Au temps de la limonade....
Et autres diabolos...
Il est beaucoup question de sodas ces jours-ci...Vont-ils être taxés ou pas ? Nocifs ou non ? Et moi, je me souviens de la récompense suprême à laquelle nous avions droit lorsque j'étais enfant...et qu'il "y avait du monde à la maison" ! Un verre de limonade...Peut-on s'imaginer ce que cela représentait pour des enfants qui n'étaient pas privés cependant, mais récompensés ou plus gâtés pour certaines occasions...
Quand ma mère achetait une bouteille de limonade, il y avait comme une idée de fête dans l'air...Et aussi parfois, lorsque nous allions promener en forêt le dimanche, mon père nous offrait dans un café, sous les arbres, un arrêt-boisson. Alors, là, c'était le grand "chic" ! Nous nous prenions pour des nababs ... et nous avions droit à un diabolo grenadine ou menthe (le plus souvent grenadine pour les enfants...) Et nous étions heureux...Nous savions alors apprécier ces petits extras que nous recevions comme autant de petits bonheurs et qui marquaient tellement le dimanche ou les jours "spéciaux". Pas de sodas tous les jours...oh que non ! un verre d'eau ou éventuellement un verre de lait, ou souvent, un verre de coco ! qui s'en souvient ? C'était bon, c'était rafraîchissant et ça ne coûtait pas cher ! C'est qu'à l'époque, un sous, c'était un sous !!!
Bien sûr, toutes les boissons que l'on trouve dans les supermarchés actuellement, n'existaient pas, ce qui évitait les tentations... Pas de jus de fruits, pas de cokas, moins d'enfants un peu "enveloppés" ceci expliquant peut-être cela !
La limonade ? mais elle fait partie de mes bons souvenirs. J'en ai acheté une fois ou deux, mais je n'ai jamais retrouvé le goût de l'ancienne...Il manque sans doute le parfum de ma jeunesse ! Et si l'Etat avait voulu taxer ces quelques boissons, il aurait dû chercher en même temps d'autres sources de revenus pour remplir les caisses de la nation !
Sodas actuels, vous ne remplacerez jamais "ma" limonade, ni les diabolos de mon enfance !

"Je pense, donc je suis"...Non, je ne suis plus et depuis bien longtemps déjà, mais ça ne m'empêche pas de penser et de me souvenir surtout ! Moi, j'étais heureux, sans soucis, entouré, aimé...et je n'avais qu'à me laisser vivre...Mon ordinaire était assuré...Je crois que j'ignorais alors le prix de mon bonheur... Quand je vois les pauvres humains sur terre et que j'entends les nouvelles qu'on leur assène à longueur de journée, je me dis que j'ai eu bien de la chance !