Overblog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Manque de diplomatie...ou la fin des illusions !

par Geneviève Cotty

publié dans jadis et humour

                              Tout est dans la manière...

                     Je devais être en 6ème ou en 5ème, je ne me souviens plus très bien...mais c'était il y a très longtemps. J'adorais tous les jeux de balles, de ballons...et la course ! Allez savoir pourquoi ! Le nouveau prof de gymnastique, une grande femme mesurant "au moins 2 mètres" !, et bien charpentée..., nous demande nos noms, notre âge... Jusque là, tout allait bien...Elle nous fait mettre en rang, la plus petite devant...Là, je n'avais aucun problème, c'était toujours moi ! Et elle nous annonce qu'elle va essayer de créer un petit club de basket, invitant alors les élèves intéressées à sortir du rang et à se faire inscrire ... Là, j'étais dans mon élément, le basket étant un jeu de ballon...je n'avais pas cherché plus loin.

                     Me voici donc qui m'avance, sans réfléchir, sans arrière-pensée ! On m'invitait, je m'exécute ! Et là, cette géante courroucée pointe un doigt vers moi en me criant "Ah non, pas vous ! Vous ne vous êtes pas regardée ? Je ne peux rien faire de vous" ! Et toc ! Et j'ai droit à cette leçon, devant toutes mes camarades...pour jouer au basket, il faut être grande, et elle ne comprenait pas que je me sois avancée ! Je ne savais pas moi, et j'étais vraiment honteuse d'être petite, ce qui ne m'avait jamais touchée jusqu'à ce jour...Mon frère me taquinait sur ma taille, mais sans méchanceté...Et cette femme m'incendiait copieusement...et c'était méchant, et j'étais désolée...J'étais le point de mire et je n'aimais pas ça du tout ! Par la suite, j'ai bien compris qu'il y avait plus de sottise dans sa manière d'être avec les élèves, que de méchanceté...mais, je ne l'ai jamais aimée !!! et quand je pouvais me dispenser de ses cours, je ne m'en privais pas ! Manque de diplomatie, manque d'intelligence de sa part...En plus, sa voix était en rapport avec sa taille ! toute l'école l'entendait ...

                       Mes illusions étaient envolées, je ne serais jamais basketteuse...Je me suis consolée, il y a tant d'autres métiers...Et je n'étais qu'une enfant...Mais, tout de même, un enfant peut être mortifié par la moquerie...Et ensuite....

                       J'ai continué de grandir, mais à mon rythme ! Et il faut bien des petites femmes puisqu'il faut de tout pour faire un monde...et ne dit-on pas que "tout ce qui est petit est gentil ?"...Comme aurait dit Fernand RAYNAUD "mais voilà, c'est la manière qu'elle a pas" ! Et pour ça, elle ne l'avait pas !!!

                       C'était un souvenir d'école qui m'amuse maintenant !

                    

Voir les commentaires

Bien connaître l'anatomie....

par Geneviève Cotty

publié dans humour

                                        Petite histoire édifiante...

 

                    Et si peu sérieuse ! Encore une histoire que racontait mon père qui en avait tellement en réserve !

 

                    Une femme d'un certain âge en avait assez de la vie et du vieillissement qui, petit à petit, l'éloignait de la jolie jeune femme qu'elle avait été...Elle ne pouvait pas le supporter et avait décidé de partir avant l'heure en aidant le destin ... Mais surtout, elle ne voulait pas se rater...Elle se rend donc chez son médecin pour une raison quelconque et au cours de la consultation, lui demande :"Docteur, où se trouve exactement le coeur" ? Le médecin fort gentil lui dit "légèrement à gauche, juste en dessous de la poitrine"...Merci docteur...

 

                     La brave dame s'en va, rentre chez elle et ressort un pistolet ayant appartenu à son mari, avec l'intention bien arrêtée de se tirer une balle dans le coeur...Triste non ? Elle vise bien cet organe indispensable et....se retrouve à l'hôpital, une ambulance appelée par les voisins, l'ayant emmenée d'urgence...Non seulement elle s'était ratée, mais elle ne pouvait plus marcher, s'étant tiré une balle dans le genou gauche....Et en attendant d'entrer en salle d'opération, elle ne pouvait que répéter : "pourtant, le docteur m'avait bien dit que le coeur était sous la poitrine...je ne comprends pas" !

 

                     Moralité : le coeur n'est pas toujours où on croit qu'il loge...à moins que, avec les ans, comme disait Léo Ferré "avec le temps, tout s'en va..."...les charmes changent de place ! L'anatomie n'est plus ce qu'elle était !

 

                     Humour noir, mais humour quand même, pour faire sourire !

Voir les commentaires

Précaution utile ! ou....

par Geneviève Cotty

publié dans jadis et humour

                                        Dernière volonté .....

 

                    Branle-bas de combat un soir de 13 mai, il y a déjà de nombreuses années...Affolement du mari, appel d'une ambulance, il fallait faire vite, le bébé attendu s'annonçait ! J'avais évidemment bien choisi mon jour...Dimanche soir, de fête pour tout arranger ! Je ne réfléchis jamais assez...Enfin bon, nous voici arrivés à l'hôpital et je suis prise en charge (et en mains) par un chirurgien, une équipe de personnes en blanc...Oui, j'oubliais, il était fortement question d'une césarienne...A l'époque, ce n'était pas tout à fait anodin...Mais, "quand faut y aller, faut y aller", je n'avais pas peur. Au point où j'en étais autant aller jusqu'au bout ! Il y a des marches arrière qu'on ne peut pas faire !

 

                     La surprise nous attendait puisqu'à cette époque, surprise, surprise ! fille ou garçon ? on ne savait pas d'avance ! Avant d'entrer en salle d'opération, alors que j'étais encore sur un brancard dans le couloir et que je parlais avec mon mari, le chirurgien s'approche de moi...avec papier et stylo...Il me demande comment je voulais appeler ce bébé...Bien sûr, des prénoms, nous en avions cherché, des masculins, des féminins...et surtout retenu un de chaque, bien d'accord sur ce point ! Alors je réponds au chirurgien : "Vous demanderez à mon mari, il est au courant "...Moi, je n'avais plus envie de travailler, ni de parler surtout ! Et ce chirurgien me répond doucement :'non Madame, il faut que ce soit vous qui donniez le prénom" ! J'étais donc investie d'une importante mission et je m'exécute, d'abord en aparté avec le futur papa...Et j'entends mon mari dire "j'aurais pourtant bien aimé avoir une petite fille qui s'appelle...." Conciliante, ce prénom sur lequel j'avais hésité pendant des mois, il me plaisait aussi ! Alors d'une voix sûre, je l'indique au médecin qui note....Et nous voici en salle d'opération où on m'endort sans doute pour avoir la paix !

 

                        A mon réveil quelques heures après, on me présente ma fille toute rose et dodue...un amour ! Et comme je suis curieuse, voyant le chirurgien, je lui demande pourquoi j'avais dû indiquer le prénom moi-même ? Réponse brève..."Parce que, en cas de problème grave, c'est la volonté de la mère qui compte" ...J'avais, sans le vouloir, fait part de ma dernière volonté ! Le médecin m'a expliqué qu'en cas de césarienne (sous-entendu comme on n'est jamais sûr de rien), on respecte la volonté de la mère partie dans l'autre monde ! Eh bien, j'ai eu peur à retardement ! quand je pense que j'aurais très bien pu disparaître sans crier gare...Mais ma fille avait son prénom qui plaisait à maman et à papa ! C'était le principal non ?

 

                         Je ne sais pas si cela se passe encore comme ça...Une césarienne maintenant, cela fait partie des opérations courantes, la médecine a fait tellement de progrès...Et la chirurgie donc ! il n'y a qu'à voir les cicatrices, de plus en plus invisibles...Vive le progrès !

                    

Voir les commentaires

Avant l'heure....

par Geneviève Cotty

publié dans humeur et humour

                    Simple constatation...

                    Je ne grogne pas, je constate ! Aujourd'hui veille de l'Ascension et de "pont" pour la plupart, pas facile de téléphoner à divers organismes...Les répondeurs sont de service et le propre d'un répondeur, c'est...de ne pas vous répondre ! Il vous dit de laisser un message, qu'on vous rappellera...Mais vous ne savez pas quand et vous n'avez pas la solution à votre problème...Et on ne vous rappelle pas...

 

                     Depuis ce matin, je me démène, je transpire (par ce temps frais, c'est un comble)...et j'arrive en fin d'après-midi sans avoir pu obtenir les renseignements que je cherche ! Bon, puisqu'il en est ainsi, j'attendrai donc...c'est "Fermé jusqu'à Lundi"...Pas vraiment fermé aujourd'hui, mais votre interlocuteur que vous désirez tant, n'est pas disponible ! S'il y a des nuances dans les mots, le résultat, lui, est identique : vous repasserez ! Week-end oblige...C'est normal, chacun a droit à son repos...

 

                     Mais, je ne peux m'empêcher de penser à cette époque bénie où nous avions du travail, travail que nous devions accomplir dans le cadre d'horaires stricts...Comme dans l'armée "Avant l'heure, c'était pas l'heure, après l'heure, c'était plus l'heure"...Encore que...il n'était pas rare que le "après l'heure" s'éternise un peu... Si on ne partait pas avant l'heure, il nous arrivait "de prolonger un peu le temps qui nous était imparti", histoire de finir un travail ! Là encore, comme pour toutes choses, les progrès sont arrivés et nous ne pouvons que nous en réjouir...Les avancées sociales sont venues à point pour arrêter des dérives et des abus. C'est très bien ainsi et puisqu'il y a eu des lois faites dans ce sens, respectons-les...en tous sens ! Et respectons les usagers qui n'aiment pas trouver portes closes, téléphones muets, aux heures normales de bon fonctionnement !

 

                      Il est bientôt 17 heures...Nous ne sommes pas à quelques minutes près, je "ferme" à 17 heures...Bon week-end ! A lundi !

 

                     

 

                    

 

                    

Voir les commentaires

Petits bonds arrières...dans le temps..

par Geneviève Cotty

publié dans Jadis et maintenant

                    Se retourner sur son passé...

                    Je crois bien que je ne fais que ça et c'est parfois très agréable...Et mon passé est infiniment plus long que ne sera mon avenir, il faut bien l'admettre ! Il arrive un âge où notre avenir ne dépend plus de nous, ou si peu...Il n'y a plus qu'à laisser faire le temps.

 

                    Alors, des petits casiers de ma mémoire, arrivent tous ces souvenirs qui ont constitué ma vie. Vie d'enfant, vie d'adolescente, vie de jeune fille, de jeune femme, de mère, de grand-mère, d'arrière-grand-mère...ça fait beaucoup tout ça, mais quel trésor. Cette vie commencée dans le premier quart du XXème siècle et qui se poursuit dans le premier quart du XXIème siècle ! Mieux vaut ne pas compter...D'une enfance paisible ou que je croyais telle, sans m'occuper des bruits de guerre qui enflaient alors que ceux de la première guerre mondiale n'avaient pas cessé, je me suis trouvée  "propulsée" dans une vie de responsabilités. Je n'étais pas la seule, tous les gens de ma génération ont connu la même chose.... Notre jeunesse a été bousculée, oubliée, zappée pour employer un mot à la mode...Mais la jeunesse est forte; si elle a été souvent triste, elle était prête à rire à la moindre occasion, ceci corrigeant cela...Était-ce notre façon de nous rebeller ? oui sans doute..."Faire comme si..." et espérer...Il fallait bien donner un petit coup de pouce au destin, ne pas se laisser aller...Et c'est ce qui nous a permis d'atteindre la fin du cauchemar et de redevenir nous-mêmes. Nous étions encore jeunes et nous avions l'avenir devant nous !

 

                     Fonder une famille, en ce qui me concerne, objectif atteint ! "Nous partîmes deux...et par un prompt renfort..." Non, nous ne nous sommes pas retrouvés à trois mille, mais à...cinq. C'était déjà pas mal à une époque où on manquait de tout et où les progrès n'avaient pas encore fait leur apparition ! Rien n'était comme maintenant ! Pas d'appareils électro-ménagers, pas de télévision, pas de téléphone ou presque, pas de tout ce qui rend la vie plus facile (tout en compliquant les finances !) à notre époque. On travaillait "avec les moyens du bord". S'il fallait énumérer ce que nous n'avions pas, ce serait trop long ! Mais puisque ça n'existait pas, on n'y pensait pas ! Sans regretter ce temps, je pense qu'il avait du bon...Et le travail existait pour tous ... Dans l'ensemble nous étions heureux.

 

                     Quand je me retourne sur mon passé et que je fais le bilan, je trouve que le résultat est positif...Il y avait une "douceur de vivre" que les générations actuelles n'auront pas connue. Et pourtant, la vie n'était pas facile...Mais la sécurité de l'emploi et le plaisir souvent d'exercer la profession qui vous intéressait, contribuaient-ils à cette sensation de "douceur de vivre"...? J'aime les progrès de tous ordres qui ont été faits , j'en profite au maximum, mais......

 

                      C'est ce "mais" qui me pose problème !

 

                     

 

                    

Voir les commentaires

10 Mai 1940...10 mai 2010...

par Geneviève Cotty

publié dans ne pas oublier de se souvenir

                        Encore un anniversaire...

                    C'était il y a 70 ans...En ce jour du 10 mai 1940, le ciel semblait nous tomber sur la tête...Depuis plusieurs mois, nous subissions cette "drôle de guerre", lassante pour les nerfs des soldats, lassante pour les civils qui avaient vu partir les leurs et se demandaient un peu pourquoi ! Ah oui...nous devions gagner car nous étions les plus forts...C'est ce que la propagande à la TSF et dans les journaux nous faisait croire...Nous nous accrochions à cette idée. Et au matin du 10 mai, coup de théâtre ! Nous apprenons qu'Hitler a fait envahir les Pays-Bas, la Belgique, le Luxembourg, et dans la foulée la France ! C'était l'offensive allemande qui commençait...Nous étions tous atterrés...Nous devions nous rendre à l'évidence, les plus forts étaient "de l'autre côté"...

 

                     J'avais depuis peu trouvé un petit travail à PARIS. L'ambiance au travail était morose, triste, défaitiste...On n'osait imaginer où tout cela allait nous mener et pour combien de temps ! Quittant le travail plus tôt comme tout le monde, je suis revenue à Juvisy...Dans le train, un seul sujet de conversation : l'invasion allemande...Ma mère et moi pensions à mon père mobilisé à PARIS et à mon frère sur le front de l'est. Une page se tournait....

 

                     Le soir même et les jours suivants, les nouvelles qui nous arrivaient n'étaient pas bonnes...les civils venant de Belgique, du Nord, de l'est, avaient commencé l'évacuation massive...c'était l'exode des populations qui devait durer jusqu'à l'armistice....et qui a fait tant de blessés, de morts civils et militaires...La question était "comment en sommes-nous arrivés là" ? Cette question, je me la pose encore...quel désastre !

 

                     Cette année 1940 qui a vu l'exode,le début de l'occupation allemande et des malheurs qui ont suivi, et pour certains (dont je suis), l'arrêt brutal de notre jeunesse terminée avant d'avoir commencé, comment l'oublier ? Je n'ai pas la recette...

 

                    

 

Voir les commentaires

Moi, Squirou...un souvenir de promenade ...

par Geneviève Cotty

publié dans jadis et humour

                        Les goëlands et moi...

                    Magitte...ses petits-enfants l'appellent comme ça, mais moi, quand je parle d'elle et me souviens, je dis "ma maîtresse" et je dis "mon maître" en parlant de Patou comme disaient ses petits-enfants ! Les enfants n'ont ni maîtres ni maîtresses, sauf peut-être à l'école...Ils ont des chefs plus tard...allez comprendre...

 

                    Donc, pour en revenir à ma maîtresse, c'est bien connu, elle a pris l'habitude de me laisser la place sur ce blog le dimanche...elle n'a pas envie de travailler, c'est repos ! Comme moi aussi j'ai des souvenirs, je vais vous en raconter un qui avait fichu une peur bleue à ceux qui me regardaient !

                   Nous étions allés de St Mandrier à Bormes-les-Mimosas, un dimanche de début de printemps...Moi, j'aimais ce genre de promenade car la baignade n'était pas loin et la mer...j'adorais ! Et au début du printemps, les chiens ont le droit d'aller sur les plages...Un peu plus tard, ce n'est plus permis...Donc nous voici arrivés en bordure de mer, mon maître arrête la voiture, ouvre le coffre dans lequel je me prélassais et me dit "vas-y !" Ça, il n'y avait pas besoin de me le répéter ! Me voici donc parti à l'eau avec un bonheur que je ne peux même pas décrire...Divin ! Et que je nage, la tête à peine sortie de l'eau, et que je joue les chiens heureux, sans m'occuper du bruit qui se faisait au-dessus de ma tête...une cacophonie, je ne vous dis que ça....Et mon maître qui me rappelait en gesticulant...Je ne comprenais pas ce qui se passait et je m'amusais trop pour essayer de comprendre ! J'ai quand même bien senti une ou deux piqûres désagréables sur ma tête, juste entre les deux yeux...mais s'il fallait s'arrêter à ça...Et tout à coup, j'ai compris que j'étais en grand danger, des gens s'étaient amassés au bord de l'eau en gesticulant aussi...Le danger qui planait ? des goëlands, que j'aurais dérangés alors qu'ils pêchaient ! La mer est à tout le monde, non ? Et pour me faire sauver, ils essayaient de me crever les yeux...Rien que ça ! Heureusement, comme je m'étais rapproché du rivage, mon maître a pu m'attraper par mon collier et m'a tiré de ce mauvais pas...Tout le monde avait eu très peur pour moi, sauf moi ! Pas le temps, je jouais !

 

                     Par la suite, avant de me dire "vas-y", mon maître regardait bien autour de lui. C'est que j'étais un chien aimé...ça, je m'en suis rendu compte une fois de plus...

 

                     Allez, à un autre jour, il y a bien des dimanche dans l'année et Magitte aura encore bien l'occasion de me céder la place !

Voir les commentaires

Anniversaires....

par Geneviève Cotty

publié dans ne pas oublier de se souvenir

                                       9 mai 2008...

                    Voilà une date qui va passer inaperçue et qui ne sera même pas mentionnée par les Quotidiens, hebdomadaires et autres magazines de France et de Navarre.... Le 9 mai 2008, je commençais ce blog ! J'en ai écrit des souvenirs en deux ans, des bons, des moins bons, des tristes, des joyeux...il faut de tout pour faire un monde ! Et même par-ci, par -là, j'ai écrit ces billets d'humeur qui me libèrent quand les choses ne vont pas comme je veux ! Le résultat ? En ce qui me concerne, il est positif...J'ai connu du monde, j'ai reçu des commentaires très souvent indulgents, amicaux. J'ai noué des relations agréables bien que virtuelles...Mais le fait est là, je ne regrette pas d'avoir créé ce blog...Et pourtant, il paraît qu'à mon âge, ce n'est pas courant ! J'ai eu ce "culot" ou plutôt cette inconscience, j'y ai pensé, je l'ai fait !!! Avec parfois un peu de découragement, l'envie de "laisser tomber" et puis, comme le lendemain tout allait mieux, c'était reparti ! Aujourd'hui, je boucle donc cette deuxième année...pour combien de temps encore ? Dieu seul le sait !

 

                     Mais revenons à mes souvenirs...

 

                     8 mai 1945...8 mai 2010...

 

                     Il y a 65 ans, se terminait cette guerre qui avait débuté le 3 septembre 1939...presque 6 ans auparavant. Guerre, occupation, drames, déportations massives...familles brisées, destruction de villes entières...Rien ne nous avait été épargné ! ah si, on nous épargnait la nourriture mise en réserve pour beaucoup plus tard ! Et notre liberté...Plus de liberté, plus d'égalité, plus de fraternité...Plus de République, mais un Etat Français (si peu français)...

 

                     Quand le 8 mai 1945 est arrivé, où en étions-nous ? Nous avions retrouvé, pour la plupart des régions, notre liberté depuis la Libération, mais la guerre n'était pas terminée, loin de là... la capitulation de l'Allemagne, appelée à tort à l'époque par le commun des mortels dont moi (!) "Armistice", mettait fin à toutes les horreurs...Nous pouvions enfin respirer et penser à reconstruire tout ce qui était à reconstruire y compris les vies, les familles...La joie ressentie par tous ce jour-là, je l'ai déjà décrite comme j'ai pu...c'était presque indescriptible ! Une explosion, un feu d'artifice qui éclatait partout, avec ce mot ENFIN ! La joie n'était ternie que par l'absence de tous les disparus...Les incertitudes pour l'avenir ? on n'y pensait pas, l'optimisme était de rigueur .

 

                      Après la Libération, quel joli mot, celui de PAIX !

Voir les commentaires

Attention à la sortie !

par Geneviève Cotty

publié dans jadis et humour

                                        C'est dangereux ce métier ?

                    Je ne savais pas que le métier de secrétaire pouvait être dangereux, mais je l'ai appris à mes dépens !Et l'histoire qui suit m'est revenue à l'esprit il y a deux jours, en regardant une émission sur la gendarmerie et notamment, les chiens de la gendarmerie ! Formidable le dressage de ces chiens qui rendent de si grands services.

 

                    C'était pendant l'hiver 1944...je travaillais comme secrétaire auxiliaire dans un commissariat de police de banlieue parisienne, nouvellement arrivée ! Mon patron m'appelle un jour pour me dicter une lettre, ce qui est un travail normal pour une secrétaire...Dans le bureau, je vois des hommes que je ne connaissais pas et un magnifique chien, un berger, noir, magnifique...On me présente ces messieurs, inspecteurs venant d'un commissariat avoisinant, et le chien de l'un d'eux. Je caresse le chien, doux comme un agneau...Kabile (c'était son nom) devait être sans aucun doute le plus gentil des chiens de France...c'est ce que je pensais jusqu'à ce que, mon travail accompli et mon bloc de sténo sous le bras, je me dirige vers la porte pour rejoindre mon bureau ! Là, je m'aperçois que Kabile m'avait suivie et j'entendais une sorte de grognement accompagné d'une exposition de dents qui me semblait anormale...Restant sur mon idée d'un chien adorable, je mets la main sur la poignée de la porte et là, j'ai eu la peur de ma vie ! les grognements sourds s'étaient transformés en aboiements furieux...je n'en demandais pas tant ! Mes caresses ne semblaient plus intéresser Kabile qui m'"attendait au tournant" ! Je n'osais plus bouger et aucun de ces messieurs présents ne bougeait...Et ils riaient...alors ça, c'était un comble ! L'Inspecteur (ancien gendarme comme je l'ai appris ensuite), se décide enfin à bouger et appelle "Kabile...pas elle, elle est de la maison !" Et j'étais sauvée ! ce simple mot, maison suffisait....J'ai donc appris que ce chien, très bien dressé, vous laissait entrer, mais jamais ressortir, sauf si vous "étiez de la maison" ! Bon à savoir ! Un mot le rendait furieux : voyou ! Heureusement que je n'avais pas eu l'idée de l'insulter et de l'appeler voyou !

 

                       Ce jour-là, je me suis dit que secrétaire était un métier dangereux ! ouf...je l'avais échappé belle !

 

                       Ensuite, j'ai revu ce chien à diverses reprises, nous étions devenus amis...Je n'ai jamais pu lui donner un gâterie quelconque. Il n'acceptait rien de personne, sauf de son maître...Mais quelle brave bête...Les "voyous" du coin appelaient son maître "chien noir"...ils le craignaient. Et j'ai appris que son maître ne pouvait garder aucun chat, il en avait retrouvé plusieurs dans son jardin, morts empoisonnés...tiens, tiens, et si leur décès venaient d'une erreur de personne ? Kabile, lui, ne mangeait que ce qui était autorisé...

 

 

 

 

 

                      

Voir les commentaires

Qu'avez-vous à déclarer ?...c'est le moment !

par Geneviève Cotty

publié dans Jadis et maintenant

                        Elles arrivent...

                    Vous avez trouvé ou vous allez trouver dans votre boîte à lettres, ces invitations à déclarer vos revenus...C'est l'instant, c'est le moment...L'Etat voulant nous aider le plus possible, a tout préparé ! vous n'avez plus qu'à....mais alors là, il faut y passer. A déclarer obligatoirement avant le...suivant que vous déclariez le tout, sans rien omettre, par la voie normale ou si vous êtes moderne, en ligne, la date extrême de déclaration n'est pas la même...Ajoutez, retranchez, calculez, le tout le plus honnêtement possible et dans les temps, mais surtout : Déclarez ! Il en va de l'avenir de notre pays et aussi de...notre porte-monnaie. S'il y a des risques à déclarer, il y en a aussi à ne pas déclarer ... L'état compte bien et surtout compte bien sur vous !!!

 

                      Bon, je plaisante, mais tout comme bon citoyen, c'est un exercice que je n'aime pas trop...ça vous prend du temps, de l'attention, ça vous donne la migraine...La satisfaction du devoir accompli ? Oui, bien sûr.....

 

                      Et me voilà repartie dans mes souvenirs très lointains ! Lorsque j'étais enfant, j'ai entendu parler d'un impôt sur les "portes et fenêtres". Celui-là, il a été supprimé en 1926 et j'étais donc encore très jeune, mais mes parents en parlaient et m'avaient expliqué que si les maisons étaient souvent sombres et mal aérées, la raison en était cet impôt qui taxait les ouvertures, la grandeur des fenêtres etc...Pour éviter que l'Etat ne vous rattrape au tournant, on construisait donc les maisons avec des ouvertures étroites, portes, fenêtres et tout ce qui pouvait donner accès à l'extérieur, non compris les vasistas ! J'ai relevé dans Wikipédia le petit texte que je rapporte ci-dessous (depuis que je sais faire le copier/coller, je ne m'en lasse pas !):

 

    ......                 

 

    "C'était la version moderne de l’antique impôt des Romains, l’ostiarium, qui portait sur les portes et les colonnes.

Il ne touchait pas les ouvertures des bâtiments à vocation agricole, ni les ouvertures destinées à aérer les caves (soupiraux) ou pratiquées dans les toits (lucarnes, vasistas). Les bâtiments publics n’étaient pas imposés non plus. Cet impôt fut accusé de pousser à la construction de logements insalubres, avec de très petites ouvertures, donc sombres et mal aérés, et il conduisit à la condamnation de nombreuses ouvertures, ainsi qu'à la destruction, par les propriétaires eux mêmes, des meneaux qui partageaient certaines fenêtres en quatre, ce qui augmentait substantiellement l'impôt. Étaient aussi construites des fausses-fenêtres, sans ouverture pour échapper à l'impôt, avec parfois des dessins en trompe l'oeil.

Comme il conduisait à une double taxation avec l'impôt sur le foncier bâti, qu’il était d’un faible rapport (60 millions de francs français par an à sa suppression), il faisait l'objet de dispense pendant 10 ans pour les habitats sociaux (H.B.M) depuis le début du siècle, et sous l'influence des hygiénistes, sa suppression fut obtenue en 1926."......

 

                     Alors, de quoi nous plaignons-nous ? Nous avons maintenant de grandes baies, nos maisons sont aérées et tout ça pour RIEN ! nous sommes favorisés ! Ah! j'oubliais, si vous possédiez un piano, je crois que c'était taxé aussi...il y eut même une chanson célèbre à ce sujet.....

 

                     Préparons-nous à déclarer et surtout à...payer !

Voir les commentaires