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Le temps de la peur...

par Geneviève Cotty

publié dans ne pas oublier de se souvenir

                                       De souvenirs en souvenirs...

                    J'ai revu hier soir sur ARTE ce magnifique film de Louis Malle, "Au revoir les enfants"...Toujours la même émotion en revoyant cette période de la guerre, la période la plus noire sans doute, l'occupation, la déportation, cette période pendant laquelle régnait la peur...La peur de parler, la peur de se montrer pour certains, la peur du couvre-feu, la peur de manquer, la peur de vivre tout simplement.

 

                    J'ai revu ces enfants d'un collège de la grande banlieue de PARIS, vraisemblablement près de la forêt de Fontainebleau. J'ai reconnu cette forêt où mes parents nous emmenaient avant la guerre, ces rochers que nous escaladions, ces chemins balisés que nous empruntions...Tout était alors fait pour la joie, le bonheur en famille. Et pendant des années des enfants apeurés y sont allés, menés par des enseignants qui essayaient de leur faire oublier qu'ils étaient en danger et qu'il y aurait entre eux une différence quelconque, une différence de race ! Ils étaient tous pareils...ils avaient peur...Certains ne savaient pas ce qu'étaient devenus leurs père et mère, mais cachés dans ce collège par la volonté et le courage de certains adultes, ils riaient parfois, c'était de leur âge...A un camarade qui lui demandait "tu as peur ?" , Jean dont le nom de famille avait été "transformé", répondait "j'ai toujours peur"! A cet âge, avoir toujours peur, alors que le rire est si proche...

 

                     Je repense à cette période, à tout ce qu'on ne savait pas mais que vaguement on devinait...A tout ce qu'il ne faut pas oublier. Cette semaine, est également programmé "Le Vieux fusil", autre film bouleversant...Hasard des programmations ? Fictions ces deux films ? non, documentaires...

 

                    

 

 

                   

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Le temps change....

par Geneviève Cotty

publié dans jadis et humour

                          Il n'a fait que passer...

                      La semaine passée, alors que nous étions encore en Avril, mois pendant lequel il est recommandé de "ne pas se découvrir d'un fil", les tenues d'été étaient de sortie...On se serait cru au mois de Juin ! Et depuis hier, 1er mai (mois pendant lequel on "peut faire ce qui nous plaît"), le temps est pour le moins maussade et même pluvieux et légèrement "frisquet" ! Allez comprendre ! Et moi, avec tous les souvenirs qui fourmillent dans ma tête, il m'en est revenu un qui date des années 1950...donc au siècle dernier !

 

                       Nous devions partir en vacances avec nos trois enfants, à Jullouville, dans la baie du Mont St Michel...Nous connaissions déjà, surtout moi puisque j'y allais jadis avec mes parents, quelques années avant la guerre ! Mon mari et moi n'avions pas de voiture...mais il y avait des trains et surtout mon père qui nous conduisait pour le voyage aller...Mais, mon mari surveillait la confection des bagages parce que moi, comme j'attendais un petit moment de libre pour les préparer, j'avais tendance à "tirer" des armoires et tiroirs beaucoup trop de choses parait-il...Pure calomnie...quand on part, il faut ce qu'il faut...on ne sait jamais le temps qu'il fera, (ça, c'était la bonne excuse qui me permettait de tout mettre et d'avoir 6 valises au lieu de 3 !) Et les valises, elles étaient portées par qui ? pas par moi, je m'occupais des enfants...Restait mon mari, bonne pâte même avec accompagnement de grognements...Ce jour-là, il a vérifié ce que j'emportais et a fait un tri..."pas besoin de ça, de ça non plus...etc...on est en été, il ne gèle pas". Nous voici donc partis en tenues légères, surtout moi, puisque c'était l'été ! mais avec seulement 3 valises...

 

                         Cet été là (1955 je crois) l'été a été pourri ! Les enfants avaient des lainages, mon mari (en bon breton) n'avait jamais froid, mais moi je grelottais avec mes petites robes d'été poids plume ! Et je ne grelottais pas sans rien dire ! oh que non ! Et voilà comment un après-midi pluvieux nous nous sommes retrouvés à Granville, mon mari et moi...Pris de pitié, il m'avait emmenée "faire les magasins" pour me trouver des vêtements chauds ! Il n'avait peut-être pas porté trop de bagages, mais ça lui était revenu cher ! Je n'avais pas lésiné...Et je me souviens de cet ensemble en Jersey que j'avais acheté et qui m'a rendu tant de services !Souvenir de vacances pluvieuses, mais bon souvenir !

 

                          Moralité : les femmes ont toujours raison...quand elles ont froid, c'est qu'il ne fait pas chaud...et c'est le cas aujourd'hui...Si les temps changent, le temps change aussi...il faut s'en méfier !

 

                         

 

 

                       

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Pour un jour de repos....

par Geneviève Cotty

publié dans le temps présent

                    Trop mignon !

                    Le 1er mai étant la fête du travail et en l'occurrence "chômé"...je ne vais pas déroger et donc, je suis au repos ! Mais je ne peux résister à la tentation de raconter cette petite histoire vraie qui date seulement de quelques heures !

 

                    Léane, une de mes arrières-petites-filles qui atteindra ses quatre ans dans quelques jours, adore son Papy et sa Mamy. Hier, surprise, ces derniers étant "dans la région", passent voir enfants et petites-filles. Et le Papy offre alors un brin de muguet à chacune des petites. Léane était ravie et en petite fille bien élevée, remercie son papy :

 

                   "Oh ! merci Papy d'avoir peint les fleurs en blanc, j'aime tellement les fleurs blanches" !

 

                   Elle était si contente paraît-il ! Non seulement on lui offrait des fleurs comme à une jeune fille, mais encore le papy avait eu cette gentille attention de les peindre en blanc !

 

                   Voilà, c'est innocent, c'est tendre et émouvant ! Et ma fille, la mamy de Léane, vient de me rapporter, par téléphone interposé, cette petite phrase qui fait partie des petits bonheurs de la vie ...

 

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Quand ces maladies étaient graves....

par Geneviève Cotty

publié dans Jadis..

                                       On en mourait...

 

                    Comme les temps ont changé ! En bien dans le cas présent. Lorsque j'étais enfant, le vaccin contre la variole était le seul vaccin obligatoire ... On en gardait les traces pour la vie entière ! Pour être visible, ça il était visible !... la vie durant..., puisque la marque indélébile restait sur vos bras ou sur vos cuisses, les deux endroits préconisés pour ce vaccin étant en haut du bras, près de l'épaule ou sur une des cuisses. A 87 ans, cette marque d'un centimètre de diamètre environ, je l'ai encore ! elle fait partie de moi !

 

                     Mais ce vaccin a sauvé tant de vies... Il semble que la variole ait été complètement éradiquée en Europe, après la première guerre mondiale...

 

                      Lorsque j'étais jeune, les maladies graves étaient la rougeole, la varicelle, la coqueluche, la scarlatine, toutes maladies que les enfants se transmettaient avec une telle facilité...Rougeole, varicelle, coqueluche, je n'y avais pas "coupé". Je me souviens avoir été très malade à l'époque et mes parents étaient inquiets. Mon frère, bien entendu, avait été le premier touché et gentiment nous avions partagé ! Un ami de classe de mon frère était mort des suites de la rougeole et nos parents étaient très inquiets. La coqueluche, maladie pénible s'il en fut, vous mettait "à plat" !

 

                       Après la seconde guerre mondiale, la vaccination contre ces maladies, est devenue obligatoire. Sont-elles complètement éradiquées ? Je me souviens que nos enfants, ma fille en particulier qu'on ne pouvait vacciner, avaient été atteints. A l'époque actuelle, les enfants sont vaccinés très tôt et c'est un soulagement pour les parents. Ces maladies infantiles dont on pouvait mourir, si elles existent encore, font toujours peur...Dans certaines parties du monde, il y a encore des épidémies...

 

                        Tant de progrès ont été faits en médecine, de même que pour l'hygiène, que les jeunes générations ont du mal à admettre qu'il y a encore 70 ans, la vie était en danger ! Il n'y a pas toujours eu de vaccins, il n'y a pas toujours eu d'antibiotiques...Il n'y a pas toujours eu la Sécurité sociale et les visites ou consultations médicales n'étaient pas automatiques ! On attendait la suite...souvent trop tard !

 

                         Maladies vénériennes, tuberculose ont fait bien des dégâts aussi...Restons vigilants... 

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Un enfant, oui, mais pas un "enfant Roi".....

par Geneviève Cotty

publié dans billet d'humeur...

                                       Cet enfant que nous aimons...

                    Dès sa naissance, et même avant qu'il ne montre le bout de son nez, nous l'aimons ce petit. Sans nous forcer...C'est ainsi, cet amour est dans nos gènes ! Pendant de nombreux mois, nous y pensons, nous en parlons, il tient déjà une place tellement importante dans notre vie, que lorsqu'il paraît nous ne pouvons que l'admirer ! Etre parents, c'est merveilleux. C'est un mélange de joies, de soucis, de chagrins parfois, d'abnégation, mais en résumé, c'est du Bonheur... Mais cet enfant ne deviendra pas grand tout seul, il faut qu'il puisse compter sur ses parents pour l'aider à vivre, c'est-à-dire à devenir un adulte. Et ça, ce n'est pas toujours facile.

 

                     C'est aux parents qu'il incombe de l'éduquer, en suivant certains préceptes et conseils. Mais l'éducation est une chose tellement naturelle (ou qui devrait être ainsi), que je me pose cette question :"Est-il normal de lui laisser faire tout ce qu'il veut, sans discernement ? " Ce n'est pas à l'Etat de diriger..., de légiférer..." On parle beaucoup ces jours-ci de la fessée qui jadis faisait partie de l'éducation...Plus de fessée, même légère, qui est une atteinte à la dignité de l'enfant...Et la dignité des parents, et la dignité des enseignants, qu'en fait-on ? Ne transformons pas nos enfants en enfants-rois comme c'est souvent le cas, en enfants qui ne respectent rien ni personne, qui refusent toute contrainte, à qui tout est dû...

 

                      Je me souviens d'une petite scène à laquelle j'ai assisté il y a déjà 30 ans, alors que j'habitais encore à PARIS. Chez un marchand de chaussures, un papa et une maman étaient là avec leur petit garçon de 3 ans, afin de le chausser confortablement. La vendeuse lui essaie une paire de chaussures qui lui allaient fort bien. Le papa était d'accord mais le petit disait "j'en veux pas"...Alors, la maman a fait cette réponse au papa qui insistait :"Tu sais bien que ce n'est pas la peine, il ne voudra pas les mettre"...Cela se passait devant le petit évidemment ! Quelle éducation...Les parents démissionnaient devant le bambin...J'ai trouvé ça très triste et j'ai plaint l'enfant, me demandant ce qu'on allait faire de lui !!! Je ne sais ce qu'il est devenu, peut-être un gars bien...peut-être un petit chenapan ! quelle responsabilité pour les parents alors ! Nous n'avons certainement pas fait "tout bien" pour élever nos enfants, mais nous avons fait pour le mieux. Nous leur avons dit "non", nous leur avons dit "oui". Et c'est souvent plus difficile de dire "non" que d'accepter pour avoir la paix ! C'est plus fatigant et usant pour les nerfs...Mais si on explique, l'enfant comprend...

 

                       En désespoir de cause, on va légiférer...c'est reconnaître l'échec. Qu'on légifère sur les violences, sur la pédophilie, sur le martyr de certains enfants, j'approuve...Pour le reste, point n'est besoin d'une loi, le simple bon sens suffit, et surtout le désir de faire bien...Qu'on interdise les fouets, les martinets de mon enfance...trop violents, oui...Mais ne soyons pas ridicules....Il y a "d'autres chats à fouetter" !

 

                       

 

 

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Quand la coqueluche sévissait....

par Geneviève Cotty

publié dans Jadis..

                                      Une maman dévouée...

                   La coqueluche, cette maladie pratiquement à l'état de souvenir à notre époque grâce à la vaccination, sévissait beaucoup lorsque j'étais enfant (et même beaucoup plus tard, puisque mes enfants en avaient été atteints également...) Je ne sais de quand date la vaccination...années 1960 ? 1970 ?.

 

                   Cette maladie grave, contagieuse, était très pénible. Moi, j'en ai de mauvais souvenirs et pourtant, quelques-uns que je peux qualifier de bons ! Mon frère et moi l'avions attrapée alors que nous avions 5 et 6 ans environ. Nous toussions à qui mieux-mieux ! Quelle thérapie ? je ne m'en souviens plus très bien, mais il était préconisé de changer d'air, c'était presque indispensable... Nous habitions alors JUVISY en banlieue de PARIS et ma mère, pour nous faire changer d'air, nous emmenait tous les jours dans la forêt de Sénart, à DRAVEIL... Oui mais, à l'époque, il n'y avait pratiquement pas de voitures, très peu d'autobus et qui coûtaient cher ! Alors, courageusement, elle nous emmenait à pieds ! Il n'y avait "que" 5 kms environ ! Pour économiser nos petites jambes, elle nous faisait prendre le bus à la gare de Juvisy, jusqu'à Draveil...Encore pas mal de "trotte" à pieds ! Mais au bout...pique-nique, ma mère ayant emporté tout ce qu'il fallait, et le bon air assuré....Elle avait tout préparé, ne se plaignant jamais...Pour elle, il fallait le faire, alors....en avant ! Ce qui lui importait, c'était que cela "nous faisait du bien"....Nous avons fait cette expédition tous les jours, pendant environ deux mois, trouvant tout naturel ce que faisait notre mère, et nous rapportions de ces sorties un grand bonheur...Et aussi, la santé recrouvée....

Se rend-on jamais bien compte des sacrifices de ses parents  ? Ce n'est pas de l'ingratitude...Ma mère ne se vantait pas de ce qu'elle faisait et nous, nous acceptions tout sans chercher à comprendre...

 

                    Cet épisode de ma jeune vie de jadis m'est revenu à l'esprit ce matin, en consultant un site ami sur lequel j'ai vu une carte postale représentant un chêne de la forêt de Sénart...Ce chêne âgé de 500 ans était...le nôtre ! celui de notre enfance...le chêne d'Antin ! Et voilà, c'était reparti pour les souvenirs !

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Logique ou...rêve d'enfant ?

par Geneviève Cotty

publié dans humour

                                        Histoire courte....

                    Mais qui "disait bien ce qu'elle voulait dire" !

 

                    Mon plus jeune fils allait au Jardin d'enfants où il avait une petite camarade, Françoise, qu'il aimait bien. Un jour, il revient de l'école et il me dit sérieusement qu'il avait décidé que lorsqu'il serait grand, il se marierait avec Françoise ! Ils avaient décidé ça tous les deux...Ah bon...Et il croit bon d'ajouter :"Mais je lui ai dit qu'il ne faudrait pas qu'elle travaille,parce que, quand on est mariés on a des enfants et que ce n'est pas pratique quand la maman travaille" !!! Je trouvais qu'il avait un peu raison mais je lui ai expliqué que souvent, le papa et la maman étaient obligés de travailler tous les deux. Il a très bien compris ça...

 

                     Pourquoi s'est-il crû obligé d'ajouter "et je lui ai dit qu'il ne faudrait pas qu'elle crie, parce que je n'aime pas les femmes qui crient "... J'ai vraiment eu l'impression d'en prendre pour mon grade...Par le biais, je savais ce qu'il pensait de mes "énervements" ! Qu'on se le dise !...Mais c'était dit si gentiment, sans nommer personne, que je n'ai pu qu'en rire !

 

                     En résumé, il trouvait qu'une maman qui travaillait, ce n'était pas pratique (ce qui semble logique !) et il rêvait d'une femme qui ne crie pas ! Logique et rêve d'enfant font bon ménage.

 

                     Et moi, dans tout ça ? Je me suis un peu remise en question....

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J'ai honte...je récidive...

par Geneviève Cotty

publié dans humeur et humour

                                       "Haro sur la fessée"...

                    C'est le titre d'un article que j'avais publié sur ce blog, le 18 juin 2008, il y aura bientôt deux ans ! Il était alors question de légiférer sur la fessée...Bon, j'ai honte, je n'ai pas changé d'avis, alors que j'ai lu hier que les "people" s'en mêlaient....Et le Conseil de l'Europe !

 

                     Fessée, tapes sur les mains : NON ! Envoyer au coin : OUI ! Il y va paraît-il de la dignité et du respect de l'enfant...Moi, je veux bien tout ce qu'on veut, mais, tout de même...Je pense en tout premier lieu qu'à notre époque, il y a bien d'autres questions plus graves à traiter en priorité. Si je suis pour le respect de la dignité de tout être humain, donc des enfants, je suis aussi, oh mais là à fond, pour le respect de la dignité des parents, des enseignants, des pompiers, des policiers...enfin de toux ceux qui essaient vainement de maintenir un semblant d'ordre et d'éduquer.

 

                     Est-il normal de voir des enfants taper sur leurs parents, agresser leurs camarades, leurs professeurs, les tenir pour moins que rien ? Là, je pense qu'il y aurait lieu de faire quelque chose. Que chaque personne déjà respecte son voisin, "l'autre" comme on dit souvent...Qu'il soit blanc, noir, jaune, beau, laid, handicapé, SDF...

 

                     Laissons les parents éduquer leurs enfants, comme c'était jadis et aidons-les dans ce sens. L'éducation commence auprès des tout petits, comme font les animaux...qui ne sont pas avares d'un coup de patte sur leur rejeton quand il ne fait pas bien ! La fessée, je parle là de la petite fessée et non pas de coups donnés sans discernement, la petite tape sur les mains...j'en ai reçu, j'en ai donné...devrais-je aller en prison ? Et les enfants pourront déposer une plainte ! mais c'est de la délation.

 

                     Si la fessée semble une atteinte à la dignité de l'enfant, que dire de l'envoi au coin ? Personnellement, j'étais infiniment plus vexée quand on m'expédiait au coin et qu'on ne m'adressait plus la parole ... cette mise au ban de la société ne me convenait pas du tout ...

 

                     Je pourrai défendre mon point de vue pendant des heures, ce que je ne veux pas. Je terminerai simplement par cette petite anecdote:

                     Je donnais facilement des tapes sur les mains (je n'ai jamais eu beaucoup de force dans les bras !). Un jour que je punissais mon plus jeune fils âgé de 4 ans environ, en tapant sur sa main à plusieurs reprises, il se met à rire aux éclats, un bon rire franc et il me dit "Maman, ce n'est pas parce que tu me tapes que je ris, mais si tu savais ce que tu peux être drôle quand tu fais ça" !!! C'était MA dignité qui était mise à rude épreuve !Si je l'avais mis au coin, fier comme il était, je ne crois pas que cela aurait été très bon...

 

                      Apprenons aux parents à éduquer leurs enfants. C'est leur rôle et c'est leur devoir...Mais au fait, il n'est pas question de devoir dans tout ça ! ce mot devient tellement désuet...

 

                    

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Il suffit d'aimer !....

par Geneviève Cotty

publié dans jadis et humour

                                        Se supporter l'un, l'autre...

                    Depuis déjà quelques années, les couples se font et se défont tout aussi facilement ! S'il y a des dégâts, notamment du côté des enfants, il parait que ce n'est pas grave, que tout s'arrange....Mes nombreuses années ont du mal à accepter cette façon de voir ! je ne suis pas moderne moi ! Et je me souviens d'un temps où, dans un couple, la patience réciproque était de rigueur. Et pourtant ! Celle-ci était parfois mise à rude épreuve ... Cette courte histoire en est la preuve !

 

                    Mon mari avait toujours des problèmes de clés...il les oubliait, il les perdait...Je lui disais toujours que si nous divorcions, ce serait pour une histoire de clés, ce qui en soi n'était pas grave, mais usant pour les nerfs, les miens surtout ! Lorsque nous avons acheté la maison près de Cavaillon, nous sommes partis de Paris un matin à l'aube pour venir déjà apporter "quelques" affaires ! La voiture était pleine à craquer ! Question rituelle en partant de Paris "as-tu bien pris les clés ?". Réponse du chef de l'expédition "oui, elles sont dans ma sacoche"...Confiante, je n'ai pas vérifié...Premier problème en arrivant à ROBION, nous ne retrouvions pas...la maison ! Pas de noms de rues, simplement un nom de quartier très étendu...pas loin de l'ancienne gare. Bon, qu'à cela ne tienne, voyant des personnes assises devant leur porte, je leur dis bien poliment et un peu honteuse tout de même "Nous avons acheté la maison de Mr..., et nous ne la retrouvons pas". Réponse "c'est celle-là," elle était à trois pas...Nous nous arrêtons, nous descendons de voiture et là, horreur, je vois mon mari fouiller dans la voiture, taper sur toutes ses poches...Oh là là, que je n'aimais pas ça ! Et pourtant, il était certain d'avoir pris sa sacoche !!!aïe, aïe, aïe ! Non, elle n'était pas là, et rien dans les poches non plus...Nous n'avions tout bonnement pas de clés, après avoir fait 800 kilomètres, la constatation s'imposait, nous étions à la rue ! Et...nous sommes remontés en voiture sous le regard goguenard des personnes à qui nous avions demandé où se trouvait la maison que nous avions achetée !!! L'asile nous a été donné par des amis de chez qui nous avons téléphoné à notre gardien à PARIS, pour nous entendre dire :"J'ai trouvé ce matin dans le garage, posée sur les poubelles, une sacoche appartenant à votre mari. Elle contient des clés, un carnet de chèques etc...." ! Je me demande si le divorce ne s'imposait pas alors ? Soulagés, nous avons attendu deux jours que notre vendeur rentre de vacances et nous passe un autre trousseau de clés.... Quel souvenir....

 

                    Quand je le disais que nous avions de la patience ! ou peut-être simplement beaucoup d'amour et de tendresse ?

                   

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De nouveaux arrivants...

par Geneviève Cotty

publié dans il était une fois...

                    Souvenirs d'une jeune "maman"....

                    Il était une fois...beau début pour une histoire, même pour l'histoire d'une petite chatte qui était la compagne de jeux de mes enfants, ce qui ne l'empêchait pas d'avoir ses propres distractions, notamment quand on l'emmenait chez ma mère, le dimanche, en banlieue...Là, elle avait un jardin et surtout...des copains ! Ce n'est pas toujours sans risques ! Et un jour on s'est aperçu que notre chatte allait bientôt être maman ! ça arrive....Aussi, je lui avais préparé un nid douillet dans la salle de bains, en lui expliquant bien que c'était pour elle et les petits à venir ! Elle avait bien compris et le grand jour arrivant, elle est venue près de moi en miaulant et en m'entraînant près de son "nid"...J'avais rendez-vous chez mon médecin ce jour là et n'avais pas le temps d'assister à une naissance ! Bon, juste avant mon départ pour ce rendez-vous, un premier petit a montré le bout de son nez...J'étais donc présente pour le premier...Je fais tous les compliments d'usage à la jeune maman qui...ne veut pas me laisser repartir ! Elle voulait ma présence...Mais, comme l'arrivée des bébés se faisait à la cadence d'un par heure, j'étais bien ennuyée. Moi, je voulais bien être gentille et compréhensive...Je pars en vitesse chez mon médecin qui me dit que ma chatte avait tout simplement peur, qu'elle avait besoin d'une présence...et gentiment, il m'a "expédiée" pour que je reparte en courant à la maison...

 

                       Six petits sont nés, toujours à la même cadence et près de moi qui montais la garde ! je ne servais à rien, mais j'étais là ! Quand tout ce petit monde a été arrivé, la chatte ronronnait à faire trembler la maison ! Elle était heureuse...Et moi, j'admirais...cette petite maman allongée de tout son long avec ses petits après elle, racontant sa joie car c'était sûrement ce que voulaient dire les ronronnements ! Et je me disais que les animaux étaient parfois un exemple pour les humains...J'en avais le coeur serré ! Alors que quelques années auparavant j'avais perdu un enfant à la naissance, dans la chambre contigüe à la mienne, j'entendais une jeune femme qui disait "je n'en voulais pas de cet enfant"...et moi j'avais un berceau vide près de moi !

Alors, en voyant notre petite chatte aussi heureuse et fière, je pensais....

 

                        Les pensées ne sont pas toujours à l'honneur des humains....

                    

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