'ai eu le plaisir de le rencontrer dernièrement ! ça fait un choc ! 1956/2010...oui, il y a 54ans .... Est-ce que ceux achetés en 2010 seront encore en état de marche en 2064 ? Il y a une dizaine d'années, nous avions acheté une cuisinière électrique...Un jour, panne sèche...Aïe, nous faisons venir un technicien attaché à la maison (réputée !) où nous l'avions achetée. A peine entré dans la cuisine, cet homme de l'art nous dit :"elle a plus de cinq ans...elle est irréparable". Il faut en changer....Refus de la prendre pour réparation...Cinq ans ! est-on vieux au bout de cinq ans ? Heureusement que l'âge est un peu plus reculé pour les humains...j'en tremble quand j'y pense !

 

                       Je me demande si, sans le vouloir, on ne gâcherait pas un peu ? Je répète, sans le vouloir ! On jette, on détruit, on passe à autre chose, quelques modifications excusant cette façon de gaspiller ... Le progrès a bon dos ! Toujours mieux, toujours plus...Pour notre bien ? pas certain ...Nous vivions jadis...j'ai vu nos parents changer de meubles, changer d'appareils, mais de leur propre volonté, pas contraints et forcés, pour le mieux-être. Et les appareils ou meubles anciens "ne sortaient pas de la famille" ! ils étaient vite recyclés et continuaient leur vie d'objets solides...On fabriquait vite et bien...

 

                        Toutes ces réflexions pour une simple table roulante ! oui, mais quels souvenirs !

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A l'année prochaine ?.....

par Geneviève Cotty

publié dans Nostalgie...

                     Tout a une fin...

 IMG 0131

                      Profitant de la présence de mon aide ce matin, c'est avec un petit pincement au coeur que j'ai regardé ma crèche pour la dernière fois.... Jésus, Marie, Joseph, l'âne, le boeuf, les santons, tout ce qui a égayé mon appartement depuis le début de décembre, lui donnant ce petit air de fête qu'on ne trouve que pendant la période de Noël, ont été précieusement emballés et remis dans leur boîte jusqu'à Décembre prochain...Un autre Noël viendra...Présente ou pas, j'admirerai à nouveau cette crèche faite depuis tant d'années...et que j'aurais aimé garder encore un peu "en l'état" quelques jours supplémentaires...Mais il faut bien que je profite des bras et des bonnes volontés que j'ai à ma disposition, au bon moment !

 

                       Je ne suis pas sortie la nuit, je ne sais si les illuminations des rues sont encore là...Jadis, elles restaient tout le mois de janvier, mais...économies obligent...

 

                       Cette période que j'apprécie tant a une fin provisoire...ce n'est que pour quelques mois...Entre deux périodes, on se remémore...Pour l'instant, on en est à la période "des rois", prolongement de Noël...Les galettes odorantes et bien dorées arrivent de plus en plus tôt..On en a vu à Noël...Quand j'étais jeune, on "tirait les rois" le 6 janvier. Je me souviens des galettes faites par ma mère, c'était jour de fête et on guettait qui aurait la fève ou ce petit baigneur blanc qui nous semblait être un objet de luxe !

 

                       Et bien voilà...Tout a une fin, même si elle est provisoire !

 

                       

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Souvenir...d'un "tube"...

par Geneviève Cotty

publié dans il était une fois...

                                      

                    En tôle ondulée...mais quel tube !

 

                    Ce "la", je l'ai attrapé au vol après déjeuner en tombant sur un téléfilm bien connu, "Louis la Brocante"...Victor Lanoux, alias Louis la Brocante, ne saurait vivre sans sa camionnette Citroën, son "tube", déjà usé, brinquebalant, mais qui lui rendait tant de services. Et moi, je revoyais mon mari "amoureux" également de ce tube qu'il avait pour aller sur les chantiers. Serviable, pratique, obéissant, prêt à tout, cet engin était toujours disponible et ce depuis qu'il lui avait été affecté.

 

                     Combien de fois ai-je entendu cette phrase "bien sûr, avec mon tube, je peux faire ça" ! Il pouvait tout...ou presque ! Élégant ? pas vraiment, mais il n'était pas destiné à un concours d'élégance...Pour ça, une Rolls aurait été plus indiquée. Ce "tube" était en tôle ondulée solide...sa couleur ? grise..Rien de bien excitant ! mais c'était "son"tube, son double...Quand on voyait l'un, on voyait l'autre ! Avant ce tube, il allait sur les chantiers en "tri Vespa"...Quelques années après la guerre, il ne fallait pas être trop exigeant. Et après avoir été mis en retraite pour bons et loyaux services, le tri avait été remplacé par le Tube Citroën, beaucoup plus confortable parait-il ! ça secouait quand même, mais tout était à l'abri à l'intérieur ! Quand par hasard, les horaires des enfants et du mari concordaient à 13 heures, à la question "qui veut que je l'emmène à l'école", il y avait du monde intéressé! ça ressemblait à une récompense....On trouve son bonheur où on peut...

 

                        Quelle bonne idée avaient eue les ingénieurs de chez Citroën, à cette époque d'après guerre où être motorisé pour son plaisir ou son travail était encore un luxe ! ça roulait et c'était ça qui était important ! Vitesse limitée, mais pour transporter ouvriers et matériel dans Paris, on ne va pas à 100 kms à l'heure ! Que des avantages...et si le soir les reins étaient un peu endoloris, le tube n'y était pour rien (!)...

 

                         La fabrication a été arrêtée au début des années 1980 je crois. Je ne sais ce qu'est devenu le "Tube" affecté à mon mari...Peut-être est-il au musée de l'automobile et fait-il rêver des petits garçons...

 

                      

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Quartier Latin...existent-elles encore ?

par Geneviève Cotty

publié dans il était une fois...

                               En descendant le Boul'Mich...

 

                               Le mois de Janvier à PARIS, dans le temps....Je revois les "petites boutiques du Nouvel An", sur le Boulevard Saint-Michel, alors que j'étais étudiante et même quelques années après...Elles étaient installées sur le trottoir, depuis la rue Soufflot jusqu'à la gare St Michel...Comme  dans les boutiques des marchés de Noël maintenant, on y trouvait de tout. Et surtout, elles mettaient une ambiance de fête pour la pérode de décembre à janvier. Mon Père, élevé dans ce quartier au début des années 1900, s'en souvenait aussi....Il s'agissait donc d'une tradition. De quand datait-elle ? Je crois avoir lu jadis que la tradition remonterait au...moyen-âge !

 

                                Ce quartier si animé tout au cours de l'année, prenait en décembre et janvier un air de fête foraine ! Comme je l'aimais ce quartier si remuant où les étudiants se croisaient en empruntant toujours le même trottoir (celui de gauche en remontant le boul'Mich). Il ne fallait surtout pas prendre le trottoir d'en face si on voulait éviter les huées de tous ces jeunes avides de savoir, mais si prompts à s'amuser...Sa réputation ? c'était le trottoir "des cocus" .... On se gardait bien de remonter sur la droite !!! Nous étions jeunes alors, avec des soucis qu'on essayait d'oublier pour un temps...Et pourtant, l'orage grondait...

 

                                Existent-elles encore ces petites boutiques provisoires ? Je revois aussi les marchands de marrons chauds qui, pour quelques sous, vous mettaient dans un grand sac en papier ces délices dont la bonne odeur me chatouille encore les narines ! Un jour, mes camarades m'avaient envoyée acheter des marrons ... Mission accomplie près de la gare St Michel...En remontant le boulevard, j'avais pioché dans le sac sans me rendre compte de ma cadence...Arrivée à la Fac de Droit Place du Panthéon, il ne me restait ...que le sac en papier! J'avais tout mangé ! honte à moi ! Ma réputation de gourmande m'a suivie..Mais comme disait un de mes amis "la gourmandise est un vilain défaut, mais qu'est-ce que ça peut être bon "!

 

                                Souvenirs d'hiver, souvenirs de jeunesse, vous êtes bien loin !

 

                               

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Cadeaux et économies....

par Geneviève Cotty

publié dans il était une fois...

                    Mon père racontait...

 

                    Heureusement que des petites historiettes racontées jadis par mon père, me reviennent en mémoire...ça meuble ...En cette période où bien des cadeaux ont été échangés, en voici une toute simplette mais qui pourra donner des idées pour l'année prochaine, à seule fin de faire des économies. Toutes les recettes sont bonnes...

 

                    Cela se passe au début du 20ème siècle.Marie et Juliette sont deux soeurs vivant ensemble après s'être dévouées auprès de leurs vieux parents...Âgées ? oh...disons qu'elles n'avaient pas trouvé preneur et que le temps avait passé...A l'époque, on les appelait des vieilles filles. Elles s'aimaient beaucoup et avaient des petits revenus leur permettant de vivre gentiment...Mais il ne fallait surtout pas dépenser sans compter...

 

                     Pour le Nouvel An, elles avaient pour habitude de se faire mutuellement un petit cadeau, ce qui, comme chacun sait, entretient l'amitié et l'affection. Chacune offrait à l'autre un billet de cinquante francs ! avant guerre, ça représentait une belle somme ! Vint la crise de 1929...Les périodes de crises ne sont pas très propices aux cadeaux...je n'insiste pas, et en plus, il ne fallait pas gaspiller. Alors, Marie dit à Juliette "Tu sais, je croirais beaucoup plus raisonnable qu'on ne se fasse pas de cadeau cette année. Donc, si tu veux bien, et cela ne devant pas diminuer l'affection que nous avons l'une pour l'autre, je ne te donnerai pas les 50 francs habituels et toi tu ne me donneras pas non plus le beau billet de 50 francs que tu avais l'habitude de m'offrir...C'est bien triste d'en arriver là, mais il nous faut prévoir des jours difficiles..."

 

                       Et voilà comment elles ont fait des économies...Elles étaient si heureuses d'avoir trouvé cette solution que personne autour d'elles n'a osé les contrarier ni surtout se moquer d'elles...

 

                       

 

    

 

 

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Un chantage en chanson....

par Geneviève Cotty

publié dans il était une fois...

                    Quand c'était beau d'être jeune...

 

                     Qu'on ne me demande surtout pas pourquoi je me suis souvenue aujourd'hui des taquineries de mon frère ! ça remonte si loin...Joyeux, bon camarade, excellent élève, mon frère était aussi horriblement taquin. En 1938/1939, il avait intégré une classe de mathématiques spéciales dans un lycée parisien...Son rêve était d'entrer à Polytechnique...Si mes souvenirs sont exacts, il était en "taupe", classe préparatoire à l'X et faisait donc partie des "taupins"...Pour moi, ils étaient surtout tous matheux, ce que je n'étais pas ! Enfin....

 

                      Et il chantait, très faux,"l'Artilleur de Metz" revu et corrigé pour la Taupe...Mais voilà, mon père lui interdisait de chanter ce chant devant moi...c'est qu'à l'époque, les filles n'étaient pas très dégourdies...c'est le moins qu'on puisse dire ! Alors André faisait du chantage..."Si tu ne me permets pas de faire ce que je demande, j'apprends à ma soeur les paroles de l'Artilleur de Metz..." Oh, on allait vers le drame, mon père promettant à mon frère monts et merveilles s'il osait faire ça ... Et comme les menaces d'un père à l'époque passaient vite de promesse à exécution, j'avais juste droit au début "Quand l'artilleur de Metz..." la suite étant prudemment remise à plus tard... Ce qui fait que je n'ai jamais connu les paroles de cette chanson ! Il parait que c'était aussi bien comme ça ! Jamais mon frère n'aurait osé m'apprendre les paroles en cachette, il surveillait de trop près sa "petite soeur" comme il disait !Chanter ce chant, pour une fille, ça ne se faisait pas ! je l'avais bien compris ! et très franchement, ça ne me manquait pas ! Mais ça nous faisait rire...Il nous en fallait peu jadis pour nous amuser...Malgré les nuages qui s'accumulaient au-dessus de nos têtes, notre jeunesse était bon enfant ...

 

                       J'ai donc des lacunes, tout au moins dans les chants un peu paillards...ça ne m'a pas manqué et je me suis souvenue de cette époque avec amusement et nostalgie...

 

 

 

                       

 

                       

 

                       

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Serais-je en danger ?....

par Geneviève Cotty

publié dans billet d'humeur...

                    A vos bons soins M'sieurs dames....

 

                    C'est certain, je vais avoir la jaunisse...de peur ! Depuis hier, je me demande si par hasard, je ne serais pas en grand danger, terrassée par un mal qui devient récurent et dont l'origine se trouve dans l'accès aux médicaments !

 

                    Il y a peu de temps, le "médiator" était sur la sellette. Maintenant c'est un autre médicament, le Buflomédil...censé soigner entr'autre l'artérite...Aïe, celui-là, je le prends depuis plusieurs années déjà (3 ou 4 ans). Je crois qu'on ne s'était pas compris lui et moi, moi je le prends pour me soigner...et lui se donne à moi pour essayer de me faire passer de vie à trépas ! Mais sapristi, ce n'est pas son rôle !ça me rappelle une réflexion de mon mari, alors qu'il était très malade et que parfois un nouveau médicament ne lui convenait pas, plein d'humour il disait "Je suis content, je ne vais pas mourir de ma maladie, mais du traitement ...ce n'est pas la même chose "...

 

                    Ce n'est pas un sujet de plaisanterie, c'est grave...Comment peut-on donner l'autorisation de mise sur le marché d'un médicament qui n'a pas encore fait toutes ses preuves ? Un peu léger non ?...Comme je n'ai pas envie d'être gentille, je dirai que peut-être des intérêts sont en jeu ? ça s'est déjà vu....

 

                     Des médecins ont déjà tiré la sonnette d'alarme...mais on en est encore à se poser des questions...faut-il retirer de la vente ce médicament, ou attendre....quoi ? La réponse devrait faire partie des urgences...

 

                     Je sens qu'on va reparler de responsabilité et de non culpabilité....

 

 

                   

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Quand l'amour rend aveugle...et sourd !

par Geneviève Cotty

publié dans humour et temps présent

                    Petite histoire vraie...

 

                    Qui m'a été racontée par Morsli qui m'a gentiment donné l'autorisation de la confier à ce blog...Merci à lui et j'espère que nous le reverrons bientôt sur le web...

 

                   " Alors qu'il était installé sur un banc d'un jardin public de la ville où j'ai "posé mes bagages" depuis trois mois, un couple de jeunes est venu s'allonger sur la pelouse et a commencé à s'embrasser...Arrive un groupe de 6 ou 7 SDF, pas trop calmes, dont un se détache et s'approche en douceur du jeune couple trop occupé pour voir quoi que ce soit...Il commence à voler le sac de la jeune femme...Morsli fait signe au voleur qu'il l'a vu et toujours par signe, lui demande de reposer le sac...Il pensait qu'il s'agissait d'une blague, mais pas du tout ! Il se lève de son banc, va vers le voleur et lui fait signe impérativement de reposer le sac...Pendant ce temps, les amoureux s'embrassaient toujours, ils étaient à dix mille lieues de ces histoires "terre-à-terre" de sac volé. Le voleur, pas très sûr de lui sans doute, s'éclipse vers ses copains après avoir reposé l'objet de sa convoitise. Il a fallu au moins dix secondes à notre ami, pour faire revenir sur terre le jeune couple, trop absorbé par des occupations tellement plus agréables sans doute qu'ils en avaient perdu toute prudence ! Le sac a été rendu à la jeune fille, en même temps qu'une mise en garde pour l'avenir."

 

                     Moralité : L'amour rend aveugles et sourds....peut-être même un peu imprudents !

 

                      J'étais autorisée à raconter cette anecdote un jour où je serais en panne d'inspiration...C'était le cas aujourd'hui ...

 

                     

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Quand le "web" n'existait pas....

par Geneviève Cotty

publié dans Jadis et maintenant

                     L'époque des cartes....

 

                     On ne peut tout avoir, la jeunesse et des souvenirs anciens...Moi, je n'ai pas choisi, mais j'ai les souvenirs anciens...ma jeunesse a été... Dans ces souvenirs, il m'en reste un : l'échange des cartes de voeux de nouvel an entre la famille, les amis et...tous ceux que nous connaissions...Nous les trouvions jolies ces cartes et quand nous étions enfants, nous les écrivions avec plaisir, surtout à nos grands-parents. Il y avait la journée "cartes de bonne année". Qu'est-ce qu'on s'appliquait pour l'écriture, la présentation, l'orthographe. On devait prouver que nous étions de bons enfants, affectueux, respectueux, aimants...en un mot des enfants parfaits...Bon, je n'insiste pas !

 

                       Nous choisissions de belles cartes avec des paysages de neige à faire pâlir d'envie les habitants de la montagne...Chez mes parents, il y avait un album de cartes postales anciennes que nous avions le droit de consulter quand nous étions malades (petite compensation pour nous faire tenir tranquilles). Les cartes de nouvel an de la fin du 19ème ou du début du 20ème siècles, nous semblaient les plus belles...souvent en tissu,brodées, ou entourées d'un papier-dentelle...C'était la mode...Et il y avait des dates impératives à ne pas dépasser : pour la famille proche, elles devaient arriver pour le 1er janvier, pour les autres personnes, avant le 15 janvier...C'était l'époque où la poste et les facteurs mettaient un point d'honneur à l'expédition et à la distribution du courrier.

 

                        Et les progrès sont venus, de plus en plus vite...L'ordinateur suivi d'Internet qui vous transmet des cartes virtuelles "plus vite que son ombre"...Certaines sont très jolies et...je les imprime me donnant ainsi l'impression de les avoir reçues à l'ancienne ! Qu'elles soient venues par air, par fer, par avion, distribuées par un facteur ou par ma boîte mail, elles me font toutes plaisir ces cartes puisqu'elles me prouvent qu'on a pensé à moi. Ce n'est plus tout à fait l'époque des cartes, mais ça reste bien l'époque des voeux pendant laquelle chacun pense aux autres...

 

                         "Non, non, rien n'a changé..." ou si peu !

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Les animaux de compagnie....

par Geneviève Cotty

publié dans jadis et humour

                    Poissons rouges, oiseaux et...autres !

 

                    En ces jours de fête avec échange de cadeaux, peut-être y a-t-il eu quelques animaux offerts aux enfants ? Chiens, chats, lapin, cochon d'Inde, et bien d'autres ! Les premiers n'ont en principe pas de soucis à se faire, les enfants et la famille les adoptent, ils sont si touchants ...

 

                    Moi, je me souviens des poissons rouges voulus par mes enfants ! Heureusement que mon mari et moi étions là pour les nourrir et les loger dans un bel aquarium...qu'il fallait bien entendu nettoyer ? qui était chargé de cette mission, devinez ? La nourriture, c'était moi, à tel point que lorsque je passais devant l'aquarium, les poissons venaient coller leur "nez" sur la vitre ! je crois qu'ils me reconnaissaient ! Les enfants ? ils leur jetaient un vague coup d'oeil, ce qui ne les empêchait pas de pleurer toutes les larmes de leur corps lorsqu'un petit poisson surnageait, le ventre en l'air....et toujours pendant notre repas ....

 

                     Puis, il y eu la période "oiseaux", récompense de ma fille pour son entrée en 6ème. Nous étions allés les chercher "sur les quais" à PARIS, il y a tant de boutiques spécialisées..nous n'avions que le choix : deux beaux petits oiseaux avec le plastron bien rose...Ils étaient magnifiques ! (au bout d'une semaine, ils étaient gris-vert, la teinture n'avait pas dû tenir !) Leur cage avait été bien choisie...Là encore, je les nourrissais, ramassais les graines qu'ils expédiaient un peu partout, et mon mari nettoyait la cage pendant que ces petites bêtes prenaient leur envol dans le séjour ! Ils étaient tellement contents qu'ils se perchaient sur les tringles à rideaux et "narguaient" mon mari qui voulait les faire rentrer ... quel sport ! Bon, toutes les joies étaient pour nous...

 

                       Pas de problèmes avec les chats que nous avions eus à PARIS, vrais compagnons de jeux de nos enfants...Avec une chatte peut-être, que nous emmenions toutes les semaines chez ma mère en banlieue et qui profitait alors au maximum du jardin et...des matous du coin ! Elle était heureuse, nous un peu moins lorsque nous nous apercevions que ses sorties augmentaient régulièrement notre cheptel !

 

                        Le dernier en date, voulu par mon mari, a été Squirou, notre brave labrador si gentil. Alors là, mes petits-enfants s'en occupaient quand ils venaient nous voir. Ils étaient copains....

 

                        C'était un souvenir-réflexions ! Si tous les enfants (et même parfois les adultes) pouvaient penser que ces petits animaux désirés, demandent des soins et de l'affection...Sinon, il est préférable de ne pas en prendre...

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