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Un petit air d'ancien temps....

par Geneviève Cotty

publié dans Jadis..

                                       "Non, je ne regrette rien"...

                    Nous sommes vendredi...la fin de la semaine s'annonce ! Et je me souviens de ce jour quand j'étais enfant...Je revois ma mère et les occupations qui étaient les siennes alors. Tous les vendredi, ménage "à fond", c'est-à-dire qu'elle astiquait encore plus que les autres jours ! Armée d'un balai dès le matin, elle allait dans tous les coins et recoins de la maison, avant d'astiquer les meubles...J'aimais cette odeur d'encaustique quand je revenais de l'école pour déjeuner. Parquet, meubles, tout brillait...Elle n'avait pas oublié la paille de fer pour les parquets, sait-on jamais ? si une tache malencontreuse avait été faite ! Et ensuite, le balai O'Cédar, indispensable à toute bonne ménagère...Tout se faisait sans bruit, rien n'était à moteur ! le travail se faisait à la force des jambes pour la paille de fer et des poignets pour tout le reste...Quand nous arrivions pour déjeuner, tout était en place, accueillant, rangé et ma mère était fatiguée mais fière de son ouvrage ! Dame, il y allait de sa réputation ! Tout était prêt pour le Dimanche...

                     Tout était prêt ? pas vraiment ! il fallait aller au marché le Samedi, en calculant bien pour ne pas trop dépenser tout en préparant un petit "extra" pour le Dimanche...Et, seule concession au porte-monnaie, elle rapportait pour mon frère et moi une part de flan qu'un pâtissier faisait lui-même et vendait sur le marché ! Délicieux...et puis cette petite attention nous montrait à quel point elle nous aimait et pensait à nous...Rien de coûteux, tout était dans le geste et l'intention...

                      C'était l'époque où le "week-end" pas encore connu en France (!) ne commençait pas dès le mercredi soir.... Il y avait de ces petites joies qui semblent peut-être ridicules maintenant, mais qui soudaient les familles...

                       Je ne regrette pas que les progrès soient arrivés. J'ai profité et le fais encore, des aspirateurs et autres appareils qui ont rendu la vie de la femme plus agréable...."Non, rien de rien, non je ne regrette rien"... si ce n'est l'ambiance de l'époque, plus douce...avec ces petits riens qui faisaient tout !

                       C'était ma minute "rétro".....

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De l'imagination au rêve !....

par Geneviève Cotty

publié dans il était une fois...

                    Quel beau spectacle...

                    Les jeunes enfants voient souvent ce que nous ne voyons pas...Rêve, réalité, se posent-ils la question ? Je ne pense pas, ils voient "ce qu'ils ont envie de voir" et peuvent même le décrire ! Ce n'est pas un mensonge, ils ont vraiment vu...

                    Un jour de marché à Juvisy, alors que notre fils aîné, âgé de trois ans, était un peu dissipé, je l'avais installé devant la fenêtre en lui disant, "regarde, c'est intéressant", il y a même des animaux...Je mentais un peu, mais très peu puisque certains camelots arrivaient avec des ânes ou des chèvres....Le but pour moi, était de l'occuper. Et j'ai réussi...au-delà de toutes mes espérances. Il ne manquait rien du spectacle de la rue qui menait au marché...Au bout d'un moment, je lui ai demandé si c'était beau ce qu'il voyait, et j'ai eu cette réponse : "Oh oui, j'ai vu un cirque...??? Il y avait plein de chevaux, des éléphants, des singes et des clowns...." Et il m'a fait une description complète d'une véritable parade de cirque ! Bien sûr, il avait vu tout ça dans son esprit ! Mais il y croyait (à moins qu'il n'ait voulu me donner une leçon !) Et il était resté tranquille pendant un bon moment, ce qui était tellement rare !!! Et il était heureux...Comme il était très rêveur, son imagination avait fait le reste...J'avoue que cela m'avait un peu déstabilisée ! 

                     Les enfants voient peut-être la vie comme ils voudraient qu'elle soit ? Quel dommage alors qu'ils grandissent et que très souvent, sans le vouloir, nous les décevions...Leur laisser leurs illusions le plus longtemps possible, c'est leur laisser leur fraîcheur, leur joie de vivre...Je trouve qu'à notre époque, les jeunes enfants sont trop tenus au courant de la vie de leurs parents, de leurs difficultés, quand encore on ne leur demande pas leur avis ! Laissons-les être jeunes...c'est un état qui passe si vite !

                                       

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Progrès ? Oui, mais...soucis !

par Geneviève Cotty

publié dans jadis et humour

                                        Des problèmes à profusion....

                    Quelle vie ! C'est beau le progrès, mais il faudrait avoir appris un tas de métiers pour faire face aux différents petits soucis qui en résultent ! Depuis quelques jours, petits problèmes mineurs avec mon ordinateur...Des "fenêtres intempestives" de publicité de toutes sortes s'ouvrent quand je clique sur un de mes favoris...Pas grave, mais agaçant...On me demande (en français et là j'ai de la chance), si je veux fermer les onglets...Bien sûr, je ne demande même que ça ! Après ma réponse affirmative, je peux "en deuxième lecture", avoir le site que je voulais...Passons ! L'informatique, je n'y connais rien et je me demande s'il n'y a pas un petit esprit malin caché dans un coin et qui s'amuse à mes dépens.... C'est peut-être trop moderne pour moi tout ça, ce n'est plus de mon âge !

                      Hier, prise d'une frénésie de propreté, j'ai voulu ressortir mon appareil à vapeur, du genre qui "nettoie tout en un temps record" avec juste un litre d'eau...Comme mon immeuble avait des problèmes de chauffage et de fourniture d'eau chaude, c'était le moment ou jamais de me souvenir que je possédais l'appareil miracle ! Et c'est vrai que quand ça marche, c'est formidable ! Je n'ai pas pu ouvrir le bouchon qui, se souvenant d'une pandémie qui avait traîné en France notamment (on nous en avait parlé...), se trouvait grippé ! Quel virus ? Pas grave...une âme charitable me l'a ouvert ce matin sans mal...Je n'avais tout simplement pas assez de force dans les mains....J'ai donc rempli le réservoir, branché les différents accessoires, et surtout branché convenablement la prise...Tout semblait fonctionner jusqu'au moment où la vapeur sortait de partout, sauf de la bonne sortie...J'avais de l'eau par terre, le bruit m'inquiétait...j'ai tout arrêté. J'ai attendu que la vapeur soit redescendue, après avoir pris connaissance des instructions que j'avais un peu oubliées...Et j'ai pu vider l'eau...C'était lourd, c'était très chaud et le nettoyage de mon appartement n'avait pas avancé ! 

                       Et là, une question m'est venue à l'esprit : Et si j'avais fait comme ma mère faisait jadis ? Frotter à quatre pattes pour les sols, aidée d'une bonne brosse et d'une serpillière...Et pour la salle de bains, une bonne éponge et...de l'huile de coude comme on disait alors ? C'était rudimentaire peut-être, mais pas de soucis et de bricolage à faire ! Je ne suis pas bricoleuse....Il y a encore d'autres petits trucs qui ne vont pas à la maison, mais je verrai ça un autre jour... Pour l'instant, comme je suis entêtée, je vais aller voir si mon "Vaporetto" se trouvant suffisamment reposé, veut bien suivre mes instructions....

                       Vive le progrès.....

                   

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"Faire la fête"....Un but dans la vie ?

par Geneviève Cotty

publié dans billet d'humeur...

                                       Il n'y a pas que ça dans la vie !

                   Ces jours derniers, près de Grenoble, de très jeunes filles, encore des adolescentes, voulaient faire la fête...C'est à la mode cette expression ! Mais pour ça, il faut de l'argent...qu'à cela ne tienne, on peut s'en procurer facilement, il y a tant d'exemples tous les jours ! Il suffit d'attaquer quelqu'un, ce qu'elles ont fait, de le martyriser, ce qu'elles ont fait, de lui extorquer sa carte bancaire, ce qu'elles ont fait et bien sûr le code qui va avec...ce qu'elles ont fait ! Le pauvre homme s'est retrouvé à l'hôpital..On peut presque dire qu'il a eu de la chance...elles auraient pu tout aussi bien le tuer... Quelle tristesse !

 

                    Qui faut-il plaindre ? La personne agressée, c'est certain, mais aussi les parents de ces jeunes filles pour avoir engendré des monstres pareils...et les jeunes filles pour ne pas avoir eu droit à un minimum d'éducation de la part de ces parents...Est-ce bien leur nom, parents ? Sont-ils aussi peu capables d'élever leurs petits ? Des enfants, ça se surveille, ça s'éduque, on leur apprend à reconnaître le bien et le mal, à respecter autrui et à avoir un but dans l'existence...Ce n'est pas uniquement "faire la fête"...Il faut leur apprendre que tout ce qui est bien ne vous arrive pas gratuitement. Il faut le gagner, le mériter. Il faut "payer de sa personne"...Ah bien sûr, ce n'est pas toujours drôle de travailler soit à l'école pour commencer, puis pour payer ses études parfois, puis pour se faire une situation, puis pour la garder, puis pour fonder une famille et l'élever...Mais à l'arrivée, quelle satisfaction...sûrement mieux qu'un cachot pour de nombreuses années...

                     Il y a beaucoup à dire sur la violence actuelle des jeunes en particulier. Je ne les accuse pas, ce siècle est inhumain et ce, depuis de nombreuses années. Ils n'ont plus d'idéal. Si c'était ça le mal ?

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Publicité..."Avant il y avait"....

par Geneviève Cotty

publié dans il était une fois...

                                      L'indéfrisable....

                   Depuis deux jours j'ai remarqué une publicité à la télévision. "Avant, il y avait"...suivie de l'énumération succincte de ce qu'on trouvait avant, remplacé par "maintenant il y a...". Celle-là a retenu mon attention et comme je venais de me faire un shampooing, le reste est venu tout seul ! "Avant il y avait...l'indéfrisable", remplacé par la suite par la permanente, puis....

                   Ah ! cet indéfrisable , quel travail pour le coiffeur et pour la cliente ! Il fallait d'abord disposer de beaucoup de temps (4 heures minimum) pour ressortir de chez "l'artiste" frisée comme un mouton ! C'était long, c'était douloureux..mais comme il faut souffrir pour être belle paraît-il, alors on souffrait en silence... Je revois ces premiers appareils avec des fils électriques servant à chauffer des sortes de pinces chauffantes qu'on vous posait sur des petits bigoudis bien serrés, lesquels roulaient les cheveux imbibés d'un liquide qui sentait très fort...Le coiffeur descendait fils et pinces l'appareil étant en hauteur... Quand vous aviez le tout, non seulement c'était très lourd, mais ça vous tirait les cheveux et vous ne pouviez plus bouger !!! Un vrai martyr....Je ne me souviens plus combien de temps on restait là-dessous, mais, quel calvaire ... Et après un rinçage, une bonne mise en plis (avec des épingles neige et non des rouleaux), et un bon coup de peigne, il était temps de rentrer chez vous ...Cet indéfrisable durait jusqu'à un an ! Et vous n'aviez rien à envier aux petits moutons...

                     Par la suite, les fils ont été supprimés, les pinces chauffaient directement sur l'appareil et étaient posées à bonne température, c'est-à-dire relativement chaud ! C'était toujours aussi lourd... Puis les progrès sont venus...puis...les femmes ont préféré avoir les cheveux raides...les modes changent...

                     "Avant il y avait..." tant de choses qui ont été remplacées , par du plus pratique, du plus rapide...Nous avons moins de temps, il faut courir...C'est la vie moderne. Et peut-être aussi, les nouvelles méthodes sont-elles un peu moins agressives, parce que, l'indéfrisable, personnellement, je ne le regrette pas tel qu'il était au début ! Quand je pense que mon premier m'avait été offert par mes parents comme récompense pour réussite à un examen ! J'avais 15 ans et j'avais tellement peur de me décoiffer que je n'osais toucher à ma coiffure ! 

                      C'était un souvenir pour sourire...

                    

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Deux initiales "SH"...en 1938...

par Geneviève Cotty

publié dans il était une fois...

                                        L'idée avait été lancée....

                    Ma mémoire me fait un peu défaut, je ne me souviens plus qui avait lancé cette idée, alors que la haine nous environnait, de porter un insigne qui voulait dire "Sans Haine", si on trouvait que trop, c'était trop ! Etait-ce après "la nuit de cristal" à Munich en 1938 ?ou au cours de cette même année ? Peut-être... Cet insigne, tout simplement deux initiales : SH à arborer au revers de son veston ou de son manteau. Je crois que l'idée venait d'un quotidien du matin...Et naturellement, avec des camarades et dans la fougue de mes "presque 16 ans"! je l'avais acheté et me promenait fièrement avec, toujours présente pour les bonnes causes... Et mon père m'avait alors demandé si je savais à quoi je m'engageais...Et il m'avait expliqué que je devais accepter tous les autres comme ils étaient, blancs, noirs, juifs, chrétiens, non chrétiens, ceux qui ne pensaient pas comme moi....Les regarder avec amitié et sans haine. Je crois que je n'avais pas pensé si loin !

                      Et si maintenant un journaliste lançait une telle idée ? Comprendre, raisonner et agir sans haine...On peut ne pas être d'accord avec des idées, avoir un autre avis, le donner, mais sans haine. Agir pour combattre des injustices, faire de la politique (pour ceux qui aiment !), mais le tout sans haine. Notre vie n'en serait que plus agréable et aussi les résultats plus positifs...Pourquoi mêler la haine comme on le voit ou l'entend trop souvent, à des idées qui d'elles-mêmes seraient excellentes ? Je n'arrive pas à accepter, et la fougue de mes "presque 16 ans" est loin....La haine ? elle me hérisse, elle est mauvaise conseillère...Nul besoin de mettre ces deux initiales SH sur soi, les garder simplement dans son coeur...et surtout mettre ce principe en pratique !

                      

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Comparaisons...en toute objectivité !

par Geneviève Cotty

publié dans Jadis et maintenant

                        De la neige ? pas d'école !....

                        Tout d'abord, une petite précision indispensable ! Quand je raconte mes souvenirs d'antan (ils sont très anciens !), mon but n'est pas de récriminer contre la vie actuelle, mais seulement de dire "comment c'était avant"...Simples comparaisons, en toute objectivité...

                    J'ai entendu ce matin au cours d'un journal télévisé, que par suite de la neige tombée en abondance dans certaines régions, plusieurs écoles allaient fermer leurs portes ? Ah bon ? Et je me souviens être allée à l'école par temps de neige car il ne faut pas oublier que jadis, l'hiver...était l'hiver avec son cortège de mauvais temps, neige, verglas etc...On faisait avec...Mon mari me racontait qu'élevé en Bretagne, il allait à l'école en sabots, par tous les temps...Et il n'était pas près de l'école...Son moyen de locomotion était simple, été comme hiver : ses pieds, ses jambes ! de bons sabots que les élèves quittaient en arrivant en classe. Et la classe avait lieu...Moi, j'étais en région parisienne et je n'ai jamais manqué l'école par la faute du mauvais temps. Autres temps, autres habitudes...Etions-nous moins "coocoonés" ? A la campagne, peut-être; en ville, pas certain. Mais la vie continuait ! On arrivait un peu en retard à l'école quand "ça glissait" un peu trop, mais on pouvait répondre présent à nos maîtres et maîtresses qui nous attendaient.

                     Je pense qu'actuellement, fermer des écoles correspond à une décision mûrement réfléchie, mais pourquoi ? Pas de ramassage scolaire je comprends, mais avant il n'y en avait jamais, ça n'existait pas...Les parents ne conduisaient pas les enfants en voiture, il n'y en avait pratiquement pas ...Et on marchait... Deux époques, deux façons de vivre...Il est bien certain que des améliorations étaient nécessaires, elles ont eu lieu pour une vie meilleure, pour une meilleure santé...Mais on ne peut ignorer cet avant et...on peut y revenir en cas de besoin !

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Un après-guerre constructif....

par Geneviève Cotty

publié dans Jadis et maintenant

                                        Quand tout était à refaire....

                     Après 1945, dans l'euphorie générale qui régnait, il nous fallait bien constater une chose : il y avait bien du travail pour combler ces six années pendant lesquelles s'il y avait eu nombre de destructions, il n'y avait pas eu de constructions ! L'équilibre était donc plus que précaire ! Construire, reconstruire, fabriquer, réparer...en un mot, rattraper le temps perdu (bien qu'on dise que celui-ci ne se rattrape pas !)..Donc, un seul mot d'ordre : travailler, travailler, travailler....C'est ce que nous avons tous fait. Nous pouvions tous nous y "coller", il n'y avait pas de chômage...c'était déjà ça ! Et les finances des français ayant été mises à mal pendant toutes ces années, la vie augmentant sans arrêt, plus qu'un mot d'ordre, ça devenait une nécessité ... Pour fonder une famille, s'installer, il fallait acheter des meubles, des objets de stricte nécessité, du linge...et ne pas oublier la nourriture ! Bon gré, mal gré, pour ça il n'y avait que le travail.

                      Etait-ce Maurice THOREZ, Secrétaire Général du PCF, également ministre pendant quelques années, qui avait lancé cette phrase célèbre alors "Relevons les manches " ? Il me semble me souvenir que c'était lui. Plus question de grèves, de semaines écourtées...Faire des heures supplémentaires était très recommandé. Chacun y allait de tout son coeur, pour le pays et aussi...pour lui ! 45 heures, 48 heures par semaine, je ne me souviens plus très bien. Mais il fallait produire, produire et encore produire !
Tout fonctionnait à plein rendement....Cela a duré quelques années qui se sont avérées être les années fastes ! 

                       C'était l'époque où chercher du travail n'était pas un problème; seule condition ? être courageux...On pouvait apprendre "sur le tas", grimper des échelons, gagner des titres, sans être bardé de diplômes. Le savoir-faire comptait beaucoup plus, et la volonté "d'arriver"... Comme les années qui avaient précédé la fin de la guerre, c'était une époque à part...Et nous avons été, je crois, fiers de cette réussite d'alors...

                       Maintenant, le découragement est souvent présent...Malgré tous les progrès et une qualité de vie que l'on dit meilleure, sommes-nous certains que c'est mieux ? A la place de "Relevons nos manches", nous voyons partout "Recherche d'emploi". Décevant...

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S'en souvient-on ?.....

par Geneviève Cotty

publié dans Jadis..

                    Un certain Louis René Villermé....

                    Notre dernier domicile à PARIS se trouvait dans une petite rue du onzième arrondissement, la rue "René Villermé"...Mais qui était ce René Villermé ? J'avais pu me documenter à l'époque, une amie ayant trouvé ce renseignement par hasard !

                     C'était un médecin et sociologue né en 1782 et mort en 1863. Il avait notamment écrit en 1840 un ouvrage "Tableau de l'état physique et moral des ouvriers employés dans les manufactures de coton, de laine et de soie" et cet ouvrage a été à l'origine de deux lois importantes :

                     - en 1841, la loi sur le travail des enfants dans les manufactures. Je la rapporte ci-dessous, telle que je l'ai trouvée sur Internet !

                     "22 mars 1841 - loi sur le travail des enfants -
                     " L'âge minimum d'embauche est fixé à 8 ans et à 13 ans s'il "s'agit d'un travail de nuit. La durée du temps de travail est établi à 8 heures "par jour pour les enfants de 8 à 12 ans et à 12 heures pour ceux entre 12 et "16 ans. Cette loi d'un genre nouveau en France ne concerne que les "entreprises de moins de 20 ouvriers."( Elle ne sera que très peu appliquée...)

                      - en 1850, la première loi d'urbanisme en France interdisant la location de logements insalubres....

                      Pauvres enfants, mis au travail très tôt...Que diraient nos jeunes maintenant ? La vie était rude pour eux jadis. Lorsque j'étais jeune, certains enfants commençaient encore à travailler très tôt (13/14 ans). Pour beaucoup, le certificat d'études marquait la fin de l'enfance... Heureusement que des lois ont réglementé un peu tout ça...tout au moins en France. Malheureusement, dans d'autres pays, ce n'est pas le cas.

                      Quant à la loi d'urbanisme de 1850...il y aurait encore beaucoup à dire....

                       C'était un petit rappel de la vie dans "l'ancien, ancien temps" !

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Quand le client était roi....

par Geneviève Cotty

publié dans jadis et humour

                        Ce n'est plus qu'un rêve....

                    Il fut un temps, lointain déjà, où commerçant et client avaient des rapports privilégiés. Sans être obséquieux, le commerçant "bichonnait" son client...et le client était fidèle. Maintenant, c'est un peu "si vous n'êtes pas content, allez voir ailleurs "! Dieu merci, il y a encore des commerçants et des clients à l'ancienne mode. On les rencontre dans les commerces de proximité...Qu'en reste-t-il et combien en reste-t-il de ces commerces. Petit à petit, des "chaînes" ont pris le relais qui considèrent le client comme un numéro bon seulement à dépenser pour gonfler la recette du commerce...J'aime beaucoup les petits commerçants, celui du coin chez qui on va en vitesse chercher ce qu'on a oublié, qui vous aide à le trouver et même se propose de vous le commander...Tout se fait en confiance...Le grand mot est lâché : la confiance, tout est là ! Où est le temps où la satisfaction du client était si importante ? et là, une petite histoire jadis racontée par mon père vous fera sourire je l'espère :

                      "Un brave commerçant a embauché un jeune apprenti dans son magasin de quincaillerie, marchand de couleurs, et même un peu bazar...Il fait des recommandations à ce jeune garçon et lui explique qu'un client ne doit jamais repartir sans rien. On doit, par tous les moyens, lui donner satisfaction en lui proposant au besoin quelque chose de similaire à sa demande...Le garçon a bien compris l'importance de ce conseil. Entre un couple qui vient acheter du papier hygiénique comme on disait alors (papier toilette comme on dit maintenant)...Le garçon est bien ennuyé, il n'y en a plus dans les rayons, pas dans la réserve non plus....Alors, il revient vers ses clients et de l'air le plus aimable leur dit : Je suis désolé, nous en manquons actuellement, mais je peux vous proposer à la place de l'excellent...papier de verre ! Aïe...."  Il avait fait ce qu'il pouvait le pauvre ! pas de chance !

                      Ce n'est qu'une histoire "même pas vraie" comme disent les enfants...mais qui dénote bien l'état d'esprit jadis. Mais voilà, c'était jadis, les progrès sont venus apportant leurs lots de bienfaits et de nuisances aussi! Tout change et quand on a connu cet "avant", on accepte un peu plus difficilement ce "présent". Question de génération et de mentalité...On s'y fait, sans plus !

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