"Exit" le chèque ?....
Pauvres banques ! Il semblerait que nous leur coûtions trop cher ! Comment voulez-vous qu'elles se sortent d'une telle situation si les chèques continuent à circuler ? Elles n'ont "que" notre argent pour vivre et surtout survivre... et les chèques ont un coût pour les banques...Bon, moi je veux bien croire tout ce qu'on veut nous faire croire...Et si c'était un "ballon d'essai" pour nous amener à leur payer un petit quelque chose sur chaque chèque que nous établissons ? Pas de mauvais esprit...Je ne suis pas là pour ça ! moi, mon rôle, c'est de vous raconter les souvenirs de ma jeunesse lointaine... Donc je me souviens et comme je ne suis pas avare, je partage mes souvenirs !
Lorsque j'étais très jeune, je n'avais jamais vu un carnet de chèques ni même un simple chèque...De l'argent "liquide" oui. Mon père avait un carnet de chèques pour ses affaires, mais pour les dépenses de la maison, des billets, des pièces. Tout se payait ainsi ! et ça ne posait pas de problèmes. Plus tard, lorsque j'ai commencé à travailler sérieusement, j'étais, comme tout le monde, payée en espèces, le tout dans une enveloppe qui servait en même temps, dans certaines entreprises, de feuille de paie. Et...ça devait faire un mois...on comptait ses sous....en attendant avec impatience la fin du mois ! Pour certains règlements, on se "propulsait" au bureau de poste et on envoyait un mandat (mandat-carte, mandat-lettre, mandat télégraphique...Il y avait le choix...) Et dans les années 50/60, nous avons été payés par chèque, d'où l'obligation d'ouvrir un compte à la banque...C'était pratique, plus d'argent à manipuler...Et quelques années plus tard, plus de liquide, plus de chèques, un virement était fait directement sur notre compte...Et les prélèvements étaient effectués directement aussi ! Pour régler les différentes courses, nous avons vu arriver dans les années 1970, la Carte bleue...On pouvait aussi retirer de l'argent avec...quand on trouvait un distributeur ! Il n'y en avait pas à chaque coin de rue... Cette carte, nous la payons et les commerçants paient une petite part sur chaque transaction (ils doivent bien en tenir compte dans l'établissement de leurs prix...il ne faut pas rêver). Les banques vous recommandent de vous en servir...ben voyons !
Après le cheminement racontant les différentes façons de payer, je me souviens que lorsque j'ai commencé ma profession dans le notariat, il y avait une formule qui avait encore cours...Lorsqu'un prix de vente était "quittancé" à l'acte, il était précisé (quand c'était le cas), que le prix en avait été réglé en "bonnes espèces de monnaie sonnante et trébuchante"....Monnaie ayant cours évidemment...Tiens, je laisse le soin à WIKIPEDIA d'expliquer d'où vient cette expression :
"Monnaie sonnante et trébuchante
Une pièce de monnaie est sonnante lorsqu'elle ne contient pas de vil métal et dont le titre approche le 10 sur 10 en or ou en argent ; de cette manière, elle tinte de manière reconnaissable pour une oreille avertie.
Elle est trébuchante quand elle ne craint pas l'épreuve du trébuchet (une balance d'orfèvre). Les pièces de monnaie s'usaient pendant leur durée de vie et parfois certains peu honnêtes grattaient les pièces pour en récupérer un peu de poudre d'or. Pour que la pièce ait le même poids moyen pendant toute sa durée d'usage on lui donnait une surcharge à sa fabrication (frappe) qu'elle perdait peu à peu. Cette surcharge était mesurable avec un trébuchet.
Demander à être payé en monnaie sonnante et trébuchante signifiait que l'on voulait être payé en monnaie authentique et neuve."
Nous allons donc être amenés à payer nos achats, soit par carte bancaire pour ceux qui en possèdent une, soit en "bonnes espèces de monnaie sonnante et trébuchante" ! C'est ça le progrès !
Plaisanterie ? pas certain. Bien sûr, on peut aussi être amenés à payer une taxe sur les chèques...Nous payons déjà tellement, pourquoi pas ? A moins, ce qui n'est pas certain, que les banques se rendent compte du ridicule et de l'inconvenance du procédé ?
On peut toujours rêver....