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C'est quoi "Jadis" ? .....

par Magitte

publié dans Jadis et maintenant

            J'en conviens...je parle souvent de jadis...Mais en réalité, c'est quoi jadis ? Si j'en crois le dictionnaire, ça veut dire "dans le temps passé", "il y a très longtemps " ou "autrefois" ! De toute manière, quand on parle de jadis, on ne parle pas de faits récents...Je pourrais aussi bien dire "de mon temps"...mais ça, je n'aime pas, ça fait "vieux" ! (à vrai dire, je trouve que ça me vieillit)) et je n'ai vraiment pas besoin de ça !).
            Il est bien certain que, lorsque je parle de mes souvenirs, je parle du temps passé, de cet autrefois que j'ai connu. Quoique...je réserve plutôt ce mot "autrefois" à des souvenirs qui m'ont été racontés par mes parents ...quand j'étais enfant ! Autrefois semble très éloigné ! Par exemple, avant la guerre de 1914....
           Pour en revenir à Jadis, il n'est pas rare de m'entendre dire que ...jadis à l'école...Au fait, que faisions-nous à l'école jadis ? Nous apprenions à lire (parfaitement en principe) à écrire et à compter. Pour ce dernier exercice, nous n'avions pas de calculette (inconnue au bataillon !), mais le bon vieux calcul mental faisait partie du quotidien, tout comme les dictées (non préparées...nous ne connaissions pas !). Et les tables de multiplication qu'il fallait savoir parfaitement et qui aident bien tout le long de notre vie...! Mais cela ne nous rendait pas malheureux...c'était ainsi, on acceptait .
           Et l'éducation, comme elle comptait jadis ! Les parents, les enseignants, tout le monde s'y mettait...Il y avait "ce qui se faisait","ce qui ne se faisait pas" ! Et nous avions des notes, des appréciations par "carnet" interposé...Je parlais d'éducation, celle-ci était sans doute un peu trop rigide en ces temps éloignés...On a "dépoussiéré", peut-être même un peu trop...La morale et la politesse ne sont plus ce qu'elles étaient  !
           Quand je dis "jadis", je parle de cette époque révolue dont j'ai gardé de bons souvenirs malgré tout, cette époque qui comprenait des "droits" mais aussi des "devoirs"... Nous n'avions certes pas beaucoup de libertés, nous devions demander des autorisations à nos parents ou à nos maîtres pour beaucoup de choses...mais...
           Et maintenant ?
         
           
 
 
 
 
 
 
 

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Ecouter...réfléchir....et après ?

par Magitte

publié dans Le temps présent.

             Ecouter, réfléchir et après ? C'est cet "après" qui me gêne...J'écoute donc et je regarde les actualités à la télévision et...je réfléchis ! C'est là que ça ne devient pas drôle ! Que penser de ce qui se passe dans notre pays ? Grèves de plusieurs côtés (et pas des moindres), corruption "tous azimuts", malversations, règlements de comptes entre jeunes et moins jeunes, ouf ! je pourrais continuer comme ça pendant encore plusieurs minutes, mais mon courage ne va pas jusque là !
             Que se passe-t-il dans notre "Doulce France" ? Plus rien ne va ! Il n'y a plus de conscience, plus d'éducation, plus d'égalité, plus de liberté, plus de fraternité ! Chacun ne pense qu'à soi, à ses intérêts, à sa "petite vie tranquille", à ses prérogatives, à ses avantages (acquis ou...à venir) en un mot à son petit bien-être personnel ! Et les autres ??? Ben, s'il fallait penser à eux, la vie serait un enfer sans doute !
             Mais, "les autres", ils comptent aussi...puisque notre liberté s'arrête où commence celle des autres. Vais-je regretter cette époque de l'occupation pendant laquelle les français (pour la plupart) étaient solidaires les uns des autres. Ils avaient alors un but commun : se sortir de ce marasme dignement et renvoyer l'occupant ! Ce qui a été possible alors doit l'être encore maintenant: nous sommes en guerre avec la crise...C'est elle notre occupant...elle empoisonne notre vie depuis plusieurs années et nous en avons tous assez. Nous n'avons plus confiance en nos "politiques" ... Des mouvements extrêmistes en profitent pour se frayer un passage...Allons-nous laisser faire ? Notre pays vaut mieux que ça et il l'a déjà prouvé.
              "Si tous les gars du monde pouvaient se donner la main" et que nous, français, nous puissions en faire autant, devient un rêve...mais les rêves peuvent se réaliser, ça s'est déjà vu ! Alors, ESPERONS !
            
 

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Devoir de transmission .....

par Magitte

publié dans ne pas oublier de se souvenir , se souvenir

              Pour nous tous qui avons vécu des périodes "à ne pas oublier", il existe un devoir que nous avons envers les plus jeunes générations : "Devoir de mémoire" et obligation de transmission !
              Jadis, les parents et les grands-parents "racontaient" leur vie aux plus jeunes. C'est ainsi que le savoir des uns était transmis aux plus jeunes qui, très souvent, reprenaient le flambeau...Et je me souviens que mon grand-père lorrain nous racontait comment ça se passait pendant la guerre de 1870 avec les Prussiens ! et la grand-mère de mon père nous parlait du siège de PARIS pendant la même guerre, alors que les parisiens avaient été obligés, pour se nourrir, de manger des rats ! Nos oreilles d'enfants étaient grandes ouvertes...Et lorsque mes parents nous parlaient de la guerre de 1914/1918 que mon père avait faite dans les tranchées et que ma mère avait subie en tant que civile habitant en Lorraine, tout près du front, mon frère et moi "étions aux anges" ! Apprendre tout ça, de vive-voix, ça valait tous les livres d'histoire !
              Ce devoir de transmission est très important...Les enseignants font ce qu'ils peuvent, mais....peut-être ne peuvent-ils pas faire ce qu'ils veulent ? Les programmes sont établis par d'autres personnes....
              Pour en revenir à l'époque qui fut la mienne, nous avons connu des périodes dramatiques. La guerre de 1939 (et les années précédentes) qui nous ont amenés à la débâcle de 1940 et à l'occupation pendant plusieurs années, jusqu'à ce 6 juin 1944, magnifique journée nous menant vers notre liberté recouvrée et vers la fin de ce conflit en 1945. Transmettre tout aux plus jeunes, sans restrictions d'aucune sorte, le mauvais comme le bon, est notre droit et un devoir absolu. N'y manquons pas...puisqu'il a été donné à certains d'entre nous de vivre ces instants incroyables.
                N'oublions jamais ceux qui ont donné leur vie que ce soit en 1939/1940, pendant l'exode puis l'occupation et pour nous libérer...Le 6 juin, des cérémonies vont avoir lieu en Normandie, sur les lieux mêmes où a eu lieu le débarquement...Des vétérans sont invités...Ceux-là sont à même de faire connaître leur histoire. Ecoutons-les ! Et surtout, transmettons !
 
 
 
 
 
 
 

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Sourions ......

par Magitte

publié dans Pour Sourire

                Un papier est tombé d'un cahier...Comme je suis curieuse, j'ai voulu voir ce que c'était...Et j'ai ri tout en me demandant si c'était bien ce que j'aurais dû faire ? Peut-on rire de tout ? Je ne me souviens plus qui m'avait envoyé ce "document", mais je pense que c'était mon fils aîné ! Quoiqu'il en soit, je ne veux pas être égoïste et je vous laisse lire à votre tour ce qui suit et qui se rapporte à la réforme de l'enseignement déjà d'actualité il y a....quelques dizaines d'années:
                "La réforme sur l'enseignement est loin de faire l'unanimité. Un groupe d'enseignants de très haut niveau s'est penché sur une question qui préoccupe la majorité des futurs instituteurs : l'évolution d'un problème mathématique. Cette comparaison vous aidera à vous y retrouver.
                "Enseignement en 1960 - Un paysan vend un sac de pommes de terre pour 100 francs. Ses frais de production s'élèvent aux 4/5èmes du prix de vente. Quel est son bénéfice ?
                "Enseignement traditionnel en 1970 - Un paysan vend un sac de pommes de terre pour 100 francs. Ses frais de production s'élèvent aux 4/5èmes du prix de vente, c'est-à-dire 80 francs. Quel est son bénéfice ?
               "Enseignement moderne en 1970 - Un agriculteur échange un ensemble P de pommes de terre contre un ensemble M de pièces de monnaie. Le cardinal de l'ensemble M est égal à 100 et chaque élément PMF vaut 1 franc. Dessine 100 gros points représentant les éléments de l'ensemble M. L'ensemble F des frais de production comprend 20 gros points de moins que lk'ensemble M. Représente l'ensemble F comme sous-ensemble de Met donne la réponse à la question suivante : Quel est le cardinal de l'ensemble B des benefices ? (à dessiner en rouge).
               "Enseignement rénové en 1980 - Un agriculteur vend un sac de pommes de terre pour 100 francs. Les frais de production s'élèvent à 80 F et le bénéfice est de 20 francs.
               Devoir : Souligne les mots "pomme de terre".
              " Enseignement réformé en 1985 -
               Un péisan Kapitalist privilégié s'enrichi injustement de 20 F.sur un sac de patat. Analiz le textz et recherche les fôte de contenu, de gramère, d'ortograf, de pontuassion, et ensuite di se que tu pense de set maniaire de s'anrichir.
             "Enseignement assisté par ordinateur en 1995 -
              Un producteur de l'espace agricole cablé, consulte en conversationnel une databank qui display le day-rate de la patate. Il loade son progiciel de computation fiable et détermine le cash-flow sur écran bit-map haute résolution (sous MS-DOS avec config dual floppy et hard disk 20 méga octets).
             Dessine avec ta souris le contour intégré 3D du sac de pommes de terre puis logue toi au réseau Arpanet par le code 36.15 BP (BLUE POTATOE) et suis les indications du menu pour plouer le graphe sur la super imprimante laser.
              " Enseignement en l'an 2000 -
              Qu'est-ce qu'un paysan ? "
               Après toutes ces étapes, moi je ne fais que demander "au fait, combien vaut un kg de pommes de terre "?
               Après toutes ces comparaisons qu'il m'a fallu réécrire, je vous laisse à vos supputations !je suis fourbue !
 
            
 

 
 

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Exode de mai/juin 1940....

par Magitte

            En écoutant les actualités à la télévision, il me revient à l'esprit cette débâcle de Juin 1940....Qelles responsabilités nous avaient amenés là ? Notre armée n'était pas prête à faire la guerre, notre matériel militaire était "vaguement périmé" nos soldats manquaient de tout ou presque .... J'espère que nous ne reverrons jamais une chose pareille...Pour les gens de ma génération, il est impossible d'oublier.
            Il y a quelques années, j'avais fait le récit de cet exode pour ce qui me concernait...Mais nous étions tous "logés à la même enseigne" ! Voici ce récit en copier/coller :
            ~~ De l’Avenue du Miroir à VIERZON……en passant par… EXODE de MAI / JUIN 1940 Depuis le 3 septembre 1939, la guerre était déclarée - Drôle de guerre en vérité. Depuis des mois, les belligérants s’observaient, sans trop d’actions de part ni d’autre… Mais, le 10 mai 1940, tout change : les Allemands envahissent les Pays-Bas, la Belgique et le Luxembourg. Et dans la foulée, l’Italie déclare la guerre à la France et à l’Angleterre. Tout bascule, rien ne se passe comme prévu ! Notre armée est submergée au Nord, à l’Est. La ligne Maginot réputée imprenable ne résiste pas ! C’est la débâcle ! Nous craignons le pire… Juin 1940 - Depuis quelques jours, tout allait mal. Les entreprises, commerces, bureaux etc..fermaient les uns derrière les autres. Puis les administrations ont suivi pour se replier dans le sud de la France. Le 13 juin mon Père qui était mobilisé à PARIS dans la D.C.A. (sur les toits de l’Ecole Militaire et Invalides), passe à JUVISY à la maison, avec une poignée d’hommes de sa compagnie. Ma mère était absente, partie à Paris pour travailler (ce qu’elle n’a pu faire d’ailleurs !) Elle a même eu beaucoup de mal pour revenir de Paris. Je me trouve donc seule à la maison et mon Père, très pessimiste, m’explique que les militaires fuient PARIS, les Allemands étant aux portes de la capitale. Personnellement, je ne me rendais pas trop compte de la gravité de la situation. Je fais tant bien que mal un repas pour mon Père et ses camarades. Ils repartent dans l’après-midi. Auparavant, Papa me dit qu’il faut que Maman et moi quittions la maison d’urgence. Ce n’est pas un conseil, c’est un ordre que Maman ne voudra pas suivre ce jour-là car nous sommes sans nouvelles de mon frère depuis le 3 ou 4 juin; il était alors en plein dans la bataille…Maman me confie alors à ma tante qui était aussi sans nouvelles de mon oncle, mais qui voulait rejoindre mes jeunes cousins près de Fontainebleau où ils se trouvaient depuis le début de la guerre. Nous partons donc le 14 juin de Juvisy pour Moret s/Loing, mais à Melun, plus de trains…Il nous faut continuer à pieds ! Sportive, je ne l’étais que moyennement et je me plaignais beaucoup d’avoir mal aux pieds (ces trucs là, c’est peut-être faits pour marcher, mais il y a des limites !!! ). Ma tante que j’agaçais prodigieusement, et ça se voyait, me disait « marche, quand nous arriverons tu prendras un bain de pieds de Saltrates…Je pense que j’aurais dû sourire ? Mon affection pour ma tante et mon obéissance n’allaient quand même pas jusque là ! Enfin, nous arrivons à Veneux. Il me semble qu’à partir de Fontainebleau, nous avons été véhiculées un petit bout de chemin…Je n’en suis plus très sûre, cette période était tellement à part qu’en ce qui me concerne mon esprit se brouille un peu. Impossible de joindre ma mère par un moyen quelconque. Elle n’a donc pas appris que j’étais arrivée à Veneux et moi je ne savais rien d’elle non plus. Aucune nouvelle non plus de mon Père et de mon frère…(à cette date, il n’était déjà plus, mais comment le savoir ?). Nous avions croisé sur la route tellement de gens qui partaient « droit devant eux », sans but si ce n’est celui d’échapper aux allemands qui, le Samedi 15 Juin, étaient à FONTAINEBLEAU ! Nous avons passé la journée avec ma tante à rassembler quelques affaires, pensant partir le lendemain, mais comment ? Plus aucun train à l’horizon. La nuit du 15 au 16, il y a eu de gros bombardements aux environs et la bataille était là. Nous étions tous réunis dans une grande maison appartenant à la Mère de mon oncle et avions ainsi l’impression d’être plus en sécurité. Dans la nuit (ou très tôt le matin) des soldats français sont passés nous dire qu’il fallait partir et ne rien emporter pratiquement. Ils nous ont proposé de nous emmener dans leur camion qui transportait…des munitions ! Ma Tante a rassemblé tout son monde : enfants, nièce, belles-sœurs, belle-mère, tantes, cousines etc…quelle responsabilité pour elle et que de soucis. Le camion complet était très « familial ». Nous partions vraiment dans l’inconnu, pensant encore que l’armée française allait arrêter les allemands sur la Loire. C’était un rêve, il n’y avait déjà presque plus d’armée. Le peu qui restait était complètement désorganisée. C’était la débâcle, la vraie…Nous n’étions tenus au courant de rien, les renseignements les plus divers et contradictoires circulaient sur la route. Nous voici donc partis de très bonne heure le matin, chacun se demandant ce qu’il trouverait au retour, si toutefois il y avait un retour. Nous étions installés dans le camion assis sur les caisses de munitions et subissant les mitraillages des avions descendant en piqué sur les files de réfugiés. Au bord des routes, les gens hurlaient, il y avait des blessés, il y avait des morts. Des gens erraient à la recherche d’un des leurs (ou de plusieurs), perdu dans la foule des réfugiés. Beaucoup de voitures abandonnées faute d’essence ou par suite de pannes, se trouvaient dans les fossés ou au bord des routes. On croisait des soldats qui ne savaient où aller, ayant perdu régiments et officiers. Et comment conduire au milieu de tout ça ? On avançait peut-être à 15 kilomètres à l’heure et encore… Il fallait s’arrêter, descendre pour se mettre à l’abri comme on pouvait dans les fossés. Une image me reste : lorsque nous étions mitraillés, les soldats qui étaient avec nous descendaient en vitesse et venaient à l’arrière du camion où ils cachaient simplement leur tête, tout le reste du corps restant à l’extérieur. Comme ça ils n’avaient plus peur parce qu’ils ne voyaient rien !!! Le but de nos « chauffeurs » était de passer la Loire à GIEN où se trouvait un des rares ponts restés encore debout, l’armée française faisant sauter les ponts sur la Loire pour que les allemands ne franchissent pas le fleuve. Malheureusement, quand nous sommes arrivés à GIEN au milieu de la nuit, la ville brûlait après un bombardement. C’était un spectacle dantesque que je garderai en mémoire à jamais. Le pont était impraticable et nous sommes repartis vers SULLY-sur-LOIRE où nous avons pu enfin traverser…Comment ? Je n’en sais plus rien, tout ceci était effrayant. Je ne sais combien de temps tout ceci a pris. Plusieurs jours, mais combien ? J’avais complètement perdu la notion du temps, comme tout le monde d’ailleurs. Nous mangions très peu. Les quelques provisions que nous avions pu emporter et ce qui nous était donné par les soldats ne constituaient que des coupe-faim ! Et dans le camion beaucoup de soucis pour la santé de certains dont une cousine qui attendait un enfant et nous avait fait très peur à la suite d’une violente crise de nerfs. Nous n’en pouvions plus et toujours ces avions qui nous mitraillaient pour prouver quoi ? La France était exsangue…C’était l’enfer…Quant à la toilette, ce n’était plus qu’un souvenir…Je me souviens qu’un jour, sur la fin je crois, nous nous sommes arrêtés dans un champ et nous avons tous dormi dans l’herbe. C’était la première fois depuis notre départ de Veneux que nous pouvions dormir autrement qu’assis sur nos caisses (moi reposant mes bras sur un tonneau de vin ! Le soldat français prend toujours ses précautions !!! Ce jour-là tout semblait plus calme… A VIERZON, il nous a fallu « abandonner le navire » notre camion n’allait pas plus loin. Plus d’essence, plus de ravitaillement. Je pense que les soldats ont dû être faits prisonniers…les allemands étaient là… Nous étions très tristes, c’était vraiment l’occupation qui commençait. On croisait des colonnes de prisonniers, c’était navrant et lamentable. Quel jour étions-nous ? Combien de jours s’étaient écoulés ? Cette notion du temps nous avait complètement abandonnés. Les habitants de Vierzon ont été très accueillants. Je ne me souviens plus comment ma tante s’est débrouillée, mais nous avons été recueillis pas des gens charmants qui ont mis deux pièces à notre disposition : une pièce commune où nous pouvions faire un peu de cuisine et une chambre avec plusieurs lits où ma tante, mes cousins et moi pouvions enfin dormir normalement…ou presque. Tous les cinq ensemble, c’était formidable ! Tous les autres membres de la famille étaient dispersés dans la ville. D’un côté, nous étions soulagés, mais…qu’allaient faire les allemands de nous ? Un soldat en passant avait donné du chocolat à mon petit cousin. Ma tante le lui a repris, on racontait tant de choses sur des bonbons et de la nourriture empoisonnés…Il fallait se méfier, mais c’était très dur pour les enfants et les grands aussi. La preuve, c’est que le chocolat, le soir, ma tante m’a dit que peut-être on avait tort…et que…et que…enfin que peut-être nous deux nous pourrions y goûter ?Par dévouement bien sûr..ce que nous avons fait. Soixante sept ans après, je suis toujours là…il n’était peut-être pas empoisonné ? Nous avons repris un semblant de vie, chacun étant inquiet pour ceux dont il n’avait pas de nouvelles. Pour moi, rien sur Maman, Papa et mon frère…Qu’étaient-ils devenus ? Avant d’arriver à Vierzon, quand on rencontrait des soldats Français, on leur demandait d’où ils venaient, quel était leur régiment etc…espérant glaner quelques renseignements, mais rien… Nos logeurs nous aidaient de leur mieux et comme ils avaient un jardin, ils nous donnaient des légumes. Les commerces ouvraient de façon anarchique et le ravitaillement était très difficile. Et un jour, nous avons appris que le Maréchal Pétain avait demandé l’armistice…Nous étions tous consternés. Bien sûr, le calme (tout relatif) allait revenir, mais notre pauvre pays était exsangue, même beaucoup plus ! Nous avions plus d’un million de prisonniers et combien de morts civils et militaires…Et notre avenir ne s’annonçait pas tout rose. De ce jour, nous n’avions plus qu’une idée : rentrer à la maison, mais comment ? Pas de trains, pas de voitures, pas d’essence et pour le cas où nous trouverions essence et voiture, il fallait un laissez-passer, les fameux AUSWEISS ! Et aussi l’autorisation des autorités françaises…. Enfin, ayant pu rassembler tout ça, nous sommes revenus à Veneux, soulagés de retrouver les maisons intactes. Quelques jours plus tard, mon oncle a pu prévenir qu’il était à Paris et j’ai pu avoir des nouvelles de Maman qui avait été obligée de partir de force le 15 juin et s’était retrouvée près de Tours. Mais elle était tranquillisée sur mon sort car j’avais recontré à Vierzon une voisine de Juvisy que je connaissais de vue et qui, rentrée avant moi, était allée prévenir Maman. Nous avons eu également des nouvelles de mon père qui se trouvait en zone libre où il avait été démobilisé. Par contre, toujours rien concernant mon frère. Je suis revenue à Juvisy au mois d’Août, quand les trains ont recommencé à fonctionner (très mal, mais enfin, ça roulait). Et il a fallu essayer de survivre….Ce n’était que le début, le coup de grâce viendrait plus tard !

            Que peut-on ajouter à ce récit? Rien.......il parle de lui-même !

 

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Le temps est à l'orage......

par Magitte

Pour tout le temps est à l'orage! Aujourd'hui, chacun se penche sur sa déclaration d'impôts, les partis politiques se démènent comme de beaux diables pour essayer de gagner les élections européennes, et moi...je traîne la patte ! ça en fait des problèmes à résoudre tout ça ! Et le soleil joue à cache-cache derrière quelques gros nuages qui semblent vouloir nous faire du mal ! Nous devons donc nous garder de tous côtés !

Et pour clôturer le tout, pour que ma journée soit belle, j'ai voulu revenir sur ce blog auquel je fais quelques infidélités et je me suis connectée sur la nouvelle présentation ! Quel travail ! je vais être obligée d'étudier cette question à fond... Pas facile quand on a dépassé l'âge limite de bonne compréhension ! Il m'a fallu au moins une demi-heure pour mettre un titre, chaque lettre des mots que je voulais écrire, mettant quelques secondes à s'inscrire...Il m'a semblé qu'entre chaque lettre, j'aurais eu le temps de lire "Autant en emporte le Vent" ...ce roman de plus de 300 pages que mon frère jadis prenait déjà comme référence quand il avait voulu m'apprendre à jouer au tennis...Il me disait "le temps que tu ramasses la balle, j'aurais le temps de lire Autant en emporte le Vent ". C'était bien d'un frère une réflexion pareille ! Je l'entends encore...

Orage à venir ou pas, nous avons un grand vent...Vent d'Autan il s'appelle....Quel que soit son nom, je n'aime pas le vent...C'est d'une indiscrétion ! ce matin, comme j'avais laissé mes fenêtres ouvertes, le vent rentrait chez moi et il était accompagné de petites fleurs et feuilles séchées qu'il faisait entrer sans m'en demander la permission ! Et moi qui ne peux même pas faire d'efforts en ce moment ! Aucune pitié....

Tout ça n'est pas bien grave je vous l'accorde...Mais ça m'énerve ! Je n'ai aucune patience....

Je vais essayer de publier cet article bien qu'il ne soit pas très intéressant....Je voulais me "faire la main" sur cette nouvelle présentation....Laquelle main ne semble pas être encore au point ! Il faut bien apprendre....

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Tout me semblait si facile alors...

par Geneviève Cotty

publié dans il était une fois...

                      Il était une fois...

                      C'est ainsi que commencent les histoires, et c'est donc ainsi que commencera mon histoire de "mamie bloggeuse" ! Il y a une dizaine d'années, sur les conseils d'un médecin, j'ai acheté un ordinateur afin d'empêcher les idées noires de me visiter après le décès de mon mari. Je ne connaissais rien du tout à cet outil, mais, confiante, je m'étais dit que puisque des enfants de 6 ans arrivaient à s'en servir, il n'y avait aucune raison pour que moi je ne puisse pas y arriver ! Inconscience sans doute, puisque j'allais alors sur mes 82 ans !

                      Pourvue de cet engin, j'ai pensé que le mieux était de m'en servir... Aidée de ma famille, d'autres personnes de mon entourage, je me suis mise à écrire quelques articles publiés sur un site ami, jusqu'au jour où j'ai décidé d'ouvrir un blog bien à moi, début mai 2008 ! cela fait 6 ans ! Et j'ai écrit tous les jours, des billets d'humeur, des souvenirs...à 85 ans alors, je n'en manquais pas ! Jusqu'à ce jour d'octobre 2013 où j'ai dû m'interrompre "à l'insu de mon plein gré" ! Après deux mois environ d'hôpital, j'ai repris mes activités de bloggeuses mais avec moins de facilité...L'âge et la fatigue aidant, les idées sont un peu plus réticentes !

                       Mais pendant tout ce temps, j'ai été heureuse de vous connaître amis lecteurs, et il semble que vous avez été heureux de me lire et c'est de ça que je veux vous remercier...Vous m'avez apporté beaucoup... Vous êtes des amis, certains virtuels, d'autres réels, et vos commentaires me comblent.

                       Tout me semblait si facile alors...Et maintenant, je ne regrette pas de m'être lancée dans cette entreprise...Si j'ai changé d'hébergeur il y a environ deux mois c'est parce qu'il faut bien faire des expériences à tout âge ! Et je me sens "jeune" ! bon, je n'insiste pas !... Je sais que je peux chanter comme Edith PIAF "Non, rien de rien, non je ne regrette rien"... Et surtout pas de vous avoir connus vous mes amis...Alors à tous, je vous dis un grand :

                       "MERCI"

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Une petite larme...

par Geneviève Cotty

publié dans le temps présent

                      Une habitude ?...et un état d'âme !

 

                      Comme à chaque fois que j'ai dû déménager, j'y vais de ma petite larme ! Que voulez-vous, je m'attache aux gens et aux lieux ! ce qui faisait dire à mon père "toi, tu es comme les chats, tu t'attaches à ta maison ! " S'il avait su à l'avance comment finirait notre maison, malgré notre attachement....

 

                      Il n'est pas question de maison aujourd'hui, mais bien de ce blog que je transporte à l'adresse que je vous ai donnée précédemment et que je rappelle "pour mémoire"...

                      http://resterzen.eklablog.com

 

                      Si je ne ferme pas dès maintenant mon blog "magitte.com", je publie sur ce site pour la dernière fois (peut-être) ! Pourquoi peut-être ? mais parce que j'ai de la peine ! je n'aime pas le changement ! mais pour l'instant, j'ai été bien présomptueuse de penser que je pouvais "mener deux blogs à la fois"! Je n'y arrive que difficilement...Faut être jeune pour ça !!!

 

                      Donc, je ne vous dis pas "Adieu", mais je vous donne rendez-vous à l'adresse ci-dessus et je vous remercie d'avance de votre fidélité. Vous pouvez si vous le désirez, vous abonner à la newletter comme par le passé. (Un de mes petits-fils a effectué le "transbordement" de tous mes articles, mais j'ai oublié de lui demander comment il fallait faire pour "faire suivre"...différentes choses ! Décidément, je ne suis pas douée...

 

 

 

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Stop ! Halte ! Assez....Complainte des retraités...

par Geneviève Cotty

publié dans billet d'humeur...

 

                      Nous n'en pouvons plus !....

 

                      Je ne suis pas poète, dommage...J'aurais pu rendre mes récriminations plus attrayantes...le sirop en aurait amadoué l'effet et aurait peut-être caché ma colère ! Non et non ! sans grandes phrases tarabiscotées, je confirme qu'une grande partie du peuple en a assez et plus qu'assez. Pour qui prend-on les retraités ? pour des richards, des nantis au même titre peut-être que nos hommes politiques ? Idées fausses que nos dirigeants devraient bien se mettre en tête comme nulles.

 

                      Aux dernières nouvelles, nous apprenons que non seulement l'augmentation des retraites de base est reportée de quelques mois, mais qu'en ce qui concerne les retraites complémentaires, elles pourraient bien ne pas être augmentées du tout ! En a-t-on bien évalué les conséquences ? Ces retraités "d'où viennent tout le mal" voient leurs revenus dégringoler à une vitesse grand V. Il est bien certain que les retraites n'augmentant pas et dans le même temps, le coût de la vie étant plus élevé, le résultat est...déficitaire ! pas besoin d'être polytechnicien pour découvrir ça ! Et nous dire que la vie n'a pas augmenté...c'est un énorme mensonge.

 

                       Les retraités sont des gens qui ont travaillé toute leur vie, à grand renfort d'heures obligatoires et de...durée de cotisations. Pour beaucoup d'entre eux, ils n'ont pas connu le chômage heureusement, et ils ont versé des cotisations pendant 43 ans 1/2. Au bout de ce temps, ils pouvaient "partir en retraite" et récupérer dans une moindre mesure, les sommes qu'ils avaient versées, et se reposer enfin...Ils se croyaient à l'abri du besoin et même quand les retraites n'étaient pas bien fortes, ils "faisaient avec"...Il est vrai que de tous temps, ils avaient eu l'habitude de compter...Et maintenant, sous de faux prétextes , on trouve qu'ils sont trop gâtés et ils ont l'honneur d'être dans le collimateur des dirigeants. Je ne parle même pas des impôts et des taxes diverses dont certains ont vu leurs revenus redevables à...l'état ? J'en parle en connaissance de cause ! On s'en prend maintenant à leur dû : la retraite !

 

                       Alors, attention ! retraitée moi-même, je discute beaucoup avec des retraités ! Nous en avons assez...Assez de "vols à la tire" ! assez d'être considérés comme des profiteurs, assez de payer pour l'incurie et la belle vie de "dirigeants" qui dirigent quoi ? Leur propre vie confortable ? leur pouvoir... Qu'ils n'oublient pas de se dire que tout cela peut n'avoir qu'un temps ! Qu'on se souvienne ! 

 

                       Le peuple en a "marre"...Il fut un temps dans les années 1950 où un Président de la République n'a pas hésité à démissionner. Tout le monde n'est pas le Président Coty ! Quel dommage !                      

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Ultime étape...

par Geneviève Cotty

publié dans le temps présent

                     Avant guérison totale ?

 

                     Dernière visite de mon "kiné" ce jour ! Dans deux jours, cela fera cinq mois que j'ai raté une des trois marches reliant le hall de mon immeuble à l'ascenseur ! Date mémorable...Je vais être obligée d'ajouter dans la case "souvenirs divers" de ma mémoire, ce mot "chute"! Quelle chute ce fut ! Enfin, c'est presque terminé...Plus besoin de déambulateur, plus besoin de canne, plus besoin de kiné...Je me débrouille à peu près seule, je suis "autonome" suivant l'expression consacrée. Petit à petit, j'ai envoyé promener tout ce qui me gênait (non pas le kiné...tout de même !). Il me reste un problème mineur, mais qui pour moi est de taille ! je n'ose toujours pas descendre ces 3 marches ! Avouons-le, j'ai peur ! Il est vrai qu'elles n'ont pas été sympathiques avec moi (surtout la deuxième)...Je sens bien que nous ne sommes pas "en sympathie" ensemble !Appréhension...quand tu nous tiens ! et malgré cet aveu assez difficile à faire, J'AI PEUR...Je devrais avoir honte ? même pas ! Il faut tout de même que je m'exerce, mais je ressens un blocage lorsque je suis en haut de la 3ème marche et je ne suis pas prête à dire comme Sarah Bernard je crois "l'ai-je bien descendu"? Il est vrai qu'elle descendait alors le Grand escalier d'un théâtre parisien dont le nom m'échappe ! mes 3 petites marches la feraient bien rire !

 

                        Pourquoi faut-il que la peur nous envahisse ainsi ? Manque de volonté, de courage ? Je ne crois pas. Je me suis forcée depuis ma sortie de l'hôpital...j'ai essayé de faire face et ça n'a pas toujours été facile ! J'ai pensé que j'arriverais à me débrouiller...mais je ne pensais pas qu'une marche stopperait mes progrès. Heureusement que je n'habite pas un 6ème étage sans ascenseur ! Petit à petit, j'ai repris confiance en moi, j'ai lâché mes appuis...mais attention, STOP 3 marches ! je reste bloquée devant, me demandant ce que je dois faire ! Jusqu'à présent, je fais "demi-tour"...Allez, assez de peur, comme on dit dans le midi" je le ferai demain...ou après-demain". "20 fois sur le métier remettez votre ouvrage"...Mon ouvrage est de vaincre cette peur !

 

                         Moi qui me croyais une femme forte ! Mauviette va ! on ne croirait pas que j'ai vécu la guerre ! j'étais jeune alors...et si ma peur venait de là ? J'ai vieilli...

 

 

 

 

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