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Quand cinq fautes.....

par Geneviève Cotty

publié dans humeur et humour

                                       La valeur des choses...

                    Il fut un temps ou pour cinq sous, vous aviez droit à deux caramels...Dans ce même temps, pour cinq fautes, vous aviez droit à un magnifique zéro...Décidément, on comptait beaucoup par groupes de cinq...Mais il était préférable d'obtenir pour cinq sous de caramels , qu'un zéro pour cinq fautes ....Maintenant, les deux ont disparu de notre horizon...Les caramels sont restés et s'obtiennent en sachets d'au moins 100 grammes, le zéro est resté (?) et s'obtient vraisemblablement par paquet de 100 fautes...et encore !

                     Hier matin, j'ai eu l'occasion de lire un échange entre anciens élèves d'un collège, s'étant retrouvés grâce à ce petit "f" que je vois placé "à l'insu de mon plein gré" à la suite de mes articles...Nous connaissons tous ! Et, alors que ces élèves heureux de se retrouver critiquaient leurs anciens professeurs (inaptes, incapables etc...) J'ai pensé tout d'abord qu'ils avaient raison de les juger ainsi, le résultat de leur enseignement étant catastrophique ! Il fallait déjà déchiffrer ce langage codé, en extirper les fautes volontaires ou non, et comprendre ce français indigne d'un français ! Si j'ai bien compris, ils étaient en fin d'études au collège à l'époque, donc 15/16 ans...Désespérant ...Ce n'est pas possible, écrire comme ça, il faut le faire exprès ! se forcer, en rajouter...Messieurs et Mesdames les Professeurs, je ne vous critique plus, je pense au contraire que vous avez bien du courage pour exercer ce métier si décourageant !

                    "Si jamé j'oré écri come sa, j'oré u dé an nui aveq lé col é aveq mé paran".....

                    Je ne suis pas très douée pour cette nouvelle langue....Je pourrais peut-être entrer en 3ème ? je me sens "au niveau" !

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Occupations féminines...jadis !

par Geneviève Cotty

publié dans jadis et humour

                                       Messieurs, qu'en dites-vous ?

                    Il y a déjà bien longtemps, quand j'étais enfant, le mariage était d'abord l'union de deux êtres qui s'aimaient et en même temps, très souvent, une sorte d'association...Mais si, mais si...Les jeunes filles avaient été élevées avec un objectif : fonder une famille, bien tenir la maison et les enfants et tout faire pour que leur mari soit heureux, bichonné...C'était le chef de la famille, la femme lui devait soumission, respect, amour...Elle était un peu sa servante ! Le ménage, la préparation des repas, l'entretien du linge, ce n'était pas du ressort du mari ! Il s'occupait de l'éducation des enfants, toujours en sa qualité de chef .... Puis la guerre est arrivée, les mentalités ont changé, les femmes ont été amenées à diriger la famille sans laisser pour autant les occupations domestiques au vestiaire ! Les hommes, petit à petit, ont compris qu'elles avaient beaucoup de travail et se sont décidés à les aider dans les tâches journalières... 

                     Mariée en 1946, j'ai toujours pu compter sur mon mari pour me seconder, ce qui m'a permis de mener de front une vie familiale et une vie professionnelle. Bon, il est bien certain que certains de nos "petits plaisirs ménagers" typiquement féminins, n'étaient pas particulièrement appréciés de ces messieurs. Repassage, raccommodage en particulier...On ne pouvait quand même pas tout leur demander...Le raccommodage en particulier, quel pensum ! surtout les chaussettes ! parce que, il y a encore une trentaine d'années, ça se raccommodait les chaussettes...On ne jetait pas pour un malheureux petit trou (ni même pour un gros) ! J'avoue, c'était une corvée...Et comme ma mère adorait repassage et raccommodage, je ne pouvais tout de même pas la priver de ce plaisir... J'ai honte (non, même pas !). Elle adorait tellement ça que mon mari disait "quand ta mère reprise mes chaussettes, j'arrive à ne plus avoir la chaussette d'origine, il n'y a plus que des reprises"...Moqueur va ! elle y mettait tout son coeur ! Et c'est pour ça qu'un jour, j'ai dû réfléchir...et me demander pourquoi, entre autres, mon mari m'avait épousée....et si je ne l'avais pas déçu ?

                       Je venais de gronder ma fille et elle n'était pas contente du tout...Alors, je l'ai entendue qui disait "je me demande bien pourquoi Papa s'est marié avec Maman..sûrement pour qu'elle raccommode ses chaussettes"! Chipie va...mais le doute était en moi...Si elle avait raison ?..Alors, qu'est-ce que j'avais dû le décevoir ! C'était une belle arnaque de ma part ! Plus de problèmes de cet ordre à notre époque, "chaussettes trouées, chaussettes jetées"...

                        Le peu que je viens de dévoiler sur le travail de la femme jadis, est très en-dessous de la réalité....Qu'en pensez-vous Messieurs ?

                        

                     

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Rien ne se perd....

par Geneviève Cotty

publié dans humour

                                       Coucou, le revoilà !

                    "Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme..." J'ai appris ça jadis et cette phrase de Lavoisier m'est revenue à l'esprit alors que je cherchais fébrilement un papier cet après-midi! Moi qui ne jette jamais rien,  qui garde tout de l'utile à l'inutile, qui faisait le désespoir de mon mari qui "ne s'y retrouvait pas", j'ai passé une partie de la journée à chercher...un avis de la Taxe d'habitation pour 2008 ! Je les ai tous, bien rangés (enfin rangés) de 1991 à 2009...il ne me manquait que celui dont j'avais besoin. Qui me l'avait pris ? qui me l'avait caché ? Personne, puisque je suis seule à la maison et que je ne m'amuse pas à cacher des documents histoire d'occuper mes loisirs...J'étais énervée à un point ! Où diable ce papier se cachait-il ? je le voyais déjà me faire une farce afin de m'apprendre à classer...Mais c'est trop tard...J'ai ouvert des dossiers, j'en ai malmenés d'autres en me disant que cette fois, il fallait absolument que je fasse un vrai classement et surtout une destruction utile de certains documents obsolètes...Cette manie que j'ai de garder ce qui ne sert plus....Un reste de l'époque de guerre ? on ne jetait rien alors !

                     Heureusement qu'une petite veilleuse dans un coin de ma mémoire s'est allumée ! Euréka ! j'avais trouvé. Cet avis que je cherchais tant, je l'avais sorti pour une autre occasion et je l'avais sûrement "rangé" dans le dossier "à classer"...Si j'avais commencé par ça ! Il m'attendait là, bien tranquille, sans rien dire. J'ai même cru le voir sourire ! Bien fait ! De plus, il était accompagné d'autres papiers à classer également...ceux-là, ils attendront, ça leur apprendra ! et d'ici à ce qu'ils étrennent le destructeur de documents que je viens de me commander, il n'y a pas loin. Qu'ils se méfient ! En attendant, moi j'ai perdu une partie de ma journée...

                      Au fait, rien n'était perdu, rien n'était créé, rien n'était transformé ! CQFD.....

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Vivre longtemps.....

par Geneviève Cotty

publié dans billet d'humeur...

                                       La vieillesse....

                    Contrairement à ce que l'on pourrait penser, la vieillesse n'est pas une maladie ! C'est si vrai que, contrairement à certaines maladies qui s'"arrangent" ou se soignent avec le temps, la vieillesse ne se soigne pas, et surtout ne s'arrange pas en...vieillissant ! Plus ça va, plus on vieillit et plus on est assailli par tous les petits inconvénients inhérents à cet état....Manque de forces, difficultés à exécuter des petits gestes qui pourtant semblent tellement simples quand on a quelques années de moins... C'est ainsi, il faut vivre quand même et s'exécuter à défaut d'"exécuter"...Le tout en se forçant, ce qui est souvent bon pour le moral.

                     Mais...il y a un mais...Arrive un moment où la bonne volonté ne suffit plus et où l'aide extérieure semble indispensable. Et les problèmes commencent...Il faut se faire aider et à moins d'être relativement aisé, ce n'est pas si facile, le coût d'une aide devenant vite un casse-tête, surtout si on veut rester dans la légalité, c'est-à-dire ignorer les employés payés "au noir" et faire mensuellement la sacro-sainte déclaration à l'URSSAF qui vous prélèvera une somme rondelette en plus du salaire versé à votre employée qui n'a aucune raison de travailler gratis ! Une de vos caisses de retraite peut éventuellement vous accorder quelques heures d'aide-ménagère qu'elle prendra en charge, mais à la condition que vous avanciez le montant du salaire et frais correspondants qu'elle vous remboursera quand...elle aura assez de personnel pour le faire...environ avec deux mois de retard ! C'est-à-dire que, pour vous éviter des petits soucis d'intendance, on vous crée un énorme souci d'ordre financier....Comment faire ? échanger un souci contre un autre ? pas agréable...se priver d'une aide indispensable ? irréalisable ! Alors ? Oui, je sais, il existe des aides...mais vous n'y avez pas droit, vous n'êtes pas "dépendante" (vous essayez au maximum de vous débrouiller seule, sans déranger personne...) Et votre tête, elle, n'a pas votre âge ! Vous parlez, vous discutez, vous vous occupez l'esprit...Le tout en restant assise ce qui ne vous pose aucun problème ! c'est quand vous vous relevez de votre siège que ça va moins bien ! Mais ça, on ne veut pas le savoir !

                       Tous nos politiques, de droite ou de gauche, crient bien fort qu'il faut "aider les personnes âgées à vivre chez elles le plus longtemps possible". Magnifique programme ! Ce qu'ils n'ajoutent pas, c'est qu'il faut aider les personnes âgées "dépendantes" à rester chez elles pour qu'elles n'encombrent pas les maisons de retraite ou autres lieux similaires... Pour les autres...on verra bien quand elles seront devenues complètement dépendantes à leur tour ! En attendant, qu'elles se débrouillent.... S'il fallait encore leur faciliter la vie, non mais !.....

                       Le temps est gris aujourd'hui....

                      

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Petites annonces....

par Geneviève Cotty

publié dans humour

                    Attention...danger...

                    Bien lire et bien comprendre les petites annonces...La petite histoire qui suit m'a été racontée par mon père...Comme je l'ai déjà dit, c'était un conteur et...je ne garantis pas qu'il s'agisse ici d'une "histoire vraie" ! Il me l'avait présentée comme telle, mais il plaisantait beaucoup ! Il m'appelle au téléphone et me dit qu'il venait de lire cette annonce qui le laissait perplexe :

                     "A vendre magnifique chien Berger allemand. Très affectueux, très facile à vivre. Mange n'importe quoi. Aime particulièrement les enfants....."

                     De quoi vous glacer les sangs, surtout si vous êtes doté d'une petite famille....et surtout de quoi ne pas tenter l'expérience !

                     Les petites annonces sont parfois rédigées de telle façon qu'il est un peu difficile de bien les comprendre...

                     Humour noir pour un dimanche gris....

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Quand la télé est une mine d'or !....

par Geneviève Cotty

publié dans jadis et humour

                                       Entendu dans un jeu télévisé...

                   Qu'on ne se méprenne pas, je ne suis pas toujours "pendue" aux jeux télévisés que je regarde d'un oeil et entends d'une oreille ! Mais parfois, une question frappe mon esprit et...hop ! c'est parti pour les souvenirs !

 

                    Hier donc, une concurrente à qui l'animateur posait la question "Est-ce que votre mari vous donne un surnom ? comment vous appelle-t-il ?"  a répondu en riant : je ne sais pas, il ne m'appelle pas ! Et moi je me suis souvenue... C'était il y a déjà bien longtemps. Mon fils aîné avait environ 3 ans et nous nous promenions tous les deux. Rencontre d'une voisine qui (question rituelle) demande à mon fils "Comment s'appelle ton Papa " - Réponse du bambin : Jean. Facile ça ..."Et ta Maman" ? Beaucoup plus difficile, le petit réfléchit et dit "je ne sais pas, papa l'appelle "oh là là ma pauv'femme"!!!!! J'étais rouge de confusion et dans mes petits souliers ! Et je vous dois des explications : Jean-Michel était mon premier enfant, et comme  toutes les mamans,je manquais d'expérience et je paniquais souvent ! Et mon mari me disait alors "oh là là, ma pauvre femme" ! De là à penser que c'était mon nom...et à le communiquer aux voisins, il n'y avait qu'un pas ! Ce n'était pas plus difficile que ça !

                    Et voilà pourquoi j'ai eu autant honte ce jour-là ! Qu'on se tranquillise, je me suis infiment mieux débrouillée quand nous avons augmenté la famille de deux autres membres et...que je travaillais en même temps que je les élevais...Il suffit "d'être dans le bain" !

                    Attention, les enfants écoutent !

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Ecole, blouses grises....et tabliers noirs !

par Geneviève Cotty

publié dans il était une fois...

                    Souvenirs de...jeunesse !

                    Les écoliers et lycéens s'en vont en classe maintenant, habillés comme...des petits princes, à moins que ça ne soit comme des  sportifs ou mieux, pour les filles, comme de petites danseuses ! On fait assaut d'élégance, on exhibe des marques, on est même, parfois, un peu dénudé (surtout pour les filles). Il y a loin de l'école de mon enfance et de mon adolescence... Mieux, plus mal ? je ne saurais le dire sans risquer de me faire des ennemis, pour ou contre ! La vie est ainsi faite, tout a évolué et évoluera encore. Mais je ne peux m'empêcher de revoir toutes ces blouses grises pour les garçons et ces tabliers noirs pour les filles. Ils étaient obligatoires dans toutes les écoles, jusqu'aux classes terminales...Je parle d'avant la guerre.

                     Mon frère était très chahuteur et mes parents trouvaient qu'il n'était pas soigneux, notamment en ce qui concernait cette fameuse blouse grise qu'il laissait au collège le soir avant de quitter la classe et que ma mère lui réclamait pour lavage obligatoire et...raccommodage ! Et à chaque fois qu'enfin il rapportait cette blouse à la maison, il y avait des reproches dans l'air...l'état de la blouse étant...ce qu'il était ! Un soir, alors que mes parents venaient d'entrer dans leur chambre, mon frère vient me trouver et me dit "Si tu étais gentille (aïe, se méfier...), tu ferais un point à ma blouse, je l'ai rapportée et je n'ai pas osé la donner à Maman". Moi, bonne pâte, j'accepte...Et j'ai compris ! D'abord, une blouse grise, ça peut être plus gris que gris, et normalement, ça a deux manches, des boutons...Celle d'André n'avait plus qu'une manche, l'autre pendait lamentablement...quant aux boutons, s'ils avaient existé, ce n'était plus qu'un souvenir ! Trop, c'était trop ! même une très gentille petite soeur ne peut tout accepter, surtout quand le raccommodage ce n'est pas vraiment "son truc" ! Je grogne, je rouspète et je crie même un peu...ça n'a pas avancé ma couture mais ça a fait sortir mon père de sa chambre,  et nous avons été priés d'arrêter immédiatement ce chahut, faute de quoi il y aurait des représailles !!! Évidemment, c'était de ma faute ! je n'avais qu'à obéir à ce frère et ne rien dire....Et quoi encore ? Mon frère a pu repartir le lendemain avec une blouse réparée....par ma mère ! Tout ça pour une blouse grise d'écolier !

                      Nous les filles, étions infiniment plus disciplinées ; ce n'est pas que nos tabliers noirs étaient gais...ils étaient faits pour protéger notre robe et il fallait qu'ils durent...On ne nous achetait pas de vêtements tous les jours, même des tabliers ! Et nous étions si coquettes quand même ....

                     

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Ancienne corvée....

par Geneviève Cotty

publié dans jadis et humour

                    Pas si vieux que ça....

                    Ce matin, alors que je grognais m'apercevant à midi que j'avais oublié de "vider" le lave-vaisselle qui avait eu la gentillesse pendant que je dormais, de me débarrasser de la corvée de "plonge" comme on disait jadis, je repensais à cette époque pas si lointaine, où la vaisselle était une corvée bi-journalière au moins... Je n'aime pas faire la vaisselle, et n'ai jamais aimé ça...mais comme pour toutes les corvées, "quand faut y aller, faut y aller"...Bon, soyons franche, mon mari m'aidait un peu, même un peu plus...Il semblait aimer cet exercice et je ne pouvais pas le priver d'une joie aussi grande ! Quand nous sommes arrivés en Provence pour notre retraite, il m'a proposé de faire installer un lave-vaisselle...J'ai alors hésité pensant que, pour nous deux, ce n'était pas indispensable, mais j'ai accepté en me promettant de ne m'en servir que quand nous aurions des invités ! J'y croyais vraiment.....
                Mais, on s'habitue vite au progrès et celui-là, il est de taille ! Et je m'en suis servie, pour les invités, pour nous deux et maintenant...pour moi seule ! Paresseuse va ! Non, j'aime aller de l'avant, et ça, c'est une avancée à ne pas dédaigner, j'en conviens sans aucune honte. Mais je me souviens....

                       Quand j'étais enfant, les devoirs et leçons n'étant pas toujours une excuse valable pour échapper à la corvée vaisselle...bon gré, mal gré, il fallait bien que j'aide ma mère...Et on me donnait...les couverts à essuyer ! Je n'aimais pas du tout. Ensuite j'ai eu des responsabilités plus grandes, faire la plonge ! Pour moi, ce n'était pas mieux ! On faisait chauffer l'eau dans une bassine (pas d'eau chaude sur l'évier, c'est venu plus tard), on mettait des cristaux de soude pour adoucir l'eau...Puis il y avait les fonds de casseroles à rendre impeccables...Frottons, frottons...Les casseroles noircissaient sur le feu et pour enlever ce noir, je me souviens d'une poudre...NAB, c'était son nom....avec "l'huile de bras" ça donnait de bons résultats....Enfin, soyons francs, la vaisselle, c'était la corvée majuscule !

                        Et maintenant, j'ai honte de grogner quand il faut seulement prendre de la vaisselle propre dans cet objet qui m'est devenu si cher, pour la ranger dans le placard....On s'habitue aux bonnes choses, trop sans doute, pour la vaisselle, pour laver le linge, pour faire cuire, pour tenir au frais, pour repasser, pour tout en un mot !

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Allez, roulez....

par Geneviève Cotty

publié dans il était une fois...

                    Petite mais efficace !

                    Avant la guerre, il y avait très peu de voitures...Ce moyen de locomotion n'était pas encore entré dans les moeurs...On sortait à bicyclette ou on prenait les transports en commun, train, métro, autobus...ou tout bonnement ses pieds ! Quelques privilégiés avaient une voiture qu'ils utilisaient surtout le dimanche...ça "revenait cher" une voiture et on comptait ses sous ! Et pendant la guerre, alors là, pas de voiture du tout , sauf pour usage professionnel et il fallait obtenir deux choses : d'abord un ausweis et surtout des bons d'essence...Les deux n'étant pas faciles à obtenir  bon nombre des quelques voitures qui existaient avant 1940, sont restées bien au chaud, sous des bâches....Il ne fallait pas non plus risquer la réquisition...

                     Et après la guerre, on a commencé à revivre...Les voitures sont revenues petit à petit. Et vers 1948 je crois, on a pu admirer cette petite voiture Renault 4 CV ! quel bonheur. Elle semblait bien petite mais faisait beaucoup d'envieux...Je me souviens que je travaillais à Juvisy et qu'un des ingénieurs en possédait une qu'il nous avait fait admirer. Et nous, nous admirions le conducteur...on le regardait monter en voiture, nous demandant toujours comment il faisait !Très maigre, il mesurait au moins 1m90 et si l'entrée dans sa voiture attirait du monde, sa sortie était attendue avec
impatience ! il donnait l'impression de se déplier ! Il en fallait peu pour amuser ses collègues... Cette petite 4 CV qui semblait si petite, était tout de même assez spacieuse. Lors des grèves de 1953, mon père qui en avait acheté une, faisait du ramassage...nous montions au moins à 6 ou 7 dedans... Incroyable , et le plus important c'était qu'elle roule et nous conduise à nos occupations...Pas de trains, pas de métro alors...

                      Nous avions été privés de tant de choses pendant la guerre que cette voiture avait été accueillie à bras ouverts et qu'elle a connu un énorme succès. Construite à BOULOGNE BILLANCOURT et peut-être aussi à FLINS, elle était entièrement française...et nous en étions très fiers. On ne délocalisait pas à cette époque. Les temps changent....

 

                       C'était le renouveau tant attendu...



                    

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"Laisse aller, c'est une valse"....

par Geneviève Cotty

publié dans jadis et humour

                                       "Le commissaire est bon enfant"...

                    Que de titres qui rappellent des comédies ! Et pour moi, qui me font penser à une époque de ma vie, alors que je travaillais dans un commissariat de Police en région parisienne ! Tout n'y était pas dramatique, surtout pas le "patron" qui y avait été nommé très peu de temps après la Libération. Il était absolument charmant et débonnaire. Il arrivait même à faire la joie des prévenus en instance au commissariat ! D'abord, il ne les connaissait pas ! Quand il arrivait dans le bureau des Inspecteurs, il donnait une poignée de mains à tout le monde, puisqu'il ne savait pas qui était qui ! Tant pis s'il y avait un intrus qui n'émargeait pas sur les rôles en fin de mois...C'était un ancien officier de l'armée qui attendait de réintégrer une unité...Il était en transit ou se considérait comme tel.

                     Nous n'étions que trois jeunes filles au commissariat. Peu de temps avant, les femmes n'avaient pas accès à un poste quelconque, même à un travail dit "de bureau". Mais comme les hommes manquaient cruellement à cette époque (entre les prisonniers et ceux qui se cachaient) la gent féminine avait été jugée apte à briguer des postes de secrétaires auxiliaires, dactylos, téléphonistes. Paperasserie en un mot ! Alors, notre joyeux commissaire, qui aimait la guitare et les chansons, venait le soir vers 18 heures (on le voyait très peu avant !), apportait sa guitare et nous gratifiait d'un concert improvisé ... Et il ne manquait jamais d'ajouter "Pensez Mesdemoiselles que je suis certainement le seul Commissaire de Police de Seine-et-Oise, que dis-je de Seine-et-Oise ? mais de la France entière, à jouer de la guitare le soir à son personnel" !!! Ça, on en était persuadées, mais ça changeait de la machine à écrire ! Tout son répertoire y passait.... Dommage, il n'est pas resté très longtemps...l'Armée française avait besoin de ses talents ! Mais, très franchement, on appréciait, après toutes ces années de contraintes. On dit que la musique adoucit les moeurs, et nous avions 20 ans !

                      Ce commissaire "hors normes" a certainement laissé de bons souvenirs aux petits truands de l'époque qu'il ne dérangeait pas trop ! Et aux employées femmes donc ! On n'en  espérait pas tant ! Aubade gratuite et...officielle (ou presque).

                      C'était un souvenir de fin de guerre...Musique à gogo, après toutes les restrictions, c'était bon à prendre !

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